Hello ! Me revoilà ^^ J'avais promis que je reviendrais vite, et c'est le cas ! :D

Épilogue, enfin... Et ne me détestez pas, Nane a validé...

Prenez soin de vous, on se retrouve très bientôt normalement.

Claire.


Quand j'émergeais enfin de mon profond sommeil, je me rendis compte que je n'étais plus avec Edward, mais allongée sur un lit dans un endroit inconnu. Je m'assis sur le lit, paniquée.

« Ah, la belle au bois dormant est levée.

« Où je suis ? Fis-je en regardant autour de moi.

« Bonjour Bella…

Je regardais l'homme qui me parlait, et reconnus Paul, adossé au chambranle de ma chambre. Je ne comprenais rien à ce qu'il se passait.

« Il est où Edward ? Et mes bébés ?

« Tes bébés ? Edward ? Bella, de quoi tu parles ?

« OÙ SONT EDWARD ET MES BÉBÉS, PAUL ? QU'EST-CE QUE TU EN AS FAIT ? POURQUOI JE SUIS LÀ ?

« Bella, tu…

« Je n'ai pas rêvé… Edward et moi étions à Paris, nous nous sommes mariés… Nous avons deux enfants…

« Non, Bella. On t'a amené de force ici.

« Quoi ? Mais quand ?

« Tu as fait une overdose à Denver, et on a appelé ton père une fois que tu aies été admise à l'hôpital, et il a décidé de te ramener ici pour ton bien… Pour que tu sois soignée.

« Mais Edward ?

« Bella, il n'y a pas d'Edward…

« Mais si ! Putain, je suis pas folle ! Edward est mon mari ! Laisse-moi l'appeler ! Il viendra me voir et vous dira que c'est moi ! On est mariés, je te dis ! Reg… MON ALLIANCE ! ELLE EST OÙ ? OÙ T'AS FOUTU MON ALLIANCE ?!

« Tu n'avais rien sur toi, Bella.

« MENTEUR ! MON ALLIANCE ! Fis-je en sautant sur mes pieds et en courant vers Paul.

« Ils t'ont retrouvée dans la neige, inconsciente et avec deux 'copains' dealeurs autour de toi en train de se marrer comme des gros débiles ! T'as failli claquer, nom d'un chien ! Il te faut quoi de plus pour percuter que t'as failli te tuer et que depuis t'as été dans le gaz, assommée par les deux perfusions par jour qu'on te donne pour te faire décrocher ?

« C'EST PAS VRAI ! CE N'EST PAS VRAI ! POURQUOI TU MENS ? POURQUOI ?

« Je ne mens pas, Bella.

« SI. SI, TU MENS ! JAMAIS JE N'AURAIS REPLONGÉ, JAMAIS ! Fis-je en le poussant pour sortir.

Je descendis les escaliers en courant et me retrouvais devant les portes de l'entrée, qui étaient bloquées. Je tombais sur le sol, et me mis en position fœtale, me balançant d'avant en arrière.

« Je suis dans un cauchemar… Edward… Mes bébés… Pourquoi ? Pourquoi tu me fais ça… Pourquoi ? J'ai fait quoi ?

« Bella ?

Quand je relevais la tête, je tombais nez à nez avec mon père, accroupi en face de moi. Je me mis à pleurer de plus belle.

« T'ES MORT… T'ES MORT ! JE T'AI VU ! T'ES MORT ! T'ES MORT ! JE T'AI ENTERRÉ, PAPA ! T'ES MORT ! MORT À CAUSE DE MOI, BORDEL !

« Bella, ne dis pas ça… Regarde, je suis bel et bien là…

Je reculais contre la porte alors que sa main frôlait mon visage. Plus rien n'était cohérent… Mon père vivant, Edward et mes enfants absents, moi de retour au centre…

« Il faut que je me réveille… Il le faut !

« Mais tu es réveillée…

« NON, NON ! JE SUIS EN PLEIN CAUCHEMAR ! JE SUIS MARIEE A EDWARD, J'AI DEUX ENFANTS, ET JE SUIS HEUREUSE ! JE N'AURAIS JAMAIS FOUTU EN L'AIR TOUT CELA POUR DE LA COCAÏNE, PAPA ! JAMAIS ! RÉVEILLEZ-MOI, BORDEL ! JE NE COMPRENDS PLUS RIEN…

« Qu'est-ce que tu ne comprends pas, Bella ? Demanda Jacob, qui était en train de sniffer de la cocaïne par terre. C'est pourtant assez clair, tu as foutu ta vie en l'air. Encore. À croire que la coke est plus importante que le reste, fit-il avec un sourire méchant sur son visage mat avant de se refaire un rail.

« Tu n'es qu'une ratée, ma fille, rit mon père, rongé par les vers qui lui bouffaient le visage. Tu l'as toujours été ! Personne ne veut de toi. Même moi je ne veux pas de toi. À ton avis pourquoi ta mère est partie ? Tu n'étais pas désirée !

« ARRÊTEZ ! ARRÊTEZ, PITIÉ !

« T'aurais mieux fait de ne pas te louper, cette fois-ci, fit Alec, qui était arrivé de nulle part.

« LAISSEZ-MOI PARTIR ! LAISSEZ-MOI ! LAISSEZ-MOI !

Je vis Jacob, Paul, Charlie, Alec se marrer tous ensemble. Je fermais les yeux et sentis qu'on me secouait. Je me réveillais dans l'avion, auprès d'Edward. Nos voisins étaient en train de me regarder, choqués.

« Edward ! Fis-je en lui sautant au cou.

« Bella, ça va ? Je n'arrivais pas à te réveiller alors que tu criais qu'on te laisse tranquille et que quelqu'un était mort par ta faute.

« Oh Edward… Pleurais-je. J'étais revenue au centre, et… Et Jacob, Paul… Alec et Papa étaient là en… En me disant des trucs horribles… Que j'étais une ratée, que j'aurais dû me tuer depuis longtemps… Que personne ne voulait de moi… J'arrivais pas à me réveiller… Et ils continuaient à me dire toutes ces choses… J'ai cru que j'étais devenue folle… Ce n'est pas un cauchemar, hein ? C'est la vérité ? Edward… C'est la vérité, hein ?

« Mais oui, Bella… On est dans l'avion pour New-York, où nos bébés nous attendent, ainsi que toute ma famille…

« Pince-moi.

Il me pinça fortement le bras et lui sautais de nouveau au cou.

« J'ai eu tellement peur… J'ai cru que je t'avais perdu, que j'avais rêvé tout ça… Tu n'imagines pas combien ça me détruirait si on devait se séparer… Plutôt mourir que te perdre…

« Hey, calme-toi, bébé… On ne se séparera pas, et tu ne me perdras pas.

« Tu le jures ?

« Je le jure sur ma vie.

Je l'embrassais passionnément comme si je ne l'avais pas vu depuis des années, et une femme brune m'apporta un verre d'eau fraîche ainsi qu'un plateau repas. Après avoir mangé et bu, je me collais contre Edward et un film fut lancé par les hôtesses. Nous le regardâmes tous les deux, et mon mari parfait s'endormit.

Tout ça n'avait été qu'un cauchemar… Et heureusement, d'ailleurs.

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Un an plus tard ~

Bella était couchée sur le canapé à regarder la télévision quand je rentrais enfin du boulot après une longue journée à décharger les camions et mettre tout en rayon. Ma jolie femme s'assit et me sourit quand j'eus fini d'enlever mon manteau. Je me penchais et l'embrassais tendrement, avant de poser une main sur son ventre bien arrondi.

« Salut. Comment tu te sens aujourd'hui ? Demandais-je.

« Outre le fait que je sois grosse comme une montgolfière, ça va, merci, rit-elle. Et toi ?

« Ça va aussi. Quoi qu'un peu fatigué.

« Oh mon cœur… Viens là.

« Le bébé ne t'épuise pas trop ?

« Un peu… Mais je suis heureuse de donner un petit-frère à Aaron et Charlie. Au fait, tu les as bien déposés chez tes parents, hein ? Tu ne les as pas oubliés à la crèche ?

« Rassure-toi, ils sont chez mes parents. Ce sont même eux qui sont allés les chercher pour m'éviter les bouchons.

« Wow.

« Comme tu dis… Ce soir, je te chouchoute.

« Je devrais plutôt le faire, étant donné que je suis allongée toute la journée et que je dors…

« Mon mal de dos sera passé demain, toi non.

« Han, vilain.

« Ben quoi, c'est vrai, non ?

« Mouais…

« Tu veux un verre d'eau ?

« Avec plaisir, mon cœur.

« Toujours d'accord pour aller manger un bout demain midi ?

« Hm hm. Tu as réservé où ?

« Au thaïlandais. Et c'est moi qui paie.

Alice et moi avions décidé de faire une baby shower surprise demain. Évidemment tout le monde serait là – Jacob, Paul, Alice, Jasper, Esmé, Anthony, Carlisle, Alec et même Renée et Phil. J'avais tout planifié : Arrivés au restaurant, je lui ferais croire que j'ai oublié mon portefeuille et nous retournerions à l'appartement, où Alice aura tout décoré de bleu, et tout le monde crierait 'surprise' quand Bella ouvrirait la porte.

« Tu n'es pas obligé de toujours tout payer…

« Tu as payé le brunch, dimanche dernier. Donc c'est à mon tour de payer.

« Depuis quand a-t-on instauré ce genre de choses ? Ce « un coup je paie, un coup tu paies » ?

« On ne l'a jamais instauré… Mais c'est à moi de payer…

« Comme tu veux, bébé.

Je l'embrassais, et allais lui chercher un verre d'eau. Nous passâmes le reste de la soirée ensemble, à regarder un film à la télévision, avant d'aller nous coucher. Le lendemain matin, je partis bosser, et laissais un mot à Bella pour lui dire de me rejoindre au restaurant à treize heures. Ma matinée passa lentement, et mon patron me donna le droit de partir vers midi et demi. Une demi-heure plus tard, je garais ma voiture et attendis devant le restaurant. Je vis arriver Bella dans une robe blanche à pois noirs. Elle avait chaussé ses jolies ballerines noires et sa veste en jean que j'aimais tant.

« Hey… Ça va ? Fis-je en l'embrassant.

« Oui, à part que j'ai l'impression d'avoir couru un marathon… Fiou.

Je me mis à rire, et on rentra dans le restaurant. Je fis mine de rien, et lorsque je fouillais mes poches, faisant mine d'être contrarié.

« Edward ? Il y a un souci ?

« Euhhhh… Je crois que j'ai oublié de prendre mon portefeuille ce matin.

« Ah… Pourtant je ne l'ai pas vu dans le vide-poche en partant… T'es sûr que tu ne l'as pas ?

« Ouais… J'ai dû le laisser traîner quelque part d'autre… Mince…

« Je vais payer, t'en fais pas. Tu paieras le prochain restau.

« Non, je voulais payer celui-là… J'avais dit que je paierais.

« Mais c'est bon, mon cœur, sourit ma douce. Je vais payer, ne t'en fais pas.

« Tu veux bien qu'on aille chercher mon portefeuille ? Je tiens vraiment à payer ce repas.

« Bon d'accord… Allons chercher ton portefeuille.

Je lui souris, et on sortit du restaurant, avant de monter dans ma voiture et rentrer à l'appartement chercher ce fameux portefeuille oublié, qui n'était pas si oublié que ça, étant donné qu'il était juste bien caché dans la boîte à gants de la voiture. On prit l'ascenseur, et on monta au troisième étage. Quand Bella ouvrit la porte de l'appartement, tous les invités crièrent en même temps, et ma femme me regarda, avant de me frapper le bras.

« Petit cachottier…

« Je sais...

« En fait, il n'était pas oublié, ce portefeuille.

« Juste bien caché dans la boîte à gant… Oups…

Ma douce alla saluer tous nos invités, et félicita Alice pour la décoration du salon.

« C'est… superbe, merci, rougit-elle.

Il y avait un énorme gâteau bleu entouré de cupcakes sur la table du salon, qui avait été poussé contre le mur, ainsi que des cadeaux emballés dans des papiers de différentes gammes de bleu. Je vis au regard de Bella qu'elle était touchée de revoir sa mère, Carlisle, Jacob… Je coupais le gâteau et servit des parts à tous, avant que Bella ne commence à ouvrir les cadeaux, excitée de savoir ce qu'ils contenaient.

« Je voulais tous vous remercier, fit Bella après avoir ouvert tous les cadeaux. Vous ne savez pas combien tout cela me touche… Vraiment. Merci d'être là, pour moi, Edward et les enfants. Merci de faire partie de ma vie… Vous avez tous apporté quelque chose. L'amour, la sécurité… La famille… L'amitié… Tout ça… Alors merci…

Alice prit Bella dans ses bras, et on passa tous l'après midi ensemble. Une fois les invités partis et la vaisselle faite, ma douce se mit en tenue décontractée et s'installa sur le canapé, et je la rejoignis.

« Tu es heureuse ? Lui demandais-je.

« Je suis la femme la plus heureuse du monde… Je ne pouvais mieux espérer. Et toi ?

« De même, mon ange, fis-je en l'enlaçant et en posant mes mains sur son ventre déjà bien rebondi. Oh tu as senti ça ?

« Hm hm… Notre fils bouge.

« Tu te rends compte du chemin que nous avons parcouru ?

« Jamais je n'aurais pensé vivre ça un jour.

« Moi non plus.

Je l'embrassai tendrement. Plus rien ni personne ne nous séparerait à présent. Nous étions guéris grâce à l'amour inconditionnel que nous nous portions. Nous nous aimions, avec nos différences, nos défauts, nos qualités… Après tout, l'amour peut peut-être tout résoudre.