NOTE D'AUTEUR : Je n'ai toujours pas de fréquence de publication, car je ne peux toujours pas la tenir. M'enfin, je suppose que vous avez remarqué que j'ai disparu pendant longtemps... Alors, je m'en excuse. La première raison, c'est juste que je suis en Première Scientifique, et que je ne voulais pas y aller et que c'est grave galère et que j'ai déjà pété plusieurs plombs. Pendant les vacances, j'avais encore moins le temps d'écrire (je sais, c'est pas logique), et maintenant que les cours ont repris, je vais enfin pouvoir essayer de finir au moins le premier tome avant la fin de l'année scolaire... En tous cas, j'espère que j'y arriverai, parce que je suis en train de commencer une dépression, et que je n'ai plus trop goût à rien. La seconde raison, c'est que je voulais finir le chapitre que j'étais en train d'écrire avant de poster ce huitième (j'aime bien avoir quelques chapitres d'avance). Bon, ce n'est pas le cas, mais tant pis. J'estime que je vous ai déjà fait attendre trop longtemps. Mais dans tous les cas, c'est vrai, je n'ai pas vraiment d'excuse, mais je vous prie tout de même de me pardonner... :)

RATING : T

PAIRING : Aucun pour l'instant

DISCLAIMER : Comme la merveilleuse Joanne Kathleen n'aime pas que l'on dise que le monde et les personnages de Harry Potter lui appartiennent, je dirai simplement qu'ils ne m'appartiennent pas, à moi. Sauf certains OCs évidemment.

DÉDICACE : A KathleenO'B, emmerdeuse à temps partiel et meilleure amie à temps (presque) complet, je te dédie cette histoire de la première lettre jusqu'au dernier point.

NOTE DE CHAPITRE : Dans ce chapitre, il y a de la violence, des insultes, de la peur, de la colère, mais aussi et surtout une grande dose d'amitié et de courage ! Enjoy your life autant que vous le pouvez ! (et plus que moi si possible, sinon vous êtes mal barrés) Bonne lecture !

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...

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Agression

Après avoir remarqué la disparition d'Albus, Scorpius avait fini de manger avec Rose et Melody, puis les avait laissé aller ensemble à la volière, pour que Rose écrive à ses parents. Quant à lui, il avait décidé de partir à la recherche d'Albus, car il en avait un peu marre de le perdre sans arrêt.

Courageusement et avec confiance, il s'était enfoncé dans les méandres labyrinthiques des couloirs, convaincu et persuadé de trouver facilement et rapidement celui qu'il considérait déjà comme son meilleur ami.

Au bout de six minutes, vingt-sept secondes, il était complètement perdu. Et n'avait pas avancé dans sa recherche.

Durant les minutes qui suivirent – ou peut-être était-ce une ou deux heures, il n'en savait rien – il parcouru le château de plus en plus nerveusement, en commençant à paniquer quelque peu. Les couloirs et les recoins sombres alourdis de cadres et de tapisseries lui semblaient bien moins accueillants. L'atmosphère commençait à devenir lourde et oppressante. Peut-être n'était-ce qu'une impression, mais en tous cas, il avait assez chaud et voulait sortir de ce dédale.

Il n'osait pas questionner les rares spectres qu'il croisait et qui ne le voyait même pas, ni les portraits qui le regardaient passer avec une froide concentration. Il n'avait qu'une envie, c'était de rencontrer un professeur, ou encore mieux, un élève bien vivant. Malgré les apparences, Scorpius Malefoy était quelqu'un de très timide et impressionnable.

Quand, au beau milieu d'un couloir, il entendit des bruits de voix, il faillit pousser un cri de joie. A l'extrémité du corridor, un groupe d'élèves apparut en bavardant. Il n'était donc pas le seul dans ce château ! Il avait commencé à désespérer... Ravi, il accéléra le pas pour aller à la rencontre de ces sauveurs inopinés.

Soudain, ces derniers s'aperçurent de sa présence, et subitement silencieux, le regardèrent approcher. Lorsque Scorpius arriva devant eux, il se rendit compte que quelque chose n'allait pas, puisque les trois grands garçons de Serpentard, de loin beaucoup plus âgés que lui, fronçaient les sourcils tout en souriant méchamment. Troublé, il s'arrêta, et les mots se coincèrent dans sa gorge.

― Tiens, tiens, tiens, fit l'un. Malefoy.

― Alors, le gnome, on est perdu ? interrogea le deuxième.

― Ce n'est pas prudent de se balader tout seul, ricana le troisième.

Ne répondant rien, il recula vers le mur, tandis que les trois autres resserrèrent leurs rangs autour de lui.

― Tu aimes avoir mal, Malefoy ? demanda le premier en lui attrapant le menton pour l'obliger à le regarder dans les yeux.

Terrorisé, il se plaqua contre la pierre froide derrière lui en tremblant, en espérant très fortement se fondre dedans et disparaître.

Puis, sans crier gare, son assaillant lui envoya son poing dans le ventre. Le souffle coupé, Scorpius se laissa glisser à terre en se tenant les côtes.

― Tu en veux encore, Malefoy ? interrogea la troisième des brutes d'un ton doucereux.

En récupérant une respiration sifflante, le blond parvient à trouver le courage de dire :

― Mais qu'est-ce que je vous ai fait ?

― Tu es à Gryffondor, finit par répondre le premier, d'un ton beaucoup trop calme pour l'être véritablement. Tu es un traître à ta famille, à ton sang. Et nous, on n'aime pas les traîtres.

Devant l'absurdité de cette raison, Scorpius ne sut que renchérir, ne faisant qu'ouvrir légèrement la bouche.

― Tu vas souffrir, traître, dit le deuxième en faisant craquer les articulations de ses doigts, pendant que ses deux compagnons sortaient leurs baguettes.

Et Scorpius, sachant qu'un samedi matin, il y avait peu de chance qu'un professeur pût se trouver aux environs, comprit qu'il risquait effectivement d'avoir mal.

"

Albus pensait avoir emprunté un chemin qui mènerait au grand hall, mais visiblement, il s'était trompé. Il avait failli arriver dans un endroit qui lui rappelait quelque chose, mais les escaliers en avaient décidé autrement. Visiblement, ils avaient une dent contre lui.

D'une certaine façon, c'était un peu logique qu'il ne sache plus où il était, vu qu'en partant de devant la bibliothèque, il n'avait pas pris le chemin par lequel il était venu avec Riana Manners. Il ne connaissait pas encore cette partie du château, et il avait l'impression qu'il était assez haut dans les étages. Malgré tout, il se sentait depuis un quart d'heure tellement guilleret, qu'il n'arrivait même pas à céder au désespoir.

Pris d'une inspiration subite, Albus se pencha par-dessus la rambarde de l'escalier, et fit ce qu'avait fait Riana : il étudia les engrenages des escaliers. Au bout d'un assez long moment, il parvient à déterminer un chemin pour descendre jusqu'au premier étage. Il espérait juste que les escaliers ne bougeassent pas trop, pour qu'il pût s'y retrouver.

Il descendit un escalier à sa gauche, puis obliqua dans un couloir annexe pour en emprunter un autre qui descendrait plus bas. Mais juste quand il arriva devant les marches, un cri de douleur à quelques couloirs de là l'arrêta. La voix lui disant quelque chose, il retourna inquiet dans le couloir qu'il traversa tout en long, puis tourna un coin, fit encore une vingtaine de pas, et en tourna un second. À l'autre bout de ce nouveau couloir, trois élèves sensiblement âgés faisaient face à un jeune garçon aux cheveux pâles qui n'était autre que... Scorpius.

Hébété, il regarda l'un des trois Serpentard ricaner en tenant le bras de Scorpius vers le haut. Le garçon tenta de se dégager, mais il se fit encore plus mal et ne réussit pas à retenir un gémissement. Son tortionnaire lui tordit alors le bras encore plus fort et Scorpius émit un hoquet de douleur.

― Vas-y doucement, ne vas pas non plus lui déboîter l'épaule, dit la plus grande des brutes qui semblait être le chef. Il ne faudrait pas qu'il soit trop amoché.

― Écoutez-le geindre et pleurnicher comme une petite fille, gloussa le derniers des trois en tendant la main pour lui ébouriffer – ou plutôt lui tirer – les cheveux. Il est vraiment pathétique !

En effet, Scorpius, que ses jambes ne parvenaient plus à retenir, ce qui fit que son bras l'élançait encore plus, se retenait de toutes ses forces pour ne pas éclater en sanglots. Il lui restait tout de même sa fierté. Mais il ne réussit pas à s'empêcher de demander tout de même d'une voix suppliante de le laisser tranquille.

― Oh que non, sale traître, cracha le plus grand. Tu n'as pas encore vu ce qu'on est capable de faire ! Nous n'allons pas te laisser partir maintenant, alors qu'on a à peine commencé à s'amuser ! Pas vrai, les gars ?

Ils rirent, et cela mit Albus totalement hors de lui. Il sortit sa baguette en cyprès et s'avança vers le petit groupe, oubliant complètement, qu'avec une baguette ou avec des poings, il n'avait pas la moindre petite chance face à trois grosse brutes de ce calibre.

― Laissez-le tranquille ! s'écria-t-il avec hargne en pointant sa baguette vers eux.

Surpris, ils tournèrent tous quatre la tête vers lui, et en le voyant, les trois Serpentard eurent un rictus méchant. Albus reconnut le deuxième comme étant le garçon qui s'était moqué de Rose, Melody et lui dans le Poudlard Express.

― Ou alors je... Ou je vous jette un sort ! Menaça-t-il en essayant de paraître convaincant. Cela ne fit que faire rire les trois agresseurs. Leur chef s'approcha de lui les poings sur les hanches.

― Et tu comptes nous faire quoi, moucheron ? Nous envoyer des étincelles au nez ?

Il lui attrapa vivement le poignet et le tira près de Scorpius qui le regardait avec consternation.

― Tu voulais défendre ce traître ? demanda l'un des butors. Alors, tu désires devenir le nouveau sauveur du monde comme ton père ? Ou bien tu veux juste secourir ton petit ami ? Comme c'est mignon !

― C'est vrai, questionna le troisième avec de la délectation dans la voix, que tu t'appelles Severus parce que ton père était amoureux de son professeur de potions ?

― Je m'appelle Albus ! s'écria l'intéressé avec colère. Et toi, lâche-moi !

― Oh, mais non ! J'ai l'impression que tu meurs d'envie de partager le sort de ton amoureux. Hein, la tapette ?

Il lui empoigna le second poignet et s'apprêta à pousser Albus contre le mur tandis que ce dernier lui donnait des coups de pieds, quand une voix forte claqua comme un coup de fouet dans le couloir :

― Est-ce que je pourrais savoir ce que vous êtes en train de faire ?!

Samantha Zabini marchait à grands pas vers eux, les poings serrés et sa baguette dangereusement dégainée.

― T'occupe pas de ça, poupée, dit le chef des assaillants. Laisse-nous régler nos affaires, c'est pas un spectacle pour toi.

― Je m'occupe de ce que je veux, Wallace, dit Samantha en le fusillant du regard. Lâche-le.

― Soit raisonnable, Zabini, vas-t-en avant de le regretter.

― C'est toi qui va regretter de ne pas faire ce que je te dis ! s'écria-t-elle.

Ils ricanèrent.

― Je suis préfète, figure-toi ! lança-t-elle en pointant du pouce l'insigne brillant au-dessus de son sein gauche. Et tu sais très bien que je suis extrêmement douée pour lancer des sortilèges, informulés, qui plus est. Lâche ce gosse ou tu vas te reprocher d'être né !

Wallace lui jeta un regard mauvais, puis lâcha Albus d'un geste brusque qui le fit tituber. Il avait la marque de ses doigts sur la peau de ses poignets. Albus ne s'était pas rendit compte que son assaillant avait serré si fort.

La Noire pointa alors sa baguette vers celui qui tordait encore le bras de Scorpius – qui n'arrivait même plus à se plaindre depuis quelques minutes – et celui-ci lâcha sa prise avant même qu'elle ait pu dire un mot. Puis les trois brutes s'écartèrent de leurs victimes tout en restant face à leur préfète. Cette dernière déclara d'une voix glaciale :

― Eh bien bravo, tous les trois. Vous prendre à deux pauvres gamins qui ne connaissent même pas Wingardium Leviosa, c'est vraiment tout à votre honneur !

Voyant qu'ils ne bronchèrent pas, elle s'écria :

― Quoi ? Ce n'est pas parce que vous êtes à Serpentard que vous ne devez pas faire preuve d'éducation ! Mais c'est vrai... Certainement que vous n'en possédez pas une once.

Elle croisa les bras.

― Blair et Dowdall, vous me décevez vraiment. Je ne vous pensais pas capable de suivre les idées de ce crétin. Je ne suis pas fière d'être dans ta classe, Dowdall.

― Navrés d'avoir atteint à ta réputation, dit Wallace d'un ton rogue. Tu vas nous laisser tranquille, maintenant que tu as fini ton sermon ?

― Bien sûr, vous allez partir, répondit Samantha d'un ton plus glaciale qu'un cercle polaire. Mais avant, je retire vingt-cinq points chacun à Serpentard, et vous donne deux heures de retenue. Disons lundi vingt heures, devant le bureau de monsieur Bollivar. Il vous informera de quoi faire.

― C'est bien, ajouta-t-elle alors qu'ils la gratifiaient d'un regard mauvais, les premiers points que j'aie à enlever dans ma carrière de préfète sont à ma propre Maison. Je vous remercie, tiens.

― Mais de rien, ce fut un plaisir, dit Wallace avec ironie.

― Si jamais je vous reprends à torturer physiquement ou mentalement des élèves plus jeunes que vous, je vous enlève au moins cinquante points et vous aurez une semaine, non un mois, de retenue. Et soyez convaincus que j'essaierai de vous faire renvoyer. Maintenant, fichez le camp. Exécution !

Ils tournèrent tous trois les talons et s'éloignèrent. Avant de passer le coin, Wallace regarda par-dessus son épaule et brandit le poing.

― Tu le regretteras, Zabini, je t'assure !

― Ouh ! Tu me fais peur, dit Samantha. Que vas-tu essayer de faire ? M'embrasser ? , c'est sûr, je vais le regretter, en effet.

Il lui jeta un dernier regard noir et disparut.

Après avoir attendu quelques secondes pour s'assurer qu'ils ne revenaient pas, la magnifique jeune fille se retourna vers Scorpius encore assis par terre qui se tenait l'épaule et Albus qui se massait distraitement les poignets en la regardant. Samantha lui sourit.

― Montre-moi, dit-elle en lui prenant l'avant-bras. Oh, ça ira ! Demain, les marques auront disparu.

Elle se redressa et avança d'un pas vers Scorpius.

― Et toi ? Est-ce que ça va ? demanda-t-elle en souriant gentiment.

Le garçon releva la tête et s'écria avec hargne, son regard droit dans celui de la préfète :

― Est-ce qu'ils avaient l'air de me conter fleurette ?! Mais oui, je vais bien ! Je n'ai jamais été aussi bien ! Tu vois bien, je suis tellement joyeux que je rigole ! Hahahaha ! Qu'est-ce que je m'amuse !

― Scorpius, voyons, calme-toi, dit-elle d'une voix apaisante en montrant ses deux paumes.

― « Scorpius, calme-toi ! Calme-toi ! » Mais oui ! Pourquoi te fâcher, Scorpius ? Tout va bien !

― Scorpius, arrête !

― Tu te prends pour qui, à me donner des ordres ? continua-t-il avec fureur. Fous-moi la paix !

― Scorpius...

― Tu es bien contente, hein, d'être préfète ?! explosa-t-il. Tu t'en vantes tout le temps ! Tu es ravie de pouvoir exercer ton autorité, non ? Enlevez des points et mettre des retenues, comme c'est jouissif, n'est-ce pas !? Tu fais bien la fière, hein ? Faire ton devoir de représentante de l'ordre puis pavaner comme si tu avais sauvé l'univers ! Tu n'en as pas marre, d'être sans cesse au-dessus des autres ? Non, évidemment, tu es bien contente ! Tu as du exulter quand tu as reçu ta nomination cet été ! Tu peux dès à présent soumettre même des élèves plus âgés que toi ! Félicitations ! Quel avancement ! L'emprise sur tous les élèves de l'école excepté les préfets-en-chef et tes semblables ! Quel honneur !

― Maintenant, tu arrêtes ! intima Samantha d'une voix plus aiguë que l'ordinaire.

― Ce que je dis ne te plaît pas ? Tant mieux, ça veut dire que tu sais que j'ai raison ! Tu t'imagines que c'est une marque de respect que d'être nommé préfet ? Eh bien ! je vais te dire, moi ! Les professeurs désignent des préfets juste parce qu'ils ne peuvent pas faire tout tout seuls ! Mais ça ne change rien pour vous ! Ils vous regardent pareils qu'avant ! Et puis, des fois, quoi de mieux qu'un élève pour régler les problèmes entre élèves ? Vous arriverez bien à vous débrouiller sans les professeurs, non ? Et si représailles il y avait, ça ne retomberait pas à chaque fois sur eux ! Mais oui ! Ne fais pas ces yeux-là ! Être préfet, c'est avoir un minable petit pouvoir et vivre chaque jour dans la crainte de subit une vengeance. Et que tu la subisses ou pas, cette vengeance, tu calmes tes nerfs et ton « honneur » en infligeant encore d'autres punitions grâce à ta domination de lâche ! Je me demande si tu seras à chaque fois aussi fière que tu l'étais à l'instant ! C'est sûrement une façon de te voiler la face !

― Scorpius, tu vas trop loin ! cria Samantha avec colère. Je t'ordonne de te taire !

― Tu m'ordonnes ? commença-t-il à crier de toutes ses forces, ses paroles résonnant sous le plafond obscur. Mais tu ne comprends pas que tu n'as pas d'emprise sur moi ?! Je me fous de tout ce que tu pourrais m'infliger ! Vas-y, enlève des points à Gryffondor ! Mets-moi en retenue tous les soirs de l'année ! Fais-moi renvoyer de l'école ! Tu vois ? Tu n'oses pas ! Tu n'oses pas le faire ! Parce qu'oser confirmerait ce que je te dis ! Manque de pot pour toi ne pas oser, ça le confirme tout autant !

» Tu veux que je te dise ? Tu me répugnes, tu me dégoûtes ! Ces trois ahuris que as mis en fuite, ce sont des crétins qui méritent bien toutes les punitions que vous pourrez leurs donner. Ils ne méritent pas la moindre admiration de quiconque, mais tu sais quoi ? tu ne vaux pas mieux qu'eux !

Quand il eut fini sa harangue, il la regarda, à bout de souffle, un sourire sans joie effrayant plaqué sur le visage, ne faiblissant pas devant le regard chargé de reproche de la belle préfète. Celle-ci serrait les poings si fort que ses longs ongles s'enfonçaient profondément dans sa peau. Le visage fermé et les lèvres pincées, elle tentait de garder un calme olympien sans lâcher le garçon de ses yeux brûlants. Sa main tenant sa baguette tremblotait nerveusement car elle se retenait de lui lancer un maléfice bien senti. À côté d'elle, Albus qui n'avait jusque-là rien dit, pensa, et c'était légitime, qu'elle allait sévir très sévèrement, pour cause de manque de respect total envers un représentant de l'autorité. Il était tout à fait d'avis, depuis un petit moment déjà, que Scorpius était allé bien trop loin – même si ce qu'il avait dit avait un fond, assez épais d'ailleurs, de vérité.

Mais à sa grande surprise, elle se détourna, et sans rien ajouter, s'éloigna à grands pas, tremblante de fureur contenue. En moins de cinq secondes, même les bruits de ses pas avaient disparus.

Albus regarda le garçon blond toujours assis par terre. Il avait enfin lâché son épaule.

― J'ai bien cru qu'elle allait t'atomiser, dit-il. Tu n'y es pas allé de main morte dans tes accusations. Je me demande bien pourquoi elle ne t'a rien fait...

Scorpius ne fit que hausser les épaules. Puis plaqua à nouveau sa main sur celle de gauche avec une grimace. Il avait une envie de dire à Albus que c'était de sa faute s'il avait mal ainsi, qu'il était parti et que c'était pour ça que lui s'était fait frapper par ces brutes. Passer sa hargne, sa colère, sa douleur et sa honte sur lui, le faire culpabiliser, … C'était très tentant. Heureusement, il se ravisa juste à temps. Il ne voulait pas le perdre. Cette pensée le calma. Sans regarder Albus, il lui dit :

― Tu as essayé de m'aider. Tu as foncé sur eux alors que tu savais que tu n'avais aucune chance.

― C'était tout naturel, répondit Albus.

― C'était stupide.

― Tu aurais fait la même chose pour moi.

― Ç'aurait aussi été stupide.

Puis, croisant les bras sur ses genoux repliés, et plantant son regard plein de douleur dans les prunelles incroyablement vertes – et belles – d'Albus, il ajouta :

― Merci.

Une ou deux longues minutes passèrent, en silence quasi religieux, où les deux jeunes garçons se regardèrent sans broncher. Comme se jugeant, se jaugeant. Comme s'ils se sondaient l'un l'autre. Puis Albus tendit la main à son compagnon. Ce dernier la regarda avec circonspection plusieurs secondes.

― Meilleurs amis ? demanda Albus.

Scorpius eut un espèce de sourire en pinçant les lèvres et attrapa la main que le brun lui tendait. En tirant dessus et en poussant sur ses jambes, il se remit debout – non sans que ses côtes lui rappelèrent leur douloureuse condition. Sans lâcher la main qu'il tenait, il ancra ses yeux clairs dans ceux profonds de son camarade.

― Pour la vie, confirma-t-il.

"

― Vous vous êtes battu, n'est-ce pas, mon garçon ? demanda Miss Marpple, la vieille infirmière, avec une note de reproche dans la voix.

― Plus ou moins, grogna Scorpius tandis qu'elle lui malaxait ses côtes malmenées.

Secouant la tête d'exaspération – il s'agissait du premier jour, enfin ! –, la vielle dame se dirigea vers une de ses étagères et attrapa une fiole en verre bleuté contenant un liquide sombre. Elle en fit avaler une cuillère pleine au jeune garçon, qui grimaça de dégoût.

― Eh bien, oui, c'est très mauvais ! lança l'infirmière en rangeant son flacon. La prochaine fois, vous y penserez à deux fois avant d'utiliser vos poings !

À côté de Scorpius, Albus gloussa. Scorpius lui donna un coup de coude dans les côtes en chuchota :

― Si tu ne te tais pas, je te ferais avaler le flacon entier !

― Et vous ? interrogea Miss Marpple en se tournant vers Albus, les poings sur les hanches. Vous avez aussi mal quelque part ?

― Non... Non, non ! Tout va bien ! Je ne faisais que l'accompagner, répondit-il précipitamment en espérant que les marques sur ses poignets ne soient pas trop apparentes. Il n'avait aucune envie de se frotter aux manières brusques de l'infirmière de Poudlard.

Elle émit un bruit moqueur. Visiblement, elle n'était pas convaincue.

― Vous pouvez y allez, dit-elle à Scorpius en indiquant la porte de son menton. Simplement, ne faites pas trop d'efforts pendant deux jours, surtout avec votre épaule. Allez, filez ! Et ne revenez pas avant longtemps, tous les deux !

Avec soulagement, Albus bondit de son siège et aida son ami à se relever devant l'œil suspicieux de Miss Marpple. Il ouvrit la porte pour laisser passer Scorpius salua l'infirmière d'un faible « au revoir » en échange duquel il reçut un signe de tête plutôt sec. La vieille soignante disparut dans son bureau, et les deux garçons, ravis d'échapper à l'odeur de médicament de l'infirmerie, se dirigèrent ensemble vers la Tour Gryffondor, savourant leur toute nouvelle amitié.

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...

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Et voilà ! C'est-y pas beau ? Bon, c'est un peu plus court qu'avant, mais je trouve que c'est assez dense pour rattraper :)

Alors, comment avez-vous trouvé ce nouveau chapitre ? Allez, avouez, un peu de violence, ça vous a plu, non ? Bande de brutes xD C'est vrai que ça parait un peu bizarre de voir encore des tensions de ce genre à Poudlard, mais bon, c'est les élèves les pus âgés.

Avez-vous aimé l'intervention de Samantha ? Elle est cool, cette fille, non ? xDD Moi je l'adore :p A votre avis, pourquoi n'a-t-elle pas puni Scorpius ? (si si, il y a une raison ^^)

Et que pensez-vous de l'intervention de notre Albus bien-aimé ? :)) Le courage aveugle des Gryffondor... Y a pas à dire, il aurait rien eu à faire à Serpentard mdr

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Bon, sinon, dans le prochain chapitre, je vais enfin finir ce foutu weekend de pas-cours, pour leur créer plein de mésaventures avec les profs (et les balais volants xD). Et aussi pour créer une grande - et importante pour la suite - rivalité... Ah ! là, vous vous demandez ce qui va se passer xDD Et ben vous saurez paaaas mouhahahaha !

Bref.

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Pas de Qui veut gagner un OS aujourd'hui, désolée. J'ai rien trouvé... Je rajouterai si jamais...

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Voilà. N'hésitez surtout pas à me laisser des reviews ! je me désespère en comparant le nombre celles-ci au nombre de vues... Allez, quoi ! Soyez sympas ! :) :) :)

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Bizzz

Sheena