Bonjour à tous!
Bon je n'ai pas vraiment d'excuses, je suis juste désolée de ne pas avoir posté plus tôt. C'est juste que j'ai décidé de me concentrer sur d'autres projets originaux d'écriture et sur mon année de terminale. J'ai eu du mal à écrire ce chapitre et j'espère qu'il vous plaira.
Je vous remercie énormément pour vous reviews, vous pouvez pas savoir à quel point cela me fait plaisir! Depuis plusieurs mois, j'ai des problèmes avec mon ordi qui ne va pas tarder à rendre l'âme donc je ne pouvais pas trop répondre à vos reviews, cela faisait trop buguer mon ordinateur. Enfin, ça va un peu mieux à présent.
Pour la référence à Mulan que j'ai faite, à vrai dire, je m'en étais pas rendue compte! Je savais juste qu'elle avait déjà été dite quelque part! Mais merci de me l'avoir rappelé surtout que j'adore cette scène dans Mulan!^^
Bref, bonne lecture!
Résumé des chapitres précédents: Bella vient d'enménager à Forks et reçoit des lettres anonymes étranges. Elle décide de les cacher à son père pour ne pas l'inquiéter. Cependant, lorsque Jessica découvre l'existence de ces lettres, elle encourage Bella à en parler à son père et de porter plainte. S'en suit une conversation entre père et fille chez les Swan et le débarquement de Renée, le lendemain, en plein milieu des cours. Bella, exaspérée par le comportement de sa mère décide d'aller prendre l'air et se retrouve nez à nez avec son ravisseur. Après l'avoir enlevé devant toute l'école, il l'emmène dans la forêt où il la mord.
Chapitre cinq
Mordue. Il m'avait mordue. A travers la douleur lancinante, je le sentais aspirer un liquide hors de mon corps. Du sang. Il s'abreuvait de mon sang ! Il poussa un soupir de contentement et me serra plus étroitement, coupant toute respiration. A chaque seconde, je m'affaiblissais. A chaque seconde, je sentais la vie s'échapper.
- Tu es encore meilleure que je ne l'imaginais, murmura-t-il sans pour autant s'arrêter.
J'agrippai une poignée d'herbe. Je m'accrochais désespérément aux dernières parcelles de vie qu'il me restait. Je n'aurais jamais pensé mourir de la sorte. Mon sang s'échappait petit à petit, me destinant ainsi à une mort lente et douloureuse. Je n'avais aucun moyen de m'en sortir. C'était la fin. Nul espoir ne se présentait à moi. Je devais l'accepter.
Je décidai de ne plus penser à rien et de laisser les ténèbres me prendre comme il se devait. Je ne devais pas songer à Charlie, ni à Renée, ni à personne d'autre. C'était trop pénible. Je regrettai juste que mon père ne puisse pas connaître sa fille. Il ne méritait pas cela, c'était un homme bon. Je priai de toutes mes forces pour qu'il fasse son deuil le plus vite possible. Quant à Renée, Phil serait là pour la soutenir. Elle n'était plus seule à présent, je pouvais la confier à mon nouveau beau-père sans problème. Elle aura probablement d'autres enfants, qui sait ?
Je fermai les yeux et mon emprise sur l'herbe se desserra. J'étais faible, très faible. Je ne voulais qu'une chose : m'endormir. M'endormir pour ne plus jamais me réveiller. Verrais-je ma vie défiler sous mes yeux au dernier instant ? C'était une question encore sans réponse. En attendant, je souhaitais juste vider mon esprit. Que me restait-il donc à faire ? Rien. Il ne me restait pas plus qu'une poignée de secondes à présent. Je le sentais. Chaque fibre de mon corps le sentait. Je n'avais plus aucun lien avec la réalité. Je ne savais plus rien. J'avais tout oublié. Quatre... Trois…Deux…Un...
Un cri effroyable me parvint aux oreilles. C'était le mien. J'étais enfermée dans une noirceur totale. Il n'y avait rien autour de moi. C'était le néant. Je le sentais pourtant. Le feu. Le feu qui consumait mon corps, de la tête aux pieds. Le feu qui provenait de mon cou. Là où il m'avait mordue. Je le sentais s'insinuer en moi comme une flèche. Que m'avait-il donc fait ? Etait-ce ça la mort ? Etais-je donc en enfer ? Je tentai de me libérer des flammes invisibles. Mes membres se contorsionnèrent. Je courus, du moins, j'en avais la sensation. Cependant, le feu me tenait toujours prisonnière d'une embrasse de fer. Je brûlai littéralement. Cette chaleur était épouvantable ! Que tout cela cesse ! Que mes souffrances s'évanouissent !
J'entendis une voix lointaine et familière. J'avais l'impression qu'un voile épais nous séparait.
- Ne t'inquiètes pas, chère Isabella, tout va bien se passer.
Une rage incontrôlable s'empara de moi. Je connaissais cet homme. C'était lui qui m'avait mise dans cet état. Lui qui était la cause de cette douleur insoutenable ! Ma vie avait basculé du jour au lendemain à cause de lui ! C'était lui qui devrait être à ma place ! Je serrai la mâchoire pour empêcher tout son d'en sortir. Je ne lui donnerais pas la satisfaction de me voir souffrir. J'ignorais si j'étais morte ou vivante mais une chose était certaine : il était là. Il me hantait, me narguait !
Toutefois, je n'étais pas habituée à cette douleur. Elle me déchirait de l'intérieur, me faisait souffrir le martyre. Je n'avais plus aucun contrôle sur mon corps. J'étais piégée dans les ténèbres. Cette noirceur m'oppressait et me brûlait. Je ne voulais qu'une chose, que tout cela finisse. Je voulais mourir ! Une fois de plus ! Je n'accueillais jamais la mort aussi bien qu'à ce moment-là. Elle pouvait me prendre, faire ce qu'elle voulait de moi pourvu que ce supplice s'arrête ! Je ferai n'importe quoi !
Les secondes paraissaient des heures. Je n'avais aucune connexion avec la réalité, j'étais emprisonnée dans cette prison noire. Mon cœur essayait de se frayer un chemin pour sortir de ma poitrine. Il battait tellement fort qu'il n'y avait aucune autre explication possible. Il était entré dans un combat effréné avec les flammes pour rester en vie. Pour que je reste en vie. C'était le centre de toute souffrance, la cause pour laquelle je souhaitais mourir. J'étais même prête à demander à mon ravisseur de me tirer une balle en plein cœur.
Je tentais inlassablement d'ouvrir les yeux. Je ne réussissais qu'à distinguer une forme floue, celle des arbres qui se penchaient comme pour veiller sur moi. Je m'étonnais de voir encore avec ce feu. J'aurais pensé que mes organes de vue avaient été brûlés comme le reste de mon corps. Je n'osais pas imaginer à quoi je ressemblais et je ne m'en souciais que très peu, à vrai dire. Je voulais juste mourir. Etait-ce trop demander ?
Il n'y avait personne autour de moi. Se pouvait-il qu'il soit parti ? Se pouvait-il que je sois tranquille ? Enfin, tranquille était un terme bien peu approprié dans cet état de mille et une souffrances. Cependant, j'endurais. J'endurais cette douleur. Il fallait dire aussi que je n'avais pas vraiment le choix.
Je refermai les yeux brusquement. L'effort avait créé une nouvelle vague de flammes dans mon corps et je laissais échapper un cri plaintif. Si ce n'était pas l'enfer, je préférais ce dernier mille fois à ma situation présente. J'étais une vraie fournaise.
J'ignorais pendant combien de temps j'étais restée de la sorte. Le temps importait immensément et peu à la fois. S'il y avait une date limite, pourvu qu'elle soit proche. J'étais fatiguée d'essayer de me battre. Je souhaitais à tout prix que le feu gagne ce combat. Que mon cœur renonce. A cette pensée, je poussai un nouveau cri et mes muscles se contractèrent. Il semblait que les flammes se focalisaient sur le dernier membre qui se battait encore pour ma vie. Petit à petit, elles quittaient mes pieds, mes jambes, mes mains et mes bras. Pourtant, cela ne calma en rien la douleur. Au contraire, elle s'intensifia. Toute l'énergie de ce parasite convergeait en un seul point. Je ne pouvais plus retenir mes hurlements. Ma respiration se faisait rapide et superficielle. Je ne tiendrais pas longtemps. Etrangement, une vague de soulagement me parcourut le corps. Mon cœur offrait ses ultimes battements. C'était un combat perdu d'avance. Tout serait bientôt fini.
Je pris une profonde inspiration qui me parut superflue. Mes yeux s'ouvrirent brusquement. Je me trouvais au même endroit qu'auparavant. Tout paraissait si semblable et pourtant si différent. Je parvenais à voir avec une acuité sans fin. Chaque détail était perceptible, qu'il se trouvait à une centaine de mètres ou juste devant moi. Je pouvais distinguer les milliers d'insectes qui se baladaient aux alentours, cachés par l'herbe. Aucune chenille se faufilant à travers le feuillage des arbres ne passait outre ma vue aiguisée. C'était aussi fascinant que dérangeant. Cette situation me décontenançait. Il n'y avait pas si longtemps, je brûlais littéralement ! Mon cœur combattait le feu avec véhémence.
Je sursautais brusquement. Mon cœur ! Fébrile, je pressai la main sur ma poitrine. Rien. Aucun battement. J'étais comme morte. Je l'étais peut-être bel et bien ! L'hypothèse d'avoir rejoint une sorte d'autre monde n'était pas à négliger.
Doucement, je me levais. Mes mouvements étaient gracieux, loin de ma maladresse d'antan. Je fronçai les sourcils. Ce n'était pas normal. Je fis un tour sur moi-même, comme pour exécuter un pas de danse. Je restai parfaitement droite et mes gestes furent coordonnés. Je ne trébuchai pas, ni ne tombai. Il y avait un problème. Je réitérai mes actions précédentes. Pas le moindre faux pas. Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi ? Se pouvait-il que le Paradis offrait une grâce sans fin à tout nouveau venu ? J'ignorai que la Bible parlait de cette « grâce » là !
Plaisanteries mises à part, je tentai de ne pas céder à la panique. Je recommençai à tourner sur moi-même. Et encore. Encore. Encore. Je m'arrêtai soudain. Je n'avais pas le moindre vertige !
- Je vois que tu t'accommodes très vite à ta nouvelle situation, déclara une voix masculine.
Je reconnaîtrais cette voix n'importe où. Joël. Je fis volte-face. Il se tenait là, non très loin de moi et affichait un sourire narquois. J'ignorai comment mais il me faisait beaucoup moins peur, à présent. J'avais la sensation d'être son égale, de pouvoir le combattre.
Je lui lançai un regard qui, je l'espérais, exprimait toute ma haine à son égard.
- Que m'avez-vous fait ? murmurai-je entre mes dents.
Mes points étaient serrés. Je bouillonnais littéralement de rage. Comment cet homme osait-il m'enlever ma vie, faire souffrir mes proches et moi-même par la même occasion, tout en agissant de manière aussi décontractée ? N'avait-il donc aucun scrupule ? Non, il n'en avait pas. C'était un monstre qui éprouve de la joie à voir ses victimes souffrir. Il n'avait pas de cœur.
Tout comme moi. J'étais morte. Mais je n'étais pas au Paradis. Il était inconcevable que tel être ait pu me suivre au monde des anges. Où pouvais-je bien être ? Qu'est-ce que j'étais ?
- N'utilise pas ce ton avec moi, me sermonna Joël d'une voix doucereuse. Tu devrais me remercier. En effet, grâce à moi, ta vie sera nettement meilleure ! Fini ta petite existence pathétique d'humaine ! Tu es supérieure à eux désormais, tu es meilleure. Je t'offre jeunesse éternelle ainsi que tout le tintouin. Bienvenue dans mon monde, jeune Isabella. Tu as encore beaucoup à apprendre.
Oh non… Se pouvait-il que…
- Vous m'avez transformée ! l'accusai-je, ébahie. Je suis comme vous ! Un monstre !
Cette révélation me bouleversa. Je n'arrivais pas à y croire ! Ma vie tombait en miettes. Elle avait été détruite par cette créature du Diable. Et à présent, j'en étais également une.
C'était un pur cauchemar ! Cela n'était pas réel !
Je sentais la panique monter. Habituellement, les battements de mon cœur s'accéléraient. Mais plus maintenant. Je n'avais plus de cœur, juste une sensation. C'était désagréable.
Je m'assis à l'indienne tout en passant une main dans mes cheveux. Il fallait que je réfléchisse calmement à la situation. Je vivais tranquillement à Forks avec mon père lorsque tout à coup, je reçus des lettres anonymes. Cette personne semblait me suivre et s'introduire chez moi la nuit. Je ne dis rien à personne jusqu'à ce que Jessica découvre la vérité. Elle me força à porter plainte, ce que je fis, s'en suivit un comportement protecteur de mon père et le débarquement de ma mère au lycée. Là-bas, je fus kidnappée par cet homme, Joël, sous les yeux de mes parents et il m'emmena dans la forêt. Je me rendis alors compte qu'il n'avait rien d'humain. Il me mordit le cou et but mon sang…
Mon sang ! Il avait bu mon sang ! Qui boit le sang des humains ? Les vampires ! C'était un vampire ! J'en étais également une ! Oh non ! Cela voulait-il dire que je devrais vivre éternellement jeune, me cacher dans des cimetières la nuit, et m'abreuver de sang ? Impossible ! A la simple vue de ce liquide rouge, je m'évanouissais !
De plus, Joël était sorti en plein jour et il ne s'était pas transformé en un tas de cendres. Quoiqu'en y pensant, cette idée ne me déplairait pas trop.
Je relevai brusquement la tête. Il n'avait pas bougé d'un pouce et me fixait avec un petit sourire en coin.
- Vous êtes… un vampire ? demandai-je, craignant la réponse.
J'avais encore quelques difficultés à prononcer ce mot à voix haute. C'était tout simplement inconcevable. Comment pouvait-il être un suceur de sang ? Ce n'était qu'un mythe !
- Rectification, ma chère, nous sommes des vampires. N'oublie pas de t'y inclure.
- Vous m'avez changée… en vampire ?
L'information commençait doucement à s'insinuer dans mon cerveau. La colère aussi.
- Oui, c'est cela, confirma Joël fier de son œuvre.
- Vous réalisez que maintenant je peux vous tuer, n'est-ce pas ?
Les mots avaient franchi mes lèvres sans mon consentement. La rage avait parlé à ma place. Je ne voulais qu'une chose : détruire cette créature comme il m'avait anéantie.
- Oh j'en ai parfaitement confiance, Isabella ! Encore faut-il que tu saches comment me tuer.
Il affichait un grand sourire et ses yeux étaient rieurs. Il s'amusait ! Je n'arrivais pas à y croire ! Qu'est-ce qui ne va pas chez lui ?
- Ne vous en faites pas, j'apprends très vite ! m'exclamai-je piquée par ses moqueries.
- Je n'en doute pas. Encore faut-il que tu ne sois pas… distraite.
- Distraite ? Par quoi ?
- Voyons Isabella ! s'exclama-t-il d'une voix forte. La curiosité est un vilain défaut ! Ta mère ne te l'a-t-elle jamais appris ?
Comment osait-il s'en prendre à ma mère ! Il n'avait aucun droit ! Je me retins de ne pas l'attaquer… Mais pourquoi me retiendrais-je ? Il ne méritait que l'enfer !
- Enfin, le temps n'est pas venu à la conversation ! poursuivit-il tout en frappant des mains. Ce sera pour plus tard peut-être. Nous allons démarrer ton apprentissage ! Leçon numéro un : la chasse !
Que…
C'est à ce moment que je le sentis. Un arôme onctueux parvint jusqu'à mes narines et je pris une profonde inspiration. Je n'avais jamais humé un parfum aussi délectable. Elle m'appelait, elle me guidait vers sa source. Je sentais une intense brûlure dans ma gorge qu'il fallait que je calme à tout prix. J'avais une soif à étancher.
Plus rien n'existait autour de moi, il n'y avait que cette odeur et moi. J'ignorais à qui ou quoi elle appartenait et très franchement je n'en avais que faire. Elle était à moi et je l'aurais. J'étais le chasseur et elle était la proie.
J'avais oublié qui j'étais. Je me préoccupais uniquement de ma cible. De sang. C'était comme une drogue impossible à résister. Je savais qu'elle me procurerait un immense plaisir. Qui étais-je pour refuser une telle offre ? La seule chose qui nous séparait était cette fragile enveloppe humaine. Très facile à transpercer.
Je tendis l'oreille. J'entendais un cœur qui battait à vive allure non très loin de ma position présente. Il était en plein exercice. Parfait. Le sang n'en serait que plus chaud.
Je me précipitais vers la provenance de cet arôme. J'étais euphorique. Je courais tellement vite que j'avais la sensation de voler. Un sensation de liberté s'insinuait en moi. J'étais forte, plus forte que quiconque. J'avais la possibilité d'acquérir tout ce que je voulais. Personne n'oserait se mettre en travers de mon chemin.
Je me faufilai gracieusement à travers les arbres, déterminée. J'avais presque atteint mon but. J'aperçus bientôt une clairière baigné sous un ciel voilé de nuages. Le spectacle devait être plus prenant en plein soleil.
Au milieu se trouvait un homme assis sur le sol et fouillant dans son sac de randonnée. Son visage était rouge et perlé de sueur. Je sentais le sang battre dans ses veines. Il me le fallait à tout prix. Maintenant.
Je m'approchais doucement, tel un félin avant de bondir sur sa proie. L'homme releva la tête, surpris et me dévisagea. Je le savais paralysé et hypnotisé par ma simple présence. Le pauvre fou. Il ignorait sur qui il était tombé.
Je lui lançais un sourire narquois tout en continuant d'avancer. Bientôt, mon visage se retrouva à quelques centimètres du sien. Il était un peu plus vieux que moi, probablement dans la vingtaine. Son corps tout entier irradiait la peur. Une vague d'excitation traversa ma colonne vertébrale et mon sourire s'agrandit. J'arrivais enfin au but.
Je rapprochai mes lèvres de son cou et dégageant d'une main le col de son pull et murmurai :
- Ne t'en fais pas, tout sera bientôt terminé.
Je ne reconnaissais plus ma voix. Je ne me reconnaissais plus. Il me fallait juste son sang. C'était tout ce qui importait.
Je mordis dans la chair. Le parfum de son sang ne m'avait pas trompé. Si c'était possible, c'était encore meilleur que je ne l'imaginais. C'était l'extase. Il m'en fallait plus. Je continuai. Encore. Et encore. Et encore. Je sentais ma victime s'agiter faiblement contre moi pour tenter de se libérer comme je l'avais fait plutôt. Il n'y arriverait pas. Tout comme je n'avais pas réussi. Il allait mourir…
Je le lâchai d'un geste brusque. Il s'effondra sur le sol comme une masse, inconscient. Il était pâle. Il n'avait plus de sang dans son système. Son cœur ne battait plus.
Oh Mon Dieu ! Non, non, non, non ! Je n'avais pas tué ce pauvre innocent, je n'avais pas osé faire ça ! J'avais enlevé la vie d'un homme. Je l'avais retiré à sa famille et ses amis. J'étais un monstre.
Non ! Il n'était pas mort ! Il ne pouvait pas être mort ! Il devait encore y avoir un espoir ! Il fallait juste qu'il se réveille ! Je le pris par les épaules et l'agitai violemment. Rien. Aucun signe de vie. Il était parti.
Non, non, non, non, non, non, non ! Comment avais-je pu faire une chose pareil ? Cela ne pouvait pas être réel ! C'était un pur cauchemar duquel je ne pouvais m'échapper. J'étais emprisonnée.
Non, non ! Ce n'était pas possible ! Il suffisait que je ferme les yeux et que je pense à autre chose. J'allais me réveiller ! Cet homme ne serait pas mort, il vivrait tranquillement sa vie et aurait décidé de faire une randonnée dans les forêts de Forks. Il en ressortirait vivant. Oui, il n'y avait rien à craindre. Tout ceci n'était qu'une illusion ! Cette journée paraissait très réelle mais en réalité, elle ne l'était pas ! Mon réveil allait bientôt sonner et je devrais faire face une nouvelle fois au monde banal du lycée avec Mike, Jessica et compagnie. En somme, tout serait parfaitement normal !
Je passai mes mains sur mon visage de façon à me détendre. Toutefois, quelque chose clochait. Je les retirai et poussai un cri. Elles étaient rouge. Il s'agissait du sang de cet homme qui m'était totalement inconnu. D'un geste brusque, je tentai de les essuyer sur mes vêtements pour m'en débarrasser. En vain. Elles étaient profondément implantées dans ma chair de façon à me rappeler l'horreur de mes actes. Non ! Tout ceci n'était pas réel. Tout ceci n'était pas réel. Tout ceci n'était pas réel !
- Et bien je dois dire que tu as fait du bon travail Isabella.
Cette voix. Non.
Ni une ni deux, je me jetai sur lui et le projetai à terre. J'entrepris ensuite de l'asséner de coups. Au visage. Aux jambes. Au ventre. A la poitrine. J'y mettais toute ma colère et ma rage.
- Qu'est-ce que tu m'as fait ? m'époumonai-je en l'agrippant par le col. Pourquoi ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? Tout ça, c'est ta faute ! Tu l'as amené ici, n'est-ce pas ? Je te hais ! Je te déteste! Tu es un monstre ! Tu m'as rendue comme toi ! Tu ne mérites pas de vivre et moi non plus !
Je le frappai à la mâchoire. Encore. Et encore. Il souffrait, j'en avais parfaitement conscience. J'étais plus forte que lui et il le savait.
- Alors quoi ? rétorqua-t-il avec peine sous la force de mes attaques. Tu vas me tuer ? Comme tu l'as tué ? J'ignorai que tu avais pris goût au meurtre, Isabella.
Un nouveau coup de pied à la poitrine. Puis plus rien.
Il se releva fébrilement et vacilla. Je ne fis aucun mouvement pour l'aider. Il afficha un sourire triomphant. Il jubilait.
- Je savais que tu ne terminerais pas le travail. Tu es trop lâche. Enfin, le premier essai là-bas était plutôt réussi. Je suis fier de toi et tu peux l'être aussi. Leçon numéro un accomplie. On se reverra Isabella, que tu le veuilles ou non.
Il tourna les talons et disparu dans la forêt épaisse. Epuisée, je retournai auprès du cadavre et m'effondrai à ses côtés. Je n'arrivais même plus à verser une larme. Mes sanglots étaient secs.
J'avais tué un homme et je ne pouvais même pas le pleurer.
J'ignore si cela vous a plu ou pas! Je l'espère en tout cas.
Au prochain chapitre: Les Cullen débarquent!
J'attends vos reviews avec impatience, n'hésitez pas à me donner votre avis!
Bisous
Perle Bleue
