Bien le bonsoir tout le monde!

Je comptais publier régu toute les deux semaines mais j'ai eu quelques contretemps sorry ^^"

du coup voici la suite du pacte du démon :) j'espère qu'elle vous plaira!

et merci aux commentaires, ils sont grave utiles (c'est bon pour le moral ~)

sur ce bonne lecture!

CHAPITRE III

Un monstre, je suis devenu un monstre. Le cœur au bord des lèvres je retenais les nausées qui me tordaient les tripes, un horrible goût métallique refusant de quitter ma bouche.

Je l'ai fait…Je l'ai fait… Subissant les atroces crampes qui me broyaient les entrailles, je ne pouvais quitter du regard le corps sans vie de l'albinos, allongé sur le sol du loft, son regard anthracite fixant le plafond avec douleur, l'écume au coin de ses lèvres tordues par la souffrance. Mais ce n'était pas le plus atroce. Sa chemise d'ordinaire aussi immaculée que sa chevelure, était presque entièrement pourpre, réduite en lambeau par des coups de couteaux, laissant voir un immense trou au niveau de sa poitrine.

« Je n'ai pas réfléchis… il a à peine eut le temps d'entrer qu'il était plaqué au sol, un couteau courant le long de son torse… » Je me blotti dans un coin de ma chambre, les membres tremblants, les mains recouvertes de son sang. A chaque fois que je fermais les yeux, je me rappelais la sensation d'un cœur battant la chamade entre mes paumes, du bruit spongieux de cette chaire sanguinolente à chaque coup de dents.

Je retins un nouveau haut le cœur avant de m'allonger sur le sol, haletant. Je venais de tuer un être humain… Pour ensuite lui bouffer le cœur… Juste parce qu'un livre m'avait certifié qu'en le faisant je pourrais obtenir le cœur de celui que j'aimais…

« Putain… Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi… »

Après une énième crampe je me relevais avec difficulté, avant de me raidir, scrutant le cadavre avec crainte.

« Il est tellement pâle… Et il commence déjà à empester. Un corps se décompose aussi rapidement… ? »

Nauséeux, je m'approchais du macchabé pour l'enrouler avec difficulté dans le plaid sombre habituellement roulé en boule sur le pouf, retenant ma respiration à cause de la puanteur qu'il commençait à dégager. Il fallait trouver un moyen de s'en débarrasser le plus vite possible.

Après avoir réfléchis pendant un bon moment, l'idée de le jeter dans le lac du parc me vint soudainement.

Sur le chemin menant là-bas, je ne cessais de scruter les environs, mon cœur battant comme s'il désirait s'enfuir de ma cage thoracique. Par chance je ne croisais personne cette nuit-là. Après un bon moment à trainer le corps raidit de l'albinos, je le laissais lentement couler dans la surface aqueuse, scrutant la surface lisse de l'eau avant de repartir, les épaules basses, une sensation d'horreur refusant de quitter mon être.

« Je suis devenu un monstre par amour… Ou par folie ? Ou peut-être les deux. »

Trois jours s'écoulèrent après cet incident. Trois jours pendant lesquels j'étais resté cloitré chez moi, recroquevillé sous mes draps quand je ne frottais pas mon sol afin de faire disparaître une quelconque tache imaginaire là où Allen était allongé.

Fou, j'étais devenu fou… Tuer quelqu'un à cause d'un livre ! Un foutu bouquin vierge ! Et tout cela pour quoi ? Pour attirer l'attention d'un parfait connard, un homme qui ne pensait qu'à se vider les couilles, sans penser une seconde aux vies qu'il pouvait gâcher.

Des coups à la porte me sortirent de mes sombres pensées. Ereinté à cause de plusieurs nuits sans sommeil, j'hésitais à me sortir du lit pour ouvrir à mon visiteur, décidant finalement à rejoindre la porte devant son insistance.

- Coucou mon lapin~.

Merde, Tyki… Pâle comme un linge, j'allais refermer la porte quand il bloqua la porte de son pied, forçant son entrée avec une facilité déconcertante.

- Tyki je ne suis pas très bien… Laisse-moi tranquille.

- Oh non…

Sa voix venait soudainement de changer de timbre tandis qu'il fermait le verrou de ma porte. Je fronçais les sourcils. Il se tourna vers moi, son regard m'arrachant un étrange frisson. Je connaissais ce regard… Celui qu'il offrait à chacune de ses conquêtes, qui leur arrachait des geignements d'envies lorsqu'elles le croisaient ne serait-ce qu'un bref instant.

Je secouais légèrement la tête. « Je prends mes désirs pour une réalité… » Abandonnant l'idée de le faire partir je fis quelques pas en arrière, sursautant en apercevant le brun se rapprocher de plus en plus de moi, m'acculant finalement contre le mur.

- Tyki… Qu'est-ce que tu fais ?

- Je veux juste prendre soin de mon adorable petit lapin.

Je me raidis lorsque ses mains enlacèrent mes hanches, son corps se collant contre le mien.

- Ty-

Il me fit taire d'une pression de ses lèvres. Chaste et doux, sa bouche se collait contre la mienne en de soyeuses caresses, ses mains se glissant délicatement sous mon haut pour le relever légèrement. Un gémissement de plaisir m'échappa, il en profita pour glisser sa langue entre mes lèvres pour jouer avec la mienne, approfondissant le baiser. Il devint fiévreux, sauvage, mon corps se pressant toujours plus contre le sien.

Haletant, je rompis le baiser le premier, reprenant ma respiration alors que les lèvres du brun migraient jusqu'au creux de mon cou, marquant son passage de ses dents. Une chaleur peu commune commençait à me brûler les reins, l'excitation enflammant le creux de mon bas ventre.

Je me dégageais soudainement, une pointe de lucidité forçant le passage dans mon esprit embrumé.

- Non…

- Pourquoi ?

- Tu… Tu débarques comme ça… Comme si de rien n'était… Alors qu'avant tu certifiais ne pas aimer les hommes…

Je serrais mes bras autour de mon corps, tentant de contrôler mes bouffées de chaleurs et de résister à l'attraction qui m'attirait vers lui.

Je poussais un cri quand d'un mouvement Tyki me fit tomber sur le lit, se glissant subtilement entre mes cuisses avant de coller sa bouche contre mon oreille.

- On a tous le droit de faire des erreurs.

Je me débattais légèrement, avant de me stopper, le pourpre envahissant mes joues. Pressé contre ma cuisse… Quelque chose de gros, de dur…

Remarquant mon trouble, Tyki récupéra mes lèvres tout en soulevant mon t-shirt, pressant ses doigts contre mes mamelons tout en jouant avec ma langue. Son érection se frottait langoureusement contre la mienne, m'amenant sans que je ne puisse me contrôler aux portes de la jouissance.

Le brun rigola doucement.

- On mouille encore ses draps à ton âge… ?

Et, sans attendre de réponse, il se débarrassa de mon boxer, exhibant fièrement mon sexe recouvert de semence. Il l'observa longuement avec fascination, pressant ensuite ses doigts contre le gland rougit.

Je me cambrais contre le lit sous ses caresses, quémandant ses lèvres pendant qu'il s'amusait avec ma verge, mes testicules, et mes fesses. Avant de comprendre ce qu'il se passait je sentis les doigts humides du brun se frotter contre ma prostate, sa bouche mordillant à présent mes tétons jusqu'à ce qu'ils adoptent une couleur pivoine.

Tremblant de plaisir, je le suppliais de me prendre, les larmes de plaisirs roulant le long de mes joues. Amusé, tyki rit doucement avant de se reculer, me surplombant de toute sa hauteur. Il déboutonna lentement sa chemise, puis son pantalon, exhibant enfin sa verge dressée par l'excitation. Il se pressa à nouveau contre moi, son sexe se glissant habilement entre mes cuisses pour effleurer mon entrée, sa bouchant baisant chaque parcelle de peau qu'elle avait à sa portée.

Je le crispais légèrement, geignant à chaque centimètre qu'il gagnait en moi, rapidement distrait par les caresses sensuelles du brun sur le reste de mon corps tendu.

Il poussa un râle de plaisir, murmurant une obscénité a mon oreille avant de se retirer lentement, entamant un lent mouvement de va et vient. Je ne pouvais retenir mes gémissements de plaisir, mes jambes s'enroulaient autour de sa taille tandis qu'il accélérait ses mouvements de butoirs, maltraitant ma prostate à chaque passage.

Les coups se firent brutaux, nos corps en sueurs se collant, près à fusionner entièrement alors que d'un cri de plaisir commun nous éjaculèrent enfin, la semence de Tyki inondant l'intérieur e mon corps avant de se retirer, éreinté.

Haletant, je retombais sur le matelas, aussi vidé qu'une simple poupée inanimée. Je n'eus le temps que de sentir le corps de Tyki enlacer le mien avant de rejoindre le pays des songes.

Le lendemain fut dur. Le corps douloureux, je me redressais légèrement, l'esprit cotonneux. Que c'était-il passé hier soir… avais-je vraiment couché avec Tyki… ? Je secouais légèrement la tête, un sourire las. Évidement que non… Moi et ces foutus rêves… somnolant, je m'extirpais du lit avec difficulté.

- Mm… ou-va tu de si bon matin mon lapin… ?

Une paire de bras à la couleur mate vinrent s'enrouler autour de ma taille pour me ramener dans le cocon de chaleur qu'est le lit, ne me laissant aucune chance de refus. Hébété, je scrutais la touffe de cheveux sombres derrières moi, un corps chaud pressé contre le mien comme si j'étais un doudou.

- Tyki… ?!

- Chut… il est encore tôt. Profite un peu et dors mon lapin…

Et il referma les yeux, plongeant de nouveau dans les bras de Morphée. Je clignais des yeux plusieurs fois d'affilé, ne parvenant à croire ce que j'avais sous les yeux.

Tyki dans mon lit. Tyki entièrement nu collé contre moi comme si cette situation se trouvait être parfaitement normale.

Le plus discrètement possible, je me glissais hors de la chaleur de ses bras, filant rapidement vers la salle de bain malgré la douleur lancinante qui me vrillait les reins. J'allumais l'eau de la cabine de douche d'un coup, me glissant immédiatement en dessous en ignorant sa température encore glaciale.

Cela me fit l'effet d'un coup de fouet, me rappelant en détail les derniers évènements : le livre, la mort d'Allen… Enfin… Son meurtre. Et maintenant Tyki dans mon lit suite à une nuit d'amour ?

- Tout ceci ne peut être qu'un rêve…

L'eau devenue chaude glissa le long de mon corps, évacuant progressivement le stress de toute cette situation. J'attrapais la bouteille de savon et m'en aspergeais copieusement les mains avant de frotter mon corps jusqu'à m'en faire mal, passant soigneusement entre mes jambes et au niveau de mes fesses pour en extraire la semence encore présente.

- Besoin d'aide ?

Je poussais un cri de surprise, rapidement interrompue par les lèvres gourmandes de Tyki. Tout en refermant la cabine de douche le brun me plaqua contre l'un des murs, sa langue visitant avec sensualité l'intérieur de ma bouche comme s'il s'avançait en territoire conquis, m'arrachant des gémissements de plaisirs.

Incapable de réfléchir je le laissais s'occuper de moi, ses mains pleines de savon caressant la moindre parcelle de mon corps sans exception avant de rallumer l'eau, guidant le jet d'eau chaude le long de mes courbes jusqu'à faire disparaître la mousse.

Lorsqu'il s'écarta une fois sa tâche achevée, j'en profitais pour sortir de la cabine, m'enroulant dans une serviette avant de sortir de la salle d'eau, les joues rouges.

- Tu sembles pressé de quitter mes bras mon lapin…

Je me retrouvais soudainement allongé sur mon lit, les prunelles dorées m'observant avec un léger agacement.

- Après la nuit dernière… J'ai été si nul que ça ?

Rouge de gêne, je secouais la tête.

- Non…

- Alors pourquoi est-ce que tu m'ignores ?

- Parce que je ne comprends pas ! Il y a quelques jours à peine tu affirmais que l'amour entre homme était un tue l'amour et tu reviens me faire des déclarations ! Je suis perdu !

Je redressais la tête, affrontant le regard doré du brun.

- Comment agir normalement quand TOI tu te contredit ?

À ma grande surprise, il baissa les yeux, avant d'enfouir son visage dans le creux de mon cou, murmurant d'une voix douce.

- Je sais… c'est juste tellement nouveau que j'ai eu du mal à faire le point…

- Nouveau ?

- L'amour.

Je sentis mes joues s'enflammer face à cette déclaration.

- Q-quoi ?

- Je t'aime lavi (bordel c'est niai….)

Je ne savais que dire. J'attendais depuis si longtemps … Et maintenant il m'offrait ces mots sur un plateau d'argent. Incapable de trouver une réponse adéquate, je glissais une main derrière sa nuque, attirant ses lèvres contre les miennes pour un baiser emplit de tendresse.

Un nuage. Je flottaison sur un immense nuage rose guimauve. Après avoir raté la mâtiné de classe (bécotages oblige) je décidais à regret de rejoindre la bibliothèque l'après midi, ignorant la tentation qui préférait attendre mon retour entre mes draps.

Un sourire benêt colle aux lèvres, je rêvassais devant mon livre de cours sans lire la moindre ligne, trop heureux pour me concentrer.

- Tu m'as l'air bien satisfait, Lavi.

- N'est-ce p-

Je me stoppais d'un coup en plein milieu de ma phrase, fixant avec un mélange d'horreur et d'affolement la personne qui venait de s'installer à mes côtes. Sa chevelure immaculée était attachée en une queue basse à la base de sa nuque, son regard anthracite me fixant avec une sorte de délectation.

Je me redressais tellement vite que je fis tomber ma chaise, le bruit se répercutant dans toute la bibliothèque. Plusieurs regards me fusillèrent avant de retourner à leurs tâches, mais je ne quittais pas du regard l'albinos qui n'avait pas amorcé le moindre geste.

- Allen… !

- Tu as l'air surpris de me voir, Lavi.

Comme si de rien n'était, il se releva à son tour, m'invitant à le suivre d'un simple regard. Le cœur au bord des lèvres, je quittais la bibliothèque à sa suite, le suivant docilement jusqu'à un banc isolé de tout. Il s'assit, tapotant la place à ses côtés pour que j'en fasse de même.

- Comment ?!

- Comment suis-je encore en vie ? Allons Lavi…

Il me sourit. Pas le genre de sourire qu'il offrait d'ordinaire. Un sourire carnassier et cruel, un sourire promettant mille et une souffrances. Le souffle coupé, je murmurais d'une voix tremblante.

- Qui…Qui es-tu… ?

Il gloussa.

- C'est de cette manière que tu remercies celui qui t'as aidé ? Tu me déçois Lavi.

- … Le démon ?!

- Enchanté~.

- Alors… Depuis le début ?!

- Non, juste depuis sa mort.

Son sourire se fit amusé.

- Il est agréable de fouler la terre. Et puis vois cela comme la disparition totale de ton crime mon adorable meurtrier.

- Je… Je…

Il me coupa d'un geste de la main.

- Ne te justifie pas voyons ! Tu voulais ce… Tyki. Eh bien maintenant tu l'as !

- Alors c'est bien grâce à toi…

Il rit.

- Un hétéro ne devient pas gay du jour au lendemain en un claquement de doigt.

Je baissais la tête.

- Que vas-tu faire avec ce corps… ?

Son sourire carnassier refit surface.

- Profiter.

- Eh !

Je sursautais brutalement. Les yeux plissés de rage Kanda se plaça entre nous, me poussant au sol sans ménagement.

- Qu'est-ce que je t'ai dit le rouquin ?! T'approches plus ou je te fais bouffer tes fringues !

Alors qu'il allait agripper ma chemise, l'albinos s'interposa entre lui et moi, se blottissant contre lui.

- Ne lui fais rien, c'est ma faute… Il m'a aidé à retrouver le livre que j'avais égaré.

Le brun ne dit mot, laissant Allen enlacer sa nuque, effleurant ses lèvres des siennes.

- Tu me pardonnes… ?

- Tch !

Sans m'accorder le moindre regard, il fit volte-face, repartant aussi rapidement qu'il était arrivé, le blandin entre les bras.

Je me remis sur pied rapidement, scrutant les alentours avant de rentrer chez moi au pas de course, le cœur au bord des lèvres. Le démon possédait le corps d'Allen…. Etait-ce pour cette raison qu'il m'avait demandé un corps pur ? Pour avoir le plaisir de posséder une enveloppe vierge ? A qu'il pourrait faire subir les pires outrages ?

J'avalais ma salive avec difficulté alors que mes mains se battaient avec mon trousseau de clés, insérant finalement la bonne dans la serrure de ma porte.

A peine sur le pas de la porte qu'un corps se colla contre le mien, me serrant avec autorité. La surprise passée je me détendis, me blottissant contre Tyki.

- Tu as vu l'heure ? J'étais super inquiet !

- Désolé… J'ai croisé quelques a… Quelques camarades.

Il haussa un sourcil, circonspect.

- Qui ?

- Allen…

- Tu traines avec Allen ?!

- Il est plutôt gentil.

La prise sur mes hanches se raffermit.

- Mais c'est un homo !

Je fronçais les sourcils.

- Et alors ? Moi aussi… Et si tu m'aimes, tu l'es également.

Sa bouche se plissa.

- Il va en profiter pour te draguer. Un minois pareil cache forcément quelque chose

- Attend…

Je n'en croyais pas mes oreilles.

- Tu… Tu es jaloux ?

- Ouais !

Il l'avoua sans détourner le regard, s'agrippant à moi avec possessivité. Je rougis, un sourire béat aux lèvres. Il était jaloux !

Aux anges je déposais mes lèvres contre les siennes.

- Je n'aime que toi, tu n'as pas à être jaloux.

Il grogna pour la forme.

- Facile à dire…

Il me prit sur ses genoux, me câlinant avec plus de tendresse que d'ordinaire. Ce fut plus heureux que jamais que je rejoignais le pays des songes, oubliant le démon en liberté et assoiffé de cruauté.

Le lendemain, je me réveillais plus tôt que d'ordinaire, le cœur léger, décidant de préparer un petit-déjeuner copieux avant de partir pour la fac. Occupé avec de la pâte à pancake, je pouffais en sentant le corps du brun venir se blottir contre le mien, déposant un baiser sur ma joue tout en lorgnant sur le contenu de la poêle.

- Quelque chose à fêter ?

- Non. Juste une envie.

- Cool ~.

Les pancakes furent rapidement engloutis, la vaisselle empilée dans l'évier. Une fois habillé, je préparais mes affaires de cours sous l'œil réprobateur de Tyki, allongé paresseusement dans mon lit.

- Tu m'abandonne encore… ?

- Il faut bien aller en cours. Je ne peux pas laisser tomber la fac comme ça.

Toujours allongé, il parvint à enlacer ma taille, déposant un baiser sur ma hanche.

- Même si je te demande de rester ?

Il releva légèrement mon haut pour effleurer ma peau de ses lèvres, m'arrachant un frisson de plaisir.

- Tyki…

- Allez… Rater quelques cours ne te feront pas de mal… Et avec ta moyenne je suis sûre que sécher le reste de l'année ne changerais rien.

Je me laissais bercer par ses douces paroles, laissant ses bras me ramener dans le confort du lit.

Une semaine s'écoula sans que je ne mette le nez dehors. Chaque matin, Tyki me retenait à coup de baisers sulfureux et de caresses, chaque jour je tombais dans son piège. Il commandait les courses pour que nous n'ayons pas à sortir, s'occupait de moi comme un mari s'occupait de sa femme, avec zèle et passion.

Mais je commençais lentement à étouffer, séquestré dans mon petit loft avec lui. Mais à chaque fois que je le suppliais de partir, ne serait-ce que pour une simple promenade, il me clouait le bec de ses lèvres.

Un matin, la sonnerie de mon téléphone portable me réveilla en douceur, confortablement installé contre le torse du brun.

A moitié endormi, je récupérais mon portable, marmonnant d'une voix mal assurée.

- Allo… ?

- Lavi ? Tu ne m'avais pas donné rendez-vous à la BU ce matin pour l'exposé ?

Je me relevais brutalement, réveillant Tyki au passage.

- Merde ! Désolé Howard l'exposé m'est un peu sorti de la tête !

- Etrange, cela ne te ressemble pas d'être aussi distrait.

- Désolé !

Je m'empressais d'enfiler les premiers vêtements qui me tombaient sous la main, posant un bref instant le téléphone sur la table de ma petite cuisine.

Entièrement nu, le brun fit son apparition, observant le portable avec dédain.

- C'est qui ?

- Howard. On passe en exposé dans 3 jours et on n'a toujours pas terminé !

- Howard Link ?

- Un mec de notre promo. Mais là je n'ai pas le temps !

J'attrapais au hasard une brioche posée sur le comptoir, me dirigeant au pas de course vers la porte.

J'ouvrais la porte, qui se referma aussitôt, le brun m'empêchant de la rouvrir d'une pression de la main. Je fronçais les sourcils.

- Tyki, je suis déjà…

Il ne me laissa pas terminer ma phrase, plaquant ses lèvres sur les miennes. Le baiser était vorace et possessif, le corps de Tyki se pressant contre le mien, m'acculant contre le mur tandis que ses mains agrippaient l'une de mes cuisses pour l'enrouler de force autour de sa taille. Sa langue imposa un rythme effréné à la mienne, ne la libérant qu'après une bataille qui me laissa pantelant, mon front appuyé contre son épaule alors qu'il mordait mon cou comme il en avait pris l'habitude.

- Ty… Tyki… Je… Je dois aller… A

- Non.

Il se détacha de moi avec une rapidité prodigieuse, balançant un refus sec dans le combiné avant de raccrocher. Il revint vers moi immédiatement après, attrapant mon poignet pour me trainer jusqu'au lit sur lequel il me fit tomber.

Le baiser reprit de plus belle, ses mains déchirant mes vêtements avant de me retourner d'un geste précis, la croupe en avant.

- Non Ty-

Un cri m'échappa en sentant sa bouche s'échouer sur mon intimité, sa langue m'explorant avec doigté jusqu'à m'amener jusqu'aux portes de la jouissance. Je me répandis sur les draps dans un geignement de plaisir, les jambes tremblantes, tout ça à cause d'une caresse buccale.

Il se recula légèrement, remontant mes fesses pour presser son érection contre elles, se frottant quelques instants comme pour marquer son territoire avant de me pénétrer d'un mouvement sec, son bassin claquant contre mon derrière. L'une de ses mains agrippait ma hanche avec fermeté tandis que l'autre maintenait ma tête contre les oreillers, son sexe s'imposant rapidement en moi sans délicatesse.

A moitié étouffé par les oreillers, je serrais les dents pour retenir mes cris, le mélange de plaisir et de douleur devenant de plus en plus insupportable ! Chaque mouvement de sa part devenait brutal et douloureux, comme si l'on m'enfonçait une lame chauffée à blanc au fond des entrailles, encore et encore, jusqu'à me rendre fou.

Ses mouvements s'intensifièrent, ses doigts s'enfonçaient dans ma chair à chaque poussée, à chaque grondement. Après un mouvement plus brutal que les autres il finit par venir dans un feulement rauque, m'emplissant de son amour jusqu'à en déborder.

Tremblant, je retombais durement sur le matelas sitôt ses mains retirées, les yeux clos pour ne pas croiser son regard. Alors que j'imaginais cette torture terminée, l'une de ses mains vint attraper mon genou pour l'écarter, me mettant sans douceur sur le dos. Incapable de réagir je le laissais s'installer entre mes bras, ses lèvres se plaquant contre les miennes avec dureté pendant que ses mains le guidaient à nouveau en moi. La torture venait à peine de commencer.

voila voila ^^ j'espère qu'il vous aura plu!

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire (ça fait toujours plaisir d'avoir une opinion ^^)

a pluche les gens!

Neko-chan