Bonjour, me revoilà pour un plus long chapitre !
Juste un petit passage pour vous parler du nombre de reviews... Oui je sais que je dois vous souler avec ça, mais il faut savoir que le fandom français est quasi-mort, presque plus personne ne publie de fics et je m'acharne à le faire quand même pour la simple et bonne raison que j'écris aussi ces fictions pour vous. Principalement pour moi, mais la raison pour laquelle j'ai continué d'en écrire était aussi pour vous.
Et je vous comprend, moi non plus je n'aime pas écrire de reviews et je le fais très rarement, mais honnêtement prendre trois minutes chaque semaine pour m'écrire un petit mot qui va me faire ma semaine, je pense que ça vaut le coup. C'est vraiment très déprimant quand je vois que j'ai trois reviews, surtout qu'à la base je n'en ai pas beaucoup non plus... Bref, ce n'était pas une critique ou un ordre mais je me devais d'exprimer ma pensée. Merci.
[Reviews :
GleekKlainers4Ever : Sebastian fait déjà partie de l'histoire x)
CeliaCom7 : Merci beaucoup ! Eh oui, ce chapitre était bien dur... Mais ce n'est que le début, vous en comprendrai encore plus dans quelques chapitres ;) Et je te rappelle qu'ils attendent leur procès, donc tu verras :) Bisous !
mamstaz : Haha :') Sam fait déjà partie de l'histoire x) En tout cas tu vas le savoir immédiatement !
Emma à la flemme : Merci beaucoup :* Haha, tu me connais tellement bien :') Mais tu as trop raison, Burt c'est la vie ! C'est mon personnage préféré après Kurt *.* Haha, les connards de parents de Blaine feraient bien d'avoir peur, parce qu'Emma arrive xD Mdrrrrrr, ça arrivera, ça arrivera ;) Mais noooooon, ça m'a fait trop plaisir :D Je t'aime 3]
/!\ Langage vulgaire, insultes.
/!\ Angst.
/!\ Je ne connais absolument rien au système fédéral des États-Unis ! Mes seules connaissances me viennent de Orange Is The New Black ! Désolé pour les inexactitudes !
/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.
Bonne lecture !
Chapitre 8 : Scream.
« Tired of injustice (Fatigué de l'injustice)
Tired of the schemes (Fatigué des magouilles)
Kinda disgusted (L'humanité prend des coups)
So what does it mean (Et qu'est-ce que ça veut dire)
Kicking me down (Achevez moi)
I got to get up (Je dois me lever)
As jacked as it sounds (Aussi bête que ça sonne)
The whole system sucks (Tout le système m'emmerde)
Peek in the shadow (Coup d'oeil dans l'ombre)
Come into the light (Et va vers la lumière)
You tell me I'm wrong (Tu me dis que j'ai tord)
Then you better prove you're right (Tu ferai mieux de me prouver que tu as raison)
You're sellin' out souls but (Tu revends ton âme mais)
I care about mine (Je fais attention à la mienne)
I've got to get stronger (Je dois me renforcer)
And I won't give up the fight (Et je ne vais pas déclarer forfait)
With such confusions don't it make you wanna scream (Avec de telles confusions ça ne te donne pas envie de hurler)
Make you wanna scream (Te donner envie de hurler)
Your bash abusin' victimize within the scheme (Ton coup abusé te rend victime dans ce plan)
You try to cope with every lie they scrutinize
Tu cherches à venir à bout de toutes les rumeurs qu'ils trouvent
Somebody please have mercy 'cause I just can't take it
Que quelqu'un s'il vous plait prenne pitié car je ne peux plus le supporter
Stop pressurin' me (Arretez de m'oppresser)
Just stop pressurin' me (Juste arretez de m'oppresser)
Stop pressurin' me (Arretez de m'oppresser)
Make me wanna scream (De me donner envie de hurler)
Stop pressurin' me (Arretez de m'oppresser)
Just stop pressurin' me (Juste arretez de m'oppresser)
Stop pressurin' me (Arretez de m'oppresser)
Make you just wanna scream (Juste pour te donner envie de hurler) »7
Michael Jackson ft. Janet Jackson - Scream
« De la viande fraîche ! » lança un homme en voyant Kurt et Blaine arriver dans la cantine, la tête haute sur leurs épaules. Simultanément, ils pointèrent leur majeur dans sa direction. « Oh, mais avec plaisir les gars ! Un plan à trois, ça vous dit ? »
Les hommes aux alentours éclatèrent de rire, et les deux se dépêchèrent d'aller faire la queue, ramassant leurs plateaux et allant s'asseoir l'un en face de l'autre. Ils furent vite rejoints par l'homme qui les avait interpellé et son ami.
« Salut les beaux gosses. Pourquoi vous êtes là ? » demanda-t-il.
« On attend notre jugement. » répondit Blaine.
« Pour quelle raison ? » interrogea son ami.
« Troubles de l'ordre public. » souffla Kurt.
« Oh, ça va. » sourit le séducteur. « Vous allez très bien vous en sortir. Je suis Troy, au fait. » se présenta-t-il, serrant la main de Kurt et Blaine.
« Kurt. »
« Blaine. »
« Et je suis Elliott. » répondit le quatrième attablé, leur serrant brièvement la main.
Ils étaient sympas tous les deux, et semblait relativement peu à leur place en prison, encore moins que Kurt et Blaine.
Troy était de taille moyenne, très maigre, blond vénitien à la peau hâlée, de beaux yeux verts et un grand sourire chaleureux. Elliott, quant à lui, avait tout de même l'air d'un badboy, avec ses tatouages et son eyeliner, le tout contrasté par un sourire aussi chaleureux que celui de son ami, le rendant aussi inoffensif que lui. Il avait une peau hâlée et des cheveux noirs corbeaux, et de beaux yeux bleus comme ceux de Kurt.
« Vous êtes ensemble ? » demanda encore Troy.
Kurt et Blaine se regardèrent un moment, avant de se mettre à rire. « Non. » dit Blaine.
« Vraiment pas. » rajouta Kurt. « En fait, on se hait. »
« On dirait pas. » sourit Elliott. « On dirait plus que vous couchez ensemble. »
Blaine ouvrit la bouche, prêt à se défendre, voyant que Kurt s'apprêtait à faire de même, mais aucun son ne sortit. « Oooooh, ils couchent ensemble. » charria Troy. « Ne vous inquiétez pas, Ell' et moi on le fait aussi. »
« Tout le monde le fait ici. » rajouta le brun. « Même les mecs qui sont pas gays. »
« Ouaip. Heureusement qu'on est pas dans une prison pour les vrais criminels, on se serait tous fait violer. » blagua le blond.
« Génial. » déclara Kurt avec sarcasme.
« J'adore tes cheveux. » sourit Troy.
« Merci. » sourit Kurt, de son premier vrai sourire depuis la veille. « J'aime tes yeux. »
« Es-tu en train de me draguer ? » souffla-t-il, les deux ne faisant pas attention aux deux bruns les regardant les sourcils froncés.
« Ça dépend. » répondit l'homme aux cheveux roses.
« De quoi donc ? »
« J'ai accès direct à ton cul où tu attends le troisième rendez-vous ? »
Troy éclata de rire. « Oh, crois-moi, pour toi mon chou, il est direct. Mais ce matin je me suis fait prendre dans les douches par ces deux mecs baraqués. » expliqua-t-il en désignant deux grands mecs sûrement condamnés pour meurtre tellement ils étaient effrayants. « Donc si tu pouvais attendre demain. »
« Pas de problème. » répondit Kurt. « Ton petit-ami pourra même se joindre. Il est super hot. »
Elliott sourit, et Blaine roula des yeux, se demandant comment Kurt pouvait penser à baiser aussi facilement. Ils étaient dans une putain de prison, nom de dieu ! Pour un temps indéterminé en plus !
« Blaine ? » demanda une voix derrière lui.
Il se retourna pour voir Hunter, un garçon de Dalton ayant eu son diplôme deux ans avant lui. « Hunter ! » s'exclama-t-il, se levant de son siège pour lui faire une accolade amicale. « Qu'est-ce que tu fais là ? »
Le plus âgé s'assit à table, et Blaine le regarda attentivement il semblait bien plus âgé que son âge, ayant à peine 22 ans et ayant l'air d'en avoir une trentaine. Sa peau était tannée par le soleil, une balafre parcourait sa joue et son corps était bien plus musclé que lors du lycée.
« Eh bien, après le lycée, les choses ne se sont pas passées aussi bien que je le pensais. » expliqua-t-il. « Tu sais que je vivais chez ma grande-mère ? Elle est morte un peu avant mes 19 ans. Et je me suis retrouvé seul. Et puis j'avais plus d'endroit où aller, et un mec m'a donné de l'argent en me disant que je pouvais le rembourser quand je pouvais... excepté qu'au bout d'un mois il a envoyé ses connards d'amis me tabasser et il m'a dit que si dans un mois je n'avais pas l'argent il me tuerait. Donc j'ai commencé à dealer. Mais pas simplement vendre de la came à des désespérés, » Kurt fronça les sourcils et Blaine sourit discrètement, « mais aussi faire du trafic avec un camion et tout le bordel. On se faisait une sorte de relais à 10, du Mexique à New-York, laissant un peu de came dans chacun des états où on passait. Ça a bien marché pendant un an, puis je me suis fais attrapé comme un putain de débutant. J'ai failli aller dans la prison de Columbus, celle avec des tueurs et des pédophiles, mais l'avocat de ma grand-mère m'a sauvé de justesse. J'ai pris 7 ans, plus que 5 maintenant. »
Hunter n'était plus le même qu'avant, dans son physique, mais aussi dans sa manière de parler. Il était tellement posé et poli dans le passé, et tellement, tellement opposé à rejoindre les Warblers, qu'il considérait comme des ''faux-riches''. A présent il était encore pire qu'eux.
« Et d'où te vient ta balafre ? » demanda Kurt, le regardant d'un air impassible, ne faisant pas attention à la petite grimace qu'il fit.
« Un des défauts du job. » répondit-il en haussant les épaules. « Ça ne me dérange pas. C'est ma blessure de guerre. »
« Tellement une blessure de guerre, lorsqu'elle est obtenue en vendant de la drogue à des désespérés comme moi. » siffla l'homme aux cheveux roses, posant sa tête dans sa main et battant des cils, faisant éclater de rire Troy et Elliott.
Devant l'air abasourdi de son ancien camarade, Blaine prit les devants, « Kurt, tais-toi. » hissa-t-il.
« Quoi ? Je t'embarrasse devant ton ancien petit-ami ? Désolé Anderson. »
« Écrase. » cracha Hunter. « Tout d'abord je suis 100% hétéro, désolé de te décevoir, et ensuite je ne sais même pas pourquoi tu traînes avec lui, Blaine, vous êtes ennemis ! »
« On – on a tous les deux été enfermés ensemble, je ne traîne pas avec lui. » répondit Blaine.
« Ah, pas ce que tu disais exactement hier lorsqu'on était en train de baiser. » souffla Kurt.
« Putain, Hummel, pourquoi t'es obligé de mentionner ça ! » s'écria-t-il, cognant son poing sur la table, avant de se lever. « Je vais y aller, je suis fatigué. Hunter, on se voit demain. »
Et avec ça, il se retourna et s'en alla, Hunter, s'en allant d'un autre côté, laissant Kurt seul dans ses pensées. Pourquoi étaient-ils si éloignés alors qu'hier ils avaient atteints un nouveau niveau dans leur relation ? Oui, Blaine et lui ne seraient jamais ensemble, mais Kurt croyait au moins qu'ils étaient plus au moins... amis ? Non, pas amis, mais qu'ils commençaient à s'entendre un minimum dans tous les cas. Mais apparemment pas.
« Je vais y aller aussi les gars. » annonça-t-il soudainement, sortant de ses pensées.
« Okay, bonne nuit Kurt. J'espère que ça s'arrangera avec ton petit-copain. » sourit Troy.
« Troy, il n'est pas mon petit-copain. » dit Kurt en roulant des yeux.
« Mais oui, continue de te dire ça. » charria Elliott.
« Les gars, vous êtes ceux qui me dites ça alors que vous êtes évidemment fous amoureux l'un de l'autre, n'importe qui peut le voir. » rigola-t-il devant leurs joues soudainement rouges. « Alors, on ne rigole plus autant qu'avant, hein ? A demain les amoureux ! »
« On est dans une relation libre ! » s'exclamèrent-ils en même temps, regardant Kurt sortir de la salle avec un petit signe de la main.
« Peut-être qu'on pourrait redéfinir les limites de cette relation libre, tu ne crois pas ? » proposa finalement Elliott, laçant ses doigts avec ceux de Troy.
« Du genre ? » souffla Troy en haussant les sourcils, un sourire timide sur les lèvres.
« On ne couche qu'avec Elliott et Troy. » répondit-il avec un sourire idiot sur le visage.
Le blond éclata de rire, les joues rouges et un grand sourire montrant toutes ses dents. « Tu es un imbécile. » murmura-t-il finalement, déposant brièvement ses lèvres sur celles de son ami.
« Prenez-vous une chambre ! » s'écrièrent plusieurs détenus, se recevant deux doigts d'honneur appartenant à chacun d'eux.
« Je t'aime, Troy, tu le sais. Et je sais que tu m'aimes aussi, tu me l'as dis. Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas un vrai couple. » continua Elliott, caressant ses doigts de son pouce.
« Regarde autour de toi, Elliott. » dit Troy. « On est en prison. Tu sors dans 2 mois, je sors dans 8, et je sais qu'on dirait qu'il n'y a pas beaucoup de différences de temps, mais en 6 mois tu seras retourné à San Francisco, entouré de mecs, et tu seras passé à autre chose, et j'aurais le cœur brisé parce que j'aurais espéré pour rien. »
« Je sais, mais je te jure que - »
« Tu ne peux pas me promettre ça, Elliott. Mais voilà ce que je peux te promettre dès que je sors je te rejoins et tu seras le seul pour moi. Okay ? » sourit-il, les yeux brillants d'émotion.
« Okay. » chuchota le brun, l'embrassant doucement.
« Pédés ! » hurla un détenu d'un coin de la salle.
« Tu m'as baisé ce matin connard ! » s'exclama Troy, se levant de sa chaise et tirant par la main son futur petit-ami vers leur dortoir.
Le lendemain, ils se réveillèrent assez tard après que l'officier soit passé pour les réveiller, leur dortoir ayant déjà été vidé par ses autres occupants. Ils ne se parlèrent pas, leur relation étant maintenant redevenue celle qu'elle avait été ces dix dernières années : de la haine créée par des idées fausses et entretenue par leur contexte de vie.
Ils s'habillèrent rapidement et se rendirent dans la cantine, s'ignorant royalement. Et puis...
« Blaine ! Viens par ici ! » lança Hunter d'une des tables, lui ayant gardé une place entre celles prises par ses amis.
Blaine resta debout un instant, regardant Kurt qui ne lui lança même pas un regard avant d'aller rejoindre Troy et Elliott à leur table. Il fronça les sourcils avant de se reprendre et de rejoindre son ancien camarade.
« Hey. Ça va ? » lança le brun en s'asseyant.
« Ouais. Je vois que tu as enfin lâché l'autre boulet. » sourit doucement.
« Je te l'ai déjà dis Hunter, on était obligés d'être ensemble, on a été pris ensemble ! »
« Mais apparemment vous baisez, et c'est le genre de truc qu'on fait de son plein-grès. A moins que ce type soit un violeur. »
« Non ! N'importe quoi ! D'accord, on a couchés ensemble deux fois, mais c'était une erreur, okay ? »
« Hey mon chou. » lança Troy.
« Hey. » sourit faiblement Kurt, passant une main dans ses mèches roses.
« Problème au paradis avec l'amour de ta vie ? » demanda Elliott.
« Non. Blaine et moi sommes... ça a toujours été compliqué entre nous, puis on s'est rapprochés et c'est devenu encore plus compliqué... » soupira-t-il.
« C'est l'amour qui complique tout. » taquina Troy, mais Kurt vit dans ses yeux qu'il était sérieux.
« Malheureusement, même si j'avoue avoir cru voir un possible futur avec lui pendant quelques secondes, et bien... je ne le vois plus de cette façon à présent. »
« Si tu le dis, mec. Mais fais gaffe avec ce gars, tu sais très bien qu'il est vicieux comme un serpent. » prévint Hunter.
« Je sais... » grogna Blaine. « M'en parle pas, ce connard m'a vendu à mes parents. »
« C'est pour ça que tu as une gueule aussi amochée ? »
« Ouaip. Mais je l'ai vendu à la police, donc... »
« Mais il a réussi à s'échapper, non ? Et maintenant il est bien en prison, mais tu es avec lui. »
« On espère que ça s'arrangera entre vous. Vous êtes très mignons ensemble. Mais généralement on ne condamnent pas des gens pour troubles de l'ordre public, surtout si c'est la première fois. »
« Le problème c'est qu'on a déjà eu plusieurs avertissements. » souffla Kurt. « Mais vous ne m'avez jamais dis pourquoi vous êtes là. »
« Mon crétin d'ex-copain était un camé, et comme j'étais follement amoureux j'ai sombré avec lui. Pris avec une importante dose de cocaïne sur moi, et paf 2 ans de prison. Je sors dans 6 mois, j'ai survécu au plus dur. »
« Et toi Elliott ? »
« J'ai été au mauvais endroit au mauvais moment. Je sortais d'une fête complètement bourré, et j'ai eu l'idée géniale d'aller dessiner une bite sur la portière d'un policier. »
« Oh mon dieu ! » s'exclama Kurt, éclatant de rire, faisant rire Troy alors qu'il devait sûrement bien connaître l'histoire.
« Attends, attends, ça devient encore plus con. Le policier revient à sa voiture après avoir acheté sa bière dans une épicerie, et il me trouve en train de rire devant la vitre que j'avais dessinée. Il a essayé de m'arrêter, et je l'ai tapé. Sauf qu'il y en avait un autre qui m'a embarqué, et j'ai pris 1 an et demi. »
Kurt avait arrêté de rire, et il sourit doucement. « Tu vas sortir bientôt, non ? »
« Dans 2 mois. Et j'ai tellement hâte. »
Blaine regarda Kurt en train de rire avec ses nouveaux amis et sentit la jalousie monter dans son ventre. Le plus âgé s'était ouvert à ces inconnus en quelques minutes alors qu'il était toujours une coquille fermée pour lui alors qu'ils se connaissaient depuis toujours !
« Tu as raison. J'ai cru pendant un instant qu'on pourrait s'entendre, et même être amis, mais... je ne le veux plus à présent. »
« Bonne décision. » sourit Hunter, passant une main autour de son épaule.
« C'est génial. » sourit sincèrement l'homme aux cheveux roses. « J'espère que dans deux mois je serai dehors avec mes amis. »
« Tu veux les appeler ? » proposa Troy.
Le visage de Kurt s'illumina et un énorme sourire décora son visage.
« D'ailleurs, tu sais que tu as droit à une heure d'appel par semaine ? » rappela le châtain.
« Non. » souffla Blaine en écarquillant les yeux.
« Alors viens, je t'accompagne. Tu pourras appeler les Warblers et leur passer le bonjour de ma part. »
Ils se virent devant les téléphones, accompagnés de leurs amis respectifs. Ils se regardèrent un instant avant de se diriger chacun vers un combiné et composer le numéro, se regardant à nouveau. Leurs regards étaient plus froids que la glace, et ils surent à cet instant que c'était fini. Du moins pour un petit moment.
« Allô ? » souffla la voix de Puck.
« Puck ? C'est moi. » sourit Kurt.
« Kurt ? Putain de – Les gars ! » s'exclama-t-il, se détachant du combiné, sa voix encore bien distincte, « Kurt nous appelle ! »
Kurt rit en entendant un brouhaha de voix, toutes venant d'un de ses amis, se pressant pour lui dire quelque chose.
« Les gars ! Chacun à la fois ! » hurla finalement l'homme à crête. « Tu nous manques beaucoup, Kurtie. Tu sais que je m'en veux de ce qui est arrivé. »
« Puck, ce n'est pas de ta faute... Bon, c'est de ta faute de ne pas m'avoir dit qu'il y avait une bagarre avec les Warblers, mais je ne t'en veux pas. Ce qui devait arriver est arrivé, et, oui, je ne suis pas au top de ma forme en ce moment, mais on ne peut pas changer ce qui s'est passé. »
« Quand même, mon meilleur pote est en prison à cause de mes conneries. »
« On parlera de ça quand je serai sorti. Mais tu sais que je t'aime, Puck. Tu as changé ma vie, du bout côté comme du mauvais, mais si elle était restée comme elle était, je serais sûrement mort à l'intérieur, et tu le sais. »
« Je sais. Je t'aime aussi mec. »
« Blaine ? » hurla Wes dans son oreille. « C'est toi ? »
« Oui, Wesley, c'est moi. » sourit Blaine.
« Ne m'appelle pas comme ça ! » hurla son meilleur-ami dans son oreille. « Mais putain, Blaine, t'es là ! Les gars, Blaine nous appelle ! »
Blaine éclata de rire en entendant le bruit des voix de chacun de ses amis mixé dans un énorme brouhaha.
« Les gars ! » cria finalement Wes, mettant fin au bruit en un instant. « Je vais lui parler dehors, je reviens dans 5 minutes pour vous le passer. » Blaine entendit des bruits de pas, « Blaine, je suis tellement désolé. » sanglota-t-il.
« Wes, es-tu en train de pleurer ? »
« Je suis juste – tout ça c'est de ma faute, je ne t'ai pas mis au courant des choses et maintenant tu es en prison. »
« Wes, je ne t'ai pas donné de signe de vie pendant deux jours, c'est aussi de ma faute. »
« J'ai juste eu si peur de perdre mon meilleur-ami. » souffla-t-il, tel un petit enfant.
Blaine éclata de rire. « Wesley, tu ne me perdras jamais, okay ? Tu es mon frère de cœur depuis toujours, et ça restera comme ça. Je ne t'en veux pas, oui je ne suis pas super génial en ce moment, mais j'irais mieux. »
« Je t'aime Blainey. »
« Je t'aime aussi Wesley. »
« Arrête de m'appeler comme ça. »
« Alors arrête de m'appeler Blainey. » rit-il.
« Hey Kurt. »
« Finn. » sourit Kurt.
« Je voulais te dire un truc depuis plusieurs semaines mais je n'en ai pas eu l'occasion. »
« Tu avais plutôt la trouille. »
« Ouais, je l'avoue. » Kurt éclata de rire. « Tu te souviens de Rachel Berry ? »
« Oh, oui, je m'en souviens. Cette fille était une catastrophe ambulante ! Elle était dans tous les clubs possibles et inimaginables, elle avait même essayé de ressusciter l'ancien Glee club qui n'intéressait personne ! Elle se prenait des slushies tout le temps et elle avait même été notre major de promo. Ah, qu'est-ce qu'elle était énervante. Je me souviens de la fois - »
« C'est ma petite-amie. » le coupa Finn.
Kurt écarquilla les yeux et s'étouffa avec l'air de la salle. « Ta... petite-amie ? Depuis quand ? »
« Eh bien... depuis la fin de la troisième année de lycée. » bredouilla le grand dadais.
« Quoi ?! Finn, c'était il y a trois putains d'années ! Presque 4 maintenant ! » hurla-t-il.
« Je sais, je sais, okay ? Je sais que ce n'est pas le genre de fille à sortir avec un bon-à-rien comme moi, mais depuis qu'elle a perdu sa voix* et que ses rêves de Broadway ont été enterrés, elle fait des études de médecine à l'université de Columbus. On se voit tous les dimanches, et parfois même d'autres jours. »
« Putain de merde... Finn, je n'étais pas le plus grand fan de Rachel au lycée, mais tu aurais pu me le dire. » gronda doucement Kurt, le visage adouci.
« Je sais, je sais... mais si je te le dis maintenant c'est parce qu'on est fiancés. » souffla-t-il.
« Oh mon dieu... Okay, ça va me prendre beaucoup de temps à m'habituer à ça. Mais je suis heureux pour toi Finn, et j'espère que vos enfants te ressembleront plus à toi qu'à elle. » blagua-t-il.
« Je l'aime, c'est l'amour de ma vie. Et nos enfants seront le parfait mélange entre ma paresse et son ambition. Ils seront parfaits. »
« Okay, Finn, tu sais que je t'aime, mais je ne veux vraiment pas avoir l'image des enfants que tu auras avec Rachel Berry. » dit-il avec un faux son de vomissement.
« Kurt ? »
« Oui ? »
« Tous les deux on a toujours eu cette relation où tu m'insultes et tu fais des blagues sarcastiques que je ne comprend pas, mais en vérité, on est amis, n'est-ce pas ? »
« Imbécile. » siffla Kurt. « Bien sûr qu'on est amis. Tu es comme un frère comme moi. »
« Cool. Parce que tu es comme un frère pour moi aussi. »
« Crétin. »
« Merci Seb, ça fait toujours plaisir. » souffla Blaine.
« ET POURQUOI TU SERAIS ALLÉ VOIR SI CE CONNARD D'HUMMEL ALLAIT BIEN ? »
« Parce que... » commença-t-il, faisant une pause pour chercher ses mots.
« Blaine... je t'en prie... dis-moi que tu n'as pas couché avec lui. Il m'a dit que c'était le cas, mais s'il-te-plaît dis-moi qu'il a mentit. » supplia presque Sebastian.
Blaine regarda Kurt en train de rire au téléphone en face de lui et sentit la rage lui déchirer l'intérieur. « Il t'a dit ça ? » souffla-t-il.
« Putain. Tu l'as fais, n'est-ce pas ? »
« Oui, okay ? Mais c'était que deux fois et c'était une erreur. »
« Tu sais très bien qu'il est vicieux comme un serpent, il va te faire tomber entre ses griffes et tu seras son esclave, putain ! »
« JE SAIS ! TOUT LE MONDE ME LE RÉPÈTE ! MAIS JE NE LE REFERAIS PLUS, OKAY ? »
Sebastian sembla surpris par son pétage de plomb et murmura, « O-okay. Mais fais gaffe. »
« Ne t'en fais pas. »
Ils parlèrent encore, Kurt rassurant les autres garçons de sa bande et Blaine parlant d'Hunter. Puis ils raccrochèrent au même moment, se fusillant du regard, et se séparèrent, retournant à leurs dortoirs.
Ils passèrent la journée à s'éviter, avant que la nuit arrive assez rapidement – ce qui était incroyable en prison.
Kurt s'endormit assez facilement, glissant sous ses couvertures et s'endormant quasi-immédiatement. Blaine, par contre, tournait et retournait sur son pauvre matelas de mauvaise qualité, sa tête remplie de pensées concernant ses parents, ses amis, Georges, Kurt... surtout Kurt.
Tous ses amis étaient convaincus qu'il était vicieux et manipulateur, et pendant un long moment, Blaine les avait cru jusqu'au jour où ils avaient couché avec Kurt pour la première fois. Même s'ils étaient tous les deux ivres, et que Kurt avait été assez brutal avec lui, lorsqu'ils s'étaient réveillés ils étaient collés l'un à l'autre, et les bras de Kurt était autour de lui, comme pour lui montrer son affection.
Et lors de leur deuxième fois, malgré le fait qu'ils se soient fait tout plein de crasse et que le sexe ai été très chaud, après... et bien, après... il y avait eu tous ces contacts entre eux, ces petits touchers qui l'avaient allumés comme rien d'autre ne l'avait jamais fait. Kurt s'était montré presque vulnérable, et Blaine avait apprécié ça, plus qu'apprécié même.
Et puis, comme à chaque fois qu'ils couchaient ensemble, ils avaient été à nouveau éloignés par un problème la première fois le vol des 50$, la seconde leur arrestation. Et à présent ils étaient encore plus éloignés que lorsqu'ils se haïssaient.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
Il sursauta, s'asseyant sur son lit pour voir Kurt au bord du sien, le regardant. « Je n'arrive pas à dormir. » souffla-t-il. Il regarda les yeux de Kurt, se plongeant dans l'azur et s'y perdant, comme il l'avait fait deux jours avant en lui teignant les cheveux. Il prit une bouffée d'air avant de demander, « Je peux venir dans ton lit ? »
Kurt sembla surpris par cette question, posée au milieu de ronflements incessants, après une journée sans se parler. Le plus âgé soupira, et souleva sa couverture en signe d'invitation. Blaine descendit de son lit tant bien que mal en essayant de ne pas réveiller l'homme qui dormait en dessous de lui et grimpa dans celui de l'homme aux cheveux roses.
Il était serré, trop petit pour eux deux, mais Kurt ne dit rien. Il laissa simplement Blaine l'entourer de ses bras et poser sa tête sur son torse, soufflant doucement contre sa peau, « Merci. »
Dix minutes plus tard, ils étaient tous les deux endormis.
Cela prit deux jours pour qu'ils aient leur procès, les ayant laissé en prison pour quatre jours. Ils furent défendus par un commis d'office pas trop mauvais, et après quinze minutes de jugement – il faut aller rapidement lorsque les jugés ne sont pas de grand cas – ils eurent finalement leur sentence.
« Monsieur Kurt Hummel et monsieur Blaine Anderson sont donc condamnés à 150 heures de travaux d'intérêts généraux chacun, soit un mois et demi. Mais la juge doit les prévenir que la prochaine fois, elle ne sera pas aussi clémente. »
Et en quelques instants, on les fouillait à nouveau, on leur rendait leur vêtements et bijoux, et ils étaient ramenés devant le commissariat de police à leur demande. Ils sortirent du camion, emportés dans les embrassades de leurs amis.
De loin, comme ça, avant de repartir de leur côté de la ville, ils se regardèrent quelques secondes, et se sourirent. Le soleil brillait sur Lima, étrange pour le début du mois de mars. Les arbres recommençaient à fleurir.
C'était le début du printemps.
* Se réfère à l'épisode 18 de la saison 1 "Trouver sa voix" lorsque Rachel perd sa voix et doit avoir une opération pour la retrouver mais qu'il y a des risques pour qu'elle la perde. Dans cette histoire, l'opération a échoué et Rachel n'a jamais retrouvé sa voix. Tout ça pour l'inclure elle et Finchel dans cette histoire x) Même si peu de gens l'aime, je l'aime quand même cette miss Berry :)
Voilà, j'espère que ça vous a plu ! Ils sont enfin libre, youpiii ! Le prochain chapitre contiendra des flashbacks, de l'amour et une courte scène assez explicite de smut ;) J'espère que vous avez hâte :p
N'oubliez pas de me laisser une review, de suivre cette histoire et de la mettre en favori ;) Merci !
A la prochaine,
Axelle
