Salut tout le monde!
Je tenais à m'excuser de mon retard de... 4 mois? J'étais partie pendant 2 mois pour les grandes vacances et je ne pouvais pas écrire là-bas. Quant au deux derniers moi, disons que l'école a pris pas mal de mon temps (maudit prof de philo) et que d'autres problèmes ont surgit. Je préférais prendre mon temps plutôt que de publier un chapitre baclé qui vous décevrait sûrement.
Sinon, le livre Révélation est enfin sorti! Pour ma part, je ne l'ai pas encore lu, à mon grand regret. Donc sachez que ce livre ne sera pas pris en compte en aucune façon! Même si je le lisais, il n'y aurait aucun spoiler dans cette histoire. Cela fait un bout de temps que je sais comment cette fanfiction va se finir et ce qu'il va se passer. Je n'ai donc pas envie de changer cela. Si par hasard, j'introduisais quelque chose de Révélation, je vous avertirais, ne vous inquiétez pas. Mais, cela ne risque pas d'arriver...
Je fais un big hug à Alice: parce qu'il faut croire en l'amour. Daphné, je ne t'ai pas oubliée non plus, big hug aussi!!
Et merci à tous pour vos reviews, cela me fait extrêmement plaisir! Je crois que je n'en ai jamais reçu autant, c'est super gentil à vous! Bon je ne vous retarde pas plus longtemps, je vous laisse à votre lecture!
Enjoy!!
Chapitre quatre
J'avais le sentiment d'être en plein cauchemar. Je le souhaitais de tout cœur. Je voulais que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve que j'aurais oublié rapidement. J'aurais ensuite reprit ma vie banale et tranquille. Ce n'était cependant pas le cas. Il était là, devant moi. Il me retenait prisonnière dans une embrasse de fer. Il m'était impossible de bouger. Je pouvais à peine distinguer les cris affolés de mon père. C'était comme si une barrière invisible me séparait de sa présence chaude et réconfortante. A la place, il n'y avait que froideur et obscurité.
Je n'arrivais pas à détacher mon regard du sien. Une force inconnue m'en empêchait. Cependant, je désirais plus que tout éviter ces deux yeux aussi effroyables que monstrueux. L'aurais-je rencontré dans d'autres circonstances, je l'aurais trouvé beau. Anormalement beau. Dans la pénombre, je distinguais parfaitement sa peau d'une importante pâleur, tout comme les cernes violacées sous ses yeux. La couleur de ses iris terminait le tableau. Mais à ce moment précis, ces traits le rendaient encore plus terrifiant.
Une douleur me transperça la poitrine, m'empêchant momentanément de respirer. Les battements de mon cœur étaient tellement forts et rapides qu'ils en devenaient douloureux. Je tentais de reprendre mon calme. Peine perdue. Comment rester tranquille dans une situation pareille ?
J'ouvris la bouche mais aucun son ne sortit. J'étais figée par la peur. Je devais pourtant agir, que cela empire ou améliore les choses. Je priai pour que ce soit le dernier qui se réaliserait.
- M-mon père e-est à côté, vous n'avez aucu-aucune chance, parvins-je à prononcer.
Mon intention première était de le désarçonner en parlant d'une voix assurée mais je n'avais réussi qu'à m'exprimer en trémolos. Cela parut l'amuser puisqu'un sourire mauvais apparut sur son visage, dévoilant ainsi ses dents parfaitement blanches.
- C'est là que cela devient plus intéressant. Où serait l'intérêt de faire tout ça sans un peu d'action ? J'attendais impatiemment le jour où tu viendrais pleurer dans les bras de papa pour pouvoir enfin agir.
Ses yeux brûlaient d'intensité et m'empêchaient de penser correctement. La peur était trop grande. J'étais paralysée. Je sentis quelque chose d'humide contre mes joues et réalisai que c'était des larmes. Mon corps était secoué de tremblements. J'étais coupée du monde, plus aucun son ne traversait mes oreilles. Je pouvais seulement entendre ma respiration saccadée qui devenait de plus en plus superficielle à chaque seconde.
Mon esprit était comme recouvert d'un brouillard. Un brouillard qui m'oppressait à mesure que le temps passait. Je pouvais seulement distinguer les cris hystériques « Non pas lui ! Pas Charlie ! Il ne mérite pas ça ! » qui résonnaient de manière continue dans ma tête.
- S'il vous plaît, laissez-le tranquille. Je ferai ce que vous voudrez mais laissez mon père en dehors de tout ça. Je vous en supplie !
Il plongea une nouvelle fois son regard dans mes yeux larmoyants, comme s'il considérait ma demande. Je retins ma respiration anticipant sa réponse. Se pouvait-il qu'il y ait quelque espoir pour Charlie ?
- Tentant, mais je me dois de décliner, déclara-t-il tout sourire.
J'essayai de me débattre mais ses bras se resserrèrent, me coupant le souffle. J'étouffai, ayant la sensation d'être retenue prisonnière par une étreinte de pierre. Incassable.
Soudain, la voix de mon père retentit de manière claire et distincte, dans la cour déserte.
- Qui que vous soyez, laissez ma fille tranquille ! Vous n'avez aucune chance, je suis armé ! Alors sortez de là et mettez les mains en l'air !
Alors que j'ouvrais la bouche pour laisser échapper un grand cri de détresse, une main glacée m'en empêcha, étouffant mon hurlement.
- Les choses deviennent enfin intéressantes, murmura mon ravisseur.
D'un mouvement brusque, il m'entraîna vers la lumière du jour, à la vue de tout regard indiscret et face au Chef de la ville. Celui-ci se tenait droit, arme pointée droit sur nous et yeux écarquillés. J'apercevais également ma mère au loin qui était retenue par Mrs Cope et un autre employé de l'école. Elle se débattait comme une diablesse et ne cessait de crier mon nom désespérément.
- Je le répète encore une fois. Lâchez ma fille et mettez les mains en l'air, déclara Charlie d'une voix qui se voulait menaçante.
Je le connaissais bien, pourtant. Ses yeux le trahissaient, exprimant ainsi l'angoisse qui le parcourait. Il sembla également s'en rendre compte.
- Allons Charlie, cessons de jouer. Nous savons bien tous les deux que cette arme est mortelle pour quelconque humain. Avouez qu'il serait dommage qu'elle se retourne contre vous. Vous ne voudriez pas mourir sous les yeux de votre fille, n'est-ce pas ?
Sa voix était pareille à un sifflement, tel un serpent glissant dangereusement vers sa proie avant de la mordre. Redoutable.
- Si vous tirez, poursuivit-il, la balle ne risque pas d'arriver à bon port, si vous voyez ce que je veux dire.
Evidemment, il se servirait de moi comme d'un bouclier. Mais je ne pus m'empêcher de penser que même une arme à feu ne pourrait rien contre lui. Il avait l'air si… indestructible.
En tout cas, il n'y avait aucun doute, il tenait mon père sous sa coupe. Il était le maître de son propre jeu. Quant à nous, pauvres habitants de Forks, nous n'étions que de simples pions trop faibles pour nous battre. Il avait déjà gagné d'avance.
- Il est temps de passer aux choses sérieuses. Isabella, murmura-t-il près de mon oreille, dis au revoir à Papa.
La réalité me fouetta de plein fouet. C'était fini. Je ne reverrais plus jamais Charlie, Renée, Angela, Ben et les autres. Je ne pourrais plus revoir le soleil, ni respirer l'air frais et pur de cette ville. Ma mère m'avait bien averti. Elle disait que je faisais une erreur. Ce n'était pas pour les mêmes raisons bien sûr, mais elle avait raison au final.
Les larmes coulaient librement à présent, et je sanglotais silencieusement. Je ne croyais pas pouvoir mourir si jeune. Mourir. La fin d'une vie. Qu'y avait-il après la mort ? Serais-je heureuse ? Je n'y avais jamais vraiment pensé auparavant. Il fallait dire aussi que personne n'en avait après moi.
Mon père sembla reprendre ses esprits et avança de quelques pas, nous tenant en joue, l'expression plus que déterminée.
- Ca suffit ! Lâchez-là, je n'hésiterais pas à tirer ! s'écria-t-il.
Je tentais de me débattre désespérément mais ce fut en vain. Il était trop fort. J'essayai par tous les moyens de me libérer de son embrasse, que ce soit par coups de pieds, de poings ou de coudes. Rien. Il ne broncha même pas. Il gardait son calme, un travers des plus frustrants.
- Vous ne le ferez pas, déclara-t-il à l'adresse de Charlie.
Tout le monde resta silencieux après ses paroles. Il avait raison, le shérif ne tirerait jamais. Il n'oserait pas.
Au loin se fit entendre une alarme, c'était celle de la police. Les renforts arrivaient enfin. Se pouvait-il que j'ai une chance ? J'en doutais fortement. Les cours devaient être terminés depuis un bon moment mais aucun élève ne se trouvait à l'extérieur. Ils avaient dû se barricader dans les salles de classes.
- Pourquoi faites-vous cela ? Qu'est-ce que cela peut bien vous apporter ? questionna le Chef. Cela me peinait de le voir comme ça.
- Très simple. C'est un jeu. Quelque chose qui apporte un peu de piment dans ma longue vie. Et puis, je dois avouer que votre fille…
Il prit une mèche de mes cheveux et inhala profondément. Je tressaillis.
- …sent divinement bon, acheva-t-il avec un sourire mauvais. Comment ne pas résister ?
- Ne la touchez pas ! intervint mon père, perdant tout sang-froid.
Mon ravisseur perdit patience.
- Cessez vos enfantillages, vous savez très bien que j'ai gagné.
- On vous rattrapera. Je vous préviens, vous touchez à un seul de ses cheveux, je me chargerai de vous tuer de mes propres mains, menaça Charlie, le regard tueur.
Cela ne fit que l'amuser. Il passa sa main dans mes cheveux et respira de nouveau. J'étais paralysée, incapable d'amorcer ne serait-ce qu'un mouvement de doigt.
- Comme ceci ? demanda-t-il.
- Ne la touche pas, espèce de psychopathe où je te jure que je te fais la peau !
C'était ma mère qui avait crié. Elle se trouvait toujours au même endroit et une personne de plus était venue aider ceux qui la retenaient en arrière. Ils avaient raison, c'était dangereux pour elle.
Un grand éclat de rire retentit ce qui me fit sursauter. Je levai imperceptiblement la tête et lui jetai un regard noir. Bien sûr, il n'y avait que lui pour trouver cela divertissant.
- Amusant, commenta-t-il simplement. Bon ! Il est temps pour Isabella et moi de vous fausser compagnie, nous n'avons pas toute la journée devant nous.
C'était peu dire.
- Ravie d'avoir fait votre connaissance Charlie, Renée.
Il parlait comme si nous prenions tranquillement le thé chez nous. Quelle insolence. Il faisait cela dans le seul but d'énerver un peu plus mes parents.
Les renforts étaient arrivés. Ils se tenaient au loin, armes braquées sur nous. Quoiqu'il arrive, je n'en ressortirais sûrement pas vivante. Dans une dernière tentative, je tentais de me défaire de son étreinte. En réponse, il resserra ses bras autour de moi, me coupant le souffle. Il y allait très probablement avoir des marques. Sa main n'avait toujours pas quitté ma bouche et couvrait à présent mon nez, m'empêchant ainsi de respirer complètement. Je me débattis comme une furie, tentant d'attraper ne serait-ce qu'un courant d'air. J'entendais les voix de mes parents crier, désespérés et affolés. La panique s'influait en moi à toute vitesse. Je ne pouvais pas mourir ! Pas maintenant ! C'était trop tôt !
Je sentais mes poumons se bloquer. Cela ne durerait pas très longtemps. La tête me tourna, j'eus des vertiges. Mes yeux se fermèrent petit à petit tandis que mes mouvements se firent plus faibles. J'entendis un coup de feu. Puis plus rien. Etait-ce ça la mort ?
Un mal intense à la poitrine me réveilla. Je pouvais à présent respirer librement mais non sans douleur. Je gardais les yeux fermés le temps de reprendre mes esprits. Apparemment, j'étais allongée. Le sol était dur. Sa texture m'indiquait que j'étais sur l'herbe. Etais-je morte ? Si c'était le cas, je ne pensais pas que cela serait aussi désagréable.
J'ouvris prudemment les yeux. Au-dessus, de longs arbres se tenaient étroitement droits. Les épaisses branches empêchaient toute lumière de traverser rendant au paysage, une atmosphère belle mais inquiétante.
- Magnifique, n'est-ce pas ?
Je sursautai et tournai la tête. Il était là, dans toute splendeur. Je n'avais jamais rencontré quelqu'un qui puisse être si beau et pourtant si laid. Il était d'une beauté terrifiante.
A présent, j'arrivais à le voir parfaitement. Il avait de courts cheveux bruns et ses yeux étaient toujours d'une couleur rouge sang. Il n'était pas très grand, bien qu'il me dépassait d'une tête.
Soudain, tous les récents événements refirent surface. Charlie ! Renée !
- Que s'est-il passé ? demandai-je affolée.
- Il vaut mieux pour toi que tu ne le saches pas, répondit-il simplement, tout en regardant au loin.
J'essayai de rassembler mes souvenirs. Je me rappelai m'être débattue, puis avoir manqué d'air. Son étreinte de fer était encore perceptible à travers la douleur que j'éprouvais à la poitrine. Je n'osais pas toucher cette partie meurtrie, ne voulant pas souffrir plus.
Un coup de feu ! J'avais entendu un coup de feu, juste avant de perdre conscience ! Qui avait était touché ? Certainement pas lui en tout cas. Il avait évidemment gagné.
- Quelqu'un a-t-il été blessé ? J'ai entendu quelqu'un tirer, continuai à le questionner, impitoyable.
Il fallait des réponses à mes questions. Seul lui les détenait.
Il sortit de sa torpeur et plongea son regard dans le mien. Ses yeux me glacèrent le sang. Je frissonnai.
- Le seul moyen pour toi de le savoir est d'y retourner. Ce qui n'arrivera sûrement pas, du moins, pas dans cette vie.
La façon dont il avait prononcé ces dernières paroles me firent froid dans le dos. Mon destin était scellé, je ne pouvais rien y faire. Etrangement, je ne ressentais pas la panique que j'éprouvais auparavant. J'étais calme. J'avais accepté ce qui allait m'arriver. J'avais accepté de mourir. C'était inévitable.
Je m'inquiétais seulement pour mes parents. Ils ne méritaient pas de perdre leur fille de la sorte ! Renée aurait Phil pour la consoler mais Charlie ? Il vivait seul, n'avait pas de vraie vie sociale.
Et puis cette balle… Qui avait tiré ? Mon père ? Ou les policiers derrière ? Quelqu'un avait sûrement dû être blessé ! Je priais silencieusement pour que cela ne soit pas le cas. Je détestais être dans le noir comme cela, sans savoir ce qu'il s'était passé. Je ne pouvais cependant rien faire. Il avait pris le contrôle, je ne pouvais rien contre lui. Je m'en étais depuis longtemps rendue compte. Nous étions de forces inégales, je n'étais pas de taille à le combattre.
- Qui êtes-vous et que me voulez-vous ?
Quitte à mourir autant savoir pourquoi.
Mon interlocuteur afficha un sourire presque aimable. Presque. Il s'approcha et s'assit à mes côtés. Je ne pus m'empêcher d'avoir un mouvement de recul. Il était beaucoup trop près à mon goût.
- Je m'appelle Joël, révéla-t-il. Et pour ce qui est de mes motivations, je suppose que c'est à moi de le savoir et à toi de trouver.
Joël. Un prénom simple et courant.
- Et… cette fille, il y a plusieurs années, c'était vous ?
Je me surprenais moi-même. J'étais perdue au milieu de la forêt en train de converser tranquillement avec mon kidnappeur qui avait bien l'intention de me tuer.
Un grand sourire apparut sur son visage et il sembla se perdre dans ses souvenirs. De bons souvenirs d'après son expression.
- Oui, c'était moi. Je m'étais bien amusé à l'époque mais je m'étais fait plus discret. Je dois avouer que comme proie, tu es nettement meilleure. Je me suis bien amusé ces dernières semaines. De plus, tu sens tellement bon, je ne sais pas comment j'ai pu résister aussi longtemps. Enfin, comme on dit : tout vient à point à qui sait attendre.
J'inspirai une grande bouffée d'air. Cet homme semblait si jeune. Le jour où cette jeune fille est morte, il ne devait être qu'un adolescent. A moins qu'il ne soit pas humain. Mes soupçons se confirmèrent. Tout s'expliquait à présent. Sa force surhumaine, le fait qu'il puisse s'introduire chez moi en peu de temps sans que personne ne le remarque, sa capacité à effacer tout trace de son passage, ses yeux, la pâleur de sa peau. Il n'était tout simplement pas humain ! Voilà pourquoi il ne s'inquiétait pas face à Charlie, une simple arme à feu ne pourrait rien contre lui. Il était comme invincible.
- Qu'est-ce que vous êtes ? murmurai-je, redoutant la réponse.
Il approcha son visage jusqu'à ce que seulement quelques centimètres nous séparent. Je ne parvenais pas à bouger, j'étais figée. Il eut un sourire narquois des plus effrayants. Puis, réduisant une nouvelle fois la distance, il chuchota au creux de mon oreille :
- Ton pire cauchemar.
Soudain, je sentis une vive douleur à ma gorge. Ma tête se mis à tourner. Je connaissais ce symptôme. C'était du sang. Mon sang. Il m'avait mordue.
Okay, pitié ne me tuez pas! J'y peux rien, ce n'est pas de ma faute! (enfin si un peu...)
Bref, j'essaierai de mettre le 5ème chapitre avant la rentrée, donc vous devriez l'avoir bientôt. Le chapitre 6 et 7 devraient arriver peu après puisqu'ils sont déjà écrits. Je sais, bizarre... J'ai juste à faire quelques modifications et c'est tout!
Voilà! N'hésitez pas à me donner votre avis surtout!
Bisous
Perle Bleue
