Bonjour, je suis SUPERMÉGAEXCITÉE de vous retrouver pour ce chapitre où beaucoup de choses vont devenir plus claires ! :D

On est presque à 40 reviews ! Continuez comme ça :D

[Reviews :
CeliaCom7 : Merciiiiii :) C'est carrément réel, mais il leur faut juste un peu de temps pour s'en rendre compte ;) Oui, j'avais pas pensé à ça mais tu as plutôt raison ! Merci encore :) Bisous !

GleekKlainers4Ever : Merci :D A la prochaine !

Blainey's Blues Days : Haha ! Tu verras bien ;) On est d'accord, j'adore leurs petites disputes de merde x) Merci beaucoup :) J'espère que tu aimeras ce chapitre !

mamstaz : Ils vont en avoir :/ A voir dans les prochains chapitres ;) Et oui, c'est sûr haha x)

Une certaine québecoise : HAHAHAHAHA TU ME FAIS TOUJOURS PISSER DE RIRE AVEC TES REVIEWS, COUNASSE xD Il l'était ;) Non, pas de pénis de mon côté x) Oui, t'es pas la seule à aimer les interactions Kurt/Sebastian :') Mdrrrrrrr tu me connais tellement bien x) Tu verras ;) Gros bisous :*

IheartIns : Merci :) Bisous !

KlaineGlee : Merci beaucoup :D Hahaha xD

AkinA : Merciiiii :D]

/!\ Langage vulgaire, insultes.

/!\ Violences.

/!\ Angst.

/!\ Je ne connais absolument rien au système fédéral des États-Unis ! Mes seules connaissances me viennent de Orange Is The New Black ! Désolé pour les inexactitudes !

/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.

{Les passages en italique sont des souvenirs}

Bonne lecture !


Part 7 : Poker Face.

I wanna roll with him a hard pair we will be (Je veux rouler avec lui, nous serons une paire difficile)
A little gambling is fun when you're with me (un peu de jeu d'argent est marrant quand tu es avec moi)
Russian Roulette is not the same without a gun (la roulette russe n'est pas la même avec un pistolet)
And baby when it's love if its not rough it isn't fun, fun (et bébé quand c'est l'amour si ce n'est pas brutal ce n'est pas marrant)

Can't read my,(Ne peuvent pas)
Can't read my (ne peuvent pas)
No they can't read my poker face (non ils ne peuvent pas lire mon expression illisible)
Can't read my (ne peuvent pas)
Can't read my (ne peuvent pas)
No they can't read my poker face (non ils ne peuvent pas lire mon expression illisible)

I won't tell you that I love you (je ne te dirais pas que je t'aime)
Kiss or hug you (t'embrasserai ou te ferai un câlin)
Cause I'm bluffin' with my muffin (parce que je bluffe avec mon muffin)
I'm not lying, I'm just stunnin' with my love-glue-gunning (je ne mens pas)
Just like a dude in the casino (juste comme un mec au casino
Take your bank before I pay you out (prévois ta banque avant que je te ruine)
I promise this, promise this (je promets ça, je promets ça)
Check this hand cause I'm marvelous (regarde cette main car je suis merveilleux)

Can't read my,(Ne peuvent pas)
Can't read my (ne peuvent pas)
No they can't read my poker face (non ils ne peuvent pas lire mon expression illisible)
Can't read my (ne peuvent pas)
Can't read my (ne peuvent pas)
No they can't read my poker face (non ils ne peuvent pas lire mon expression illisible)»

Lady Gaga – Poker Face


« Nom ? »

« Kurt Hummel. »

« Age ? »

« 20 ans. »

« Date de naissance ? »

« 18 juillet 1995. »

C'était horrible. Kurt retenait ses larmes, celles qui menaçaient de couler depuis qu'il était arrivé entre les murs blancs du commissariat de Lima. Il n'arrivait pas à y croire.

« D'accord. Kurt Hummel, je me dois de vous informer que tout ce que vous me révélerez pourra être retenu contre votre cas. » Kurt hocha la tête, fermant les yeux. « Depuis combien de temps connaissez-vous Blaine Anderson ? »

« Depuis notre enfance. »

« Développez. »

« Depuis qu'on est tous petits, je ne me rappelle pas exactement quand. » répondit-il en haussant les épaules, fixant son regard sur le pot à crayon présent sur le bureau.

« Étiez-vous dans les mêmes écoles ? »

« On était ensemble en primaire. Après, je suis parti dans le collège public du coin et Blaine est parti à la Dalton academy pour son collège et son lycée. »

« D'accord. Vous étiez amis ? »

Kurt secoua la tête. « Non. Lima Est ne traîne pas avec Lima Ouest. »

« A cause de vos différences de revenus ? »

« Entre autre, oui. »

« Mais vous n'avez pas été ennemis dès l'enfance. »

« J'en sais rien, je ne m'en souviens pas, mais je crois que je m'en foutez un peu de lui. C'est seulement quand il a commencé à me chercher des noises qu'on est devenus ennemis. »

« Vers quelle époque ? »

« Je sais pas, peut-être le milieu du collège. »

{Les New Directions adoraient traîner au centre commercial. Après tout, c'est là où n'importe quelle bande de jeunes de 13 ans pouvaient aller. La chose était que les Warblers s'y trouvait aussi, tous les après-midi, à la même heure qu'eux. Kurt avait rejoint Puck et Finn au milieu de la seconde année de collège. Et même avec la protection de ses nouveaux amis et la crainte qu'il inspirait chez ses camarades grâce à son nouveau look, il avait toujours des ennemis.
Puck lui avait dit de faire attention aux Warblers, que c'étaient des gosses de riches qui se la jouait rebelles, mais qu'ils ne connaissaient rien à la vraie rébellion. Alors Kurt l'écouta, et les haït du plus profond de son âme.

« Tiens tiens, c'est les New Directions ! » s'exclama Sebastian en les voyant.

« C'est pas comme si on vous voyait tous les jours ! » continua Blaine.

« Allez vous faire foutre, on a autant le droit que vous d'être ici. » cracha Finn.

« Hum... » dit Wes, semblant réfléchir. « Pourtant le centre commercial est clairement dans la partie Ouest de Lima. »

« C'est le seul centre commercial, tête de con ! » s'exclama Puck.

« Peut-être, mais il est de notre côté, imbécile. » répondit Blaine, jetant un bref coup d'œil à Kurt qui ne prenait bien évidemment jamais la parole. « Et votre nouvel ami, il ne va pas parler ? » sourit-il avec méchanceté en pointant Kurt.

« Il ne vaudrait mieux pas pour toi. » répondit Kurt, le regardant dans les yeux.

« Ah ouais ? Tu vas faire quoi ? »

« Je vais t'expliquer un truc, connard, parce que t'as pas l'air de comprendre. » dit-il d'un ton calme, mais parlant assez fort et stable pour que tout le groupe puisse l'entendre. Il y a un putain de centre commercial dans cet état de merde. On y vient parce que c'est le seul endroit où on peut traîner. Pas parce qu'on veut voir vos têtes de culs ou entendre vos voix de faussets, mais parce qu'on a pas de putain de choix. On a jamais de putain de choix, Anderson, et tu sais pourquoi ? Parce qu'on est pas nés avec une couronne en or sur la tête, tout ce qu'on veut nous étant tendu sur un plateau d'argent. Nos parents bossent 7 jours/7 pour qu'on puisse être un peu heureux, ils se démènent pour nous. Mais vous ne comprenez pas ça, alors maintenant la prochaine fois que toi ou un de tes crétins d'amis avez un problème avec le fait qu'on traîne dans le même endroit public que vous, vous le foutez bien profond dans le cul parce que je m'en bats les couilles. » termina-t-il, avant de partir d'un air nonchalant, suivit de ses amis ayant un air impressionné sur le visage.
A partir de ce moment, les Warblers n'embêtèrent plus les New Directions à propos du centre commercial, et Kurt devint le chef de la bande.}

« D'accord. Vous êtes en état d'arrestation pour troubles de l'ordre public. Vous avez déjà un casier judiciaire pour les mêmes sortes de plainte et Blaine Anderson est dans le même cas. Nous connaissons déjà les membres de votre bande mais ne pouvons assumer qu'ils se battaient avec vous aujourd'hui. Néanmoins, si vous nous révéliez qui était là aujourd'hui, ça pourrait aider votre cas. » explique l'officière de police, le regardant avec une certaine douceur dans les yeux.

Kurt croisa son regard pour la première fois et baissa à nouveau les yeux en répondant, « Je ne sais pas. »

« Bien. Vous allez être mis en garde-à-vue jusqu'à votre procès. » annonça-t-elle.

Un gendarme, que Kurt n'avait pas remarqué jusqu'à maintenant, se leva et l'amena à une petite cellule dans la gendarmerie, celle pour les gens mis en garde-à-vue. Il y resta, seul et inquiet de son sort.


« Nom ? »

« Blaine Anderson. »

« Age ? »

« 19 ans. »

« Date de naissance ? »

« 17 mai 1996. »

C'était horrible. Blaine retenait ses larmes, celles qui menaçaient de couler depuis qu'il était arrivé entre les murs blancs du commissariat de Lima. Il n'arrivait pas à y croire.

« D'accord. Blaine Anderson, je me dois de vous informer que tout ce que vous me révélerez pourra être retenu contre votre cas. » Blaine hocha la tête, fermant les yeux. « Depuis combien de temps connaissez-vous Kurt Hummel ? »

« Depuis l'enfance. »

« Développez. »

« Depuis qu'on est tous petits, je ne me rappelle pas exactement quand. » répondit-il en haussant les épaules, fixant son regard sur l'agrafeuse présente sur le bureau.

« Étiez-vous dans les mêmes écoles ? »

« On était ensemble en primaire. Après, je suis parti à la Dalton academy pour mon collège et mon lycée. Kurt est resté en école publique. »

« D'accord. Vous étiez amis ? »

Blaine secoua la tête. « Non. Lima Ouest ne traîne pas avec Lima Est. »

« A cause de vos différences de revenus ? »

« Entre autre, oui. »

« Mais vous n'avez pas été ennemis dès l'enfance. »

« J'en sais rien, je ne m'en souviens pas, mais je crois que je m'en foutez un peu de lui. C'est seulement quand il a commencé à me chercher des noises qu'on est devenus ennemis. »

« Vers quelle époque ? »

« Je sais pas, peut-être le milieu du collège. »

{« Alors Anderson, on vient tout seul dans notre quartier ? » lança Kurt, les bras croisés sur sa poitrine et un sourire malicieux étirant son visage.

« Quoi ? Vous allez me taper ? » demanda-t-il, rigolant amèrement. « J'ai un putain de rendez-vous chez le dentiste, et il se trouve qu'il est situé de votre côté de la ville. »

« Non, on va pas te taper quand tu es tout seul et qu'on est neuf. On est pas si injustes. » répondit Mike.

« Mais on va quand même t'embêter un peu. » renchérit Kurt, passant une main dans ses cheveux nouvellement teints en rose. Blaine se demandait comment un gamin d'à peine 14 ans pouvait faire ça. Oui, il savait que Kurt était gay comme lui, mais il ne comprenait pas pourquoi il le montrait autant.

« Tu vas faire quoi, Hummel ? Me répéter la même chose que tu dis depuis deux ans ? Quand comprendras-tu que j'en ai rien à foutre ? » siffla-t-il. « Oui, je suis né du bon côté de la ville, dans la bonne famille, mais parce que je suis riche ne veut pas dire que tout va bien dans ma vie. Alors vas-y, traite-moi de gosse de riche, de connard prétentieux, mais tu n'es pas mieux, Hummel, vraiment pas mieux, à faire ton mauvais garçon alors qu'en vrai tu n'es qu'une fleur fragile. »

Kurt le regarda avec rage, avant de murmurer un gros « Va te faire foutre » et de s'en aller. A partir de ce moment, Blaine remarqua que Kurt commença à se muscler, l'encourageant à faire de même. Arrivé à 15 ans, Kurt était tout sauf une fleur fragile, et Blaine, un an plus tard était dans le même cas.}

« D'accord. Vous êtes en état d'arrestation pour troubles de l'ordre public. Vous avez déjà un casier judiciaire pour les mêmes sortes de plainte et Kurt Hummel est dans le même cas. Nous connaissons déjà les membres de votre bande mais ne pouvons assumer qu'ils se battaient avec vous aujourd'hui. Néanmoins, si vous nous révéliez qui était là aujourd'hui, ça pourrait aider votre cas. » explique l'officière de police, le regardant avec une certaine douceur dans les yeux.

Blaine croisa son regard pour la première fois et baissa à nouveau les yeux en répondant, « Je ne sais pas. »

« Bien. Vous allez être mis en garde-à-vue jusqu'à votre procès. » annonça-t-elle.

Un gendarme, que Blaine n'avait pas remarqué jusqu'à maintenant, se leva et l'amena à une petite cellule dans la gendarmerie, celle pour les gens mis en garde-à-vue. Il y trouva Kurt, qui avait les yeux dans le vide, et s'assit sur le banc à ses côtés.


La pièce, légèrement encastrée dans le mur, était silencieuse. Kurt et Blaine, ne parlaient pas, fixant le sol d'un air ahuri, le silence étouffant étant seulement brisé par les pas des officiers marchant dans le couloir.

Ils ne pouvaient pas y croire. Tout avait basculé en un instant, les laissant au bord du gouffre de la criminalité. Ils pensaient à leurs parents, l'un se demandant si son père serait inquiet et l'autre se demandant s'il se prendrait une raclée s'il rentrait un jour, ils pensaient à leurs bandes respectives, pour lesquelles ils s'étaient sacrifiés en un clin d'œil sans le moindre doute, et qui devaient s'inquiéter pour eux. Ils pensaient à Georges et à Dave, se demandant ce qu'il se passerait lorsque et s'ils les reverraient.

Ils pensaient à la prison, se demandant s'ils auraient une peine ou s'ils seraient libérés. Ils avaient peur, ils étaient tristes, ils étaient dans un état de choc. Ils avaient faim, ils avaient soif, ils étaient fatigués. Ils essayaient de ne pas penser à l'avenir, parce que le présent et le passé étaient déjà assez foutus en l'air pour le reste de leur vie.

Quelqu'un leur apporta deux plateaux repas qu'il leur donna en ouvrant la porte grillagée un court instant. La nourriture était dégoûtante, mais ils n'avaient pas mangés depuis tôt le matin donc ils dévorèrent ce qui se trouvait sur le plateau.

Et puis, sans un mot, ils se glissèrent dans les minuscules lits qui se trouvaient dans la pièce. Ils restèrent allongés un moment, avant que Kurt ne vienne se glisser dans le lit de Blaine, y rentrant à peine, leur torses l'un contre l'autre et leur bras se tenant fermement pour ne pas tomber.

Ils se regardèrent dans les yeux, dans le noir de la salle, et Kurt souffla, « Est-ce que tu crois qu'on va s'en sortir ? »

Blaine marqua un long moment avant de répondre, « Je ne sais pas. C'est la première fois que je suis arrêté, et j'aimerais te dire que tout va bien se passer, mais je ne sais vraiment pas. »

« Okay. » souffla Kurt. « Bonne nuit. »

« Bonne nuit. » répondit-il, fermant les yeux.

Cette nuit-là, ils ne rêvèrent pas une seule fois.


C'était dur de se réveiller. Leurs corps leur faisaient mal après avoir dormi sur un matelas mou leur faisant sentir le métal à travers son épaisseur inexistante, leurs têtes les faisaient souffrir, et leur repos avait été inutile.

Leurs visages étaient collés l'un contre l'autre, et leurs regards se croisèrent immédiatement.

« Hey. » murmura Blaine.

« Hey. »

C'était bizarre. Être dans une position difficile ensemble aurait dû les rapprocher, mais ils ne s'étaient jamais sentis aussi éloignés. Comme si on avait retiré la flamme qu'il y avait entre eux. Comme si toute cette alchimie qui était là depuis des années avait disparu.

« Bien dormi ? » demanda Kurt.

« Comme une merde. » sourit amèrement le brun en lâchant sa taille pour le laisser se lever.

« On est d'accord. » renchérit le plus âgé.

Ils se rassirent sur le banc en métal froid, et fixèrent le vide, sans se parler. On leur apporta une sorte de petit-déjeuner absolument horrible qu'ils mangèrent en silence avant de replonger dans leurs pensées.


Kurt pensait à son père, qui remarquerait sûrement le manque de bruit le soir venant de sa chambre. Il se demandait s'il trouverait que son fils avait été arrêté. Il priait pour que, si c'était le cas, il ne fasse pas d'infarctus comme il y a plusieurs années.

Il pensait à tous ces mois sans le voir, sans lui parler, sans lui dire qu'il l'aime, passés à déchirer les notes qu'il lui laissait. La dernière se finissait par « J'espère qu'on se verra prochainement, je t'aime. » comme la plupart des autres. Il avait peur de ne jamais pouvoir revoir son père, de ne jamais pouvoir lui répondre « je t'aime aussi » à nouveau.

Son père qui avait tout supporté avec lui.

{« Kurt, j'ai remarqué que tu as beaucoup changé ces derniers temps. Il s'est passé quelque chose à l'école ? » demanda Burt en mangeant une bouchée de son steak, profitant du dîner pour parler avec son fils.

« Non. J'ai juste rencontré les bonnes personnes. » répondit Kurt en haussant les épaules.

« Les bonnes personnes ? »

« Je suis dans une bande, papa. On se protège mutuellement, et surtout ils me protègent moi. Ça fait trois semaines que personne ne m'a harcelé. » annonça-t-il, un grand sourire sur le visage.

« Une bande ? Je ne sais pas si ça me plaît, Kurt. » lâcha Burt en fronçant les sourcils.

« Papa, on ne fait rien de grave. » souffla le châtain en perdant son sourire. « On traîne juste ensemble. Et honnêtement, je suis heureux. Et j'espérais que tu le serais aussi. »

« Je le suis, Kurt, mais tu es devenu un peu plus... »

« Bien dans ma peau ? » suggéra-t-il.

« Insolent. » compléta son père.

« Quoi ?! » s'exclama Kurt, lâchant bruyamment ses couverts dans son assiette.}

Ce fut la première fois qu'ils eurent une dispute à ce propos. Et ce ne fut pas la dernière.

{« Kurt, qu'est-ce que c'est ? » demanda Burt en voyant son fils descendre les escaliers, ses vêtements noirs ainsi que sa veste en cuir habituelle, mais aussi des cheveux roses.

« Oh, je me suis teint les cheveux en rose. » répondit Kurt en haussant les épaules, se préparant à partir dans le salon.

« Non, non, non, Kurt, tu ne t'en sortiras pas comme ça. » souffla Burt en le retenant par la main. « Tu vas aller m'enlever ça immédiatement. »

Kurt le regarda un petit moment, de ce regard qu'il avait acquis au court de ses presque deux années chez les New Directions, celui qui vous glace le sang et vous empêche de penser normalement pendant quelques secondes. « Je ne peux pas. » annonça-t-il calmement. « Ça dure trois semaines. »

« Fiston, la prochaine fois que tu veux faire un truc pareil, demande-moi, okay ? »

« Bien reçu. » acquiesça Kurt, se détachant de l'étreinte de son père pour continuer sa route.}

Il s'avéra que Kurt ne l'avertit pas pour son piercing à la langue, ni pour celui à l'oreille, ni pour son premier tatouage ou tous les autres qui suivirent. A vrai dire, cette discussion, faite il y a six ans, était l'une des rares qu'ils eurent après ce moment.


Et Blaine pensait à ses parents, ne regrettant qu'une chose : qu'il soit tombé dans la mauvaise famille.

{« Je suis gay. » annonça-t-il en plein milieu d'un repas, un sourire timide se dessinant sur le visage.

« C'est bien mon chéri. » répondit sa mère, ses yeux tournés vers la télévision pour regarder sa série préférée.

Blaine s'était énervé, « Attendez, vous m'avez entendu ? Je suis gay ! »

« On t'a entendu. Mais le truc c'est qu'on s'en fiche un peu. On regarde la télé, là. » expliqua son père, fumant un cigare.

Blaine sentit les larmes lui monter aux yeux et il éclata en sanglots, avant de se lever de table et de courir dans sa chambre. Il ne parla plus jamais de son orientation sexuelle avec ses parents.}

Blaine rit amèrement en se souvenant de ça. Faire son coming-out à treize ans avait été difficile, mais il avait eu les Warblers. Sa sexualité n'avait jamais été un problème avec ses parents, l'argent, si.

{« Maintenant que tu as 18 ans, nous devons parler business fils. » annonça son père, encore une fois au milieu du repas. Blaine leva les yeux de son plat et acquiesça avec anxiété. « Ça va bientôt faire deux ans que ta mère et moi ne travaillons plus. » Blaine se retint de rouler les yeux. « Et nos économies ne sont plus suffisantes pour pouvoir vivre correctement. Alors on a besoin que tu te trouves un travail. »

« Pourquoi vous ne vous en trouvez pas un ? » cracha Blaine, la fureur montant dans son esprit.

« Oses me parler encore une fois, Blaine, et tu t'en prendras une ! » hurla son père, claquant son poing contre la table. « Tu sais très bien que depuis que ton frère nous a abandonné nous avons été sur une pente descendante et que maintenant nous sommes au plus bas ! Donc tu vas fermer ta gueule et aller bosser ! »

« Robert, calme-toi. » dit Pamela, fumant une cigarette. « Blaine, chéri, j'ai rencontré un monsieur très sympa hier. Il est encore très mignon pour son âge et il aurait besoin de tes services. »

« Mes services ? » lança le bouclé, soupirant. « Il veut que je nettoie sa maison ? » railla-t-il.

« Non, tu vas coucher avec lui. » répondit-elle, détachant son regard de son fils pour le reconcentrer sur son verre de vin.

Blaine sentit des larmes de dégoût lui monter aux yeux et une envie de vomir lui prit. « Co - comment ? » souffla-t-il.

« On sait que tu couche avec des garçons, Blaine, pas besoin le nier. » grommela son père.

« Blainey, on a besoin de toi, chéri. Ce ne sera qu'une ou deux fois par semaine, ça ne prendra pas longtemps. » sourit sa mère, de ce faux air rassurant qu'elle portait la plupart du temps.

« Tu vas peut-être même aimer ça. » rajouta Robert.

« Vous vous foutez de ma gueule ?! » hurla Blaine. « Vous voulez prostituer votre fils pour un truc qui a eu lieu il y a 10 putain d'années ! Jamais ! Je suis majeur maintenant, je peux me casser quand je veux ! »

Son père se leva et posa sa main rugueuse autour de son cou, le plaquant contre le mur. « Tu vas m'écouter espèce de couillon. Tu vas voir ce mec demain après-midi, et le laisser faire tout ce qu'il veut de toi, okay ? Tu vas le faire parce qu'on te l'a demandé et que t'as intérêt à obéir sinon je te tue. On ne t'a jamais voulu, Blaine, mais tu es le seul fils qu'on a, alors on va faire avec. Essaie de t'enfuir et on te retrouvera, toi et tes petits amis, et on vous tuera tous. Okay ? Compris ? » Blaine hocha la tête, le visage couvert de larmes et la respiration coupée. « Bien. Qu'est-ce que tu vas faire demain ?

« Je vais aller chez ce mec et le laisser faire tout ce qu'il veut. » sanglota-t-il.

« Bien. Tu vas essayer de t'enfuir ? »

Blaine secoua la tête, incapable d'ouvrir la bouche.

« Tu vas essayer de nous désobéir ? »

« N – non. » souffla-t-il, et son père le lâcha. Il courut dans sa chambre à la vitesse de l'éclair, semant derrière lui des larmes, s'écrasant lourdement sur la moquette de luxe des Andersons. Il vomit toute la soirée.}


Ils sortirent tous deux de leur rêverie par le bruit des barreaux s'ouvrant.

« On va nous laisser sortir ? » demanda Kurt à l'officier, un grand sourire sur le visage. Blaine suivit son expression, un sourire timide se dessinant sur son visage.

« Non. » Ils perdirent leurs sourires immédiatement, remplacés par des expressions inquiètes. « Il se trouve qu'il y a beaucoup de criminels à Lima qui demandent d'être placés en garde-à-vue, et il n'y a qu'une salle comme celle-ci. Vous allez être transvasés dans la prison* de Lima en attendant votre jugement. » expliqua-t-il, les menottant à nouveau et les amenant à travers le commissariat pour monter dans un van.

Devant l'établissement se trouvaient les New Directions et les Warblers, regardant leurs deux amis être emportés encore plus loin d'eux. Kurt et Blaine leur sourirent et leur firent un petit coucou avant de se laisser embarquer. Une fois dans la voiture, leurs sourires disparurent.

Le voyage se fit dans un silence assourdissant, seulement troublé par le bruit énervant du pot d'échappement. Au bout d'une demi-heure, ils furent sortis du van et pénétrèrent dans la prison. Ils retinrent leurs larmes lorsqu'ils furent déshabillés et forcés de mettre dans des positions dégradantes pour être sûrs qu'il ne cachait pas de la drogue dans leur anus.

On leur donna des uniformes oranges et ils furent emmenés à travers la prison, étant épiés par les autres prisonniers, les regardant avec haine pour certains, et avec luxure pour d'autres. Kurt et Blaine retinrent encore leurs larmes jusqu'à leur dortoir, où se trouvaient 4 autres hommes, ne leur adressant même pas la parole.

Le gardien leur expliqua le déroulement de leur séjour ici, glissant dans son discours qu'ils feraient mieux de s'y habituer car ils allaient sûrement revenir ici après leur procès. Les autres détenus rigolèrent, et les deux nouveaux baissèrent la tête. Une fois son monologue fini, l'officier quitta le dortoir, et ils s'assirent sur leurs lits, tous les deux en hauteur, ceux que personne ne voulait.

Ils restèrent dans leur chambre toute la journée, roulés en boule contre le mur sale de la prison de Lima. A l'heure du dîner, ils séchèrent leurs larmes et allèrent dans la cantine, un air dur et fort sur le visage. Ils allaient survivre, se dirent-ils, ils allaient survivre.


* Je vous rappelle qu'on est aux États-Unis et que le système fédéral n'est pas le même qu'en France ! Donc on va faire un petit cours d'anglais :') En anglais, il y a deux noms pour désigner la prison : Jail, qui désigne la prison où on attend son procès et pour les petites peines (seulement quelques années je suppose) et Prison qui désigne la prison pour les gens accusés de crimes et qui ont donc des peines plus importantes. Kurt et Blaine sont bien entendu en Jail mais comme les deux mots anglais veulent tous les deux dire la même chose en français, je suis obligé de vous l'expliquer maintenant. Voilà, j'espère que ça vous a aidé ;)


Voilà, j'espère que ce chapitre vous a plu, même s'il était un peu déprimant :') Mais bon il en faut bien pour l'histoire :)

Petit spoiler : ils rencontreront deux personnages canon de Glee en prison. Qui seront-ils ?

N'oubliez pas de me laisser une review, de suivre cette histoire et de la mettre en favori. Merci !

A la prochaine,

Axelle