Coucou tout le monde !
Chapitre en avance (yeaah!)
Comment allez-vous ? Nouveau chapitre cette semaine, un des plus tristes et déchirants...
/!\Prévoyez des mouchoirs/!\
De gros bisous à vous, merci de me suivre, comme toujours, et merci à Nane, fidèle au poste !
(Calvin Harris ft Ellie Goulding – I Need Your Love)
Cela faisait deux semaines que j'étais sortie de l'hôpital. J'étais retournée chez Edward, et tout se passait merveilleusement bien. Ce dernier avait convié ses parents à manger après-demain soir, car ils étaient de passage pour affaires.
« T'es sûre que je leur plairais ? Demandais-je à Edward en préparant un plat de pâtes à la sauce tomate.
« Bah je vois pas pourquoi tu ne leur plairais pas.
« Ben je suis une ancienne droguée et ancienne SDF…
« Et ? C'est du passé tout ça.
« Je sais bien… Mais je suis loin de la fille parfaite, tu vois…
« Ils n'ont pas à le savoir. Du moment que tu leur plais, le reste ils s'en ficheront. Bells, fit Edward en caressant ma joue.
Il m'embrassa tendrement, et je finis le repas. Nous mangeâmes devant la télévision, et le téléphone fixe sonna alors qu'Edward débarrassait.
« Tu peux répondre, Bells ?
« Ouep.
Je répondis et tombais sur une voix féminine inconnue. Regardant Edward, je raccrochais.
« C'est qui cette femme ?
« Ce devait être ma mère…
« Oh… Je suis conne, fis-je.
« T'as cru que c'était ma meuf ?
« Je suis ta meuf… Enfin je… Bref, je vais m'enterrer sous terre.
« Ben où veux-tu t'enterrer autre que dans la terre ?
« Oh hein ! J'ai assez honte comme ça !
« Allez viens là ! Fit Edward en me tendant les bras.
Je m'approchais de lui et il me prit contre lui, embrassant mes cheveux. Le téléphone sonna de nouveau, et je partis me doucher pendant qu'il parlait avec sa mère. Quand je sortis en serviette pour aller chercher mes vêtements, Edward était toujours au téléphone et j'en profitais pour m'habiller.
« Bella ?
« Hm ?
« Devrait-on appeler ton père pour lui dire de venir ?
« Non.
« Pourquoi ?
« Parce qu'il a sûrement trop de travail… Comme d'habitude.
« Bella, c'est ton père…
« Je sais… Mais je peux pas. Je lui en veux toujours.
« De t'avoir laissée ?
« De m'avoir virée, oui.
« Il a cru bien faire.
« Non, Edward. Il l'a fait parce que je n'étais plus assez bien pour lui.
« Mais non… Appelle-le. Tu lui as dit que tu le ferais quand tu serais sortie… Et ça fait deux semaines que tu es rentrée.
« Edward…
« Il doit attendre que tu l'appelles.
« D'accord, soupirais-je. Je finis de m'habiller avant.
J'enfilais un jean et une tunique, avant de retourner au salon, prendre le combiné, composer le numéro et attendre qu'il daigne répondre.
« Chef Swan à l'appareil.
« C'est Bella…
« Bella. Comment vas-tu?
« Ça va… Je suis rentrée de l'hôpital.
« Que maintenant?
« Non… Il y a deux semaines.
« D'accord. Tu n'as pas eu le temps de le faire avant, j'imagine.
« Edward m'a forcé à le faire maintenant.
« Parce que tu ne voulais pas?
« Si… Enfin je n'en sais rien. Comment vas-tu ?
« Ça va…
« T'es dispo après-demain ?
« Euh oui, pourquoi?
« T'es invité à venir manger chez Edward avec ses parents…
« C'est toi qui m'invite ou lui?
« Nous t'invitons… Je suppose.
« Donc t'as pas très envie de me voir, mais tu le fais pour Edward, en gros.
« J'ai pas dit ça.
« Mais tu as l'air de le penser… Je me trompe?
« Oui, tu te trompes, Papa. Il serait temps qu'on s'explique, se pardonne… Bref qu'on s'entende de nouveau bien. Ce n'est pas quand tu seras mort que je pourrais m'excuser.
Mon père ne répondit pas de suite, et Edward leva les yeux au ciel. J'avais été franche, personne ne pouvait me le reprocher. Et peut-être même que ça le ferait réagir.
« Ben quoi… C'est vrai !
« C'est d'accord.
« Vraiment ?
« Oui. Tu pourras m'envoyer les détails par mail?
« Par mail ? L'appartement d'Edward est situé au 2257, Delgany Street dans le quartier de North Park Hill. Appartement 5G. Tu vois, pas besoin de mail, P'pa.
« Je dois être là à quelle heure?
« Nous t'hébergeons. Donc vient pour demain soir ? On a une chambre d'amis.
« Je peux aller à l'hôtel aussi.
« Pas question. Nous t'hébergeons.
« Sûre?
« Arrête de faire ton vieux têtu et accepte.
« D'accord. Je serais là demain soir.
« Merci.
« De rien ma puce. À demain alors…
« À demain.
« Passe le bonsoir à Edward.
« Ça marche.
« Salut…
« Salut papa.
« Je t'aime.
Je raccrochais, et sourit à Edward, lui faisant ainsi comprendre qu'il viendrait. Il s'approcha de moi et m'embrassa.
« On va se coucher ?
« Hm oui… Je suis exténuée. Au fait, pourquoi ta mère t'a-t-elle appelé ?
« Pour savoir si ça tenait toujours.
« D'accord. Ils arrivent demain soir aussi ?
« Oui.
« Faudra que je regarde ce qu'on fait pour un brunch…
« T'en as jamais fait ?
« Jamais.
« Ben on fera ça tout les deux, si tu veux.
« Mais demain tu bosses, non ?
« Non, j'ai mon week-end entier. On regardera demain ce qu'on peut faire pour un brunch et on ira faire les courses en conséquence.
« J'espère qu'ils aimeront.
« J'en suis persuadé, Bella.
C'est ainsi que nous nous couchâmes en parlant du repas de dimanche. Je m'endormis contre le torse d'Edward et trouvais rapidement le sommeil. Le lendemain matin, nous profitâmes d'avoir notre matinée pour faire une grasse matinée, et après avoir déjeuné et nous être douché, nous regardâmes les idées de recettes pour un brunch.
« Que penses-tu de pancakes, gaufres et scones pour le 'petit-déjeuner' ?
« Hm oui… Ça n'a pas l'air compliqué. T'as un gaufrier ?
« Oui oui.
« Les rösti de pommes de terre au lard et aux oignons ont l'air trop bonnes… On pourrait faire des jus, aussi…
« Oui, aussi.
Après avoir établi notre repas, nous imprimâmes les recettes et partîmes aux courses, où nous y passâmes une heure. Je voulais que tout soit parfait. La journée passa vite, et la fin d'après-midi fut consacrée à cuisiner le repas du soir pour nous deux, les parents d'Edward et mon père. J'avais décidé de faire un tajine, et Edward m'aida à cuisiner. Nous allâmes ensuite nous doucher et nous habiller, et on sonna à la porte.
« Tu crois que c'est mon père ?
« Si tu n'ouvres pas, tu ne sauras pas…
« D'accord.
Je me dirigeais vers la porte d'entrée et ouvris. Mon père était derrière avec un gros bouquet de fleurs sentant délicieusement plus bon les unes que les autres. Je souris, et le déchargeais des fleurs, avant de le prendre dans mes bras.
« Tu es rayonnante.
« Merci. Toi aussi. T'as perdu du poids ?
« Possible…
« Tu travailles trop.
« Oh ça c'est rien.
« Entre, je t'en prie.
« Merci, sourit-il.
« Edward ?
« Je suis là. Charlie, fit-il en serrant la main de mon père.
« Comment va ?
« Nickel.
Edward le débarrassa de sa veste, et je filais chercher un vase pour les fleurs, puis le remplis d'eau et mis les fleurs dedans.
« C'est joli chez vous.
« Chez Edward. Je…
« Chez nous, recorrigea Edward.
« Tu veux quelque chose à boire ? Demandais-je à mon père.
« De l'eau, s'il te plaît.
« Installe-toi, souris-je.
Je pris un verre dans le meuble et le rempli d'eau du robinet avant de le tendre à mon père, qui me remercia.
« Tu as l'air en forme.
« C'est le cas…
« Quoi de neuf ?
« Rien depuis la dernière fois…
J'étais mal à l'aise d'être seule avec lui, mais Edward me rejoignit rapidement et lui fis faire le tour de l'appartement pendant que je surveillais la cuisson de mon repas. On sonna à la porte, et j'accueillis les parents d'Edward, qui nous avaient également acheté des fleurs.
« Tu dois être Bella, sourit la mère d'Edward. Je suis Esmé, et voici mon mari, Anthony.
« Enchantée, souris-je. En effet, je suis Bella. Entrez, je vous prie. Je vais vous débarrasser de vos manteaux. Edward ? Tes parents sont là !
Edward arriva accompagné de mon père, et ils se saluèrent. Je retournais à ma cuisine, un peu gênée, et mis les fleurs des parents d'Edward avec celles de Charlie. Arriva le temps de l'apéritif, et je sortis les bouteilles de vin, puis transvasais les gâteaux apéritifs dans des petites coupelles que j'apportais au salon.
« À vous, fit mon père.
« Papa… Rougis-je.
« Quoi ?
« À nous cinq, souris-je en levant mon verre.
Nous fîmes tinter les verres, et mes beaux-parents apprirent à me connaître au fur et à mesure. Après le repas, je reçus des avis élogieux sur ma cuisine, et j'en rougis. Mes beaux-parents nous quittèrent peu après le dessert, épuisé par le voyage de New-York jusque Denver. Nous passâmes le reste de la soirée avec mon père, et je me plongeais dans la lecture des recettes qu'Edward et moi avions choisies. Papa alla se coucher tôt également, et je profitais de cet instant pour parler avec Edward.
« Alors ? Tu les as trouvés comment ?
« Très sympas…
« Ah oui ?
« Je ne me sentais pas à l'aise au début… Mais après ça allait mieux.
« D'accord… Ça s'est bien passé, même avec ton père.
« Mieux que je ne l'aurais espéré, à vrai dire.
« Tant mieux si votre relation s'arrange…
« Oui… On va se coucher ?
« Oui, sourit Edward. On a une longue journée demain.
« M'en parle pas… A quelle heure viennent tes parents ?
« Pour onze heures trente.
« D'accord… Va falloir que je me lève tôt…
« Quelle heure ?
« Huit heures trente je pense.
« Je mets le réveil ?
« Vaut mieux, on sait jamais. J'ai peur de tout faire capoter…
« Mais non, Bells. Tu es la meilleure ! Tu sais que tu es la première petite-amie que mes parents rencontrent ?
« Tu crois que si tu me dis ça, ça va me déstresser ? C'est pire !
« Je dis ça pour que tu te rendes compte de combien tu es importante à mes yeux…
« Pitié arrête, on dirait que tu vas me demander en mariage.
« Si je te le demandais, tu accepterais ?
« Edward ! Arrête ! Tu me gênes ! C'est gênant !
« En quoi c'est gênant ?
« Mais parce que ! Oh hein !
« Bells…
« J'ai peur de m'attacher, ok ? Et j'ai peur de te perdre si je m'attache… Et si je te perds, je ne m'en remettrais sûrement pas. Ça te va ? Je vais pisser.
Je me levais et partis aux toilettes. Edward me rendait confuse… Tellement confuse. À tel point que c'en devenait gênant. Nous étions le noir et le blanc. J'avais l'impression de ne pas être assez bien et qu'à l'occasion, il me larguerait pour un mannequin.
« Bells ?
« J'arrive.
« Ça fait dix minutes que tu es là-dedans…
« Oh pardon… J'arrive !
Je tirais la chasse, me lavais les mains et sortis des toilettes, avant de rejoindre Edward dans le lit et de poser ma tête contre son torse, comme d'habitude.
« Tu me plaqueras pas pour une top-model, hein ?
« Jamais.
« Promis ?
« Bah oui.
« Dis-le.
« Je te promets de ne jamais te plaquer pour une top-model ou qui que ce soit d'autre, Isabella Swan. Dormons, veux-tu ?
Je me couchais sur lui, et eus du mal à m'endormir. Je finis par tomber dans les bras de Morphée, et le réveil sonna bien trop tôt le lendemain matin, tellement tôt que j'enfouis ma tête contre Edward.
« Debout…
« Hm naaaan… Dodo…
« T'as un repas à faire, fit-il en tapant mes fesses.
« Hey c'est à moi ça, vilain !
« Allez, continua t-il en me tapant encore les fesses.
« 'ward… C'est pas comme ça que tu vas me motiver à me leveeeer… Boudais-je.
« Si je t'embrasse, ça te motiverait ?
« Naaaan, ce serait pire encore ! Veux dodo…
Les mains d'Edward passèrent à ma taille, et il me chatouilla pour me forcer à me lever. C'eut l'effet espéré, car je me levais après l'avoir embrassé et filais me doucher. Je bus un café, et commençais à faire le brunch, composé de gaufres, pancakes, muffins et de mini cakes sucrés et salés, du porridge, ainsi que d'autres douceurs. Mon père se leva, et je lui fis un café, avant de me remettre à cuisiner pendant qu'Edward partit faire son jogging. Pour le repas du midi, j'avais opté pour un plat de différentes tartines et sandwichs, accompagné de plusieurs salades. Je terminais le repas un quart d'heure avant l'arrivée des parents d'Edward, et mis la table, disposant les plats, confitures etc.
« Alors… Euh…
« Oui, papa ?
« Tu es heureuse ?
« Ben oui, pourquoi je ne le serais pas ?
« Je sais pas… Tu n'es pas en manque, ni rien ? Carlisle m'appelle souvent pour savoir si j'ai de tes nouvelles.
« Il est obsédé ou quoi ? Et non, je ne suis pas en manque… Le beau-frère d'Edward m'a donné des cachets…
« Non, il s'inquiète. Des cachets ? Quels cachets ?
« Après la crise qu'il m'a faite à Vancouver, ça m'étonnerait. De la méthadone.
« C'est… Efficace ?
« Ben oui. La preuve.
« D'accord. Et avec Edward, vous comptez vous marier ?
« Wow… Hey, on a le temps. Déjà, on vit ensemble… On voit si on peut se supporter, et plus tard pourquoi pas… Mais c'est pas prévu… Ou du moins on n'en a pas parlé. Quand on parle du loup…
Edward venait de franchir l'entrée en sueur. J'allais lui faire un bisou, et il partit se doucher. Ses parents arrivèrent à l'heure, et nous pûmes passer à table.
« Tu as fait ça toute seule ? Me demanda Esmé.
« Oui, souris-je.
« Et ben dis donc, ça a dû prendre du temps…
« Un peu, mais j'adore cuisiner donc ça me gêne pas.
« En tout cas c'est délicieux, sourit Anthony.
« Merci… Rougis-je.
« Elle est douée pour plein de choses, lança Edward.
« Edward… Tu es bien trop gentil… Je suis douée pour la cuisine, oui, mais pas pour plein de choses…
« Hm, je suis sûr que si, fit-il en m'embrassant tendrement.
Ça me gênait de m'afficher avec lui devant mon père et ses parents. Je souris, et fus complimentée tout le long du repas. Après avoir débarrassé et mis la vaisselle à laver, nous décidâmes d'aller faire un tour au Washington Park. Esmé et moi papotâmes entre filles tout en marchant.
« Tu sais, je suis contente que tu sois la copine d'Edward. Vous vous complétez bien, à ce que j'ai compris…
« Oui, je suis nerveuse, et lui pas… Plein de petites choses comme ça.
« Il est bon pour toi, sourit-elle.
« Comment ça ?
« Il t'apporte l'équilibre dans ta vie. Il m'a raconté ce que tu as traversé, et c'est bien que tu aies décidé de repartir à zéro… Repartir sur du neuf. Tu sais, Edward a été malade, aussi. Et je tends à croire que quand vous êtes avec l'autre, c'est comme si ça n'avait jamais existé… Tu vois ce que je veux dire ?
« Oui, je crois.
« Tant mieux. Vous vous complétez, et c'est peut-être ce qu'il vous faut. Avoir quelqu'un qui vous comprenne et vous aide à avancer naturellement.
Je souris, et les garçons nous rejoignirent. Nous finîmes la journée chez Edward, à boire un café et finir ce qu'il restait du brunch. Ses parents nous quittèrent après, et nous invitâmes à passer un week-end chez eux quand Edward aurait deux jours de libre. Nous les remerciâmes de leur venue, et ils partirent à l'aéroport, nous laissant avec mon père.
« Je vais prendre la route, moi aussi. Je dois aller bosser demain matin.
« Pas de soucis, souris-je. Si jamais tu veux venir, la porte t'est ouverte.
« Merci, Bells. Vous pouvez venir, aussi.
« Aussi, oui. Quand Edward sera dispo.
« Tu te rappelles où c'est ?
« Bah oui.
J'étreignis mon père, et il prit la route jusque Forks. Pendant ce temps, je m'occupais de la vaisselle et des restes, avant d'aller me doucher et me mettre en tenue décontractée. Le téléphone sonna et je vis que c'était mon père.
« Allô ?
« Bella?
« Papa ?
« Non, ici l'hôpital de Seattle. Votre père a eu un accident.
« Un accident ? C'est grave ?
« On n'en sait encore rien… Vous pouvez venir rapidement?
« Il s'est passé quoi, au juste ?
« Il a été percuté par une voiture... Il est actuellement au bloc…
« Je serais là aussi rapidement que je le pourrais.
« Merci, mademoiselle.
Je raccrochais, et Edward me fit sursauter en arrivant derrière moi.
« Bells ?
« Mon père a eu un accident… Faut qu'on aille à Seattle.
« Fais les sacs, je réserve deux places pour le prochain vol.
Après avoir fait une valise, nous partîmes à l'aéroport pour aller à Seattle. Après deux heures d'attente plus deux heures de vol et le trajet jusqu'à l'hôpital, on nous pria d'attendre que mon père sorte du bloc. Le chirurgien arriva enfin et tira son bonnet et son masque.
(Lily Allen – Somewhere we only know)
« Je suis désolé…
« Quoi ?
« On n'a rien pu faire…
« Il…
Edward me prit contre lui mais je le repoussais, regardant le chirurgien. J'étais sous le choc de la nouvelle, incapable de réagir ou de parler.
« C'est fini…
« Non… Non ! Ça ne devait pas se passer comme ça ! C'ETAIT PAS CENSÉ SE PASSER COMME ÇA !
« Bella…
« NON ! FAITES QUELQUE CHOSE !
« On a essayé, mademoiselle… Mais c'était trop tard…
« NON ! CE N'EST JAMAIS TROP TARD ! FAITES PLUS !
« C'est fini, mademoiselle. Fini. Nous avons fait tout ce que nous avions en notre pouvoir pour essayer de sauver votre père… Mais…
« MENTEUR !
« Bella… Tenta à nouveau Edward.
« EDWARD TAIS-TOI ! PITIÉ ! VOUS N'AVEZ PAS TOUT FAIT !
Je me mis à pleurer, et quittais l'hôpital en courant, essayant de ne pas être suivie par Edward, mais il me rattrapa et me prit contre lui, malgré ma résistance.
« Bella…
« Pourquoi ? Pourquoi il a fallu que ça lui arrive à LUI ! Pourquoi ! Pourquoi il a fallu qu'il meure alors que tout allait bien !
« Tout va bien…
« Non, ça va pas ! Je n'ai même pas eu le temps de lui dire que j'étais désolée et que je l'aimais… Laisse-moi, s'il te plaît. S'il te plaît… Edward, lâche-moi. EDWARD, LAISSE-MOI !
Je le repoussais de toutes mes forces, mais il avait l'avantage sur moi, et je m'effondrais dans ses bras chaleureux, pleurant mon père à chaudes larmes.
« J'ai même pas eu le temps de lui dire que je l'aimais… Même pas eu le temps…
« Allez viens… T'as besoin de te reposer.
« Non… Je veux le voir…
« C'est pas une bonne idée, Bella… Rappelle-toi des bons souvenirs avec lui… Tu n'as pas besoin de ça…
« Je veux rentrer… Edward… Je veux rentrer…
« On va faire les papiers, et on rentrera chez toi, d'accord ? On doit faire les papiers et organiser l'enterrement…
« Je peux pas… Je… peux… pas…
« Bien sûr que si, Bells… Tu es une femme forte… On va le faire ensemble, d'accord ?
« Promis ?
« Évidemment… Viens.
Edward me ramena à l'hôpital, et on s'occupa des papiers, ou plutôt Edward s'en occupa. On décida ensuite de rentrer chez mon père, afin de nous reposer. Je m'endormis comme une masse après qu'Edward m'aie déposée dans mon lit.
