chapitre 4: Matthew le taré et ses chèvres

En haut de la montagne il y avait un homme avec trois poils au menton et un profil de rat mais mignon quand même qui élevait des légumes et faisait pousser des chèvres. Son nom était Matthew Bellamy, il avait une très belle voix et savait s'en servir en criant des trucs bizarres au village. Comme il n'y avait pas de meubles dans la montagne, ça résonnait parfaitement et bref, il pouvait faire chier tout le monde. De toute façon, Matt, tout le monde l'adorait, et lui adorait tout le monde. D'ailleurs c'était certainement pour cela qu'il vivait exclu du village, à 962 mètres de hauteur entre lui et la vie sociale. Heureusement, il voyait souvent Dominic, son ami d'enfance, un petit blond aux yeux bleus de la plus abusive des perfections. Nooooon, il n'avait absolument aucun sentiments pour lui mais de quoi vous parleeeeeeez?

Il était 14h lorsque Matthew brossait ses chèvres. Il fallait bien les entretenir, car sinon, leur pelage s'emmêlait. Le berger aimait passer du temps avec elles: Jimmy Kane, Mercury, Simone, Hendrix, Cobain, il les aimait toutes les unes autant que les autres. Sauf Dominique, qu'il préférait à cause de son doux pelage blanc nacré et de ses beaux yeux bleus... Allez savoir pourquoi il l'avait appelée comme cela. Il continua de brosser Kennedy lorsqu'une idée lui vînt à l'esprit: et si il faisait pousser des bananes? C'est vrais, ça. Bon, bien sur, il n'y arriverais très probablement pas à cause du climat un peu trop froids et même pas du tout tropical, mais il aimait vraiment les bananes, plus que les chèvres -il se reçut un coup de sabot de la part de Kennedy à cette pensée- et il voulait tout de même essayer.

Oh mon dieu, le temps était venu de descendre en ville...age.

Après trois bonne douche et deux cafés complètement inutiles car il était déjà éveillé, Matthew se décida donc a descendre. Après avoir longuement hésité avec celui à paillettes, il s'habilla d'un simple costume rouge pétant qui passerait tout à fait inaperçu avec un t shirt blanc et des baskets noires, car, comme le Docteur, le fermier mettait des baskets avec ses costumes.

Il monta dans son quatre-quatre et descendit de la montagne. Une fois arrivé au village, tout le monde s'arrêtait sur son chemin. "mais c'est bellamy!" qu'ils disaient. Bah ouais, fallait bien qu'il sorte de son trou des fois. Il était 16h35 alors le marché était fermé depuis longtemps, mais il pouvait aussi aller à la coopérative acheter ses graines de bananes. Il entra dans le magasin en évitant les remarques indiscrètes et s'adressa directement au vendeur.

"-Hey, salut Paddy!

-Matthew! Alors comme ça tu daignes enfin te montrer? Un peu trop d'ailleurs non? T'avais pas moins rouge?

-Ouep, besoin de bananes. Non, TG. Comment va Adam?

-Adam va bien, tu va faire pousser des bananes? Awesome!

-Ouep, je suis pas trop sur du climat mais bon, je suis l'homme parfait, tout le monde le sait... Ça va être simple.

-C'est cela oui, au fait, il y a un problème d'électricité rayon graines. Tu va pouvoir faire un coucou a Oli.

-Super, je reviens alors."

C'était fou comme tout le monde se connaissait dans ce petit village: Paddy Hocken et Adam Taylor n'étaient pas les amis de Matthew, mais ils s'entendaient bien ensemble. Adam travaillait au rayon audio, tandis que Paddy était à la caisse. Oli Meitcafe, lui, était un des deux seuls techniciens du village, avec sa collègue Kathryn Flanders. C'était plutôt pratique.

Notre fermier se dirigea a toute hâte vers le rayon graines et se munit d'un sac de graines de bananes. Espérons qu'elles poussent vite, ces bites jaunes! Matthew Bellamy aimait les bites. Il ne se l'était jamais caché. D'ailleurs, il aurait bien voulu les vendre, ces futures bananes, mais celles-là étaient réservées à sa consommation personnelle. Très personnelle si vous voyez c'que j'veux dire. Il discuta de bites jaunes avec Oli qui montrait ses jolies fesses, debout sur une échelle puis il retourna voir Paddy.

"-voilà. Des graines de bi...Bananes.

-Merci. On se revoit quand?

-Je sais pas cousin, je suis bien avec mes chèvres.

-Cousin?

-Shut up and take my money."

Sur ces bien vulgaires mots notre face de rat préférée sortit de la coopérative et retourna au village. Et s'il faisait un tour? Un peu d'air moins frais que le siens ne lui ferait pas de mal, après tout.