Réponse à Guest : Merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira ;)


Chapitre 12

Comment en était-il arrivé à cette situation ? Voilà ce que se demandait la plus grande partie de lui. C'était ironique puisque la plus grande partie de lui était souvent celle qui capitulait, temporairement, pour Astoria et cette fois, elle avait capitulé de son plein gré.

Deux années étaient passées depuis la sortie de Poudlard et la vie avec la jeune femme était, malgré les inconvénients, incroyablement paisible et plaisante. Il se demandait, s'il avait vécu avec de l'amour, et s'il n'avait pas été aussi maléfique depuis son enfance, à quoi ressemblerait sa vie aujourd'hui. Il serait peut-être pleinement heureux avec sa femme, parce que oui, maintenant, il était lié à elle depuis que l'enchanteur l'avait déclaré.

Tout était parti du mariage de Julius, ce maudit personnage avait toujours compliqué la vie de Tom, et il avait décidé d'épouser son américaine et Astoria était aux anges, elle aimait les mariages. Il avait fallu qu'elle attrape ce maudit bouquet et que le père de la jeune femme s'en réjouisse et vienne vers Tom en même temps que sa fille.

- Alors Tom, quand pourrai-je officiellement te compter dans ma famille ? demanda le père en mettant une main sur l'épaule du petit ami de sa fille.

- Je… comment ça ? avait demandé Tom.

- Tu ne vas quand même pas me dire que tu es contre le mariage ? s'étonna l'homme.

Comment pouvait-on être contre quelque chose que l'on n'avait jamais envisagé ?

- Papa, laisse Tom tranquille, on n'est très heureux, même si on n'est pas mariés ! s'était exclamé Astoria en prenant sa main.

Elle avait fourni une porte de sortie à Tom, car le père de la jeune femme n'insista pas sur le sujet et personne n'y fit plus allusion… Sauf que Tom voyait qu'Astoria était déçue, même si elle ne le disait pas et qu'elle ne lui en voulait pas réellement à lui, la déception était visible.

Une partie de lui voulait qu'Astoria soit la plus heureuse possible et l'autre, avec le temps, finit par s'accorder à cette dernière, même si c'était pour d'autres raisons. La plus sombre des deux voulait aussi l'épouser, car elle serait « sa » femme. Même sans sentiments, Astoria était à lui et cela comptait, même pour Voldemort.

Pour une fois que toute sa personne allait dans le même sens, pourquoi lutter ? Parce qu'il savait que ça ne mènerait nulle part, mais le mariage ne changerait rien à cela, ils se dirigeaient déjà à la catastrophe ! Alors, il acheta une bague, là encore, il aurait eu tendance à simplement tuer le vendeur vu le prix de son produit mais il voulait que ce bijou soit l'une des seules choses honnêtement gagnées, pour Astoria.

Il ne fit pas dans les fleurs et dans le romantisme, sa meilleure moitié ne gagnerait pas sur ce coup-là ! Il attendit que la sorcière rentre pour sortir discrètement la boîte de sa poche. Astoria vint à lui et l'embrassa comme à chaque fois qu'elle rentrait puis elle se rendit dans la cuisine pour se servir un verre d'eau, il la suivit et alors qu'elle buvait, il se lança.

- Astoria, veux-tu m'épouser ?

La jeune fille, qui avait la bouche pleine d'eau recracha tout sur le mur face à elle en s'étouffant. Tom fronça les sourcils, attendant une réponse.

- Tu es sérieux ? demanda-t-elle une fois remise.

- Est-ce que j'ai l'air de plaisanter ?

- Je… Ta demande manque cruellement de romantisme, fit-elle remarquer en souriant.

- Je ne change pas pour autant, répondit-il amusé.

Elle s'approcha de lui et l'embrassa.

- Au diable le romantisme, oui, je veux t'épouser, rigola-t-elle.

Il l'embrassa et lui passa la bague au doigt… et par Merlin, il n'avait jamais vu un sourire aussi radieux qu'en cet instant sur le visage de celle qu'il aimait.

- A défaut d'être romantique, tu as bon goût, elle est magnifique, dit-elle en regardant sa bague.

Contrairement à ce qu'il pensait, il n'eut pas besoin de batailler avec sa fiancée pour faire un mariage sans inviter personne, mis à part le père, le frère et la belle-sœur d'Astoria. Il avait eu plus de mal à la dissuader de porter le nom de Jedusor, lui en avait honte et cherchait à s'en débarrasser mais elle, elle voulait porter le nom de son mari.

Finalement, il gagna aussi sur ce plan-là, car la sorcière refusait de le contrarier pour ça, sachant ce qu'il endurait à cause de son histoire. Puis tout se fit rapidement jusqu'à ce jour où ils se dirent oui. Après un repas familial où Tom eut la surprise de voir Julius discuter avec lui sans amertume, ils rentrèrent chez eux. Astoria allait ouvrir la porte mais Tom la souleva dans ses bras. La jeune femme poussa un petit cri de surprise.

- Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle.

- Mon devoir de mari, répondit-il en déposant un baiser sur ses lèvres.

- Finalement, il y a peut-être une petite pointe de romantisme en toi, tout espoir n'est pas perdu, railla-t-elle.

- Tais-toi femme, sinon je te laisse tomber par terre, menaça-t-il amusé.

- Tu ne m'abimerais pas quand même ? fit-elle semblant de s'offusquer.

Il la regarda, son sourire, sa confiance, son bonheur, son amour… Un changement se fit en lui, il ne savait pas d'où ça venait mais quelque chose avait changé.

- Non, je ne te ferais jamais de mal, je te le promets, dit-il avant de l'embrasser.

Non, comment avait-il pu envisager une seule seconde qu'il pourrait la tuer ?… Nott avait raison, elle le rendait de plus en plus faible, mais en même temps, elle le rendait vivant et cela valait peut-être le coup d'être un peu plus vulnérable. Il avait toujours cru qu'une toute petite partie de lui aimait Astoria, mais c'était faux, même sa partie violente et cruelle l'aimait, juste, différemment mais aujourd'hui, tout prenait son sens, il ne vivrait pas sans elle.

Il allait se reprendre, arrêter tout ce qu'il prévoyait, arrêter la magie noire… pour elle. Cela serait dur mais il savait que c'était la seule solution pour la garder. Il chassa de sa tête le fait qu'il y a tout juste une semaine, il avait réussi à mettre la main sur deux objets inestimables, un qui aurait dû lui revenir de droit, car il avait appartenu à sa famille maternelle. Le médaillon de Serpentard et un autre, la coupe de Poufsouffle… Peu importait ce qu'il avait dû faire pour les avoir, peu importait tout le reste, il allait tout arrêter.

Il la déposa dans le salon et l'embrassa passionnément.

- Tu es magnifique, dit-il en regardant sa robe.

- C'est la robe, s'amusa-t-elle à dire.

- Non, c'est toi qui la mets en valeur, d'ailleurs, je suis sûr que tu serais toute aussi magnifique sans, répondit-il en passant ses bras autour d'elle et en dégrafant sa robe de mariée.

- Comme il vous plaira très cher, dit-elle en l'aidant à la lui retirer.

Tom eut du mal à déglutir lorsqu'il la vit dans sa guêpière blanche, elle n'avait jamais paru aussi pure et aussi érotique en même temps, ce qui était assez ironique car les deux étaient assez contradictoires ! Il posa ses mains sur ses bras et remonta doucement jusqu'à ses épaules avant de descendre vers sa poitrine.

- Tu vas me rendre complétement fou, tu le sais ça ? demanda-t-il en la reprenant dans ses bras afin de l'emmener dans la chambre.

- C'est le but chéri, c'est le but !

Il reprit possession de ses lèvres et la laissa lui ôter sa chemise. Elle renversa la situation afin d'être sur lui, bien qu'un peu surpris, il la laissa faire. Elle déposa des baisers sur tout son torse et s'activait à lui enlever son pantalon. Elle lui enleva ensuite son boxer et le prit en main, il gémit et cela sembla exciter un peu plus la jeune femme. Elle sembla hésiter un instant puis le prit en bouche, là, ce fut plus un cri qu'un gémissement qui s'échappa des lèvres du brun.

- Je ne te savais pas aussi entreprenante ! dit-il pour tenter de se contrôler.

- J'ai envie de faire plaisir à mon mari, répondit-elle.

- Si j'avais su, je t'aurais épousée plus tôt !

Elle rigola alors qu'elle l'avait en bouche et cela fit un drôle d'effet à Tom, un effet très plaisant, trop plaisant. Il la fit remonter et renversa la situation, il se dépêcha de lui enlever ses très beaux sous-vêtements et lui rendit le plaisir en descendant vers l'intimité de la jeune femme. Il lui fit atteindre l'orgasme à l'aide de sa langue et de ses doigts et ne lui laissa pas le temps de redescendre afin de la pénétrer.

Il lui fit l'amour, encore et encore, ne se sentant jamais rassasié d'elle. Son corps, sa douceur, ses mains, son odeur. Il était en elle et il savait qu'il n'y avait pas de meilleur endroit pour lui. Jusqu'à ce qu'il s'effondre, épuisé, transpirant, tout comme elle.

- Moi aussi, si j'avais su que le mariage te ferait cet effet-là… dit-elle essoufflée.

Il déposa un baiser sur son épaule puis la serra contre lui. Le mariage y était pour quelque chose mais c'était surtout sa prise de conscience qui avait changé les choses. Aujourd'hui, il lui avait fait l'amour de toute son âme, aujourd'hui, il l'aimait de toute son âme, aujourd'hui était le début d'une nouvelle vie.