Bonjour, bonjour :D Aujourd'hui on se retrouve pour le chapitre 3, et je peux déjà vous dire que vous allez l'apprécier ;)

Sinon, je précise bien que samedi prochain il n'y aura pas de publication pour cette fic mais pour Les étoiles filantes, tout simplement parce que la fin de ce chapitre est un cliffangher et comme je suis un peu sadique et que je dois publier mon 2e OS, je me suis dis que je vous ferez attendre 2 semaines pour la suite :D Ne suis-je pas adorable ? ;)

[Reviews :
CeliaCom7 : L'entraide sera grande durant ce chapitre ;) N'est-ce pas ? J'adore cette chanson :) Pour ta théorie, tu as pas mal raison, mais je te laisse un peu de suspens :p

IheartIns : Merciiiii :) Mais non, ne soit pas triste, tout va bien aller, ne t'en fais pas ;) Bisous :*

Guest : Merci beaucoup, ça fait plaisir ! :D Georges, haha, qu'est-ce qu'il me fait de la peine et rire en même temps x) Mais oui, ils vont se rapprocher plus tôt que tu ne le crois, ne t'en fais pas ;) J'espère que ce chapitre te plaira !

Une certaine québecoise : On est d'accord. Miam. Awwwwww, merci beaucoup babe *.* Tu as raison, ça ne va absolument pas durer longtemps... pour l'instant ;) Gros bisous, je t'aime :*

mamstaz : Ils sont un peu masochistes, haha x) Et très bonne théorie ;)]

/!\ Langage vulgaire, insultes.

/!\ Mentions explicites de sexe.

/!\ Angst.

/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Chapitre 3 : Animals.


« Baby, I'm preying on you tonight (Bébé, je te suis ce soir)

Hunt you down eat you alive (te chasse et te mange tout cru)
Just like animals, animals, like animals-mals (comme les animaux)

Maybe you think that you can hide (peut-être crois-tu que tu peux te cacher)
I can smell your scent from miles (je peux sentir ton odeur à des kilomètres)
Just like animals, animals, like animals-mals (commes les animaux)

So what you trying to do to me (donc qu'essaies-tu de me faire?)
It's like we can't stop we're enemies (c'est comme si on ne pouvait pas s'arrêter, nous sommes ennemis)
But we get along when I'm inside you (mais on s'entend bien lorsque je suis à l'intérieur de toi)
You're like a drug that's killing me (tu es comme une drogue, ça me tue)
I cut you out entirely (je te coupe entièrement)
But I get so high when I'm inside you (mais je suis si fou lorsque je suis à l'intérieur de toi)

Yeah, you can start over, you can run free (ouais, tu peux tout recommencer, tu peux t'enfuir)
You can find other fish in the sea (tu peux trouver d'autres poissons dans l'océan)
You can pretend it's meant to be (tu peux prétendre que c'était écrit)
But you can't stay away from me (mais tu ne peux pas rester loin de moi)
I can still hear you making that sound (je peux encore t'entendre faire ce bruit)
Taking me down, rolling on the ground (me faisant tomber, roulant sur le sol)
You can pretend that it was me (tu peux prétendre que c'était moi)
But no (mais non)

Baby, I'm preying on you tonight (Bébé, je te suis ce soir)

Hunt you down eat you alive (te chasse et te mange tout cru)
Just like animals, animals, like animals-mals (comme les animaux)

Maybe you think that you can hide (peut-être crois-tu que tu peux te cacher)
I can smell your scent from miles (je peux sentir ton odeur à des kilomètres)
Just like animals, animals, like animals-mals (commes les animaux)

Maroon 5 – Animals


Ils ne se revirent pas pendant plusieurs jours après ça, ce qui ne les affecta absolument pas. Ils n'étaient pas amis, ils se s'appréciaient même pas, tout ce qu'on pouvait dire c'était qu'ils se connaissaient.

Ils avaient l'habitude de se rendre à Scandal's, un bar gay dans l'Ouest de Lima où personne ne vérifiait jamais les cartes d'identités. Sebastian y allait aussi, et Nick et Jeff l'y accompagnaient, parfois, lorsqu'ils voulaient sociabiliser avec d'autres gays. Blaine s'y rendait plus rarement, lorsqu'il voulait se bourrer la gueule ou alors danser avec le peu de mecs potables ; Kurt était aussi peu présent que lui.

Ils se croisaient parfois, et c'était un de ces moments où on décidait par un simple regard de mettre la plus grande distance entre nous et de s'ignorer pendant le reste de la soirée.

Mais, ce soir-là, lorsque Kurt et Blaine se croisèrent, ce ne fut pas le cas.


Kurt voulait baiser un cul. Il venait de se prendre l'infeste bite de Karofsky dans le cul, comme chaque samedi, pour repayer sa dose de 20 comprimés de LSD qu'il lui refilait mensuellement, et ce soir-là il avait envie de baiser à son tour.

La seule solution était Scandal's, où il risquait de croiser un Warbler, mais comme à chaque fois, la luxure était plus forte que l'appréhension, donc il s'y rendit. Il évitait toujours le Mercredi des Drag-queens parce que ce n'était pas son truc, mais le samedi était toujours la soirée Shirtless, ce qu'il appréciait pour un homme sur dix, mais qu'il appréciait quand même.

Il passa la sécurité sans problème avec sa fausse carte d'identité, qui ne lui ressemblait pas pour un sou et qu'il utilisait depuis des années, et dès qu'il fut à l'intérieur il retira son gros manteau sous lequel il ne portant que sa peau nue. Il pénétra dans la salle miteuse du bar, sentant l'alcool et la sueur, et vit deux hommes en train de s'embrasser avec ardeur dans un coin de la salle, et aucun Warbler en vue. Il sourit ; ce n'était pas parfait, mais dans cette salle, personne ne pouvait lui reprocher d'être celui qu'il était.

Il s'assit au bar et salua le serveur – le même depuis qu'il y était allé la première fois à 16 ans – avant de se commander une bière. Il était en train de siroter sa boisson lorsqu'il sentit quelqu'un s'asseoir à côté de lui.


Blaine avait envie de baiser. Bien sûr, il couchait avec Georges deux fois par semaine, mais on ne pouvait pas appeler ça satisfaisant, et ça faisait pas mal de temps qu'il n'était pas allé entre les murs rassurants de Scandal's.

Blaine y allait d'habitude lors du Mercredi des Drag-queens, car elles le faisaient rire et qu'il était devenu en quelque sorte – et bien-sûr il ne l'avouerait jamais à personne – ami avec elles. Cette fois-ci était une première fois : il n'était jamais venu au bar un samedi soir.

Trent le déposa, étant bien sûr le seul à être assez gentil (et surtout sensibles aux yeux de chien battu du brun) pour lui rendre une pareille faveur. Il passa la sécurité sans problème avec sa fausse carte d'identité, qui lui donnait 38 ans et qu'il utilisait depuis des années, et l'homme à l'extérieur lui annonça que c'était la soirée Shirtless, ce qui lui fit plutôt plaisir, il se hâta d'enlever ses vêtements et de les accrocher à un porte-manteau avant de rentrer dans la salle.

Il pénétra dans la salle miteuse du bar, sentant l'alcool et la sueur, et vit deux hommes en train de s'embrasser avec ardeur dans un coin de la salle. Il sourit ; ce n'était pas parfait, mais dans cette salle, personne ne pouvait lui reprocher d'être celui qu'il était.

Puis il aperçut Kurt, et son sourire sincère fut remplacé par un sourire malicieux, avant qu'il ne parte s'asseoir à côté de lui sur une des chaises du bar.


« Qu'est-ce que tu fais ici ? » demanda Kurt sans même lui jeter un regard.

« La même chose que toi, je suppose. » répondit Blaine, commandant une bière identique à celle de Kurt et prenant une gorgée.

« Il n'y a pas grand-monde d'intéressant, je dois dire. »

Blaine se retourna pour regarder autour de lui : c'était vrai, il n'y avait personne d'intéressant ce soir-là, les seuls hommes présents ayant plus de 40 ans, un gros bidon sortant de leur jean, un torse couvert de poils gris bouclés partant dans tous les sens et des poils bien trop longs sortant de leurs aisselles. Peu appétissant.

« Il y a pas de monde. » souffla-t-il finalement.

« En même temps, quand on y réfléchit bien, on est à une soirée Shirtless alors qu'il fait -2°C à l'extérieur. » sourit Kurt de ce genre de demi-sourire quasi-insultant qu'il avait l'habitude de faire.

« Et dire que je suis le seul coup potable de cet endroit. » taquina Blaine, enchaînant avec une seconde bière.

Kurt claqua sa langue percée contre son palais et le regarda enfin dans les yeux. « Tu rêves, Anderson, s'il y en bien un baisable ici, c'est moi. » siffla-t-il, les yeux rieur. « Mais je dois avouer que tu n'es pas mal dans le genre court sur pattes. »

Blaine se sentit envahi d'une vague de culpabilité en un instant ; le voilà, avec Kurt, dans un bar, ne s'ignorant pas pour la première fois et étant même sympas l'un envers l'autre, alors que Blaine avait volé.

Blaine Anderson était beaucoup de choses, mais il n'était pas un voleur. Il avait fait beaucoup de choses pourries dans sa vie, comme se prostituer à un vieux pour de l'argent, ou encore tabasser un crétin avec sa bande, mais il n'avait jamais volé et s'était promis de ne jamais le faire.
Et le voilà, avec celui qu'il avait volé, dans un bar, à gaspiller l'argent de son crime dans des boissons alcoolisées et à simplement être un menteur. Pour la peine, et parce que la logique de Blaine lorsqu'il se détestait était au plus bas, il se mit à boire.

Au bout d'une heure, Kurt en était à sa troisième bière et Blaine à sa... huitième ? Ou bien neuvième ? Il n'était pas sûr. Dans tous les cas, ils n'étaient définitivement plus les mêmes Kurt et Blaine, avec leurs carapaces dures comme la pierre.

« Kuuuurt, tu as la peau si pâle. » rit Blaine, touchant le visage de l'autre homme.

« Lâche-moi. » souffla celui-ci, faisant une moue adorable... Adorable ?

« Mais Kurt, pour une fois qu'on ne se déteste pas, on doit en profiter. »

Kurt gloussa. « C'est vrai. » acquiesça-t-il.

« Pour célébrer notre entente temporaire, je propose qu'on danse ensemble. » sourit Blaine, sautant sur ses pieds, et tendant sa main vers Kurt.

« Je ne sais pas... » murmura Kurt, un grand sourire malicieux sur les lèvres, regardant Blaine comme s'ils étaient plus que des connaissances, pour la première fois de leur vie. Il prit la main de Blaine dans la sienne et le suivit sur la piste de danse.

Au début, c'était plutôt mignon et innocent ; ils dansaient comme des idiots – surtout Blaine, sérieusement qui lui avait donné autant d'alcool ? son petit corps ne pouvait pas le supporter – et riaient, se fichant de la vingtaine d'hommes présents qui les regardaient.

Mais ensuite, et bien ensuite, une de ces chansons parlant de sexe, avec un rythme lent et terriblement sexy passa. Kurt pensa d'abord à partir de la scène, mais Blaine l'attrapa par la taille et il mit ses bras autour de sa propre nuque, remuant, collé contre son corps, chacun distinguant des tatouages sur le corps de l'autre mais n'y prêtant pas attention.

Il fit soudainement bien trop chaud et humide autour d'eux. Leurs visages étaient si proches, leurs fronts collés l'un contre l'autre, leurs souffles se mélangeant. De la sueur perlaient de sous leurs cheveux, coulant jusque dans leurs dos, faisant briller leur peau comme des milliers de petits diamants et les rendant exceptionnellement magnifiques.

« Tout le monde nous regarde. » souffla finalement Kurt, jetant des regards anxieux autour d'eux.

Blaine sourit et mit sa main sur la mâchoire du plus grand, l'obligeant à le regarder dans les yeux, les beaux yeux de Kurt le regardant avec des pupilles dilatées. « C'est parce qu'on est complètement sexys ensemble. » dit-il.

« Je n'aime pas être le centre de l'attention. » grommela Kurt, faisant glisser une main sur le torse du bouclé.

« Dans ce cas, tu vas me détester pour ce que je vais faire ensuite. » sourit Blaine d'un air suffisant.

« Je te hais déjà. » taquina Kurt.

Blaine retira ses mains de sa taille et empoigna son visage à pleines mains avant de l'embrasser à pleine bouche, comme il n'avait certainement jamais embrassé personne d'autre. Leurs bouches étaient scellées l'une contre l'autre, leurs dents s'entre-choquaient et leurs langues se caressaient. C'était... parfait.

Ils se détachèrent et Kurt le regarda d'un air rieur. « Quoi ? » demanda Blaine, ses mains se détachant de son visage. Il remarqua que les mains de Kurt étaient toujours autour de son cou, et celui-ci resserra son étreinte et l'embrassa encore, d'une manière scandaleusement sexy, avant de se détacher à nouveau de lui.

« Si un jour quelqu'un m'avait dit que j'embrasserai Anderson, je lui aurais sûrement rit à la gueule puis je l'aurais défoncé. » dit-il.

« Je dois avouer que j'aurais fais la même chose. » acquiesça Blaine, l'embrassant une nouvelle fois, collant leurs corps complètement l'un contre l'autre avant de se détacher et de se remettre en position de danse, une chanson qui était plus une invitation au sexe passant.

Ils étaient ivres, presque plus ivres de danser ensemble que d'avoir bu, et ils n'avaient plus aucun contrôle de leurs actes, se draguant ouvertement et sans vergogne, s'embrassant passionnément sur la piste de danse, et oubliant leur passé.

Ça dura une heure ou quatre, avant que Kurt pousse Blaine contre un coin des toilettes désertes, lui mangeant la bouche et baladant ses mains sur son corps, Blaine gémissant faiblement contre ses lèvres. « Je te veux tellement. » souffla finalement le brun.

« On devrait aller chez moi. » dit Kurt, le tirant par la main jusqu'à sa voiture. « Tu n'as pas de voiture ? »

« Nope. Mes parents me l'ont confisqués. » répondit le brun en haussa les épaules, rentrant dans la voiture.

Kurt abandonna le sujet et conduit rapidement vers chez lui, ne jetant même pas un coup d'œil à l'heure qu'il était. Il devait déjà être bien trop tard, il pensa à son père qu'il réveillerait sûrement avec ses gémissements et ses cris.


Le dos de Blaine cogna contre le matelas doux du lit de Kurt. Il était déjà quasiment nu, ayant seulement enfilé sa veste par-dessus son torse-nu. Kurt était comme lui, se jetant au-dessus de lui, l'embrassant bestialement, ouvrant rapidement son pantalon et le glissant jusqu'en bas, arrachant ses chaussures et ses chaussettes par la même occasion.

Il regarda Blaine Anderson, dur et gémissant sous lui, et sourit en l'embrassant glissant sa langue dans sa bouche et haletant un peu. Il retira son propre pantalon et ils se retrouvèrent sexe contre sexe, seulement séparés par l'épaisseur de leurs boxers,leurs torses trempés de sueur l'un contre l'autre, leurs lèvres ne se séparant pas plus que quelques secondes.

« Retourne-toi. » chuchota-t-il.

Blaine fronça son sourcil percé en interrogation. « Qui t'as dit que je voulais me faire prendre ? » sourit-il vicieusement.

« C'est le seule truc que je veux faire, donc sois tu te retournes gentiment, sois tu rentres chez toi sans avoir joui. » répliqua Kurt en le regardant sur un air de défi.

Blaine soupira et se retourna promptement, sa tête s'enfonçant dans les oreillers. Il sentit les lèvres de Kurt sur sa nuque, puis son dos, laissant des petites traînées mouillées le faisant frémir. Kurt lui écarta les jambes. Il sentit une langue léchant le long de sa colonne vertébrale et descendant jusqu'à ses fesses rebondies, passant sur la raie jusqu'à arriver à son intimité, le faisant gémir. C'était une première fois.

La langue de Kurt était très habile, l'ouvrant par des minuscules mouvements, le faisant sentir si bien, comme s'il flottait sur un nuage, et Blaine put s'empêcher de se frotter contre le matelas, sentant son sexe dur comme de la pierre et prêt à exploser.

Puis la langue de Kurt n'était plus là, et Kurt fouillait dans un tiroir, en sortant un préservatif et du lubrifiant, avant que Blaine sente un doigt enduit de liquide glacé pénétrer dans son intimité, l'ouvrant encore un peu, trouvant presque immédiatement sa prostate, lui faisant pousser un cri de plaisir.

Kurt fit ça vite et bien, avant d'enfiler un préservatif en de l'enduire encore un peu plus de lubrifiant. Il pénétra en Blaine d'un coup sec, le faisant gémir faiblement, son souffle coupé contre le matelas, ayant à peine la force de soulever ses fesses lorsque Kurt plaça un oreiller sous son ventre.

Après ça, Kurt le prit durement et brutalement, martelant sa prostate avec facilité, enroulant ses bras autour de Blaine et collant son torse contre son dos, allant encore plus vite et encore plus fort, gémissant lui aussi parce que c'était délicieux.

Blaine était un tas quasi-inconscient au dessous de lui, l'acceptant d'une manière presque soumise, et ne se retenant pas de mettre son plaisir à l'oral, criant de toutes forces et approchant de l'orgasme.

Kurt laça ses doigts autour de son sexe et commença à le branler, se sentant venir dans peu de temps et voulant le voir venir avant lui. Blaine jouit dans un grand cri, étouffé par celui de Kurt qui le suivit à quelques secondes près, avant de se retirer et se laisser tomber sur le lit à côté de lui, jetant le préservatif n'importe où dans la chambre.

Ils respirèrent avec difficulté pendant un moment, tous les deux face contre le matelas, hors d'haleine et épuisés. Avant qu'ils ne puissent penser à quoi que ce soit d'autre, ils s'endormirent.


La peau de Blaine était chaude et douce contre lui, et Kurt faillit tomber du lit en se rappelant les événements de la veille. Il réussit tout de même à se calmer, regardant l'homme à ses côtés. C'était la première fois qu'il le faisait, qu'il regardait Blaine de la bonne façon, mémorisant chaque détail de sa peau musclée.

Il regarda ses tatouages, auxquels il n'avait jamais vraiment prêté attention avant. Entre son cou et son épaule se trouvait un losange, les contours en noirs et l'intérieur sans rien ; autour de son téton gauche se trouvait un cœur noir percé par une flèche, le sang rouge dégoulinant le long de son torse. Sur sa hanche droite se trouvait un pistolet, petit et qu'on aurait pu presque confondre avec une tâche de naissance ; le long de sa colonne vertébrale, que Kurt avait adoré embrasser la veille, se trouvait des lettres, formant les mots 'Teenage Dream' de manière verticale. Puis Blaine bougea son bras en marmonna quelque chose dans son sommeil, et Kurt put apercevoir une cage avec un oiseau à l'intérieur, le regard triste.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda soudainement Blaine, et Kurt usa de son sang froid pour ne pas sursauter.

« J'étais en train de me tâter à aller ouvrir la fenêtre pour aérer un peu mais j'avais pas envie d'avoir froid. » mentit-il, regardant l'homme à côté de lui se redresser sur ses coudes et pousser un grognement presque animal.

« Putain... T'aurais pas un Doliprane ou un truc du genre ? » dit-il en se massant la tête.

Kurt se leva, ne pensant même pas à enfiler quoi que ce soit et ratant l'air satisfait que Blaine lui lança en le contemplant de la tête aux pieds. Il lui rapporta un vieux comprimé qu'il avait piqué à son père pour les soirs où il rentrait trop bourré, et remplit un verre d'eau dans sa salle de bain.

« Tu veux prendre une douche ? » proposa-t-il après que Blaine ait avalé le médicament.

« Hum... Je – je crois que je vais rentrer. Je me doucherai chez moi. » répondit Blaine, évitant son regard.

« Okay. » répondit Kurt, ne sachant pas quoi dire d'autre.

« Okay. » répéta Blaine, se tapant mentalement.

« Tu vas répéter tout ce que je vais dire ? » taquina Kurt, lui tendant ses habits.

« Non, c'est juste que – oublie. » lâcha-t-il en secouant la tête, se rhabillant rapidement. « Je vais y aller. » annonça-t-il une fois ses chaussures lacées et son manteau enfilé. « C'était... cool. Salut. »

Et en seulement quelques instants, Blaine était sorti par la fenêtre du sous-sol, laissant Kurt seul avec lui-même et ses pensées vénéneuses.


Il rentra pour trouver ses parents endormis sur le canapé, ronflant si fort que ça couvrait le son assourdissant de la télé. Ça l'arrangeait, en quelques sortes, comme ça il n'avait pas à leur parler et à faire bonne figure.

Il monta directement dans sa chambre et fonça sous la douche, lavant chaque parcelle de son corps avec frénésie, comme à chaque fois qu'il couchait avec quelqu'un, comme pour effacer le toucher de leurs doigts sur sa peau et oublier tout ce qui s'était passé.

Ce n'était pas qu'il voulait oublier Kurt, ils avaient bien baiser, même très très bien, mais... la culpabilité était trop forte, il s'en voulait de ce qu'il avait fait et rien ne pourrait y changer quoi que ce soit.

Il se sécha et s'habilla à nouveau, avant de se rendre dans sa chambre et d'essayer d'allumer une cigarette. Il se rendit compte qu'il n'avait toujours pas de briquet, et sourit en pensant à la tête de Kurt s'il allait lui demander du feu à cet instant. Son sourire s'effaça presque immédiatement, pensant à Hummel, qui, malgré ce qui s'était passé la veille, était toujours Hummel.


Kurt se doucha, et descendit manger quelque chose sur le coup des 14 heures, croquant dans sa pomme avant de tomber sur un énième message de son père. Il hésita à le lire avant de le prendre en main et de le voir extrêmement long, alors sa curiosité piquée, il le lut.

« Salut Kurt, comme tu le sais je suis au travail et je suis épuisé parce que je n'ai pas pu dormir de la nuit parce que ton ''ami'' était extrêmement bruyant. Tu sais que je m'en fiche que tu t'envoies en l'air, gamin - même si j'aurais préféré que tu attendes au moins tes trente ans - mais fais-le lorsque je ne suis pas là ou hors de la maison.

Tu me manques toujours, comme d'habitude, et j'espère que tu viendras à la raison très vite et qu'on réussira à se parler en face à face. Dans tous les cas, tu sais que je t'aime toujours.

Sinon, je voulais te demander quelque chose, mais j'ai peur que tu le prennes mal. J'ai besoin d'argent. Tu sais que je ne suis pas du genre à demander des sous aux gens, surtout mon fils qui refuse de me voir depuis des mois. Mais j'ai un minuscule début de tumeur, Kurt, et je dois la retirer au plus vite mais je n'ai pas l'argent pour. Ça coûte 500$. Tout ce que je demande c'est 100$ ou 200$ dollars, comme tu peux donner, que bien sûr je te rembourserai. Mais j'ai besoin de ton aide, Kurt, ma banque refuse de me prêter quoi que ce soit et je n'ai personne d'autre à qui demander.

Si tu tiens encore un peu à moi, je sais que tu me donneras quelque chose. Si tu n'as pas d'argent, ce n'est pas grave, mais si tu as, aide-moi, je t'en supplie.
Enfin. J'espère qu'on se verra prochainement, je t'aime. »

Kurt monta immédiatement dans sa chambre, cherchant dans son sac de boxe les billets éparpillés de 50$ chacun, et les compta : 50$, 100$, 150$, 200$, 250$, 300$, 350$, 400$, 450$, 500$, 550$, 600$, 650$, 700$. 700$ ?! Kurt était sûr que Aaron lui avait donné 750$, il en était certain.

Il chercha dans sa tête les personnes qui avait pu lui voler l'argent. Il fronça les sourcils et ses yeux s'assombrirent avec rage, tandis qu'un seul prénom apparaissait dans son esprit. C'était lui. Blaine Anderson.


Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu :) Que pensez-vous que Kurt va faire pour se venger de Blaine ?

Anecdote : Cette semaine on a parlé du LSD en sciences. Ça m'a fait penser à Kurt, c'était drôle.

N'oubliez pas de me laisser une review, de suivre cette histoire et de la mettre en favori. Merci !

A dans deux semaines,

Axelle