Bien le bonsoir tout le monde!

Voici le second chapitre du pacte du démon :3 j'espère ne pas vous avoir fait trop attendre !

pour les réponses aux Review (gros gros merci ;D )

Maavia

contente que les pensées amoureuses du lapin te plaisent! (sérieux quand je me relis j'ai l'impression d'être niaiiiise... xD mais bon ça me rassure!)

ah moi y'a un bouquin comme ça... je lis! Ce serait trop drôle xD

si tu es déçu de ne pas avoir yuyu... eh ben la tu vas en avoir pour ton argent :3 yuyu fait enfin son apparition! (euh par contre on peut laisser tiedoll de côté...? tu m'as filé des cauchemars xDD)

et puis entre nous (pas vraiment entre nous...) ... non rien ^^

Alyss

ouais je sais il est un peu OOC comme perso... mais pour moi quelqu'un d'amoureux est forcément con xD surtout un uke!

Blaxis

je sens qu'on va s'entendre toi et moi... Yullen forever 3

bref! sur ce je vous laisse mes cocos en espérant que cette suite vous plaise :3

bonne lecture!


CHAPITRE II

Le lendemain, lorsque je retournais à la bibliothèque universitaire, je pris soin de m'installer à proximité des rayons des livres de langues, ayant appris par Tyki que l'albinos suivait un cursus de littérature étrangère et venait régulièrement en quête de nouveaux ouvrages.

L'heure passa lentement sans que je ne l'aperçoive. Et, alors que je m'apprêtais à partir, je vis du coin de l'œil une silhouette aux cheveux blancs disparaître dans un autre rayon. Sautant sur l'occasion, je me dirigeais d'un pas rapide, avant de me stopper net. Il n'était pas seul.

Nonchalamment appuyé contre l'une des étagères, Tyki lui parlait à voix basse, lui arrachant quelques pouffements amusés. Je serrais les dents, la jalousie me vrillant les côtés. Je m'apprêtais à repartir, quand une voix glaciale interrompit la tentative de drague du brun.

- Je peux savoir ce que vous foutez… ?

Les deux étudiants sursautèrent, se tournant vers le nouvel arrivant. Plutôt grand, il possédait une longue chevelure sombre attaché en queue de cheval haute, son regard aussi sombre que dangereux les dévisageant avec mépris.

L'albinos garda le silence, les lèvres plissées, tandis que Tyki se plaçait entre les deux, amusé.

- On ne fait que discuter. C'est interdit ?

- Garde tes distances, espèce d'MST sur pattes.

Choqué, le brun se raidit alors que l'inconnu agrippait le poignet du blandin, le trainant derrière lui sans un regard en arrière. Docile, Allen se laissa faire, croisant mon regard avant de sortir de mon champ de vision.

Perdu, je me tournais vers Tyki. Immobile, ce dernier fixait la sortie, une lueur dangereuse dans le regard. J'avalais difficilement ma salive, avant de me décider à l'approcher.

- Tyki… ?

Ses prunelles me transpercèrent, aussi agité de que de l'or en fusion.

- Je vais niquer ce sale asiat'.

- Tu… Tu ne devrais pas abandonner plutôt ? Il semble veiller au grain. Il ne te laissera pas…

Son regard me fit taire, sa voix sifflant dangereusement.

- Je l'aurais, un point c'est tout.

Inquiet, je posais une main sur son épaule, cherchant rapidement un moyen de le calmer. Avant de ne pouvoir faire quoi que ce soit, il me repoussa brutalement, me laissant rejoindre le sol.

- Arrête de me coller, je n'ai pas besoin de mamours aujourd'hui.

Sa remarque me fit l'effet d'un coup de poignard, les larmes montant à nouveau alors qu'il quittait la bibliothèque sans m'accorder le moindre regard.

Mon cœur se compressait dans ma cage thoracique, comme s'il se trouvait entre les griffes d'un démon qui s'amusait avec. Incapable de quitter le sol du regard, je pris la porte à mon tour, cherchant un coin suffisamment reculé pour pouvoir m'effondrer.

Un bouche-trou, je n'étais qu'un bouche-trou pour lui. Même pas un être humain, encore moins un ami. « Pourquoi reste-il avec moi alors… Pour avoir quelqu'un à qui raconter ses prouesses ? Pour flatter son égo ? »

La douleur s'évapora lentement, ne laissant en moi qu'un vide impossible à combler. Un vide qu'il avait creusé depuis notre rencontre, depuis le début de notre prétendue « amitié ».

Un imbécile… Je n'étais qu'un imbécile. J'ai toujours su que Tyki était mauvais, mais mon cœur, lui, s'en fichait complètement. Il ne bat qu'à l'entente de sa voix, à la vision de son regard pétillant posé sur moi.

- Est-ce que ça va… ?

Las, je redressais légèrement la tête, plongeant dans une mer anthracite. Il se tenait face à moi, son regard teinté d'inquiétude, jouant nerveusement avec une mèche de ses cheveux blancs. Je retins un rire amer. « Il est magnifique, normal que Tyki soit attiré par ce regard de biche ! »

Incapable de prononcer le moindre mot, j'acquiesçais vaguement, mais l'albinos ne semblait pas me croire, posant ses genoux sur le sol pour se mettre à ma hauteur.

- Cet homme… Tyki, c'est l'un de tes amis ?

J'haussais les épaules, incapable de savoir si c'était le cas.

- Il est mauvais…

- …Quoi ?

Sa nervosité semblait s'accroître, ses dents malmenant sa lèvre inférieure.

- Il est mauvais.

- Qu'est-ce que tu en sais ? Tu ne le connais pas.

- Je le connais de vue…Et toi aussi.

Je fronçais les sourcils, il rosit légèrement.

- Enfin je vous ai déjà croisé quelques fois… Vous êtes souvent ensemble d'ailleurs.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ?

- Tu as toujours l'air triste quand tu parles avec lui…

Je me raidis.

- Je ne suis juste pas très expressif.

- C'est à cause de lui que tu pleures j'en suis sûre.

- ET ALORS ?!

Comme monté sur ressort, je me redressais totalement, le fusillant du regard. Il baissa la tête.

- Désolé… Mais je sais que l'amour peut être douloureux. Je voulais juste te dire que même si on ne se connait pas… Tu peux venir me parler.

Et, avant que je ne puisse l'envoyer se faire voir, il se remit debout, me glissant un morceau de papier entre les mains avant de partir au pas de course. Les sourcils froncés, j'y jetais un coup d'œil. Il venait de m'offrir son numéro de téléphone…

Ne sachant s'il pouvait m'être utile, je le glissais dans le fond de ma poche avant de me remettre sur pied, sortant du campus sans aller aux cours de la journée.

Le parc était désert à cette heure, tant mieux. Contrairement à mon habitude, je décidais de grimper dans l'immense Saul pleureur situé au fin fond du parc, ma présence dissimulée par les branchages épais.

Pourquoi tant de sollicitude pour quelqu'un qu'il ne connaissait que de vue ? Il semblait vraiment inquiet pour moi…Ce sale gamin…

Je retins un soupir. « T'es puéril mec. Il a l'air très sympas… Tu le déteste juste parce que Tyki a jeté son dévolu sur lui. Tu le sais pourtant qu'il n'y est pour rien… Qu'il n'est même pas intéressé par le brun. » Perché, je récupérais mon déjeuner à l'intérieur de mon sac, picorant la salade de chèvre chaud sans grand appétit. Toute cette histoire n'avait aucun sens… « Tu devrais abandonner… Lui n'y réfléchirait pas à deux fois ». Je retins un rire amer. Des années que je me répétais ce mot « abandonne, abandonne. C'est bien beau de vouloir abandonner ! Plus facile à dire qu'à faire »

Les vibrations de mon téléphone me sortirent soudainement de mes lamentations, me forçant à déposer mon panier repas contre le tronc afin de récupérer le téléphone glissé dans ma poche. Avec lassitude, je vis le nom de Tyki clignoter sur l'écran, une photo de lui fixant l'objectif avec amusement s'affichant juste au-dessus. Je me mordis la lèvre, fixant du regard le téléphone toujours en train de vibrer. Hors de question de décrocher… Le connaissant, il m'appelait pour savoir où je me planquais pour mieux venir « câliner son adorable petit lapin », ignorant la scène de ce matin comme si elle ne s'était jamais déroulée…

Les vibrations cessèrent, l'écran du téléphone s'éteignant sans plus de cérémonies. Après quelques minutes il vibra brièvement. Un nouveau message.

« Un vilain petit lapin a séché les cours aujourd'hui~, c'est rare. »

Raide, je me recroquevillais contre le tronc. Il agissait comme s'il ne m'avait jamais agressé à la bibliothèque… Comme je m'y attendais.

Las, je rangeais le téléphone au fond de mon sac avant de descendre de l'arbre avec précaution, prenant le chemin en direction de chez moi. Cependant, avant que je ne puisse rejoindre le confort de mon nid, une main se posa sur mon épaule, m'arrêtant dans mon élan.

- Voilà notre petit sécheur.

Je retins un geignement impuissant. Tyki… un sourire crispé aux lèvres, je marmonnais entre mes dents.

- Je me sentais mal…

- Notre petit lapin serait malade ?

J'acquiesçais, la prise du brun s'accentuant sur mon épaule.

- Besoin d'une infirmière ?

- Non merci…

Lorsqu'il tenta de m'enlacer comme à son habitude, je parvins enfin à me dégager de sa prise, marmonnant un « je dois rentrer » avant de prendre mes jambes à mon cou, m'enfermant chez moi à double tour en priant ma bonne étoile pour qu'il ne me suive pas.

Le lendemain, après une nuit d'insomnie, je retournais à la fac en rasant les murs, les cernes violacés sous mon regard me rappelant celles que possédait mon grand-père ! Exténué, je me posais au fond de l'amphithéâtre, écoutant d'une oreille distraite le professeur qui marmonnait dans son micro.

Tyki était encore absent… Je me demandais parfois s'il étudiait vraiment ici ou s'il squattait le campus juste pour draguer. Le cours se termina légèrement en avance et je décidais de me réfugier à nouveau à la bibliothèque (après tout je n'avais que ça à faire avant le déjeuner…). Arrivé devant le bâtiment, je croisais par hasard le petit ami de l'albinos, ses pupilles aussi sombres que sa chevelure me transperçant comme deux lames de glaces. Peu rassuré je décidais de baisser la tête, mais il ne semblait pas l'entendre de cette manière. Sans un mot, il m'attrapa par l'épaule alors que je passais à côté de lui, m'entrainant dans un des nombreux coins isolés du campus.

- Je ne me répéterais pas. Ne t'approche pas d'Allen et conseille à ton pote d'en faire de même.

- D-désolé je n'ai aucuns contrôles sur Tyki… Mais ton petit ami n'a pas l'air intéressé alors ça devrait aller…

Le brun eut un reniflement dédaigneux.

- Evidemment qu'il n'est pas intéressé. Je vous dis juste de ne pas vous approcher de lui. Surtout toi.

- Moi ?!

- Tu risques les emmerdes.

J'avalais difficilement ma salive, l'impression que son regard me glaçait les os se faisant de plus en plus forte.

- Yuu ?

Je sursautais, le brun poussant un grognement agacé.

- Ne te mêle pas de ça.

L'albinos se posta entre son petit ami et moi, les bras croisés.

- Tu es en train de le menacer ?

- Le conseiller, nuance.

- C'est du pareil au même avec toi.

- Tss…

Le dénommé Yuu le fusilla du regard. Le blandin décida de l'ignorer pour se tourner vers moi.

- Désolé… Yuu a un véritable caractère de cochon… Mais il n'est pas méchant quand on le connait.

- Mm…

J'acquiesçais sans conviction, désireux de repartir loin du couple. Alors que je m'apprêtais à contourner l'albinos, je remarquais enfin quelque chose à son sujet. Malgré sa carrure assez fine, il faisait bien quelques centimètres de plus que moi, m'arrachant un grincement de dents alors que je passais à côté du brun, ce dernier prenant un malin plaisir à me barrer le chemin. Plus agacé que moi, Allen fronça les sourcils.

- Yuu, laisse le tranquille.

- Sinon quoi ?

Les deux hommes se lancèrent dans une dispute à voix basse, me permettant enfin de prendre la poudre d'escampette.

Toute envie d'étudier envolée, je décidais de retourner à la maison n'ayant plus cours de la journée. Une fois la porte du loft passé, je fronçais les sourcils en entendant le son de la télévision. Je m'avançais légèrement pour déposer mon sac sur une chaise, et vis avec lassitude Tyki confortablement installé dans mon pouffe, un paquet de chips posé à même le sol.

- Déjà rentré ? D'habitude tu squattes la bibliothèque jusqu'à midi.

- Pas envie… Et qu'est-ce que tu fou ici ?

- Je sais où tu planques ton double de clés.

Plus blasé que jamais, je focalisais mon attention sur le réfrigérateur, cherchant quelque chose à me mettre sous la dent.

- J'ai ramené de la pizza si tu as envie.

- Triple viande je suppose ?

- Et une quatre fromages pour mon amoureux des laitages~.

Face aux grondements suppliants de mon estomac je décidais de capituler, me laissant tomber à ses côtés pour piquer une part. Trop occupé à dévorer mon repas, Tyki se permit de combler le silence.

- Dis-moi mon lapin, tu pourrais m'aider avec la petite souris blanche.

Je faillis m'étouffer. Maintenant c'était la petite souris blanche ?!

- T'aider… ?

- Ouais. Il faudrait que tu occupes l'attention du vigile qui lui sert de mec.

- Hors de question. Ce mec est flippant…

Il fit la moue.

- S'il te plaît mon lapin… juste le temps que je prenne son adorable petit derrière… quelques minutes suffiront.

Quelques minutes… ? Sans que je ne puisse me retenir, j'éclatais de rire sous le regard incompréhensif du brun.

- Quelques minutes ?! Tu rêves !

- Ah ?

- Tyki… C'est un mec, un vierge si tu dis vrai. Si tu essayes de le prendre en « quelques minutes » c'est que t'oublies la préparation et que tu veux le déchirer.

- …le quoi ?

Je levais les yeux au ciel.

- C'est un mec, pas une femme. Cela ne marche pas du tout de la même manière.

- Et comment tu sais ça toi ?

- Je suis gay.

Je me raidis. « Ayé c'est sorti… » Conscient qu'il allait bondir hors de ma portée, j'affrontais son regard éberlué avec fatalité.

- …t'es homo ?

- Ouais…

- Ouah…Je comprends mieux pourquoi tu ne voulais pas de lala…

Je dodelinais de la tête.

- Mais c'est génial en tout cas !

- A-ah bon… ?

- Ouais ! Tu vas pouvoirs m'aider avec cette future expérience !

Devant mon regard perdu il se justifia.

- Tu sais comment ça se fait avec les gays, tu peux m'apprendre à le faire !

- … ?

- Montre-moi comment faire !

- Quoi ?

- Fais-moi une démo !

Je me redressais soudainement, les joues en feu.

- Une démo ?! Hors de question !

- Allez mon lapin ! On est entre mec~.

- Non ! T'as qu'à mater un porno gay mais là c'est mort !

Alors que je m'apprêtais à m'enfermer dans la salle de bain, Tyki se redressa avec une rapidité déconcertante, posant ses larges paumes sur mes épaules pour ensuite plonger son regard dans le mien. Ma respiration se bloqua alors qu'il me soufflait d'une voix doucereuse.

- Lavi… s'il te plaît… on est amis après tout… N'est-ce pas ?

Hypnotisé par l'éclat de ses prunelles dorées, je ne réagis qu'à peine lorsqu'il me fit reculer légèrement, me laissant tomber sur mon lit. Il ne fallait pas, j'en avais bien conscience, mais une part de moi me suppliait de me laisser faire, de profiter de cette unique chance de pouvoir me donner à lui, de changer la manière dont il me percevait. Alors je me laissais tomber sur le matelas sans rechigner, obéissant lorsqu'il me demanda du bout des lèvres d'ôter mes vêtements.

Ma chemise tomba au sol, rapidement rejoins par mon pantalon et mon boxer. Sans que je n'en prenne pleinement conscience je me retrouvais entièrement nu sous le regard curieux de Tyki. Ce dernier, d'apparence calme, ne me quitta du regard, les bras croisés sur le matelas.

Incapable de le regarder, je décidais de fixer le plafond, laissant mes mains glisser lentement entre mes cuisses nues pour caresser mon sexe au repos. Un soupir d'aise m'échappa alors que mes doigts taquinaient mon gland, ma main gauche pompant lentement la hampe jusqu'à ce qu'elle soit fièrement dressée.

Je sentais toujours son regard posé sur moi, ses pupilles brulant chaque parcelle de ma peau alors que mes doigts caressaient mon torse fin et imberbe, roulant mes mamelons entre mes doigts jusqu'à ce qu'ils adoptent une couleur framboise.

Ma respiration s'accélérait à mesure que mon corps s'excitait sous mes caresses, réclamant toujours plus. Mes va et viens s'accentuèrent progressivement, m'arrachant quelques geignements de plaisirs alors que je laissais ma langue s'enrouler autour des doigts de ma seconde main, les suçant avec sensualité comme s'il s'agissait d'autre chose. Une chose plus grosse… Plus épaisse et chaude… A la couleur plus mate et à l'odeur délicieusement virile.

Alors que j'humidifiais mes phalanges avec application, je retins un sursaut lorsque Tyki me posa une question.

- Pourquoi est-ce que tu suces tes doigts… ?

Retenant un nouveau gémissement, je soufflais d'une voix haletante.

- Les hommes… Ne mouillent pas… Ssii tu veux lui faire du bieeeen… Faut du lubbrifiant…

Et, avec hésitation, j'effleurais délicatement mon anneau de chaire d'un doigt humide, le glissant ensuite dans un gémissement de plaisir. Je savais quoi faire, je l'avais déjà fait à plusieurs reprises, dissimulé dans ma chambre, un jouet entre les mains, imaginant les coups de butoirs sauvages d'un amant imaginaire alors que je pilonnais ma prostate sans aucunes pudeurs.

Un second doigt rejoignit le premier, puis un troisième, écartant les parois étroites de mon antre tout en chatouillant ma prostate. Mes gémissements résonnaient dans le loft silencieux, tandis que mon corps se cambrait à chaque mouvement de mes doigts, ma seconde main s'activant sur mon membre prêt à exploser.

J'étais proche, tellement proche… Chaque mouvement me rapprochait toujours plus de la libération tandis que je serrais les dents pour retenir mes cris de plaisirs. Un dernier coup et je me libérais entre mes doigts, un hurlement de plaisir coincé au fond de ma gorge, mon corps se cambrant une dernière fois avant de s'abandonner entre les draps souillés, éreinté.

L'humiliante réalité me revins rapidement malgré la brume de l'orgasme encore présente, mon corps se recroquevillant par pudeur tandis que je récupérais rapidement les couvertures pour m'enrouler dedans, hésitant à affronter le regard doré de mon voyeur.

Il m'observait sans un mot, son regard ne reflétant aucunes émotions. D'une voix peu assurée, je décidais de rompre ce silence pesant.

- Si tu n'en fais pas un minimum… Je peux t'assurer qu'il aura mal.

- … Je crois que tu avais raison.

- Raison pour… ?

- Pour les mecs. Le sexe entre homme c'est un tue l'amour.

Il se redressa comme si de rien n'était avant de s'étirer, lançant un « à plus mon lapin, on se voit demain à la fac ! » pour ensuite prendre la porte d'un pas tranquille.

Je suis resté sans voix un bon moment, blotti entre mes draps, ne parvenant à me rendre compte de la situation.

Tout se passa ensuite comme si l'on m'avait enfermé à l'intérieur d'une bulle hermétique. Je me levais du lit, délaissant mes draps pour récupérer mon téléphone posé sur le meuble de ma cuisine, tapant immédiatement un numéro sur le clavier lumineux.

- Allo ?

- Salut. Est-ce que ça te dit de venir manger avec moi ce soir ? j'ai besoin d'une compagnie amicale…

- Pas de soucis ! Ou est-ce que tu habites ?

- Un petit loft en face du parc du boulevard Majora.

- Ok, j'arrive dans une heure, d'accord ?

- D'acc… Merci Allen.

Une fois raccroché, j'enfilais un long t-shirt et un pantalon noir, préparant ma demeure pour le nouveau venu. Assez de pleurer pour lui, je n'ai plus rien à perdre.

« Je sais ce qu'il me reste à faire »


Voila voila, c'est tout pour aujourd'hui! (je pense que maintenant les gens savent que je suis une fan de legend of Zelda xDD)

j'espère que cela vous aura plu, n'hésitez pas à laisser un piti commentaire ça fait toujours plaisir 3

allez à pluche mes petits konekos !

Neko-chan