Bonjour à tous!

Me revoici avec un nouveau chapitre! Merci à tous pour vos reviews, elles m'ont fait extrêmement plaisir!!^^ Je sais que certains n'ont pas appréciés le fait que Bella tue un homme mais il faut savoir que c'est une nouvelle-née qui n'a aucune expérience et aucun contrôle et surtout que Joël est un psychopathe!

Bon, pour plusieurs chapitres, je vais calmer le rythme le temps que Bella se fasse à sa nouvelle vie mais ne vous inquiétez pas, l'action reviendra bien vite.

Sinon, dans ce chapitre, Bella rencontre les Cullen et découvre son nouveau pouvoir. Je tiens à préciser que son pouvoir sera différent que celui de Révélation puisque quand j'ai eu l'idée de cette histoire, le livre n'était pas encore sorti. Et je n'ai pas envie de changer son don.

Personnellement, je ne suis pas aussi satisfaite que je le pensais de ce chapitre mais je pense que ce sera à vous de me le dire alors je vous laisse à votre lecture!

Enjoy!


Chapitre six

J'ignorai pendant combien de temps j'étais restée immobile. Une heure ? Un jour ? Une semaine ? Le temps ne comptait plus pour moi. Après tout, un vampire vivait pour l'éternité, n'est-ce pas ? Le temps, qui était auparavant un obstacle pour les humains, était à présent un compagnon pour des créatures mythiques.

Pouvait-on tuer des vampires avec des pieux dans le cœur et les repousser avec de l'ail ou de l'eau bénite ? Même si cette solution paraissait très tentante, je doutai qu'elle fonctionnerait. Je le sentais. J'étais forte, rapide et dure comme de la pierre. Un simple bout de bois pourrait-il me transpercer le cœur ? Que me restait-il comme solution, alors ? Mourir de faim ? Cela marcherait sûrement. Il n'était pas question que je sacrifie un autre être humain juste pour mon bénéfice. Quitte à vivre une vie de damnée, autant aller en enfer. Au moins, je ne tuerai personne. Il ne me restait plus qu'une chose à faire. Rester allongée et surtout ne pas bouger. Cela semblait être la solution la plus simple et tranquille. Un peu de musique m'aurait bien plue, mais ce n'est pas comme si la forêt contenait des prises électriques cachées. Alors, je chantais. Doucement, pour n'effrayer personne. Parfois, je préférais les airs joyeux, pour ne pas sombrer totalement dans la détresse. Cependant, je fredonnais le plus souvent une mélodie douce et mélancolique. Cela me calmait.

Etant humaine, la musique était toute ma vie. Je m'accrochais désespérément à cette partie de moi. Je voulais encore me dire que je n'avais pas changé, que c'était bien moi, Bella Swan et non pas un monstre sanguinaire. Pourtant, je me reconnaissais de moins en moins. Moi qui auparavant m'évanouissais à l'odeur du sang, adorais maintenant cet arôme si doux et si appétissant. Oui, c'était le bon mot : appétissant. Quelque chose alors changeait en moi, je ne me contrôlais plus. J'étais une bête, un monstre. J'étais revenue à l'était primitif. Moi : chasseur, humain : proie. C'était aussi simple que cela.

Il y avait aussi le fait que j'étais la fille la plus maladroite que personne n'ai jamais connu. Mais non, à présent, j'étais d'une grâce inouïe à chaque instant. Je le sentais puisque ce n'était pas moi. Je n'étais pas dans le bon corps, il devait il y avoir une erreur. Je ne m'étais pas vue depuis ma transformation mais il n'y avait aucun doute que j'était différente physiquement. Comment aurais-je pu « séduire » ce pauvre homme, autrement ? Cette force, cette rapidité n'étaient pas mienne. Cette grâce, non plus. Je ne méritai pas tout cela.

Mes sens semblaient s'être développés aussi. Chaque détail des alentours, je le voyais. Quelque odeur à proximité, je la sentais. Un bruit, un son même minime, je l'entendais. Les gouttes de pluie sur ma peau, jamais je n'avais ressentis quelque chose de semblable.

Le temps s'accordait parfaitement avec mon état d'esprit. Il pleurait les larmes que mon corps ne pouvait plus déverser. Ces larmes étaient de douces caresses froides contre ma peau. Elles me comprenaient. Après tout, j'avais tué un homme.

Seul le goût était affaibli. Je n'avais plus faim. Je n'avais plus envie de pizza. Je ne me rappelais même plus quelle saveur cela avait.

C'est alors que j'entendis la plus belle voix que je n'avais jamais entendu. Elle était douce et belle. Ses intonations veloutées prononçaient mon prénom. Jamais je n'aurais voulu que cela s'arrête. Etais-je en train de rêver ? Impossible, je n'avais ressenti aucune once de fatigue depuis…mon changement.

J'ouvris alors les yeux et redressai légèrement la tête. Il semblerait que Dieu existe, finalement. Juste au-dessus de moi se trouvait un magnifique jeune homme. Il devait avoir mon âge. Sa peau était d'une grande pâleur et il avait des cernes sous les yeux. Pourtant, cela ne le désavantageait pas, au contraire. Cela le rendait encore plus beau. Ses cheveux désordonnés étaient de couleur cuivrée. Mais ce furent ses yeux qui m'intriguèrent le plus : ils étaient topazes. Or, avez-vous déjà vu quelqu'un avoir des yeux de cette couleur ?

Il m'appela. Etait-ce lui qui avait parlé, quelque secondes plus tôt ? Cela ne faisait aucun doute. Il me regarda, comme s'il s'inquiétait pour ma santé mentale.

J'ouvris la bouche pour lui répondre mais les sons qui sortirent ne furent pas ceux que j'éspérais :

- Comment connaissez-vous mon nom ?

La logique aurait voulu que je pose une question du genre : « Qui êtes-vous ? » ou « Que me voulez-vous ? ». Mais la simple présence de cette personne m'empêchait de réfléchir clairement. Il avait réussi à faire quelque chose que personne d'autre n'avait pu faire, en seulement quelques secondes : il m'avait ébloui.

Un sourire de soulagement apparut sur son visage et je crus que le monde autour de moi s'éclairait. Il pouvait donc être encore plus beau qu'il ne l'était déjà. Un exploit.

- C'est un secret, me répondit-il de sa belle voix.

Je fronçai les sourcils. Un être comme lui n'avait rien à faire ici. Ce n'était pas sa place. J'étais un monstre qui avait tué un homme, un être humain.

Je le regardai un long moment et quelque chose me vint à l'esprit. Quelque que je savais véridique. Ce garçon s'appelait Edward. Cette information s'encra dans mon esprit comme quelque chose d'irréfutable. Il s'appelait Edward et pas autrement.

Je prononçai doucement son nom pour voir quel effet cela faisait. J'avais toujours aimé ce prénom, même s'il n'était plus courant de nos jours. Il était plutôt utilisé au début du XXème siècle.

J'avais tué un homme.

Je retournai mon attention sur Edward et vis qu'il avait la tête tourné. C'est à ce moment-là que je réalisai que nous n'étions pas seuls. Je me redressai doucement pour apercevoir deux autres jeunes gens tout aussi beaux et identiques mais pourtant si différents de la personne qui était à mes côtés.

A gauche, se trouvait un homme. Il semblait le plus âgé mais ne devait pas avoir plus de la trentaine. Vingt-trois ans. Ses cheveux blonds lui donnaient un air de star de cinéma. Il avait les même traits qu'Edward concernant la pâleur de sa peau, les cernes et la couleur des yeux.

Quant à l'autre personne, c'était une jeune femme qui me regardait avec des yeux surpris. Se pouvait-il qu'ils m'aient entendus prononcer le nom du garçon à mes côtés ?

Elle aussi avait les mêmes caractéristiques que les deux hommes et ressemblait à un petit lutin à cause de sa taille et de ses cheveux noirs coupés court.

Mes yeux retournèrent sur celui qui semblait être le chef du groupe et je murmurai :

- Carlisle…et Alice.

Je regardai à présent la seule personne de sexe féminin du groupe. Son regard surpris avait disparu, comme si elle s'y attendait.

Ces deux prénoms m'étaient venus à l'esprit comme ceux d'Edward. D'où me venait ce flot soudain d'informations ? Je ne les avais jamais vu de ma vie…et de ma mort. Comment pouvais-je savoir cela ? Pourtant, c'était la vérité. Ils avaient le physique à porter ces noms.

Soudain je sentis des bras s'enrouler autour de ma taille et me soulever. En un instant, je fus sur pied. Edward me lâcha et je reculai d'un pas pour les avoir tous dans mon champ de vision.

Embarrassée d'être vue dans cet état, je baissai la tête. Je devais avoir l'air pathétique, trempée de la tête aux pieds et couverte de boue. Je ne savais pas pourquoi je ne les avais pas entendus. Peut-être étais-je trop focalisée sur le son de la pluie ou est-ce le fait que mon esprit était très loin d'ici.

Je décidai alors de répéter ma dernière question :

- Comment connaissez-vous mon nom ?

Carlisle me lança un regard amusé.

- Je pourrai te poser la même question, me répondit-il sa voix toute aussi belle que celle d'Edward.

Si j'étais encore humaine, j'étais certaine que mes joues seraient devenues rouge. Je commençai à jouer avec le manche de mon gilet en évitant de croiser leur regard.

- Je suis désolée. J'ignore pourquoi mais je sais comment vous vous appelez. C'est comme ça, je n'y peux rien.

J'avais tué un homme.

Je l'entendis marcher lentement dans ma direction et je levai les yeux.

- Tu n'as pas à t'excuser, tu n'as rien fait de mal. Et tu as raison, je m'appelle bien Carlisle. Etant donné que tu as fait ta part du marché, je pense que maintenant c'est à notre tour de la remplir. C'est tout ce qu'il y a de plus juste. Il se trouve qu'il y a quelque jours, Alice t'a vue.

Je regardai la jeune femme qui s'était à présent rapprochée. Elle me lançait un sourire amical auquel je me trouvais incapable de répondre. J'étais comme paralysée, n'ayant pas encore assimilée la suite des événements. J'étais allongée au sol, en train de remuer mes idées noires quand tout à coup, je me retrouvai en train de faire la cosette avec trois vampires particulièrement beaux… Vampires ?… Ils étaient comme moi. Pourtant ils avaient l'air si… gentils. La seule autre créature de la sorte que j'avais rencontrée était un monstre sanguinaire sans aucun scrupule, qui d'ailleurs avait fait de moi ce que j'étais, à présent. Cependant, ceux qui étaient devant moi avaient l'air différent. Mais comme on dit, les apparences peuvent souvent s'avérer trompeuses. J'avais tué un homme.

Je remarquai alors quelque chose. Ils étaient des vampires mais avaient des yeux topazes. Or, je me rappelle parfaitement avoir vu les yeux de mon assaillant : ils étaient d'un rouge saisissant. La couleur du sang.

- Vous êtes comme moi, murmurai-je d'une voix à peine audible. Mais, vous êtes différents. Vos yeux… ils sont différents.

Carlisle jeta un rapide coup d'œil à ses compagnons. Invisible pour l'œil humain, mais perceptible pour des créatures mythiques comme nous.

- Je ne crois pas que ce soit le meilleur endroit pour en parler. Pourquoi n'en parlerions-nous pas ailleurs ? demanda-t-il.

Sans vraiment en être consciente, je fis un pas en arrière. Même si mon instinct me disait le contraire, je n'avais aucune preuve de leur bonne volonté. Après tout, le seul autre vampire que j'avais rencontré était mon géniteur. Tout ce qu'il désirait c'était goûter mon sang qui, apparemment, était exquis.

- Pourquoi je vous suivrais ? murmurai-je doucement.

- Je peux te donner plusieurs raisons, la voix d'Edward intervint.

Je crois que je ne m'habituerais jamais à sa voix. A chaque fois que je l'entendais, des frissons me parcouraient la colonne vertébrale.

Je me tournai pour mieux le regarder et attendis qu'il continue.

- Premièrement, tu es seule et sans repère. Je crois qu'en nous suivant, tu n'as rien à perdre. Deuxièmement, si nous étions des ennemis, nous t'aurions déjà attaquée. Et troisièmement, au plus profond de toi, crois-tu que nous sommes dangereux ?

Je restai un moment silencieuse. Etaient-ils dangereux ? Oui, c'était certain. Mais j'étais dans le même cas. Voulaient-ils me faire du mal ? Je n'en savais rien. Non, en fait je savais qu'ils étaient digne de confiance. Cependant, le manque de preuve ainsi que cette soudaine venue d'informations me faisaient douter. Elles me désarçonnaient. Que devais-je faire ? Serait-il plus prudent d'aller dans un endroit neutre pour en parler ? Quelque part que ni eux, ni moi ne seraient familier avec ?

Je remarquai qu'Edward me fixait avec une expression frustrée. Pourquoi me regardait-il de la sorte ? Aux dernières nouvelles, je n'avais rien fait qui aurait pu le contrarier ou le vexer. Parfois, je le voyais hocher ou secouer imperceptiblement la tête comme s'il répondait à des questions informulées. Et si… ?

- Aurais-tu la capacité de lire dans les pensées ? lui demandai-je.

Il afficha un regard surpris, ne s'y attendant sûrement pas. Ce qui prouvait que j'avais raison. Je décidai de pousser un peu plus sur ma théorie :

- Se pourrait-il que tu sois incapable de déchiffrer les miennes ? continuai-je.

Il lâcha un grognement frustré, indiquant son origine bestiale tandis qu'un rire cristallin retentit dans les bois. Il semblait qu'Alice trouvait la situation hilarante.

- Je dois avouer que sur ce coup-là, elle t'a bien eue, Edward !

Alors que l'intéressé ouvrait la bouche pour répondre (de manière tout sauf gentille, j'en étais certaine), Carlisle l'interrompit en levant la main devant lui.

- Je crois que ce n'est ni l'endroit, ni le moment pour vos chamailleries. Pour en revenir au sujet précédent, dit-il en se tournant vers moi, je comprends ta réticence à nous suivre. Je dois avouer que les arguments d'Edward sont plus que pertinents, mais nous ne pouvons t'obliger à venir avec nous. C'est pourquoi j'ai une proposition à te faire. Pourquoi n'irions-nous pas dans un endroit plus confortable ?

- Surtout qu'il va bientôt se remettre à pleuvoir, précisa Alice.

Trois paires de yeux convergèrent dans ma direction et détestant être le centre d'attention, je baissai immédiatement la tête. Je laissai sortir un rapide son qui laissait entendre mon consentement et grimaçai en pensant que ce son en question avait plus l'air d'un couinement que de la réponse d'un vampire.

Ils commencèrent à parler d'une maison abandonnée dans laquelle ils vivaient, il y a plusieurs années. J'ignorai qu'ils étaient un jour venu à Forks. Mais en y réfléchissant bien, cela semblait logique. Il n'existait pas beaucoup d'endroits où le soleil faisait son apparition que rarement. Je me doutais bien que la règle première d'un vampire était de cacher sa véritable nature.

- Devrons-nous passer par le centre ville ? demandai-je timidement.

Je ne voulais pas me retrouver en présence d'humains. Je savais que je n'arriverais pas à me contrôler. J'étais dangereuse pour eux. J'avais tué un homme.

Ils semblèrent comprendre ma crainte et me lancèrent des regards compatissant.

- Non, tu n'as pas à t'inquiéter. Nous vivions éloignés de toute présence humaine, cela aurait été trop dangereux de vivre à proximité. Nous prendrons la voiture et conduirons directement là-bas, répondit celui qui semblait être le chef.

J'acquiesçai, hésitante.

Il semblait que personne n'osait faire le premier pas. Nous étions tous debout, immobile, à nous toiser les uns les autres sans trop vouloir bouger. Finalement, je décidai de rompre le malaise en commençant à m'avancer.

- Hum… c'est dans l'autre direction, intervint Alice.

Comme je souhaitais que le sol puisse se dérober sous mes pieds pour qu'ainsi, je m'enfonce six pieds sous terre ! Je pouvais entendre des étouffements de rire venant sûrement d'Edward et d'Alice. N'osant plus lever la tête, je la gardai baissée, morte de honte. Finalement, Alice qui sembla me prendre en pitié, me prit par la main et m'entraîna sur le bon chemin. Les deux hommes ne tardèrent pas à nous suivre et ainsi commença un trajet silencieux plutôt inconfortable, je devais l'avouer. Mes compagnons ne semblaient pas pressés, au contraire. Nous marchions à travers les bois, Alice ne m'ayant pas lâchée pour me guider. D'ailleurs, elle sembla percevoir mon embarras puisqu'elle fit une légère pression sur ma main d'un geste rassurant suivi d'un petit sourire. Je le lui rendis, incertaine.

J'avais tué un homme.


Bon, je sais c'est un peu court mais je me rattraperais bien vite. N'hésitez pas à me donner votre avis!

Bisous

Perle Bleue