Réponse à Emashi : Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira aussi :)

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Note d'auteur : Je n'ai toujours pas de fréquence de publication, car je ne peux toujours pas la tenir.

Rating : T

Pairing : Aucun pour l'instant

Disclaimer : Comme la merveilleuse Joanne Kathleen n'aime pas que l'on dise que le monde et les personnages de Harry Potter lui appartiennent, je dirai simplement qu'ils ne m'appartiennent pas, à moi. Sauf certains OCs évidemment.

Dédicace : A Kathleen O'B, meilleure amie à temps partiel et emmerdeuse à temps complet, je te dédie cette histoire de la première lettre jusqu'au dernier point. Mention spéciale à CarolineAlyssonne (deuxième meilleure amie à temps très partiel, chianteuse à l'occasion, et lâcheuse en temps presque continue :3) ; tu me manques et j'aimerais vraiment que tu reviennes avec nous...

Note de chapitre : Enfin, l'histoire devient vraiment intéressante ! Je ne dit rien de plus et vous invite à lire ce chapitre beaaauuucoup plus long que les premiers (environ onze pages word) et à me retrouver en note de fin. J'espère que cela vous plaira autant que ça m'a plu de l'écrire ! Bonne lecture !

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...

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Répartition et cheveux blonds

Les élèves plus âgés commençaient à se taire en voyant arriver les petits nouveaux. Quatre grandes tables étaient placées parallèles, recouvertes de vaisselles d'or fin orné de pierres précieuses délicates et translucides. Le plafond magique, qui fit pousser des exclamations étouffées à certains élèves né-Moldus, comportait déjà des étoiles, malgré le mince et dernier rayon de Soleil qui disparaissait derrière les nuages roses et orangés au beau milieu du ciel violacé. Des bougies flottaient dans les airs et illuminaient les visages qu'Albus ne parvint pas à identifier dans son état de panique.

Albus suivi les autres entre les deux tables du milieu en essayant d'ignorer les regards curieux. « Ce n'est qu'un mauvais moment à passer », essaya-t-il de se convaincre. Mais il était conscient que se jouait sa vie entière en ce moment-là.

Enfin, leur procession s'arrêta, et le professeur Flitwick monta sur l'estrade, où était posé un antique tabouret à trois pieds, avec posé dessus un vieux chapeau élimé, rapiécé, plus gris que noir. Albus déglutit difficilement à sa vue et remarqua malgré son stress que son voisin aussi. Derrière, les professeurs siégeaient à leur table, la directrice au milieu, l'air vénérable et sévère, beaucoup plus qu'Albus ne l'avait vu quand elle était invitée chez lui par ses parents. En bout de table, Il aperçut Hagrid lui faire un signe de la main auquel il n'eut pas le courage de répondre.

Soudain, sans prévenir, faisant sursauter plusieurs premières années, une déchirure s'ouvrit dans le choixpeau qui se mit à chanter d'une voix éraillée :

"

Je n'ai pas ce qu'on peut dire

Des accessoires plus chics que moi,

Mais j'ai la mission de vous répartir

Afin que vous trouviez votre voie.

En effet je dois vous mener

Dans la maison qui vous correspond,

Ce ne sera pas par affinités

Mais mon choix sera le bon.

Si vous êtes courageux et loyal

Bon, juste et plutôt fort

Si vous ne renvoyer pas la balle,

Sûr, vous êtes un Gryffondor.

En étant sage et réfléchi,

En respectant les grandes règles,

Si vous voulez être instruit,

Vous devez aller à Serdaigle.

Si vous êtes des plus malins,

Rusé, un peu fourbe, un jeune renard,

Pas peu fier, pas très câlin,

Vous êtes sans conteste un Serpentard.

Si vous êtes juste et honnête,

Si vous n'usez pas inutilement vot' souffle,

En utilisant vot' cœur plus qu'vot' tête,

Vous serez envoyé à Poufsouffle.

Je finirai en ajoutant

Que séparés, unis vous devez rester,

En tout temps, à tous moments,

Pour ne pas que soient gâchés

Les efforts de vos anciens.

Ne faites pas de ces bêtises

Qui n'ont assurément servies à rien

Qu'à détruire qu'on se le dise.

Maintenant vous êtes prév'nus,

Surtout faites toujours attention.

À présent, l'instant est venu

De commencer la Répartition.

"

Tout le monde applaudit dans la Salle, des petits nouveaux, enthousiasmés, jusqu'aux professeurs. Puis le professeur Flitwick déroula un long parchemin et appela :

— Abercrombie, Melody !

Albus sentit plus qu'il ne vit la brune se pétrifier et pâlir quelques mètres devant lui. Il pensa que Rose était en train de la pousser pour qu'elle bouge. Elle s'avança d'un pas timide et hésitant, et sembla vouloir se liquéfier sur place. Heureusement que Rose et lui lui avaient expliqué la démarche, sinon elle se serait certainement évanouie. Il y eu de nombreux ricanements quand les élèves s'aperçurent de la longueur de sa jupe, vite étouffés par le froncement de sourcils de McGonnagal.

Elle s'assit sur le siège lentement, comme si elle avait peur qu'il la morde, et Flitwick posa le chapeau sur ses cheveux. Il lui tomba devant les yeux et le silence se fit plus ou moins. Plusieurs secondes passèrent pendant lesquelles Albus retint son souffle, puis le choixpeau hurla :

— GRYFFONDOR !

La table des rouge et or se mit à applaudir avec ferveur la nouvelle venue, tandis que la petite brune se levait et partait s'asseoir entre deux élèves un sourire vaguement incrédule aux lèvres, après avoir rendu le chapeau au professeur. Albus applaudit aussi depuis sa place en espérant fortement rejoindre son amie.

― Ensuite, un cas un peu spécial car il arrive en troisième année pour avoir changé d'école : Anderson, Lilian !

Un garçon brun et bronzé se détacha du groupe et pris place sur le siège. Le choixpeau semblait ne pas pouvoir se décider, puis finalement hurla :

― POUFSOUFFLE !

Les élèves s'enchaînaient ainsi, les uns après les autres. Baker, Xann fut envoyé à Serpentard, puis Blackburn, Cheyenne à Gryffondor. À chaque fois, les nouveaux s'installaient à leur place sous le croulement des acclamations de sa nouvelle tablée.

Chakowsky, Chipie à Poufsouffle ; Collins, Dave, Serpentard ; Corner, Anthony, Poufsouffle ; Enders, Fanny, Poufsouffle ; Enders, Jenny, Serpentard ; Finnigan, Luke, Griffondor ; Green, Lloyd, Serdaigle ; Harrington, Clodagh, Poufsouffle ; Hernández, Carla, Gryffondor ; Hopkins, Lou, Gryffondor ; Kelly, Liam, Serdaigle ; Llewellyn, Raphael, Serdaigle ; Malefoy, Scorpius, …

Le garçon blond aux côtés d'Albus se détacha du groupe et s'avança lentement vers le professeur Flitwick pendant qu'un silence attentif prenait place dans la salle. Des dizaines et des dizaines de paires d'yeux curieux le suivirent tandis qu'il s'asseyait avec calme. Il n'avait pas peur de regarder la Salle en face, et de croiser des regards hostiles. Son visage était cependant couleur de craie.

Juste avant que le chapeau ne tombe sur ses yeux, il croisa le regard du brun.

Yeux gris et yeux verts.

Glace et feuillage.

Hiver et printemps.

Renouveau.

Albus reçut de plein fouet la tristesse et la solitude de son regard. Malefoy perçut la curiosité et la compassion du sien. Et tous deux ressentirent un lien puissant entre eux, qui faisait presque mal à la tête.

Le bord noir de la coiffe cacha les yeux de neige et brisa le lien. Albus inspira fortement. Il ressentait quelque chose de fort en ce garçon, quelque chose qu'il voulait connaître.

Le choixpeau resta longtemps sur le garçon. Au début, ce dernier lui parla silencieusement, l'air contrarié, puis afficha une mine soulagée. Manifestement, la réponse du choixpeau lui avait plu. Cependant, le chapeau mettait un temps fou à se décider. Le jeune garçon finit par avoir les phalanges crispées sur les bords du tabouret.

Des murmures commençaient discrètement à se faire entendre. « Je m'en doutais », « Bien fait pour lui ! », « Tu crois qu'il ne va pas être accepté ? » demanda même une fille à la gauche d'Albus, et puis surtout ce terme étrange, qui revint plusieurs fois, comme une évidence : « Mangemort ». Albus s'indigna. Avoir attendu tellement longtemps pour arriver là et se voir renvoyé dès le premier jour ? Personne ne méritait cela. Il espéra que cela n'arrive pas au garçon. Et puis, que voulait dire ce mot bizarre ?

Au bout d'un temps infini, le garçon relâcha ses doigts et passa sa langue sur ses lèvres. A ce moment-là, le choixpeau brailla :

― GRYFFONDOR !

Ce qui suivit fut très étrange. D'abord, il n'y eu plus un bruit. Absolument tout le monde se tut et fixa le nouvel élève, y compris les professeurs. Un silence assourdissant entoura le jeune garçon à la place d'applaudissements. Même Albus ne savait pas trop comment réagir. Il se dit tout de même qu'il fallait faire quelque chose pour le blond qui s'était relevé et avait rendu le chapeau à Flitwick qui le lui prit en silence. Au moment où il décida d'applaudir, un autre le fit à sa place. Une autre. La directrice.

Albus l'imita aussitôt bien que l'on ne le remarquât pas et après une hésitation, les professeurs aussi la suivirent. Pour finir, la salle entière l'acclamait, bien que certains assez froidement, du côté Griffondor surtout. Quoique plusieurs Serpentard âgés l'ignoraient superbement. Scorpius Malefoy alla s'asseoir avec dignité aux côtés des autres Griffondor, la tête haute et le menton levé.

Puis le professeur Flitwick appela :

― Maners, Riana !

Une jeune demoiselle sortit de leur groupement et s'avança avec grâce. Elle portait une jupe d'une coupe un peu étrange.

Lorsqu'elle s'assit, Albus put la voir en face. Elle était plutôt petite et portait ses cheveux couleur de miel très courts, une coupe au carré plutôt rétro avec une frange épaisse qui s'arrêtait juste au-dessus des yeux, à la Yoko Tsuno, héroïne éponyme d'une bande dessinée Moldue qu'il affectionnait beaucoup. Sa peau couleur de pêche reluisait sous la lumière et ses grands yeux de couleur indéterminée brillaient de façon peu commune.

Le choixpeau ne lui cachait pas entièrement les yeux, bizarrement. Après de très, très, très longues minutes pendant lesquelles elle parut plutôt perturbée, le verdict tomba :

― SERPENTARD !

Albus s'étonna de voir une personne à l'air si innocent être envoyée dans cette maison. O'Hara Scarlett, O'Neil Louisa et Orlando, Sacha étaient envoyés respectivement à Serdaigle, à Poufsouffle et encore à Serdaigle pendant qu'il la suivit des yeux alors qu'elle se plaçait avec douceur à sa table, puis qu'il l'observa encore. La lueur des chandelles suspendues se reflétait dans sa chevelure, qui parut un instant d'or pur, et aveugla Albus, presque autant que son sourire, pourtant pas spectaculairement grand, mais plutôt léger et timide. Puis, un appel le fit sursauter :

― Potter, Albus !

Lui n'eut pas droit à un silence mais à une cacophonie de murmures très peu discrets quand il approcha :

― Albus Potter ?

― Comme dans Harry Potter ?

― Le frère de Jaaames !

― Il est trooop chou !

― Ce qu'il est mignon !

― Vous croyez qu'il est comme son père ?

― Il lui ressemble beaucoup, c'est sûrement un vrai Potter !

― Laissez-moi voir !

Un beuglement s'éleva au-dessus du tumulte ; James :

― Vas-y, Al !

― Monsieur Potter ! s'écria un professeur. Descendez de ce banc et taisez-vous ! Votre conduite est inqualifiable !

Extrêmement intimidé bien que la remontrance ne s'adressât pas à lui, il se posa sur le vieux tabouret et attendit que le choixpeau soit sur sa tête. Avant que qu'il ne lui cache les yeux, il put voir d'innombrables regards le dévisager. Puis ce fut le noir.

― Tiens, tiens, tiens, fit une petite voix nasillarde à son oreille. Voyez-vous ça, un Potter… Eh bien mon garçon, tu possèdes de grandes qualités, hmm ? Je vois en toi des prépositions intellectuelles certaines, de l'obstination, ou plutôt devrais-je dire de la détermination, ainsi que beaucoup d'ambition, de la volonté de bien faire, de la bravoure aussi, et j'en passe. C'est difficile, trèèèès difficile. À ton avis, quelle serait la Maison qui t'aiderait le plus et le mieux ? Tu ne réponds pas ? Tu n'es donc pas très exactement comme tes aînés, qui eux se sont obstinés à aller dans une Maison qui n'était pas véritablement la meilleure pour eux. Mmmh, alors…Toutes les maisons te correspondraient en réalité. Bien, alors, je pense à Serpentard cela ferait un peu d'originalité, et donnerait une bonne surprise à l'assemblée, qu'en penses-tu ? Ah, mais suis-je bête ? il vient d'y en avoir une ! Non pas que mon choix ait été pris à la légère, détrompe-toi. Ce garçon a particulièrement sa place à Gryffondor. Mais de quoi parlais-je donc ?

Albus laissa continuer de parler le choixpeau, interloqué. Des qualités intellectuelles, lui ? Quand le couvre-chef lui eut demandé son avis sur la Maison qui l'aiderait, il n'avait pas su quoi répondre, car il n'en savait strictement rien, cela n'ayant pas de rapport avec ses préférences. Et lorsque il suggéra de l'envoyer à Serpentard, il se dit après un moment d'horreur que si c'était le bon choix à faire, après tout…

Son père avait failli être envoyé dans une maison, mais avait été heureux ailleurs. Si lui allait dans une maison inattendue mais du choix d'origine du choixpeau, peut-être serait-il encore plus heureux. Sûrement pourrait-il avoir de bons amis là-bas. Il pensa furtivement à la fille aux cheveux d'or blond. Il allait peut-être faire une grosse erreur, mais tant pis.

― Envoie-moi où je dois aller, pensa-il très fort à l'intention du chapeau, le coupant dans la reprise de son monologue. Je ne veux pas gâcher ma vie pour une erreur de jugement et un caprice.

― Tu accepterais totalement et sans broncher le choix d'un autre même s'il te répugne, et même si tu n'es pas sûr de savoir ce qu'est ce choix ? interrogea le choixpeau, surpris. La force, continua-t-il comme pour lui-même, de faire quelque chose même si on ne le voulait pas. Le courage d'affronter ce qui nous fait peur, ce que nous avions jusqu'alors repoussé. L'envie de se confronter à ce que nous ne voulions pas, pour essayer de trouver ce que nous cherchons ailleurs que là où nous pensions auparavant le trouver…

» J'ai pris ma décision, jeune homme ta place est sans conteste à GRYFFONDOR !

N'en croyant pas ses oreilles, Albus enleva le choixpeau de ses cheveux en se relevant, et le fixa, incrédule, tandis que l'on l'acclamait. Il rendit finalement l'objet au professeur Flitwick qui le regardait avec appréciation, et se dirigea vers sa table.

Il se laissa tomber sur une place libre pendant que James et Fred entraînaient un peu toute la table à scander en chœur « Potter ! Potter ! Potter ! », et la Répartition continua, avec Piterson, Russel envoyé à Poufsouffle.

Scorpius Malefoy était assis juste en face de lui mais semblait plutôt intéressé par son coude. Quant à Melody, elle s'était trouvé une place perdue entre deux élèves pour ne pas qu'on la remarque, trop loin pour qu'ils puissent discuter. Il tourna alors la tête vers la table des professeurs pendant que Robertson, Yannick était envoyé à Serpentard. Il était à ce propos un peu surpris qu'au moment où il acceptait d'être envoyé chez eux, il soit affecté ailleurs. Il était très content de suivre la tradition familiale, mais ressentait une légère pointe de regret, mais il la repoussa vite, ne sachant pas ce qu'elle signifiait.

Il étudia ses professeurs. Il y avait bien entendu la directrice, respectable et lointaine avec son chignon serré d'un blanc nacré ; Flitwick et sa barbe vaporeuse Hagrid, qui avait l'air d'avoir très faim mais qui lui adressa un signe de la main ; une vieille ratatinée avec un nez crochu et un chapeau semé d'étoiles, qui semblait dormir, le menton sur sa poitrine ; une femme entre deux âges, petite et dodue, aux côtés d' un homme assez jeune, beau et charmeur ; une femme d'une quarantaine d'années, aux cheveux courts blonds cendrés, qui surpris son regard et darda sur lui des yeux perçants qui le firent frissonner ; Neville Londubat, son parrain et futur professeur de botanique – Albus remarqua que c'était lui qui avait enguirlandé James précédemment, ce qui contrastait bien avec les fois où il venait à la maison, et s'amusait à faire des blagues avec eux et les soutenait face à leurs parents ; ainsi qu'une créature vaporeuse de couleur verte, aux yeux immenses et ronds, toute ridée et tremblotante, croulante sous des guirlandes de perles emmêlées à son cou, ses poignets, ses oreilles et sa tête, frêle fleur qui n'aurait pas supporté l'hiver.

Il s'aperçut soudain que c'était une dame âgée portant des lunettes et enveloppée de voiles. Il eut un sourire et se dit que, sûrement sourde, elle ne risquerait pas de leur imposer le silence, pendant les cours, qui risqueraient fort de devenir des heures de repos.

― Comique, hein ? fit un chuchotement.

Il sursauta et se détourna, croisa des yeux gris bleuté. C'était la première fois qu'il l'entendait parler. Il avait un timbre grave pour son âge. Comme le brun ne répondait pas, il continua :

― Elle s'occupe de la divination, on ne peut l'avoir qu'en troisième année. Dommage, ses cours doivent être passionnants !

Albus sourit en se rendant compte que l'autre avait eu la même pensée que lui. Le blond pris ça comme un encouragement et lui tendit la main par-deçà la table. Il lui serra sans hésitation. Elle était fine et douce, très blanche, ainsi que parfaitement soignée et manucurée.

― Scorpius Malefoy.

Albus le savait, bien sûr, mais ne le fit pas remarquer par politesse.

― Albus Potter, enchanté.

Le regard de son camarade lui fit comprendre que lui aussi le savait, mais il ne dit rien non plus. Ils étaient sur la même longueur d'onde.

― Moi de même.

Il avait un langage et une façon de parler assez aristocratique, malgré la liberté de parler due à leur âge qu'il possédait aussi bien qu'Albus.

D'une oreille, Albus essayait de suivre la Répartition malgré sa qu'ils parlaient, Ryan, Norris fut envoyé à Serdaigle et Samuels, Mark à Griffondor.

Smith, Jerry à Poufsouffle ; Smithson, Juliet à Gryffondor ; Stanley, Ludovic à Serpentard ; Steward, Isabella à Poufsouffle ; Sullivan, Lexie à Serdaigle ; Thompson, Redmond et Tyler, Blake à Serpentard ; Walter, Laura à Serdaigle ; Watson, Steven à Poufsouffle…

Puis vint le tour de…

― Weasley, Rose !

Albus se tourna vivement vers elle, en croisant les doigts.

― Tu la connais ? murmura Scorpius.

― C'est ma cousine, répondit-il dans un souffle.

Le choixpeau prenait le temps de réflexion et la rousse avait l'air tracassée. Enfin, le choixpeau cria :

― SERDAIGLE !

Rose se leva avec raideur comme si elle avait été piquée sous les applaudissements de la table la plus à droite. Elle ne souriait pas et son cousin la connaissait assez pour savoir qu'elle était sur le point de pleurer.

― Oh non… souffla-t-il entre ses dents.

― Il y a un problème ? demanda Scorpius.

― Elle aurait tant voulu être à Gryffondor, répondit le brun. Ses parents y étaient, mes parents aussi, tous nos oncles et tantes et presque tout le reste de la famille. Je ne pense pas que mon oncle sera fâché, mais déçu, certainement. Rose va en pleurer pendant des mois.

― Tu sais, avoua Scorpius tandis que Whiteman, Seth allait à Serpentard, mon père était à Serpentard, et toute ma famille paternelle depuis de nombreuses générations. Ma famille maternelle aussi. Tout le monde s'attendait que j'allasse à Serpentard, ou, à la pire des limites, à Serdaigle. Je crois bien, soit dit en passant, que les Serdaigle sont les seuls que les Serpentard, de l'ancienne génération du moins, acceptent de côtoyer, car ils sont intelligents et sérieux. Les Poufsouffle sont pour eux inintéressants, et les Grfffondor, eh bien… ça se passe de commentaires…

» Tu vois, moi, quand je devrais annoncer à mon père que je suis à Gryffondor, je devrais auparavant appeler l'hôpital St Mangouste pour qu'ils envoient quelques Médicomages. Gryffondor ! (Il eut un petit rire.) Le pauvre. Il va en faire un anévrisme.

― Tu aurais peut-être dû demander au choixpeau de ne pas t'y envoyer, hasarda Albus après que Zabini, Kenneth fût envoyé à Serpentard.

― Tu es dingue ! renchérit Scorpius. Surtout pas ! Je n'avais aucune envie de suivre la tradition. J'en ai assez que l'on me regarde de travers partout où je vais, sous prétexte que je suis le fils de mon père ! Je ne sais même pas ce qu'il a fait, et ça m'énerve. Je veux montrer que je ne ferai pas les mêmes erreurs qu'il ait pu faire, quoi qu'elles fussent. Je l'admire et le respecte profondément, mais je ne veux pas vivre sa vie. Je veux que les gens me voient comme Scorpius et non comme Malefoy.

― J'aimerais bien aussi que l'on me regarde comme Albus et pas comme Potter, avoua Albus d'une petite voix. Tout le monde m'admire, à cause de ma famille. Je ne sais même pas ce qu'elle a fait, mais ce qui est sûr, c'est que jamais je ne pourrai réaliser pareilles actions.

― Ne dis pas des stupidités. Tu es capable de grandes choses, ça se voit tout de suite, le rassura le blond d'une voix douce.

Il lui sourit.

Sans se concerter, ils se tournèrent en même temps vers la directrice qui s'était levée pour faire son discours.

― Bien, commença-t-elle, l'air sérieux, vous voilà tous prêts pour une nouvelle année à Poudlard. Je voudrais souhaiter bon courage au nouveau comme aux anciens, et je vais m'arrêter là car je pense que tout le monde, ici, a grand faim. J'annoncerai donc les réglementations en vigueur ultérieurement. Bon appétit à tous !

Les élèves applaudirent avec des cris de joie. Sur les tables, les plats d'or se remplissaient de mets aussi divers que variés. Des civets, des soupes bouillantes, des ragoûts, des palettes de poissons, des rôtis, des salades, des sauces onctueuses, des plats de couscous ou de tourtes aux fruits de mer en gelée, ainsi que, étrangement, des bonbons à la menthe.

Albus se servit de tout ce qui lui passait sous la main, et vit Scorpius en faire de même. Subitement, un fantôme vêtu à la mode du Moyen-Âge s'approcha d'eux et s'installa non loin de Scorpius. Probablement celui qui était assis de l'autre côté de la table au début de la soirée. Son corps argenté laissait transparaître ce qui était derrière lui – c'est-à-dire la table des Serpentard de l'autre côté de la grand allée. Il soupira en triturant l'énorme fraise de crêpe de dentelle qu'il avait autour du cou.

― Cela fait des siècles que je ne puis plus manger, déclara-t-il d'un ton déçu. Et depuis tout ce temps, je dois observer ces centaines d'élèves se servir de ces mets succulents…

― On peut s'arrêter de manger, si ça peut vous fait plaisir, dit Albus d'un ton poli, compatissant.

Le fantôme tourna ses yeux vers lui et le dévisagea un instant, interloqué, se demandant si ce jeune garçon aux cheveux ébouriffés se moquait ou non de lui. Puis son visage se fendit en un large sourire, et il éclata d'un grand rire.

― Ce ne sera pas nécessaire, je disais cela comme ça ! Ne vous privez pas pour moi, jeune homme.

Il avait presque les larmes aux yeux.

― Puis-je savoir quel est le nom de ce si charmant jeune homme ? reprit le fantôme.

― Albus Potter, répondit celui-ci.

― Oh, bien sûr ! Je vous avait pourtant bien vu tout à l'heure. Je suis distrait, parfois. Ainsi donc, vous êtes le fils du vaillant Harry Potter ?

― Heuum… oui, c'est ça, dit Albus, décontenancé.

Alors, même les fantômes encensaient son père ? Il allait vraiment devoir résoudre ce mystère.

― Je connaissais bien votre père, déclara le fantôme. Je lui ai maintes fois offert mon aide. C'était un garçon véritablement charmant, et si altruiste. Mais, ajouta-t-il en souriant, je crois bien que je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi respectueux et poli envers les fantômes que vous, mon garçon.

― Merci, dit Albus, gêné. Comment vous appelez-vous ?

― Oh, c'est vrai ! Je suis Sir Nicholas de Mimsy-Porpington, dit-il en les saluant. Je suis, comme vous l'imaginez, le fantôme de la tour Gryffondor. Mais, généralement, on ne m'appelle pas comme il se doit.

― Moi, c'est Scorpius Malefoy, intervint le blond. Comment vous appelle-t-on alors ?

Sir de Mimsy-Porpington le toisa d'un œil peu amène quand il entendit son nom, puis paru se raviser de dire quelque chose de désobligeant et sourit au garçon.

― On me nomme «Nick Quasi-Sans-Tête», lâcha Sir Nicholas en pinçant les lèvres.

― Je suis d'accord avec vous, c'est d'un grossier, fit Scorpius, qui par délicatesse ne lui demanda pas l'origine du «Quasi-Sans-Tête».

Albus opina vigoureusement du chef, et le fantôme rayonna.

― Je vais vous laisser, mes jeunes amis, je vais visiter nos autres nouveaux élèves. Bonne soirée à vous.

― Au revoir Sir Nicholas, dit Albus tandis qu'il s'éloignait en flottant.

Les deux garçons se tournèrent l'un vers l'autre en même temps. Ils essayèrent de rester impassibles puis se mirent à pouffer de concert.

― Lèche-bottes, lâcha Albus en ricanant.

― Toi-même !

"

Personne ne lui adressant spécialement la parole (tout le monde lui jetant plutôt des coups d'œil furtifs et inquisiteurs, comme s'ils s'attendaient à le voir faire un miracle), Albus avait tout le loisir d'observer les autres. Plus loin à la table il y avait Meryl Spencer qui discutait avec deux autres filles. Il n'aurait jamais pensé qu'elle fût à Gryffondor. Il aurait plutôt dit Serpentard ou Serdaigle, vu comment elle se disputait avec son frère. Elle semblait beaucoup plus calme que dans le train. Albus entendait aussi James, Fred et compagnie quelque part sur sa gauche.

Il se mit à regarder les nouveaux. Juliet Smithson, une belle blonde aux yeux bleus, faisait connaissance avec une brune au teint brûlé par le soleil. Une autre blonde timide mangeait en silence à côté d'elles. Un garçon aux cheveux clairs, Mark Samuels, tentait d'engager la conversation avec elle. Luke Finnigan discutait avec Cheyenne, une brune décomplexée et extravertie. Albus fit un petit salut de la main à Melody qui se faisait petite entre les élèves plus anciens.

Derrière lui, à la table des Poufsouffle, il pouvait apercevoir du coin de l'œil Chipie Chakowsky, une petite brune enjouée aux pommettes saillantes, rire bruyamment avec deux garçons blonds dont il ne se rappelait plus les noms. Chez les Serdaigle, loin devant lui, il pouvait voir une autre brune, Scarlett, s'il se souvenait bien, ainsi que trois garçons autour de sa cousine. Une grande blonde à côté de cette dernière lui faisait la conversation et réussissait à lui arracher de pâles sourires. Quant aux Serpentard, Albus pouvait observer de sa place deux grands garçons bien bâtis pour leurs âges et un blond maigre. Une des jumelles Enders discutait avec un très beau garçon qui lui rappelait quelqu'un. Après un moment de réflexion, il se rappela son nom – Zabini –, et en déduit qu'il devait être le frère de Samantha, la fille magnifique qui leur avait présenté Melody dans le Poudlard Express, et qui s'avérait être préfète. Il avait aussi l'impression que quelqu'un d'important manquait dans le compte, mais il n'arrivait pas à voir qui.

En avalant une bouchée de poulet aux airelles, il regarda Scorpius… qui était en train d'avaler des bonbons à la menthe avec son repas.

― Euuuh… Tout va bien ? demanda-t-il, inquiet.

Le blond releva la tête et croisa le regard d'Albus. Il comprit de quoi il voulait parler et eu un sourire malicieux.

― Ne t'inquiète pas, répliqua-t-il. J'adore la menthe. Dès que j'en ai l'occasion, et bien je la prends.

― Même lorsque tu manges ton repas ? demanda Albus d'un ton dubitatif.

― J'aime beaucoup les sucrés-salés.

Albus haussa un sourcil. Scorpius dit en un éclat de rire :

― D'accord, d'accord, en général, ce n'est pas ce genre de sucré-salé ! C'est plutôt la compote de pommes avec le boudin, le porc au caramel ou à la cannelle, ou bien les recettes poire et roquefort. Je te ferai goûter un jour. Si je te dis que c'est super bon, tu me crois ?

― Je te fais confiance, répondit Albus d'une voix ironique, mais sincère. Enfin, sauf pour ta recette actuelle. Saumon grillé, fenouil et nouilles au beurre seraient je pense meilleurs sans machouillis à la menthe-fraîche-pour-bonne-haleine.

Scorpius fronça le nez et sembla réfléchir deux secondes.

― En fait, je crois que tu as raison, déclara-t-il dans une grimace. Je vais plutôt les garder pour le dessert.

Dessert qui ne tarda pas à arriver. Quand les élèves eurent fini, les plats d'or, qu'Albus ne se lassait toujours pas d'admirer entre deux bouchées, se vidèrent aussi promptement qu'ils se furent remplis. Le temps que les derniers élèves posent leurs couverts et que les assiettes se vident de leurs restes, et les plats se remplirent ensuite de puddings, de crème anglaise chaude ou glacée, de glaces et de sorbets de toutes les couleurs, de tartes fines ou de gâteaux de plusieurs étages, de crèmes tièdes, de biscuits fourrés, de confitures en gelée, ou encore de montagnes de chocolats, dragées, massepains, et sucreries magiques.

En se servant un grosse part de fraisier plein de crème vanille et une tranche de biscuit roulé à la confiture framboise-groseille nappée de massepain rose, Albus se dit que, tout compte fait, les repas de l'école étaient aussi bons, et très supérieurs en quantités, que ceux de sa mère. Au moins, il était certain d'une chose pour les sept ans à venir, c'est qu'il ne mourrait pas de faim. Et puis là, il ne risquait pas de se faire gronder pas sa mère s'il mangeait trop. Mais peut-être que Rose le ferait à sa place, songea-t-il, avant de se souvenir que Rose mangerait dorénavant à la table des Serdaigle. Il chercha sa cousine des yeux, et fut saisi de remords en la voyant le visage penché sur la table, ses cheveux auburn voletant jusque dans son assiette dans laquelle trônaient juste quelques reliefs de muesli aux fruits. Il se promit d'aller la voir dès le lendemain, voire le soir même s'il en avait l'occasion.

Lorsque tout le monde eût mangé à sa fin, la vaisselle se nettoya à nouveau d'elle-même, prête à être réutilisée le lendemain matin. Le professeur McGonnagal se leva et frappa dans ses mains pour faire cesser les bavardages qui avaient pris place en nombre.

― Bien, dit-elle d'une voix (presque) chaleureuse. À présent que nous avons tous partagé ce moment convivial, il est de mon devoir de vous faire part des règlements. J'informe donc nos nouveaux élèves que la forêt aux alentours de l'école est formellement interdite d'accès aux élèves. Les plus anciens élèves feraient aussi bien de se le rappeler de temps à autres, rajouta-t-elle avec un regard féroce.

James ricana. «Genre», marmonna-t-il.

― L'usage de la magie dans les couloirs n'est pas encouragé, principalement lorsque qu'il s'agit de lancer un sort à un autre élève. La liste des objets et artefacts magiques interdits d'utilisation est affichée sur la porte du bureau de Mr Bolivar, notre concierge. Tous les élèves sont priés de respecter le couvre-feu, et ceux qui seront trouvés flânant dans les couloirs sans excuse valable après celui-ci seront sanctionnés, excepté, évidemment, les préfets ainsi que les deux préfets-en-chef. Pour la question des équipes de Quidditch, les postulants comme membres devront prendre contact avec le professeur Spinnet. Les sélections se feront lors de la deuxième semaine de cours par le capitaine de chaque équipe, selon le planning proposé.

Elle croisa les mains et regarda chaque table tour à tour pendant quelques instants.

― À présent, et puisqu'il s'agit de la tradition, nous allons chanter l'hymne du collège.

Ce n'était vraiment pas une perspective qui semblait la réjouir beaucoup. Elle agita cependant sa baguette magique et un ruban doré s'éleva dans les airs pour former les paroles.

― Je vous prierai de tous suivre le rythme, informa-t-elle.

Quelques secondes plus tard, toute l'école se mit à hurler :

"

Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard,

Apprends-nous ce qu'il faut savoir,

Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve

Ou qu'on ait les jambes en guimauve,

On veut avoir la tête bien pleine

Jusqu'à en avoir la migraine

Car pour l'instant c'est du jus d'âne,

Qui mijote dans nos crânes.

Oblige-nous à tout étudier,

Répète-nous c'qu'on a oublié,

Fais de ton mieux, qu'on se surpasse

Jusqu'à que nos cerveaux crient grâce.

"

Tout le monde finit la chanson relativement en même temps, et après les applaudissements, McGonnagal leur déclara :

― À présent, allez vous coucher, suivez les préfets. De l'ordre et de la discipline. Allez ! En avant !

À Gryffondor, les première année hésitèrent un instant puis se levèrent et suivirent Victoire Weasley et trois des cinq autres préfets, qui les appelaient avec de grands gestes. En montant le grand escalier de marbre à côté de la blonde timide, Albus aperçut les Serpentard se diriger vers les cachots. Il passa sa main dans ses cheveux. Il avait l'impression d'oublier quelque chose, ou quelqu'un. Il vit aussi le rang des Serdaigle se diriger ailleurs dans les étages, et il fit une grimace.

Plus haut dans les couloirs, les tableaux se mirent à parler sur leur passage. Certaines dames en robes antiques leur firent la révérence, et quelques gentilshommes les saluèrent, ce qui fit s'émerveiller plusieurs enfants. On les fit passer par un nombre incroyable d'escaliers, par plusieurs portes cachées çà et là, quelques passages coulissants, et même une sorte d'escalier-ascenseur. Albus essayait de rester éveillé pour pouvoir graver l'itinéraire dans sa mémoire.

― Dépêchez-vous, dit Victoire. Il ne faudrait pas que nous croisions Peeves. Il est intenable (1) avec les nouveaux.

Ils débouchèrent tout à coup dans un long couloir tapissé très richement et moins recouvert que les autres de tableaux. Au fond, sur le mur de gauche, un immense cadre était accroché, dont la toile peinte représentait une dame très… "épaisse", vêtue d'une robe de soie rose de très bonne facture, pour ce qu'Albus pouvait juger.

― Le mot de passe ? s'enquit-elle.

Panem et circenses, déclara Victoire d'une voix forte.

― Retenez-le bien, continua-t-elle à l'intention des élèves. Il est indispensable pour entrer.

Le tableau pivota alors et découvrit un gros trou en forme de porte taillé dans le mur, dans lequel les élèves passèrent un à un. Lorsque Albus entra dans la salle commune, il ne put s'empêcher d'écarquiller les yeux. La grande salle ronde, toute tapissée de rouge cramoisi et de dorures brillantes, chauffée par une dizaine d'immenses cheminées en pierre grise, remplie de canapés et de fauteuils rembourrés ainsi que de nombreuses tables de travail, lui semblait l'endroit le plus accueillant du monde.

Victoire se mit au centre de la pièce et, se retournant vers eux d'un coup de talon, montra l'entrée des dortoirs, et, après avoir rejeté ses longs cheveux blonds en arrière, les informa :

― À votre droite, la tour des dortoirs des garçons, à gauche, celle de ceux des filles. Chaque année, l'étage des anciens septième année est celui des première année. Cette année, c'est le deuxième étage. Bonne nuit à tous. Heureusement pour vous, demain n'est pas un jour de cours !

Albus, fatigué, monta le premier dans l'escalier en colimaçon, suivi de Luke, et réussi à trouver le deuxième étage. La pièce comportait des lits à baldaquin en bois vernis contre ses murs. Une grande fenêtre faisait face à la porte en bois, et des fenêtres plus petites se trouvaient entre les lits. Albus traversa la pièce et se laissa tomber sur le lit de droite le plus proche de la grande fenêtre. Sa valise et la cage vide de Safran étaient posées sur le sol. Il se releva et les tira près de sa place tandis que Mark Samuels entrait à son tour. Quand Scorpius poussa la porte et se dirigea vers le lit en face d'Albus, tous les autres garçons le dévisagèrent, comme s'ils cherchaient à savoir s'il était dangereux ou non de dormir dans la même pièce que lui, ce qui mit Albus mal à l'aise. Ils se désintéressèrent vite de lui, peut-être ayant décidé qu'il ne leur arriverait rien, ou peut-être aussi parce qu'ils ne pouvaient rien changer et étaient de toutes façons obligés de dormir avec lui durant sept ans.

Ils se déshabillèrent et passèrent leurs pyjamas, et chacun se coucha enfin, trop épuisés pour faire plus ample connaissance. Scorpius sourit à Albus avant de se retourner sous sa couette. Albus quant à lui, regarda le rideau de velours au-dessus de lui en attendant le sommeil. Il se demanda si Rose arriverait à dormir. Le cœur gros malgré l'euphorie de la soirée, il laissa ses yeux se fermer.

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...

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(1) Intenable : En français dans le texte :)

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Alooooooors ?

Quelles réactions avez-vous, à présent ? Que pensez-vous de mon choix de Répartition ? Les pensées d'Albus ? Scorpius vous plaît-il comme il est ? Les nouveaux des différentes Maisons ? L'affection de Scorpius pour les sucrés-salés vous amuse-t-elle ? Et le lèche-bottisme de nos deux lascars envers les fantômes ? Victoire vous semble-t-elle plausible ? Comment avez-vous trouvé la chanson du choixpeau ? Et Rose à Serdaigle ? Des idées pour la suite ?

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Sinon, que dire... J'étais trop contente en apprenant que Neville est véritablement le parrain d'Albus ! Je ne tenais plus en place, c'est génial ! Ce sera amusant, leur relation à Poudlard. Al qui essaye de ne pas appeler par inadvertance son professeur de botanique "Nev" ^^ ^^ ^^ (ce qu'il ne réussira pas vraiment, pour tout vous dire)

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Pour l'hymne de Poudlard, je le trouve totalement horrible, mais il était présent dans le premier tome, et même s'il ne revient plus après, je vais le mettre chaque année, désolée ^^. J'adore McGo qui veut un même rythme, alors que Dumby... :)

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Question du choix des Maisons, nos deux lascars à Serpentard ne m'aurait pas dérangé, mais je trouve que ça fait plus original ainsi. C'est vrai qu'avec la sortie écrite (encore seulement en anglais) de la pièce de théâtre Harry Potter and the cursed child, dont mon frère a réussi à me spoiler le début (ce dont j'étais furieuse avant), j'avais penser à tout changer et les mettre euh... ailleurs (je ne vais pas vous spoiler aussi), mais comme j'ai déjà toute l'histoire jusqu'à leurs futurs enfants, ç'aurait été compliqué, et en plus, il y a un autre personnage qui deviendra de plus en plus important, et je ne pouvait ps échanger leurs Maisons, ça n'aurait pas marché, et pas non plus les mettre dans la même Maison. J'étais déçue, parce que je veux que mon histoire soit canon, alors je me suis ensuite spoilé volontairement (d'habitude, je cherche juste une information sur un personnage d'un livre, et je me débrouille toujours pour lire ce qui ne fallait pas, à mon grand dam) le total ensemble de la pièce. Et je me suis écroulée de rire. CETTE PIECE EST VRAIMENT DIGNE D'UNE DES PLUS CLICHEES DES FANFICTIONS D'AUTEURS EN MANQUE D'ORIGINALITE ! Juste. Ri. Di. Cule. En plus (attention, léger spoil, si vous ne voulez rien savoir, sautez la prochaine phrase), Rowling avait dit que les retourneurs de temps n'existaient plus du tout, et avait maintenu cette affirmation, donc, déjà ça ; et après que Voldemort n'avait aucun héritier, naturel ou non, encore ça. Bref, à part la relation entre nos deux lascar, et le poste d'Hermione (je ne vous révèle rien, ils peuvent se haïr autant que s'ignorer, et Hermy pouvoir être conductrice du Magicobus autant que présidente de l'usine de tri de chaussettes à trous, alors m'insultez pas), tout est risible. De toute façon, ce n'est pas J.K.R. qui l'a écrit, donc, je proclame que cette pièce n'est pas canon. Tout ce blabla pour dire que je garde mes choix d'origine.

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QUI VEUT GAGNER UN OS ?

Passons à ça, et après je vous laisse. Je n'ai trouvé qu'une seule question, mais si jamais, j'en rajouterai.

Question 4 : Parmi les nouveaux, il y a Scarlett O'Hara et Chipie Chakowski. De quelle BD viennent ces deux filles ? La BD en question est du même genre que Astérix, Tintin ou bien Spirou, vous en avez TOUS, au moins UNE FOIS, lu UN de ses tomes. Sinon, franchement, vous vivez dans une grotte et vous avez raté une partie de votre vie. C'est un des tomes les plus récents, et il s'agit de personnages très très très très très très secondaires, juste mentionnés. Quoi, c'est dur ? Oui, et alors ? Bon, un indice : C'est à l'occasion d'une invitation pour une fête d'anniversaire. C'est tout de suite plus facile. Allez, je demande la série et le tome. Et puis la page, la case, la ligne, celui qui parle, celui... Non, je blague ^^ Seulement série et tome :)

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Bon, ben j'espère que tout ça vous a plu, et je vous dis à la prochaine.

Sheena McK,

*Serpentarde un peu Poufsouffle sur les bords, avec la curiosité et l'imagination d'une Serdaigle, ainsi que la prétention et la stupide fierté d'une Gryffondor mal embouchée. A part ça, je vais bien, et vous ?*