Le chapitre 13 est là ! Plus qu'un chapitre et l'épilogue après celui-là et cette histoire sera terminé. Merci à ceux qui l'ont suivis et surtout, merci à ceux qui m'ont fait part de leur avis, de ce qu'ils pensaient.

Réponse à la review anonyme : Merci, voilà la suite ;)


Chapitre 13

Cela faisait déjà une année qu'ils étaient mariés, une année que Tom se maîtrisait avec plus ou moins de difficultés selon les moments. Son passé commençait tout juste à se détacher de lui. Il avait été interrogé à plusieurs reprise en rapport avec le meurtre d'Hepzibah Smith. Le Ministère avait appris qu'il avait été rendre visite à la vieille dame un jour avant sa mort et certains membres de sa famille avaient signalé que des objets d'une valeur inestimable manquaient à l'appel. Ça, il n'avait pas pu le mettre sur le dos de l'elfe.

Mais le Ministère l'avait simplement interrogé, car ils n'avaient rien contre lui et Tom avait su les mettre dans sa poche. Maintenant tout était définitivement derrière lui et il pouvait enfin profiter de la vie qu'il avait choisie.

Il avait su tenir Astoria éloignée de toute cette affaire et il en était heureux, car maintenant qu'il avait fait son choix, il aurait assez mal vécu de devoir y renoncer ! Après le meurtre d'Hepzibah, il avait trouvé plus sage de démissionner, il s'était donc inscrit dans un cursus de Droit Magique afin de pouvoir entrer au Ministère.

Astoria rentra à la maison après ses cours et s'affala sur le canapé.

- Ça va ? demanda Tom, en lui ôtant ses chaussures.

- Non, ta fille a appuyé sur ma vessie toute la sainte journée ! Puis je ne vois même plus mes pieds et je crois que je vais l'expulser de là-dedans bien avant le terme! ronchonna Astoria.

Tom rigola en caressant le ventre bien voyant de son épouse.

- Plus que deux mois et tu seras libérée, dit-il en déposant un baiser sur les lèvres de sa femme.

- Je suis de mauvaise foi, j'aime porter notre fille. J'aime savoir que nous allons avoir un enfant ensemble, à une époque, je n'y aurais jamais cru !

Tom lui sourit. Il n'aurait jamais pensé que devenir père lui ferait cet effet, surtout à cause de sa propre famille mais il voyait son enfant comme le résultat de son amour pour Astoria et il savait que c'était une bonne chose et que grâce à ça, il pourrait tout mettre derrière lui, pour de bon.

- Mon frère nous invite à manger chez lui samedi, il y aura papa aussi, dit-elle.

- Je ne sais pas si je ne préférais pas quand ton frère me détestait… s'amusa Tom.

Astoria lui tira la langue et il tira légèrement dessus.

- Il faudra que tu perdes cette habitude lorsque Helena grandira, je ne veux pas que ma fille passe son temps à tirer la langue !

- Helena ? demanda Astoria, émue.

- Oui, il est hors de question que je lui donne le nom de ma mère ! Puis, ta mère m'a accueilli comme personne ne l'avait fait avant.

- Helena Jedusor, j'aime bien, dit-elle en souriant.

- Helena Greengrass, rectifia Tom.

- Ne sois pas ridicule, ta fille portera ton nom, tu es son père !

- Helena Jedusor Greengrass, rectifia Tom.

- D'accord, mais alors, moi aussi !

- Tu es tellement têtue !

- Peu importe d'où vient ce nom, c'est le tien et j'en suis fière !

- Pourquoi tu y tiens ?

- Parce que nous sommes une famille et que je veux porter ton nom, accolé au mien si vraiment ça te gène ! Si tu pouvais changer de nom pour le mien, il n'y aurait pas eu de soucis mais ce n'est pas possible, alors !

- Tom Greengrass ! rigola-t-il.

- Il faudrait qu'on commence à préparer la chambre de notre fille… Si mon père vient et qu'il se rend compte qu'on n'a pas encore commencé, je t'assure qu'on en entendra parler pendant longtemps ! soupira Astoria.

- Tu sais ce qu'on va faire ? demanda Tom en embrassant la main de sa femme.

- Quoi ?

- Tu ne vas t'occuper de rien, te reposer et moi, je m'en occuperai dès dimanche, dit-il.

- Toi ?! s'exclama-t-elle en ouvrant de grands yeux.

- Oui, moi !

- Tom, tu as plein de qualités, vraiment tu es quasiment parfait aujourd'hui… Mais tu n'as aucun sens de la décoration !

- Pardon ! s'exclama-t-il vexé.

- Ou plutôt, tu n'as pas les goûts adaptés pour décorer une chambre de petite fille, rectifia-t-elle.

- C'est sûr que si tu veux du rose partout, ce n'est pas gagné, railla-t-il.

Elle leva les yeux au ciel et commença à bouder. Tom se retint de sourire, c'était elle qui s'en prenait à lui en insultant ses goûts et c'était encore elle qui boudait… Il se demanda un instant comment il aurait fait face à la situation s'il n'avait pas changé avant.

- Bon, tu sais quoi ? Tu sélectionneras tout ce que tu veux et je ferai selon tes désirs, c'est mieux comme ça ?

Le visage d'Astoria s'illumina d'un sourire et Tom se félicita de sa brillante idée, il se félicita également d'avoir la patience et l'envie nécessaire de vouloir satisfaire son épouse. Ça en valait la peine, rien que pour la voir sourire.

- Tu es le meilleur mari du monde entier, dit-elle.

Elle essaya de se lever afin de pouvoir atteindre sa bouche mais finalement, elle l'attrapa par la cravate pour que ce soit lui qui vienne à elle.

Tom se leva et alla chercher un verre d'eau qu'il lui ramena.

- Non merci, sinon je vais encore devoir aller aux toilettes, dit-elle avec lassitude.

Elle mit la main sous son ventre puis soupira.

- Peu importe, que je boive ou pas… ça ne change absolument rien ! rouspéta-t-elle.

Elle tenta de se lever mais Tom lui tendit la main pour l'aider.

- Merci, je ne suis qu'une grosse vache inutile, se plaignit-elle.

- Tu es juste magnifique, comme toujours, lui dit-il.

- Les baleines aussi sont belles, fit remarquer Astoria.

- C'est exactement à elles que je pensais en te complimentant, railla-t-il.

Elle lui mit un gentil coup de poing dans l'épaule puis prit la main de Tom pour la poser sur son ventre.

- Tu sens ? demanda-t-elle.

S'il sentait ? Oui ! Sa fille venait de bouger et il l'avait senti, c'était magique. Jusque-là, il n'avait pas pu la sentir, car lorsqu'elle bougeait, il n'était jamais avec sa femme, donc, il avait juste écouté Astoria lui décrire ce qu'il se passait parfois mais y assister, sentir la vie de sa fille… Comment pourrait-il regretter les choix qu'il avait faits avec ce que la vie lui avait offert ?!

Il serra sa femme contre lui, sentant les coups que sa fille donnait, encore. Il embrassa Astoria et la regarda.

- Je t'aime, dit-il sincèrement.

- Je t'aime aussi… Mais là, il faut vraiment que j'aille aux toilettes, dit-elle en gigotant.

Elle l'embrassa rapidement puis il la laissa partir sans retenir le rire qui lui échappa. Il était heureux, vraiment heureux et il se sentait chanceux d'avoir encore le droit à ce bonheur malgré tout ce qu'il avait fait. Il réalisait combien de fois il aurait pu perdre tout ça.

Quelqu'un frappa à la porte d'entrée et Tom alla ouvrir. Sur le pas de la porte, un homme qu'il ne connaissait pas entra sans son autorisation. Il n'était peut-être plus le même homme qu'avant mais il avait encore ses réflexes, sa baguette était prête à l'action s'il le fallait.

- Qui êtes-vous ? demanda Tom.

- Greyson Smith, répondit l'homme.

Smith, probablement de la famille de la vieille femme qu'il avait assassinée… il s'était trompé, son passé ne le laisserait jamais en paix.

- Qu'est-ce que vous voulez ?

- Ce qui me revient de droit, la coupe et le médaillon.

- Je n'ai pas ce que vous demandez.

S'il avouait les avoir, il gagnait un long séjour pour Azkaban et il en était hors de question. Il perdrait tout, la chance de voir sa fille grandir et l'amour d'Astoria.

- Tu ne te souviens pas de moi, je n'étais qu'un Poufsouffle insignifiant pour toi mais je te connais Tom Jedusor, tu es quelqu'un de mauvais mais là, tu t'en es pris à mon héritage… Il est hors de question que j'abandonne.

L'homme sortit sa baguette et lança un sort vers Tom qu'il esquiva sans peine. Il restait un excellent sorcier, cela n'avait pas changé. Ils se battirent un moment avant que Tom ne se lasse et ne lui envoie un rayon vert. L'homme parvint à renvoyer le sort grâce à un bouclier et là, Tom crut que son cœur allait exploser.

Il vit Astoria ouvrir la porte des toilettes. Il vit son air apeuré lorsqu'elle se rendit compte que son mari était en train de se battre, en plein dans le hall avec un inconnu. Il vit enfin son air terrorisé lorsque le rayon vert, dont il était lui-même à l'origine, se dirigea vers elle. Il vit toute trace de vie quitter son visage magnifique lorsqu'elle tomba au sol. Il vit son ennemi regretter mais ça, il s'en foutait. Le deuxième rayon atteignit sa cible et l'homme tomba, comme sa femme quelques secondes auparavant.

Tom se dirigea vers Astoria en priant pour qu'un miracle se produise mais les miracles n'existaient pas, il avait été fou de croire qu'il avait le droit à tout ça. Une femme parfaite, une fille qui l'aurait été tout autant, il le devinait. Tout ça n'avait été qu'un rêve, un rêve qu'il avait vécu si peu de temps au final…

Il la serra contre lui mais cette fois, plus de coup, sa fille s'en était allée en même temps que sa femme. Une larme, une unique larme coula avant que la fureur ne s'empare de lui, plus forte qu'elle ne l'avait jamais été. Il allait faire payer le monde pour sa terrible enfance, il allait faire payer le monde pour Astoria, même si c'était lui et lui seul qui était responsable de la mort de son épouse.

Car au final, c'était bien son propre sort qui était à l'origine de la mort d'Astoria, il lui avait promis de ne jamais lui faire de mal, il avait échoué. Il caressa doucement ses cheveux et déposa un dernier baiser sur ses lèvres avant de sortir du manoir. Voldemort avait du travail.