Bonjour :D Je suis super contente de vous retrouver pour ce tout premier chapitre de la fic, super angsty et hardcore pour un premier chapitre x)
Comme je l'ai dis dans l'introduction du premier chapitre, les premiers chapitres sont les plus hardcore ! Surtout celui-ci, c'est le pire !
Enfin bref, si vous vous êtes embarqués dans cette aventure c'est que vous savez déjà à quoi vous attendre ;)
Au fait, toutes les chansons en début de chapitres sont des favoris plus ou moins gros. Celle-ci est l'une de mes chansons préférées, je l'adore ! En plus elle vient d'un de mes films préférés, New York Melody :) Dites-moi dans une review si vous la connaissez !
[Reviews :
Blainey's Blue Days : Hey, merciiiiii :D (Et je suis contente que tu sois encore là, ça me fais super plaisir !) Je les adore aussi, mon dieu ! Et Kurt avec les cheveux roses est tellement hot, gooooood *.* C'est vrai que GYOW est un peu la référence haha :') Perso l'histoire va être complètement différente donc attends-toi à un Kurt beaucoup moins innocent que celui de Zavocado x)
Une certaine québecoise : Merci beaucoup honey ! Merciiiii pour le compliment :* Et non, les chapitres seront là en temps et en heure haha x) Pour Burt, tu comprendras au fur et à mesure, cette fic est beaucoup plus progressive que les autres ;) De rien, merci à toi :*
Marie : Merci, j'espère que la suite te plaira !
Guest : Merci !
IheartIns : Merci beaucoup, j'espère que je ne te décevrai pas ;)
CeliaCom7 : Hey ! Génial, même si ça me fout la pression, heureuse de savoir que ça touche ta corde sensible :D Exactement, ils se connaissent. Mais ils ne sont définitivement pas encore ensemble :') Oui, Kurt est vraiment très mal, comme tu le verras dans ce chapitre :/ Merci beaucoup en tout cas :) Bisous !]
/!\ Langage vulgaire, insultes.
/!\ Usage de drogues.
/!\ Mentions explicites de sexe.
/!\ Violences.
/!\ Angst.
/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.
(Wow, c'est la première fois que je mets autant de warnings x))
Bonne lecture !
Chapitre 1 : Lost Stars.
« Who are we? Just a speck of dust within the galaxy? (Qui sommes-nous ? Juste une poussière flottant dans la galaxie?)
Woe is me, if we're not careful turns into reality (Mon deuxième nom est infortune, si nous ne faisons pas attention ça tourne à la réalité)
Don't you dare let our best memories bring you sorrow (N'ose pas laisser nos meilleurs souvenirs t'apporter de la mélancolie)
Yesterday I saw a lion kiss a deer (hier j'ai vu un lion embrasser un cerf)
Turn the page maybe we'll find a brand new ending (tourne la page peut-être qu'on trouvera une toute nouvelle fin)
So let's get drunk on our tears and (donc soyons ivres de nos larmes et)
God, tell us the reason youth is wasted on the young (Dieu, donne-nous la raison pour laquelle la jeunesse est gâchée sur les jeunes)
It's hunting season and the lambs are on the run (c'est la saison de la chasse et les biches sont en train de courire)
Searching for meaning (cherchant la signification)
But are we all lost stars, trying to light up the dark ? (mais sommes-nous tous des étoiles perdues, essayant d'allumer la nuit?)
I thought I saw you out there crying (J'ai cru que je t'ai vu là-bas en train de pleurer)
I thought I heard you call my name (j'ai cru t'avoir entendu appeler mon nom)
I thought I heard you out there crying (j'ai cru t'avoir entendu pleurer)
Just the same (seulement la même chose)
But are we all lost stars, trying to light up the dark? (mais sommes-nous tous des étoiles perdues, essayant d'allumer la nuit?)
But are we all lost stars, trying to light up the dark? (mais sommes-nous tous des étoiles perdues, essayant d'allumer la nuit?)»
Adam Levine – Lost Stars
« Monte dans la voiture, Finn. » ordonna Kurt, regardant son ami finissant une crêpe au chocolat avant de rentrer finalement, s'asseyant à côté de l'homme aux cheveux roses.
« Pourquoi t'es si pressé ? » demanda le géant, avançant sa main vers le paquet de cigarette que Kurt avait posé sur le tableau de bord, mais celui-ci tapa sa main et mit le paquet dans la poche de sa veste, détournant son regard de la route pour le fusiller du regard.
« Pas touche, Anderson m'en a déjà piqué une ce matin, j'ai pas besoin que tu t'y mettes aussi. » grommela-t-il, se garant devant chez Mike, klaxonnant comme un fou, avant d'apercevoir celui sortir de sa maison, courant jusqu'à la voiture.
« Anderson ? Qu'est-ce qu'il foutait avec toi ? » interrogea Finn, écarquillant les yeux.
« Anderson ? Qu'est-ce qu'il a encore fait ? » lança Mike en rentrant dans la voiture, Kurt démarrant dès la seconde où il eut fermé la portière.
« Ce connard n'avait pas de fric pour s'acheter une putain de clope donc il m'a supplié à genoux pour que je lui en donne une, prenant en otage ma caisse. Il est pathétique. » cracha Kurt, conduisant vers la maison de Puck.
« Anderson, te supplier pour une pauvre clope ? Ce mec n'est pas, genre, d'une famille super riche ? » lâcha Finn, pensant à sa propre mère qui avait du mal à concilier ses tours de jour et de nuit à l'hôpital, juste pour pouvoir élever son fils correctement. Kurt se gara devant chez Puck, qui n'était pas très loin de chez Mike et l'homme à crête, qui était déjà dehors, rentra rapidement dans la construction de métal.
« Vous parlez de quoi ? »
« De ce putain de bourge d'Anderson. » siffla Mike.
« Putain, lui et ses potes, venant de leur putain d'école privée, je peux pas les blairer. » hissa Puck, son visage devenant soudainement sombre et agressif, ses mains se fermant en des poings menaçant.
« A ce qu'il paraît ses parents sont des putains de dépressifs, maintenant. Et il paraît aussi qu'Anderson vend son cul à un vioc' pour gagner l'argent que ses vieux n'ont pas. » rit brutalement Kurt, arrivant devant chez Sam, sortant de sa voiture et grimpant à la fenêtre de sa chambre avec l'échelle qui était installée pour le réveiller. Ils avaient mis au point ce système car Sam avaient deux frères et sœurs qui se réveillaient plus tard et ils ne voulaient pas casser leur sommeil si tôt.
Il toqua à la fenêtre et vit le blond en train d'enfiler son manteau lui faire un grand coucou et ouvrir la fenêtre avant de descendre l'échelle à va-vite, la cacher derrière des plans de fleurs et courir dans le froid jusqu'à la voiture.
« Hey les gars. » dit-il finalement, s'incrustant aux côtés de Puck qui s'était installé au milieu. « Vous parliez de quoi ? »
« De ces putains de gosses de riches de Warblers. » répondit Mike en le saluant.
« Ah... Pour changer. » sourit le blond, laçant ses chaussures qu'il avait eu à peine le temps d'enfiler. « Les autres sont où ? » demanda-t-il.
« Jesse les a cherché. » L'atmosphère se tendit, comme à chaque fois qu'on parlait de Jesse. « Eh, je sais que vous l'aimez pas mais c'est le seul qui a une piaule, donc on n'a pas le choix. » râla Kurt en regardant la petit bande à travers le rétro-viseur. « Il fait partie de la famille, maintenant. »
Tous firent la moue mais acquiescèrent, et Kurt se reconcentra sur la route.
« Salut Wes. » dit Blaine lorsque son ami vint lui ouvrir. « Où sont les autres ? »
« Partis acheter des cigarettes. » répondit l'asiatique, s'asseyant sur le fauteuil abîmé de son appartement.
« Vous auriez pû me dire ça avant que j'aille supplier cet enfoiré d'Hummel ce matin ! » râla-t-il, s'asseyant à côté de lui.
« Comment ça se fait que t'as pas de fric ? Je croyais que... c'est quoi son nom déjà ? »
« Georges. » murmura le brun, regardant par la fenêtre sa petit bande revenir.
« Georges. Je croyais que Georges te payait pas mal, non ? »
« Il paye plus que pas mal, pour ce qu'on fait. » lâcha Blaine avec un sourire vicieux. « Mais mes parents me piquent mon fric pendant mon sommeil. »
« Les connards. » siffla Wes.
« Qui sont des connards ? » demanda Nick, rentrant par la porte ouverte.
« Les New Directions, je parie. » rit Jeff, le suivant de près, le tapant doucement sur les fesses.
« Non, les parents de Blaine. » répondit Wes, attrapant le paquet de cigarettes que le blond lui lança, en sortant une et l'alluma avec un briquet.
« Hey, c'est mon briquet ! Connards ! » cria Blaine, l'arrachant des mains de son ami.
« Qu'est-ce qu'ils ont encore fait ? » interrogea Sebastian de son air blasé habituel, s'asseyant sur les genoux du brun.
« Me dit pas qu'ils lui ont encore prit de l'argent. » souffla David, apportant un grand sac de course.
« Si. » acquiesça Wes, soufflant un grand nuage de fumée vers le plafond de son appartement merdique.
« Où sont Thad et John ? » questionna Trent. « Et tu devrais te casser de chez toi. »
« Pour aller où ? » murmura Blaine, jouant avec son piercing au sourcil.
« Ben chez Georges, voyons. » rit Sebastian, et il lui pinça la taille ce qui lui fit pousser un cri semblable à celui d'une chauve-souris.
« Georges... » il se leva et alla fouiller dans le sac de course, y cherchant un bagel et croquant dessus. « ...est mon porte-monnaie. On a aucune attache, on a juste un accord. Il m'entretient et je le laisse baiser mon petit cul de jeune. » Il sourit d'une manière triste, mais entièrement sauvage, comme à son habitude. « Jamais, au grand jamais, je n'irais vivre avec lui. Je préfère crever. »
« Tu pourrais vivre ici. » proposa Wes. C'était le seul à avoir son propre appartement.
« Ils me retrouveraient. Tu sais, ils ont l'air sans vie et complètement cons, mais je suis le seul à leur rapporter du fric, alors ils me retrouveraient pour sûr, et je me ferais buter. »
« Hey ! » annonça Thad, suivit de près par John, mais ils se turent immédiatement au regard que Nick leur lança.
« Le seul moyen pour que tu t'en sortes est de te casser d'ici. » dit David.
« Mais c'est impossible. Tout d'abord parce que je n'ai pas de fric, et ensuite parce que je partirais pas sans vous. On est plus que des amis, on est aussi la seule famille qu'on a. On a tous des parents de merde et des familles qui en ont rien à foutre de notre gueule. Alors on s'est choisis nous tous parce que notre bande est la putain de meilleure famille que la terre ai jamais connue. » sourit Blaine, prenant une nouvelle bouchée de son bagel.
« Ouais ! » acquiescèrent les autres, souriant.
Blaine se rassit sur les genoux de Sebastian et profita de ce court sentiment de plénitude qui ne durait jamais bien longtemps.
La fumée envahissait la pièce. D'ailleurs, au fond, c'est tout ce qu'ils faisaient, fumer.
Ils étaient avachis dans la maison que Jesse avait hérité de son arrière grand-père, pas très loin de Lima, et ils fumaient tous, de simples cigarettes alternées avec un joint de temps à autre. Parfois, l'un d'eux se questionnait sur ce qu'il faisait là, sa vie se résumant à un bain de fumée quasi-constant, quelques vols et arnaques à de crédules lycéens et des occasionnelles avec d'autres voyous de Lima.
C'est fou à quel point, lorsqu'on devient un adulte sans emploi et sans réelle vie active et professionnelle, on devient un semi-vivant. Comme si le simple fait de se lever le matin pour aller à un endroit fixe, pour effectuer un boulot fixe, vous rendait automatiquement meilleur que les autres. Comme si le manque de but vous empêchait à chaque fois d'atteindre l'objectif.
Ils regardaient des films, parlaient avec véhémence du clan ennemi, s'enflammait au sujet de l'injustice de la pauvreté dans laquelle ils vivaient, ou encore se moquaient les uns des autres. Parfois, exceptionnellement, ils passaient leur journée dehors, allant au centre commercial ou à Colombus pour simplement traîner. Souvent, ils s'ennuyaient dans cette maison trop grande et finissaient par hanter les rues de Lima et provoquaient ses habitants avant de fuir dès qu'ils appelaient la police.
Ces jours-là étaient les plus longs, les plus ennuyeux, et aussi les plus déprimants mais ils finissaient toujours par se confondre avec les autres, plus excitants et joyeux. Tous ces jours, les différents et les communs, finissaient par former un seul et même néant qu'était leur vie.
C'était triste et sans intérêt, mais c'était tout de même la seule vie qu'ils avaient.
Dans l'après-midi, ils allèrent devant leur ancien lycée, attendre le petit frère de Puck afin que celui-ci lui donne les clés. Ce fut rapide, et ils se retrouvèrent bien vite sans occupation.
Ils allèrent dans un parc, là où ils croiseraient des gens, notamment des lycéens qui y traînaient après les cours. Et venait donc leur moment préféré de la journée, celui-là même qui donnait un but à leur néant de vie : la représentation publique.
A cet instant, tous les regards se tournaient vers eux, avant de se baisser devant leur passage, comme une crainte qu'avoir un réel contact visuel avec un membre de la bande risquerait de les tuer. Ils étaient craints, tout le monde dans Lima les connaissaient, tout le monde dans Lima savait qu'ils ne savaient pas s'y frotter.
Ils adoraient ça être le centre d'attention. Ils adoraient inspirer la peur et la crainte, ils adoraient être des sortes de stars dans ce trou perdu, c'était leur seule victoire.
Et puis ensuite, après avoir fait une brève apparition, ils s'en allaient, et redevenaient de simples fantômes.
A 18 heures, Kurt se leva brusquement des genoux de Rory et s'en alla, prétextant à ses amis le fait que son père avait besoin de lui. C'était la même excuse que d'habitude, celle qu'il connaissait être efficace et sans argument.
Il tourna les clés pour allumer sa voiture, mit une cigarette dans sa bouche, l'alluma de ses doigts tremblant et démarra. Il partit en direction de sa maison, avant de tourner à gauche quelques rues avant d'y arriver et de continuer son chemin sur les routes gelées de Lima.
Il arriva dans un quartier sombre, celui où personne n'ose s'aventurer la nuit à par ceux qui y vivent où y connaissent quelqu'un, et pénétra dans une petite rue transversale, menant à un cul-de-sac, formé par un mur haut de plusieurs mètres, dont la brèche entre celui-ci et le mur était à peine visible dans la nuit noire.
Kurt s'y glissa et arriva dans une cour, où une seule porte était distinguable. L'homme aux cheveux roses y pénétra et soudainement, une odeur qu'il connaissait bien envahie ses poumons, ainsi qu'un énorme nuage de fumée imprégnant ses vêtements. Il marcha le long du couloir avant d'arriver à la partie principale de l'immeuble caché par le cul-de-sac.
Dave était là, avec Azimio et Todd, fumant des joints, un air détendu sur le visage. Lorsque Dave le vit, il se leva brusquement et s'écria, « Bébé ! »
« Salut Dave. » sourit Kurt, regardant l'homme plus âgé avec des yeux plein de luxure. Il ne voulait pas David Karosky, oh non, ça pas du tout, mais il avait besoin de ce qu'il lui donnait. Tellement besoin que ça lui tordait les entrailles. Il embrassa ardemment l'imposant homme, nouant ses mains dans son cou et laissant les grosses mains de son dealer glisser sur son dos jusqu'à atteindre ses fesses, qu'il laissa toucher brutalement, lui arrachant un petit cri de surprise. « Tu as mon acide ? »
« Oh que oui bébé, une très bonne dose rien que gratuitement pour toi. Mais tu sais ce qu'il faut pour que je te le donne. » sourit vicieusement Dave, donnant une petite claque sur ses fesses.
« On va dans la chambre ? » dit Kurt, voulant partir le plus vite possible.
« Pourquoi ne pas en faire un show aux autres ? » proposa le grand, lançant un regard à ses partenaires qui sourirent, regardant Kurt comme s'il était un morceau de viande, donnant à l'homme à la peau de porcelaine une soudaine envie de vomir.
« Okay. Mais ils ne me touchent pas. J'ai juste accepté pour toi. »
« Tout ce que tu veux bébé. » répondit Dave, avançant ses mains pour lui retirer sa veste en cuir, mais Kurt le précéda et sa déshabilla seul, devant les regards pervers des trois autres hommes.
Ce soir-là, lorsque Kurt était en train de chevaucher le sexe de son ancien tyran et qu'il sentit un énorme sexe noir se glisser dans sa bouche sans lui laisser le choix, il ferma les yeux et pensa à l'état dans lequel il serait dans quelques heures. Il rouvrit ses orbes bleues et bougea les hanches encore plus vite, suçant plus fort, et prenant même dans sa main le sexe tendu de Todd. Il les satisfit tous les trois et rentra avec ses comprimés de LSD, s'enfermant dans sa chambre sans croiser son père qui était encore au travail et s'allongea sur son lit. Ses intestins se tordirent à nouveau et il ouvrit le paquet.
Georges, 14:12 :
Je t'attends à 18 heures bébé. Ne sois pas en retard.
Kurt releva la tête de son portable, voyant que ses amis avaient toujours la même discussion inintéressante qu'avant qu'il décroche. Encore une journée inintéressante, passée à fumer des clopes et des restes de joints, regardant des films qu'ils avaient tous déjà vus et étant sortis intimidés des pauvres gamins dans la rue. L'exacte même routine que tous les autres jours.
Alors lorsque Blaine reçut un message de Georges, il fut presque heureux. Presque, tout de même, car c'était toujours Georges. Un hommes de 60 ans encore dans le placard avec une femme et des enfants qui le payait pour pouvoir le baiser.
Blaine n'avait aucune sympathie pour Georges, en vérité, il le dégoûtait. Il était vieux, ridé, d'une beauté quelconque, et il avait raté sa vie il n'avait jamais honnête et ne le serait jamais, et était condamné à payer un gamin désespéré pour pouvoir baiser avec quelqu'un qui lui plaisait vraiment. Georges lui faisait pitié et le dégoûtait, mais il était la seule raison pour laquelle Blaine n'était pas battu quotidiennement par ses parents et avait de quoi manger.
Alors Blaine fermait sa gueule, lui souriait, l'embrassait avec passion, et le laissait le baiser et faire tout ce qu'il voulait avec lui. Parfois même, le vioc le suppliait de le baiser, et Blaine le faisait, enfonçant sa queue dans son cul de menteur. C'était les fois qu'il appréciait le plus, voir ce con sous lui, le laissant faire ce qu'il veut avec son corps rouillé. Blaine jouissait ces fois-là.
Il quitta ses amis à 17 heures, rentra chez lui pour aller prendre une douche et enlever ses piercings, avant de se rendre au même hôtel qu'il fréquentait depuis des mois, Le Vagabond, et de monter à la même chambre que d'habitude, la 206, sous le regard habitué de l'agent d'accueil.
Il se déshabilla, s'allongeant sur le lit face à la porte, attendant impatiemment qu'elle s'ouvre. Georges fut en retard, de 15 minutes exactement, mais Blaine oublia tout lorsqu'il le vit. Il pensa seulement à son argent.
« Vous avez commandé l'accueil royal ? » sourit-il, regardant le regard du vieil homme balayer son corps nu d'un air gourmand, avant de se lever, déposant un baiser sur ses lèvres et lui retirant sa veste.
« Oh, mais que tu es beau mon bébé. » lança Georges, caressant doucement ses fesses. Blaine sourit, se retenant de le taper à cause son envie de dégueuler.
« Seulement pour toi. » souffla-t-il, posant une main douce sur l'entre-jambe déjà bombé de l'homme aux cheveux blancs. Celui-ci l'embrassa à nouveau, et se déshabilla rapidement, avant d'abuser de lui de cette façon si dégoûtante qu'ont les porcs de profiter des âmes désespérées.
Un comprimé sur la langue, un peu d'eau, et Kurt ferma les yeux.
Des couleurs folles se mirent doucement à danser sous ses paupières fermées, créant des formes ne ressemblant à rien de réel et inondant ses pensées. Kurt ouvrit les yeux et vit la chaise de son bureau danser.
Il se mit à rire aux éclats, ses doigts, se resserrant sur son matelas et ses yeux lui faisant mal. Il les rouvrit et aperçut sa chambre, floue et envahie de couleurs, lui donnant une folle envie de rire à nouveau et c'est ce qu'il fit, il éclata de rire, pendant plusieurs minutes, regardant son pot à crayon se faire pousser des pattes et se mettre à marcher jusqu'à sa lampe avant de se faire pousser des bras et de l'allumer.
Il rit encore, son rire possédé résonnant dans sa chambre, peut-être aussi dans la maison, et il se leva, regardant autour de lui, les murs semblant faits de guimauve, tremblants et coulant même sur le sol, avant de se laisser tomber sur le lit et de fermer les yeux, avant de les rouvrir immédiatement, riant à nouveau, et encore, et encore, et encore... Tout au long de la nuit.
« C'était délicieux bébé. » sourit Georges, fouillant dans son porte-feuille et en sortant deux billets de 100$. « On se revoit dans trois jours, okay ? »
« Pas de problème. » sourit Blaine, finissant de nouer ses chaussures et lui arrachant les billets des mains, déposant un baiser sur ses lèvres, avant de s'en aller.
Sur le chemin du retour, dans la nuit noire, il mit un billet dans son boxer, le seul endroit où ses parents ne penserait pas à chercher. Il arriva vite chez lui, le dîner étant sur la table avec ses parents.
« Où est notre fric ? » demanda son père dès qu'il le vit. Il tendit sa main incrustée de saletés vers son fils, ne lui jetant même pas un regard. Blaine y déposa les 100$, et fut immédiatement emporté par un poing se resserrant autour de sa gorge, le plaquant contre l'armoire en bois brute de la salle à manger. « Tu te fous de ma gueule ?! Seulement 100$ ?! » grommela son père, son haleine chargée d'alcool suffoquant Blaine.
« C'est tout ce qu'il m'a donné, il a plus autant de fric ! » répondit Blaine, la voix serrée à cause du poing patriarcale l'étouffant.
« Menteur ! Tu veux pas donner de l'argent à tes putains de parents, c'est ça ?! » hurla son père, le poussant contre les côtés saillants de l'armoire sculptée. Blaine hissa de douleur et regarda sa mère, toujours attablée, buvant sa soupe en le fixant du regard.
Ils se regardèrent un moment, avant qu'elle ne dise d'une petite voix rauque, déformée par la cigarette et l'alcool, « Lâche-le, Robert. S'il te dit qu'il n'a que 100$, c'est que c'est le cas. »
L'homme à la mâchoire serrée regarda sa femme un court instant, avant de lâcher Blaine, qui tomba sur le sol dans un grand bruit sourd. « La prochaine fois que tu le voix tu lui demandes 200$ où tu lui feras rien. Ou alors fais-toi baiser par deux mecs, je m'en fiche. Mais je veux au moins 400$ par semaine, tu m'entends ? Sinon je te bute. »
Blaine acquiesça doucement, se releva et fonça dans sa chambre, essuyant les larmes de rage coulant sur son menton.
Kurt se réveilla dans un grand sursaut, voyant qu'il était bientôt 11 heures, et se rappela de la nuit dernière de sa tête qui tournait, de ses yeux qui piquaient, et surtout d'à quel point il avait été heureux et avait oublié.
Il souffla et s'habilla, avant de monter dans la cuisine vide, trouvant un énième mot de son père, parti pour le travail, « Kurt, pour la centième fois, arrête de rire aussi fort toute la nuit, ça m'empêche de dormir. Sérieusement gamin, il y en a qui travaille 7 jours/7 dans cette maison. J'espère que tu daigneras recroiser mon chemin un jour. Tu me manques. Burt, ton père, qui, malgré tout, t'aime à la folie. »
Kurt lu et relu le mot, avant de le déchirer, balançant les miettes en dessus de lui comme des confettis et essuyant les larmes qui avaient coulées. « Je t'aime aussi Papa. Et tu me manques comme un fou. » souffla-t-il, avant de se rappeler qu'il était dimanche, et que c'était son jour sans la bande.
Ils étaient tous avec leurs familles, et lui se retrouvait seul. Comme chaque dimanche matin, après un samedi soir passé dans la drogue hallucinogène, il alla s'habiller en conséquence, prépara une serviette, une grosse bouteille d'eau et sa carte de membre, et prit sa voiture pour aller boxer.
Blaine se réveilla, et se massa la gorge, ayant gardé des traces violettes de sa rencontre avec son père la veille. Il regarda son calendrier et vit que c'était dimanche, ce qui voulait dire que la bande était avec sa famille.
Il était 11 heures, il avait beaucoup dormi, ayant passé la nuit à pleurer et à faire des cauchemars. Il se leva du lit, enfila ses affaires de sport et prit un sac avec une serviette, une grosse bouteille d'eau et sa carte de membre, avant de marcher – il n'osa pas prendre la voiture de ses parents, et il n'avait plus de voiture lui-même – pour aller boxer.
Ils se virent dans la rue, juste devant la salle de sport.
Leurs regards se croisèrent, et restèrent de cette façon pendant de longues secondes, les enfermant dans leur monde et les emportant loin de celui qui les maltraitait.
Ce fut Kurt qui brisa le contact, et le silence. « Alors Anderson, on vient boxer ? »
« Il me semble que ce n'est pas la première fois qu'on se croise ici. Ça te dérange ? » souffla Blaine, sentant une rage immense s'emparer de lui.
« Non. J'allais juste te proposer qu'on se batte l'un contre l'autre au lieu de prendre des tours sur le punching-ball comme on le fait souvent. » dit Kurt, évitant son regard en posant le sien sur la devanture cheap de la salle de sport. Mettre sa fierté de côté pour proposer ça à Blaine était difficile, ça lui faisant physiquement mal. Mais aujourd'hui, il ne voulait pas se battre. Pas autrement que sur le ring, en tout cas.
« Je suis partant. » lâcha finalement le brun, se rapprochant considérablement de lui pour qu'il soit forcer de plonger son regard dans le sien à nouveau. Il ne comprenait pas où voulait en venir Hummel, mais s'il pouvait le cogner avec son accord, il n'allait pas refuser. Il n'avait plus envie de se battre, autrement que sur le ring.
« Bien. On se retrouve tout à l'heure. » lança Kurt, disparaissant dans le bâtiment envahi de graffitis jusqu'au premier étage. Blaine resta figé quelques instants, perdu dans ses pensées, avant de suivre la tignasse rose à l'intérieur de l'immeuble crasseux.
Voilà, c'est tout pour ce chapitre :) J'espère que les ND et les Warblers en bandes ennemies vous ont plu ! A votre avis, comment va se passer leur petite séance de boxe ? :p
N'oubliez pas de me laisser une review (s'il-vous-plaiiiiit *yeux de chien battus*), de suivre cette histoire et de la mettre en favori si elle vous plaît. Merci !
A la prochaine,
Axelle
