C'est le chapitre que je préfére, j'espère qu'il vous plaira aussi.

S'il vous plaît, donnez moi vos impressions afin que j'améliore l'histoire ou le style, Merci.

Chapitre 5 : Un peu de douceur.

Quatre jours plus tard.

- Venez avec moi !

- On part en voyage, non parce que vous n'êtes pas du tout mon genre, argua Sawyer, un sourire de défiance aux lèvres.

- Si vous voulez voir Kate, mettez cela sur la tête et suivez-moi sans faire d'histoire, chuchota-t-elle, en surveillant autour d'elle.

Le nom de Kate eut l'effet d'un déclic, cela faisait quatre jours qu'il s'inquiétait de son non-retour, qu'il demandait où elle était, sans résultat. Il ne se fit pas prier, il attrapa le sac, le mit sur la tête et laissa Juliet le guider. C'était peut-être un piège mais il s'en moquait. S'il avait une chance de la voir, il allait la saisir. Trop longtemps, il s'était mentit à lui-même, se disant qu'elle était comme les autres, qu'il ne ressentait rien pour elle. Elle avait quelque chose de mystérieux, quelque chose qui l'intriguait. Son esprit d'aventure qui pouvait l'irriter quelques fois lui plaisait. Elle était forte et fragile à la fois. Souvent, elle le rendrait fou, mais en même temps il recherchait sa compagnie.

Soudain, il sentit un ralentissement, une porte s'ouvrit, il fut poussé à l'intérieur puis la porte se referma et plus rien. Il attendit quelques minutes, de peur que ce ne soit un test sur son obéissance et que l'on s'en serve ensuite pour l'empêcher de la voir. Ils étaient tordus, manipulateurs, rien ne pouvait l'étonner venant d'eux. Au bout d'un moment, il se décida à enlever le sac. Il vit alors qu'il était seul puis aperçut un corps allongé dans un lit, blotti sous une couverture. Il s'approcha et reconnut Kate. Elle semblait si vulnérable, la voir ainsi lui perçait le cœur. Que lui avaient-ils fait ?

Il s'assit délicatement à côté d'elle, ne voulant pas la réveiller, même s'il en avait envie. Envie de voir ses yeux pétillants, de l'entendre lui dire que tout allait bien.

Après quelques minutes, il ne pu s'empêcher de lui caresser doucement les cheveux, tout doucement.

La réaction de Kate ne se fit pas attendre. Elle bondit en arrière décrochant un cri de douleur. Son regard était affolé, mais se calma et se teinta d'un mélange de peine et de joie lorsqu'elle perçut la présence de Sawyer.

- Est-ce que ça va ?

- Oui, répondit-elle timidement.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

- J'ai pas envie d'en parler, s'il te plaît …

Il n'insista pas, s'approcha d'elle qui s'était éloignée vers le mur longeant son lit et lui caressa tendrement le visage. Elle esquissa un petit sourire mêlé de mélancolie.

- Tu veux bien me serrer dans tes bras ? … S'il te plaît, juste me prendre dans tes bras, quémanda-t-elle dans un sanglot.

- Bien sûr, répondit-il, inquiet par son regard et le son de sa voix. Il la saisit délicatement et aperçut une grimace de douleur.

- Je te fais mal ?

- Non, ça va répondit-elle en baissant le regard.

Elle ne voulait pas parler, il l'acceptait et la prit encore plus soigneusement en s'efforçant de ne pas lui faire mal. Il la glissa contre lui, sa tête penchée contre sa poitrine et la serra tendrement. Il sentait sa respiration saccadée. Quelques instants plus tard, il osa lui caresser les cheveux puis descendit doucement son autre main le long de son dos. Sa respiration se calma, elle se sentait en sécurité dans ses bras. Elle avait besoin d'affection et il l'avait compris. Leur étreinte dura longtemps, très longtemps.

- Est-ce que tu crois qu'on va sortir d'ici ? Demanda-t-elle.

- Elle était si désemparée qu'il se devait de la rassurer et de lui apporter de l'espoir.

- Oui, je te sortirais d'ici, lui promit-il en se le promettant à lui-même.

Il la sortirais, il le fallait et peu importe ce qu'il devra faire pour cela.

- Merci.

Elle avait juste besoin de l'entendre, de faire semblant d'y croire.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? tenta-t-il.

Il y eut un silence et il s'en voulu d'avoir posé la question.

- Ils … Ils … Juliet m'a emmener voir Jack.

Il la laissa continuer silencieusement, sentant sa respiration s'accélérer, il lui caressa le dos encore plus affectueusement.

- Elle voulait que je le convainque d'opérer Ben. Mais …

- Elle s'arrêta, sa respiration se faisait difficile.

Il l'embrasa sur le front et la serra plus fortement contre lui.

- Mais, il n'a pas voulu m'écouter, reprit-elle. Il était si froid. Et … Juliet est arrivée pour me ramener dans la cage mais Ben … elle étouffa un cri dans un sanglot, Ben, il … il …

- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Chuchota-t-il.

- Il m'a touché, le sang de Sawyer se glaça, puis il m'a électrocuté et il … il m'a donné un grand coup de pied dans le ventre.

- Pourquoi, pourquoi a-t-il fait cela ?

- Pour convaincre Jack de l'opérer, j'imagine.

- Et, Jack, il … il n'a rien fait ?

- Il lui a dit d'arrêter et puis qu'il allait l'opérer mais … mais pas tout de suite.

- Quoi ?

- Je ne veux pas en parler, s'il te plait.

- D'accord, d'accord, excuse moi, Tâches de rousseurs. Je suis désolé, reprit-il en la dorlotant.

- Il m'avait déjà fait mal avant, continua-t-elle.

- Quoi ? Quand ? Qu'est-ce qu'il t'a fait ?

- Avant de te rejoindre le premier jour dans les cages et lorsque Tom est venu me chercher l'autre jour.

- Que t'a-t-il fait ?

- Il m'a fait mal, physiquement mais surtout il … j'ai l'impression qu'il peut rentrer dans ma tête et frapper là où ça fait mal. Il me fait peur.

Le regard de Sawyer se faisait étonnamment tendre.

- Est-ce qu'il t'a fait autre chose, est-ce qu'il t'a … ?

- Non, non, il ne m'a touchée que pour faire enrager Jack. L'énonciation même de son nom lui fut difficile. Je ne pense pas que je crains quelque chose de ce côté-là, ajouta-t-elle. Je crois que tout ce qu'il veut c'est me faire du mal intérieurement et extérieurement. Je ne l'attire pas, je pense même que je le révulse.

- Et Juliet ?

- Juliet m'a soignée, je ne sais pas pourquoi mais depuis ce jour-là, elle est gentille avec moi. Je crois que tu t'es peut-être trompé sur elle.

Ce qu'il venait d'entendre était trop pour Sawyer. Des émotions contradictoires grondaient en lui. De la colère, de la haine même, envers Ben, de l'incompréhension et de la colère également contre Jack et enfin une immense peine et compassion envers ce petit être si forte mais si fragile à présent qui se blottissait contre lui. Il était content et soulagé que Ben n'ait pas cherché à atteindre son intégrité, mais également inquiet qu'il éprouve une telle attirance à la faire souffrir. Pour quelles raisons s'en prenait-il à elle ?

Ils restèrent encore un moment enlacé quand brusquement le bruit de la clé dans la serrure les sortis de leur songe, du calme salvateur et de la douceur qui avait envahit la pièce. Sawyer sentit Kate se raidir et il la pressa contre lui. Il ne laissera quiconque s'en prendre à elle.

C'était Juliet, elle posa un œil sur eux et eut un regard étrangement attendris.

- Il faut que vous retourniez dans votre cage, James.

- Non, cria-t-il, je ne la laisserais pas. Il sentait Kate resserrer ses mains sur lui, elle avait peur de se retrouver seule et il ne le supportait.

- Vous n'avez pas le choix, James.

- Alors, venez me chercher, répondit-il comme un défi.

- Ils ne savent pas que je vous ai amené ici. S'ils l'apprennent...

Elle jeta un œil à Kate et Sawyer compris le message. Juliet avait bravé un interdit pour eux, il ne savait pas pourquoi, mais elle était touché par la détresse de Kate. Il le voyait dans ses yeux. C'était un espoir, aussi mince soit-il. Il ne fallait pas qu'elle se retourne contre eux ou qu'elle ait des ennuis avec les autres. Elle pouvait leur être utile.

- Il faut que j'y aille taches de rousseurs, lui dit-il à regret en se dégageant doucement d'elle.

- Non, je t'en prie, pleura-t-elle. Elle lui déchira le cœur. Sa peur de rester seule était si grande.

- Si je ne pars pas, Miss blondeur va rameuter la cavalerie et je devrais tout de même partir, mais ça va aller, d'accord ?

- Hum, dit-elle, d'une petite voix non convaincue.

- Et tu vas prendre soin de toi, à commencer par manger, reprit-il en voyant un plateau repas à peine entamé. Madame est servie comme à l'hôtel et elle fait la difficile, plaisanta-t-il. Tu regrettes les gâteaux aux poissons ?

Il lui arracha un sourire et lui caressa lentement le visage avec le dos de la main. Juliet fut confuse de voir ce moment, elle ressentait de plus en plus de compassion pour ce couple. Pourtant, elle savait qu'ils étaient tout deux des criminels, mais elle vit à ce moment qu'il y avait beaucoup plus d'amour, de sentiments et d'humanité entre ses personnes que dans « les Siens ».

- N'oublies pas ce que je t'ai dit, se rapprochant afin que Juliet n'entende pas, je te sortirais de là, c'est promis.

Son regard était intense et Kate y répondit.

Il l'embrassa sur le front et se dirigea vers Juliet qui avait attendu patiemment, ne se sentant pas le courage de les interrompre. Il prit le sac et le mis sur sa tête. Avant de sortir, Juliet porta son regard sur Kate, les yeux en larmes, mais qui semblait allait un peu mieux, elle sourit intérieurement et emporta Sawyer loin d'elle.

Kate s'effondra, la sécurité qu'elle avait ressentit avait disparu. Elle se dirigea tout de même vers le plateau repas, elle n'avait pas faim, mais il fallait qu'elle reprenne des forces.

- Tout va bien se passer, on va bientôt partir d'ici, se répéta-t-elle comme pour se convaincre.