Bonjour ! Me revoilà pour le chapitre 2 de cette fic qui arrive avec un peu de retard dû au décès de ma grand-mère comme je l'ai dis dans la part 26 de The Blind Series.

[Reviews :
IheartIns : Je pense que tu peux te douter que ça va se passer comme tu le souhaites, ne t'en fais pas ;) Bisous !

CeliaCom7 : Merci beaucoup ! :) Ouais, Roméo et Juliette, West Side Story, ce genre de trucs ;) Oui, de toute façon cette fic est sombre et violente mais les scènes de sexe vont s'arranger, ne t'en fais pas :p Et Kurt les cheveux roses c'est ma vie pourtant :( En tout cas merci beaucoup, bisous :)

Une certaine québecoise : Honey ;) ON EST D'ACCORD ! JE VEUX UN SPIN-OFF DE GLEE AVEC BADBOYS!KLAINE ! Burt est vraiment mon personnage préféré après Kurt, je l'adore plus que tout au monde. Bref. Haha, désolé, mais il y aura des explications pour le comportement des parents de Blaine tout au long de l'histoire :) Malheureusement il n'y aura pas plus de moments avec de la drogue parce que sinon ça sera trop répétitif :/ Carole et Burt arrive super tard dans l'histoire, mais ils arriveront ;) Thanks, love ya too :*

Blainey's Blue Days : Merci ! Et oui, je sais que Kurtofsky est super récurrent et en vérité j'ai vraiment rien contre Dave mais il fallait bien un méchant et donc c'est tombé sur lui :') Mdrrrrrrrr tu m'as trop fait rire xD Apparemment oui, Papy à encore la force :') Non sérieux, en fait quand j'imagine la tête de George j'imagine la tête de Walter, ce qui est super creepy mais bon x) Ouiiiiiii je sais, même moi je commence à en avoir marre . Mais il faut bien une raison que Blaine soit aussi dépressif, donc bon :/ Et sa mère est pas mal non plus...

mamstaz : Merci :) Ouaip, t'as tout saisi ;)]

/!\ Langage vulgaire, insultes.

/!\ Violences.

/!\ Angst.

/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Chapitre 2 : Fighter.


« After all you put me through (après tout ce que tu m'as fait vivre)
You'd think I'd despise you (tu croirais que je t'abhorre)
But in the end I wanna thank you (mais au bout du compte je veux te remercier)
'Cause you made that much stronger (parce que tu m'as rendu beaucoup plus fort)

Well I thought I knew you (eh bien, je croyais que je te connaissais)
Thinking that you were true (croyant que tu étais vrai)
Guess I, I couldn't trust called your bluff (je suppose que je ne pouvais pas croire ton bluff)
Time is up, 'cause I've had enough (les minutes sont écoulées, car j'en ai assez)

You were there by my side (tu étais là à mes côtés)
Always down for the ride (toujours d'accord pour faire de la route)
But your joy ride just came down in flames (mais la joie de ta compagnie a juste brûlée dans les flammes)
'Cause your greed sold me out in shame, mmm hmm (parce que ton avidité m'a rendu honteux)

After all of the stealing and cheating (après tout ce vol et cette tromperie)
You probably think that (tu croirais probablement que)
I hold resentment for you (je t'en veux)
But uh uh, oh no, you're wrong (mais non, tu as tort)

'Cause if it wasn't for all (parce que si ce n'était pas pour tout)
That you tried to do (ce que tu as essayé de faire)
I wouldn't know just how capable I am to pull through (je ne serais pas à quel point je suis capable de m'en sortir)
So I wanna say thank you (donc je veux te dire merci)

'Cause it (parce que ça m'a)
Makes me that much stronger (rendu beaucoup plus fort)
Makes me work a little bit harder (m'a fait travaillé un peu plus dur)
Makes me that much wiser (m'a rendu plus sage)
So thanks for making me a fighter (donc merci de m'avoir rendu un battant)

Made me learn a little bit faster m'a fait apprendre un peu plus vite)
Made my skin a little bit thicker (a rendu ma peau plus épaisse)
Makes me that much smarter (m'a rendu beaucoup plus vif)
So thanks for making me a fighter.
(donc merci de m'avoir rendu un battant)

Christina Aguilera - Fighter


S'il y avait bien un endroit à Lima qui réunissaient toutes les mauvaises personnes, c'était bien la salle de sport Dynamics. Là-bas s'y rendaient des voleurs, des dealers, des voyous, des criminels parfois... tous les hommes pourris jusqu'à la moelle allaient y faire du sport.

Cette salle était exclusivement masculine, aucune femme n'y venait depuis qu'une d'entre elle s'était fait violée dans les douches. Lima était une ville suintant de pauvreté, mais comme toutes les autres villes elle possédait des quartiers pauvres, nombreux, et des quartiers riches, un peu plus rares mais devenant de plus en plus habituels.

Dynamics se trouvait dans le quartier le plus pauvre de Lima, celui-là même où on pouvait louer un appartement trois pièces à 300$ et où on trouvait des préservatifs par terre sans que ce soit surprenant. C'était le quartier de la terreur, celui, encore pire que celui de Karofsky qui était à quelques minutes, dans lequel les gens s'enfermaient à triple tour une fois la nuit tombée, bien que leur porte soient si fragiles qu'elles puissent voler en éclat d'un coup d'épaule.

Mais Kurt et Blaine n'avaient pas peur d'y venir. Ils étaient connus dans la ville, et dans ce quartier également, et personne ne voulait avoir des problèmes avec eux, tout d'abord parce Burt Hummel était le seul garagiste de la ville et qu'il était toujours très généreux sur les réductions et donc on ne touchait pas à son fils, et aussi parce qu'il courait sur Blaine la rumeur qu'il avait tué ses parents et s'était baigné dans leur sang.

Ainsi, on ne prêtait pas attention aux deux pédés qui venaient boxer à côté d'hommes baraqués qui pourraient les casser en deux, et on les ignoraient simplement, ces deux petits voyous faisant les criminels de demain.


Le ring était vide. Il était toujours vide, parce qu'à chaque fois que deux hommes engageaient une bagarre, cela finissait à l'hôpital, ou alors d'autres personnes s'en mêlaient, et on ne pouvait pas déranger l'ordre des clans. Chaque criminel avait ses amis et ses ennemis, et il ne pouvait tout simplement pas se froisser avec les amis de ses amis sous peine de perdre de précieux alliés.

Le ring était donc vide, comme depuis plusieurs années, et pour la première fois les deux pédales étaient montées dessus avaient dérangées le peu d'ordre qui régnait dans un endroit pareil. Mais ce qui faisait aussi la réputation de Kurt et de Blaine, c'était le fait qu'ils s'en fichaient.

Ils s'étaient fait cassés la gueule plusieurs fois, et ils n'avaient jamais rouspété, jamais voulu prendre de revanche, ils se faisaient juste buter et rentraient chez eux. Ils étaient bizarres et quelques personnes les croyaient même fous, où masochistes. Mais personne n'en avait quelque choses à foutre de leur pomme, chacun avait assez de problèmes comme ça. Alors on les ignorait, comme deux fantômes hantant les lieux.

Kurt monta le premier sur le ring, un débardeur noir et un short de la même couleur lui collant à la peau, enfilant ses gants de boxe et faisant claquer son piercing à la langue sur ses dents. Blaine arriva peu de temps après, dans un débardeur blanc et un short bleu marine, ses gants déjà en place.

« Il y a des règles ? » demanda-t-il, frottant ses boucles brunes de son avant-bras.

« Des règles, Anderson ? » dit Kurt, sa voix résonnant dans la salle, quelques têtes regardant la scène qui était devenue comme un rêve, à présent. Quelqu'un était sur le ring. Non, pas quelqu'un, ces pédés d'Hummel et d'Anderson. Kurt les regarda tous d'un air supérieur, et ils détournèrent la tête en roulant des yeux. Ils n'en valaient pas la peine. « On a jamais fait dans les règles, je vois pas pourquoi on commencerait. » Il fit une pause, s'appuyant ses les bords, du ring, se laissant tomber en arrières sur la surface élastique, un sourire suffisant sur le visage. « Mais si tu veux une règle, je vais t'en donner : la seule règle est de se défouler tout en cassant la tronche de son pire ennemi. Ça te va comme ça ? » cracha-t-il, se remettant en place.

« Oh Hummel, si tu savais depuis combien de temps j'ai attendu ça. » sourit Anderson, la rage tordant son estomac.

« Dans ce cas, allons-y. »

Ils se rapprochèrent du milieu du ring, leur regard emboîtés l'un dans l'autre, serrant leurs mâchoires, et ce fut Blaine qui décrocha le premier coup, en soufflant, « Je vais te défoncer. »

Il s'approcha de sa mâchoire, mais Kurt l'empêcha de l'atteindre en le bloquant avec son bras, avant d'enfoncer son genou dans l'estomac du brun, le faisant suffoquer. « On dirait bien que c'est moi qui vais te défoncer. » dit-il, portant son gant vers le visage de Blaine, atteignant sa joue et le faisant valdinguer loin de lui.

Blaine se releva et reprit ses sens, avant d'enfoncer son poing dans la mâchoire de Kurt, réussissant à atteindre son point cette fois-ci, avant de répéter son action de l'autre côté, rendant l'homme aux cheveux roses complètement sonné.

Après ça, pendant une heure, ils se frappèrent, essayant toujours de nouveaux endroits, voulant se faire mal, réussissant, et recommençant encore, tapant, tapant, et tapant encore.
C'était encore mieux que le punching-ball cette fois, quelqu'un leur rendait leurs coups. C'était bon, de faire du mal à quelqu'un qu'on déteste depuis autant de temps, c'était bon de souffrir, de sentir leurs forces les quitter, et de sentir la sueur couler le long de leurs corps bleuis. C'était bon de ressentir.

Ils durent arrêter, à un moment, les cris de leurs corps devenant trop puissants pour les ignorer. Ils retirèrent leurs gants, finirent leurs bouteilles d'eau, et se regardèrent un instant avant de descendre du ring et de se rendre aux douches, heureusement vides, où ils se mirent d'un côté et de l'autre de la salle, se douchant dans un silence presque effrayant.

Ils se rhabillèrent dans le vestiaire, proche l'un de l'autre, et Kurt retourna dans la salle. Blaine l'attendit, le regardant de loin. Il le vit donner un paquet à un baron de la drogue, qui lui donna plein de gros billets. Il le vit les glisser dans son sac, qu'il tenait près de lui pour que personne ne puisse même en toucher la surface. Il le vit le rejoindre, et Kurt sembla surpris de le voir encore là.

Ils ne se dirent rien, et rentrèrent ensemble, l'un à côté de l'autre, en silence. Blaine sortit un paquet de cigarette de sa poche, celui qu'il avait acheté le matin même avec l'argent que son père ne lui avait pas pris, et en mis une dans sa bouche, avant d'en tendre une à Kurt, qui tourna brusquement la tête vers lui et écarquilla les yeux.

« Tu as fais vite. » dit-il, souriant, son visage balafré se tordant d'une façon presque douloureuse.

« Je t'avais dis que je te la rendrai. Je tiens toujours mes promesses. » dit Blaine, son visage lui piquant brusquement, et ce n'était pas dû au sang séché lui faisant une sorte de masque.

« Et tu vas aussi me rendre mon coup de briquet ? » souffla Kurt.

« Non, désolé, cette fois-ci c'est David qui me l'a piqué. »

« Oh, et bien je suppose que tu me dois deux coups de briquet maintenant. » dit l'ancien châtain, sortant le sien et allumant sa propre cigarette avant de passer à celle de Blaine. Ils fumèrent en silence, avant d'arriver à la voiture de Kurt. Il ouvrit sa portière et s'appuya dessus, regardant Blaine. « C'était cool ce qu'on a fait aujourd'hui. »

« Ouais. On devrait faire ça plus souvent. » Blaine sentit un goût amer sur ses lèvres, comme s'il était physiquement puni par son corps de dire ça.

« Je suis d'accord. » dit-il, rentrant dans sa voiture et fermant sa portière. Il ne démarra pas tout de suite, et regarda Blaine longuement à travers sa fenêtre ouverte. « Monte. » murmura-t-il finalement, si bas que Blaine faillit ne pas l'entendre.

« Pourquoi est-ce que je monterais ? » siffla-t-il, haussant un sourcil.

« Parce que t'as que ça à faire, tout comme moi. » répondit Kurt en soupirant, roulant des yeux.

Blaine ouvrit la bouche pour répondre d'une manière déplaisante, avant de la refermer presque immédiatement. Il fit le tour de la voiture et rentra à l'intérieur, regardant le profil de Kurt qui avait les yeux fixés sur la route ; il démarra la voiture, emmenant l'homme qu'il haïssait le plus, et ignora le sentiment qui envahissait sa poitrine : un savant mélange de la joie, du dégoût et de la panique. Il se tourna vers Blaine, qui le regardait aussi, et ils se regardèrent un long moment, avant de tous les deux se reconcentrer sur la route.


« McKinley, Hummel ? Tu m'emmènes à McKinley ? » demanda Blaine, regardant les lycéens s'étalant devant le bâtiment de l'ancien lycée de Kurt.

« Tais-toi, tu verras quand on y sera. » répliqua Kurt en roulant des yeux, avant de sortir de la voiture et de se diriger vers la porte d'entrée, le brun le suivant, l'air ahuri et perdu.

Ils marchèrent à travers les troupeaux d'étudiants, la plupart les reconnaissant et leur jetant des regards effarés ou baissant le regard. Ils s'enfoncèrent plus loin dans le bâtiment public, avant de tourner à droite, puis à gauche, puis à droite et encore à droite, afin d'arriver à la cuisine. Blaine s'apprêtait à râler lorsque son ventre se mit à gémir. Oh. C'est vrai que manger serait pas mal.

« Bonjour Mme Rose ! » s'exclama Kurt en se dirigeant vers une dame avec un filet de cuisinière sur la tête, plus grosse qu'une maison, et déposer un baiser tendre sur sa joue.

« Bonjour mon petit Kurt ! » lança-t-elle, allant à l'arrière de la cuisine, en sortant un repas emballé dans une boîte.

« Vous avez changé quelque chose, non ? » souffla l'homme aux cheveux rose, la regardant d'un air fasciné. « C'est un nouveau filet ? » demanda-t-il en désignant l'objet des doigts.

« Non, c'est toujours le même. » sourit la grosse dame. « Mais... » elle sembla intimidée, « Je dois avouer que j'ai perdu un peu de poids. 2 kilos ce mois-ci ! »

« Wow ! Eh ben ça vous va très bien. » sourit-il, prenant la boîte qu'elle lui tendait. « Oh, et je sais que je vous en demande beaucoup... mais mon... ami... Blaine n'a rien mangé non plus et je me sentirais mal de manger devant lui. Est-ce que vous pourriez lui donner un petit quelque chose ? »

« Bien sûr mon petit. Tu sais très bien que sinon les restes vont à la poubelle. »

Elle lui remplit une boîte semblable à celle de Kurt, avant de la lui donner et de dire. « Toi aussi tu es un mauvais garçon, n'est-ce pas ? »

« Il est des Warblers. Vous savez, la bande ennemie à la notre. »

« Oh ! Mais alors qu'est-ce que tu fais avec lui ? »

Kurt lança un bref regard en biais à Blaine, avant de hausser les épaules. « Vous savez Mme Rose, la plupart du temps, je ne me comprends pas moi-même. »

Elle rit et leur dit au revoir, et ils partirent, marchant encore et tournant dans toutes les directions, avant d'arriver devant le placard de produits à entretien.

Blaine haussa un sourcil, et sourit malicieusement. « Tu veux qu'on s'fasse un coup rapide ou quoi ? »

Kurt le foudroya du regard, avant de jeter un coup d'œil au placard et d'exploser de rire, ses yeux se fermant presque, créant des ridules sur les coins, laissant apparaître son piercing ç la langue et exposant ses petites dents blanches, semblable à des perles. Durant un court instant il perdit son air féroce, ses manières de goujat et son langage grossier et redevint l'enfant souriant et rieur qu'il était autre fois. « Putain, j'men étais pas rendu compte ! » s'écria-t-il, reprenant son souffle et voyant l'air surpris de Blaine, il rougit et se racla la gorge avant d'ouvrir la porte.

C'était bien un placard de produits d'entretien, mais au fond se trouvait une seconde porte, qu'ils ouvrirent rapidement, et tombèrent sur un escalier, que Kurt se hâta de monter, suivit de près par Blaine qui lui emboîtait le pas. Les escaliers étaient longs, comme s'ils étaient en train de grimper jusqu'à la lune.

Blaine était sur le point de faire une remarque, lorsque Kurt s'arrêta brusquement dans sa progression et poussa la porte qui se trouvait devant lui, et soudain, ils furent aveuglés par la lumière du soleil.

Ils s'avancèrent et Blaine comprit qu'ils étaient sur le toit de McKinley. Ils s'assirent sur un rebord, et regardèrent les lycéens manger et discuter ensemble, avant que Blaine ne rompe le silence. « Ami, Hummel ? J'étais pas au courant. »

Kurt le regarda avant de répondre. « Qu'est-ce que tu voulais que je lui dise ? » lâcha-t-il finalement.

« Je sais pas, moi... Ennemi semble plus approprié. » dit-il en se grattant l'arrière de la tête.

« Si tu essaies de me faire avouer qu'intérieurement j'ai envie d'être ton ami, tu te mets le doigt dans l'œil, Anderson. Je ne veux pas de ton amitié ni de rien d'autre. J'ai tout ce qu'il me faut. » cracha-t-il, ouvrant sa boîte et mangeant une nuggets.

Blaine abandonna le sujet et se mit à manger les nuggets qu'il avait dans sa boîte. « Tu fais ça souvent ? »

« Quoi ? » interrogea Kurt, les yeux dans le vide.

« Venir sur le toit de ton ancien lycée, demander les restes à la dame et les manger ici ? »

« Tous les dimanches. »

« Pourquoi ? Tu ne veux pas les passer avec ton père ? » questionna Blaine, se mordant la lèvre.

« Va te faire foutre, Anderson. » siffla Kurt, l'attrapant par le col, là où son père l'avait quasiment étrangler la veille. Blaine poussa un cri de douleur. « Merde. » jura-t-il. « Qu'est-ce qu'il y a ? » Kurt défit le long manteau de Blaine, ne pensant pas au froid et retira son écharpe. Il aperçut les traces violacées et poussa un halètement de surprise. « C'est quoi ce bordel ?! »

Blaine remonta son manteau et remit son écharpe, se détachant de Kurt. « C'est pas tes oignons. » dit-il d'un ton définitif, regardant les élèves retourner en cours tandis que la sonnerie hurlait jusqu'au toit.

Ils continuèrent à manger en silence, les pieds dans le vide, et le froid frappant leurs visages. A un moment, Blaine n'y tint plus, « T'as vendu quoi à ce dealer ce matin ? »

Kurt recroisa son regard. « LSD. Comprimés. » répondit-il simplement, détachant son regard et mangeant les frites que Mme Rose lui avait donné.

« Tu les as eu où ? »

« Quelqu'un me les donne. J'en garde un peu pour moi et je vends le reste à Aaron. »

« Tu prends de l'acide ? C'est super dangereux ! » s'exclama Blaine, avalant une frite.

« Seulement quand je suis pas bien. » grommela Kurt, mettant fin au sujet en regardant Blaine avec des yeux presque suppliants.

« Okay. »

Ils finirent leurs repas et fumèrent respectivement les cigarettes qu'ils avaient, Kurt allumant toujours celle de Blaine. « Tu me dois trois coups de briquets, maintenant. » avait-il sourit d'une manière presque joueuse mais tout de même incroyablement mélancolique.

Ils restèrent encore là quelques temps, presque plusieurs heures, avant que la nuit hivernale ne tombe. Ils étaient arrivés tard ici, après tout, mais c'était la première fois qu'ils passaient une si longue durée ensemble, seulement tous les deux. De midi à 17 heures, 5 heures. C'était un record.

Ils descendirent ensemble, et lorsque Blaine allait repartir à pieds. « Monte dans la caisse, Anderson. »

« Pardon ? » demanda Blaine en se retournant.

« Monte. Dans. La. Putain. De caisse. Je t'ai emmené à l'opposé de là où tu vis. Je te ramène. » expliqua Kurt.

« Okay. » souffla le brun, montant dans la voiture et regardant le profil de Kurt durant toute la route. C'était bizarre, presque gênant, de passer autant de temps ensemble. Mais c'était peut-être moins désagréable que ce qu'ils auraient cru.


Kurt déposa Blaine devant chez lui, ne lui lançant pas un sourire ou secouant sa main en guise d'adieu. Il n'entendit pas les remerciements de Blaine et prétendit qu'il s'en fichait. Sur le chemin du retour, il s'alluma une cigarette et alluma la radio, la mettant à fond, avant d'aller dans l'épicerie la plus proche pour s'acheter un sandwich et de rentrer chez lui, grimpant jusqu'à la fenêtre de sa chambre et restant à l'intérieur toute la soirée, la porte verrouillée.

Il se regarda dans le miroir, et vit les bleus sur sa mâchoire et ses hanches, ainsi que la plaie de sa bouche explosée. Il sourit, se trouvant laid, mais adorant la vue de ses blessures de guerre, lui faisant mal et lui rappelant d'être un homme. Blaine Anderson avait sû se montrer utile finalement.


Blaine était rentré à pieds de l'endroit où Kurt l'avait déposé. Il lui avait demandé de le laisser descendre quelques rues plus loin, ne voulant pas que ses parents le voient arriver avec un garçon. Ils ne le voyaient jamais avec personne, et même s'ils se doutaient qu'il ne passait pas toutes ses journées seul, Blaine ne voulait pas savoir ce qu'ils penseraient en le voyant accompagné. D'un homme, qui plus est.

Il rentra dans la maison, et ses parents étaient comme d'habitude avachis devant la télé en train de boire. « Qu'est-ce qui t'es arrivé ? » demanda sa mère, lui jetant seulement un rapide coup d'œil. Blaine fut surpris au début avant de se rappeler son œil au beurre noir et son nez explosé.

« Je me suis battu. » répondit-il, commençant à monter les marches menant à sa chambre.

« Pourquoi ? » demanda son père.

« Disons juste que c'était un conflit d'intérêt. » souffla-t-il, avant de s'en aller.

Ce soir-là, lorsqu'il se regarda dans le miroir, il admira ses bleus et ses plaies. Il se trouvait laid, mais ses blessures de guerre le rendaient plus heureux que n'importe qui. Il sortit de son boxer un billet de 50$, et le mit avec les 94 autres dans le tiroir à double-fond de son bureau. L'homme aux cheveux roses n'avait rien remarqué. Kurt Hummel avait sû se montrer utile finalement.


« Kurt, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?! » s'exclama Rory, touchant son visage tuméfié avec stupeur.

Kurt sourit. Rory était si naïf et innocent, à peine sorti du lycée, et il était en quelque sorte son préféré. Il ne connaissait pas les règles de la bande, celles qui stipulaient qu'on ne parlait pas des bleus sur le visage d'un de ses membres, sauf s'il en parlait lui-même. Il était mignon.

« Tout va bien, Rory. Je me suis juste battu avec Anderson. » expliqua-t-il avec un petit sourire.

Il était juste avec Joe, Jesse et l'irlandais, Finn et Puck étant partis acheter du cannabis, Sam s'occupant de sa petite sœur malade et Mike étant avec ses parents. C'était cool, presque encore plus que lorsque toute la bande était réunie. Jesse était détendu, ne se sentant pas mis sous pression par Puck et Finn, et Rory et Joe parlaient pour une fois, d'habitude discrètement cachés dans le fond. Kurt les aimait bien tous les trois, bien qu'ils ne soient pas très proches.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Joe.

« On s'est mutuellement pétés la gueule et ça a fait putain de trop bien. » sourit-il. Jesse se leva et revint avec un coton d'alcool et des pansements. « Merci. Tu sais Jesse, je t'aime bien. »

Le châtain lui sourit tristement. « Je sais. Et je t'aime bien aussi, mais j'aimerais bien que les autres mecs... »

« Ils s'y feront. Je leur ai déjà dis que tu faisais partie de la famille maintenant et que tu ne bougerais pas. »

« Viens là. » souffla-t-il, et Kurt se leva pour se placer devant lui. Jesse lui prit la main et le fit s'asseoir sur ses genoux, l'enlaçant doucement entre ses bras. Cela surprit Kurt, au début, puis il fondit dans cette embrassade, la première depuis bien trop longtemps. « Tu es un mec bien, Kurt. Et je sais que dans quelques années, tu seras dans une autre ville, avec un bon métier et même un prince charmant. » Kurt roula des yeux et il rit. « Mais j'espère que tu ne nous oublieras pas. »

« Jesse, » souffla Kurt, le regardant dans les yeux, « Vous êtes une partie de moi. Jamais je ne pourrais vous oublier. »


« Putain Blaine, qu'est-ce t'as à la gueule ? » siffla Trent, se levant pour toucher son visage.

Blaine sourit. Trent était si naïf et innocent, à peine sorti du lycée, et il était en quelque sorte son préféré. Il ne connaissait pas les règles de la bande, celles qui stipulaient qu'on ne parlait pas des bleus sur le visage d'un de ses membres, sauf s'il en parlait lui-même. Il était mignon.

« Rien. On s'est tapés avec Hummel. » répondit-il, déposant un baiser bruyant sur la joue du rondouillard.

« Enfin ! » s'exclama Sebastian en riant.

« Ta gueule, Seb. » lança Nick. « Comment c'est arrivé ? »

« A la boxe. On est montés sur le ring. »

« Quoi ? Mais personne n'est jamais... » souffla Jeff, rejoignant son petit-ami et posant une main douce autour de sa taille. Celui-ci lui sourit et l'embrassa doucement.

« Et bien on l'a fait. Et c'était bien. Et ça m'a aussi profiter, je lui ai piqué 50$. »

« Quoi ?! » hurla Wes.

« T'es complètement taré, mec ! » renchérit John.

« Non, je suis juste désespéré. Mais il avait 750$ dans son sac, alors un billet de plus ou de moins... » dit-il haussant les épaules.

« Tu vas foutre la merde... » murmura David.

« Et bien je m'en fous. J'économise pour me casser d'ici, okay ? Je pense enfin à mon avenir, et si Hummel avec ses putains de 700$ obtenus sans rien foutre est pas content, qu'il aille se faire foutre. » cracha Blaine, ses yeux remplis de rage.

« Il a raison. » acquiesça Sebastian.

« De toute façon, c'est pas comme si on en avait quelque chose à faire l'un de l'autre. » continua-t-il en haussant les épaules, sortant une cigarette de son paquet et cherchant son briquet pour l'allumer. « Est-ce que vous allez arrêter de me piquer mon putain de briquet ?! »


Voilà, c'était tout, comme on a pu voir Kurt s'est montré assez vulnérable dans ce chapitre, ce que je mets dans ma tête d'auteure sur le compte des résidus de drogue dans son esprit et de la lettre de son père. Le prochain chapitre est le début des problèmes, et j'espère que vous avez aussi hâte que moi parce que ça va être aussi violent (et sexuel) que le reste de cet fic :D

Sinon pour la chanson, Fighter a bien sûr été repris par Blaine dans Glee, sauf que cette fois-ci c'était à propos de Kurt ;)

Et aussi ! J'adorerais lire vos théories sur les raisons du comportement de Kurt et Blaine : Pourquoi est-ce qu'ils sont devenus des badboys ? Pourquoi est-ce que Kurt se drogue et ne parle plus à son père ? Comment Blaine a-t-il obtenu les 50$ ? Dites-moi tout ce qui vous passe par la tête, ça m'intéresse !

N'oubliez pas de me laisser une review, de suivre cette histoire et de la mettre en favori. Merci !

A la prochaine,

Axelle