Bonjour, me revoilà pour le chapitre 13, qui est le chapitre le plus dur et le plus angsty de toute la fic (si c'est possible). Mais ne vous inquiétez pas, ça ne durera pas ;)

[Reviews :
22Marie22 : Merci beaucoup ! :)

CeliaCom7 : Merci beaucoup, et ça arrivera bientôt, ne t'en fais pas ;) Burt est, comme toujours, mon préféré :D Et oui, les Warblers sont gentils au fond :) Bisous :*

GleekKlainers4Ever : Ne t'en fais pas :) Merciiii :*

Cheval-zaza : Merci ! :D

Rose1404 : Merci beaucoup ;)

lovely-CC-lovely : Tout d'abord, wow. Merci énormément pour toutes tes reviews, t'as fais monter le compteur de fou, merci ! Ensuite petite anecdote, à la base ils ne devaient pas avoir de passé commun, mais j'étais inspiré de cette façon et je suis finalement contente de ce résultat :) Merci encore pour tes adorables reviews auxquelles je ne peux malheureusement pas répondre, mais sache que je les ai toutes lues. Et j'adore ton pseudo ;)

mamstaz : Merci, et non je n'arrêterai pas cette fiction, c'est ma préférée à écrire :)

Lol : Merci beaucoup :)]

/!\ Langage vulgaire, insultes.

/!\ Beaucoup de violence.

/!\ Angst.

/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Chapitre 13 : Dégage !


« Tu crois que je vais te laisser faire
Tu ne m'as pas regardé
C'est pas parce qu'on m'a mis des fers

Que je vais changer
Oh et si tu veux tenter ta chance
Alors entre dans la danse

Hé, j'en ai plein le dos
J'ai vraiment la rage
T'as vraiment pas de pot
Complètement sauvage
J'aurai le dernier mot
Accroche toi ou dégage
Il est grand temps de renoncer mon gros
J'en ai plein le dos

Ne t'en fais pas, ce n'est qu'un jeu
Mais à ce jeu là
Tu peux jouer ta vie à pile ou face
Alors bouge de là

Oh et si tu veux tenter ta chance
Alors entre dans la danse

Hé, j'en ai plein le dos
J'ai vraiment la rage
T'as vraiment pas de pot
Complètement sauvage
J'aurai le dernier mot
Accroche toi ou dégage
C'est toi ou moi le mec de trop
J'en ai plein le dos

Oh et si tu veux tenter ta chance
Alors entre dans la danse

Dégage, dégage
J'en ai plein le dos »

Bryan Adams – Dégage ! (Spirit Soundtrack)


Blaine pénétra au Vagabond pour la énième fois depuis presque deux ans, mais pas pour les mêmes raisons que celles qu'il avait il y a encore une semaine. Il romprait avec Georges, dans moins d'une heure, lorsque celui-ci le rejoindrait. Il fuirait ses parents pour se cacher chez Wes dès qu'il sortirait de l'hôtel. Il avait emmené un gros sac avec le maximum d'affaires à l'intérieur, prévoyant d'aller chercher la suite lorsque ses parents dormiraient.

Il monta dans la chambre habituelle, la 206, et s'assit sur le lit. Il alluma la télévision, et attendit les 18 heures avec impatience.

Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, il prit une bouffée d'air et dessina un petit sourire sur ses lèvres. Georges souriait aussi, sa sacoche dans la main, mais perdit celui-ci dès qu'il s'aperçut de la tenue dans laquelle était le jeune homme. Ou plutôt, la présence de tenue sur lui.

« Pourquoi est-ce que tu es habillé ? » demanda-t-il d'un ton bourru.

« Parce que - » commença Blaine.

« Tu sais, je t'ai pardonné pour m'avoir abandonné une semaine sans prendre la peine de me prévenir, mais si tu ne te prépares même plus à ma venue je vais baisser le prix. » le coupa Georges, posant sa sacoche sur le sol et commençant à retirer sa veste.

« Mais je - »

« Déshabille-toi donc, merde ! » s'écria le vieil homme. « Ça suffit, aujourd'hui tu n'auras que 100 dollars, tu abuses trop ! »

« C'est fini, Georges. » déclara finalement le bouclé.

« Quoi ?! » s'écria-t-il, relevant la tête en urgence. « C'est parce que je t'ai engueulé ? Je suis désolé bébé ! » s'exclama-t-il, la panique se lisant dans son regard.

« Non, ce n'est pas pour ça. Je suis juste fatigué de coucher avec quelqu'un qui ne m'attire pas juste pour donner de l'argent à mes parents qui ne m'aiment même pas. » Il marqua une pause. « Je suis amoureux, aussi. Et je veux être fidèle. »

Georges le regarda, la bouche ouverte et les yeux écarquillés, avant de souffler, « Tu es sérieux ? Mais comment je vais faire, moi ? »

« Ça, » répondit Blaine, posant une main affectueuse sur son épaule coupant avec son sourire cruel, « C'est le dernier de mes soucis. » Et avec son sourire en coin, il sortit de la chambre, sortit de l'hôtel, et sentit le vent frais frapper son visage, le faisant réaliser : il était libre.


Kurt avait donné rendez-vous à Blaine pour boxer avec lui, comme chaque dimanche, mais celui-ci ne lui avait pas répondu, donc Kurt avait décidé de se rendre au Dynamic's seul. Pourquoi avait-il fallu que Blaine ne le rejoigne pas ?

Kurt passait donc par Lima Heights, le pire quartier de la ville, pour se rendre à sa salle de sport, la tête dans les pensées, ses écouteurs enfoncés dans ses oreilles, ne jetant pas un regard à ce qui se passait autour de lui.

Peut-être qu'il aurait dû, parce qu'il sentit soudainement des main couvrirent sa bouche et ses yeux et l'entraîner dans une ruelle sombre. Il entendit ses agresseurs parler autour de lui, ne les écoutant même pas : il savait déjà qui ils étaient. En fait, cela ne le surprenait même pas.

Les mains se retirèrent de ses yeux et de sa bouche, mais avant qu'il ne puisse crier, on l'aspergea d'un liquide piquant, le faisant dormir presque immédiatement.


Blaine avait dormi incroyablement tard pour la première fois seul depuis des années. Les seules fois où il dormait complètement étaient celles où il était dans les bras de Kurt.

Lorsqu'il se réveilla, il était déjà onze heures et demi, et Wes lui avait laissé un message pour lui dire qu'il assistait au repas familial traditionnel du dimanche. Il regarda son portable, apercevant trois messages de Kurt.

Kurt, 10:06 :

On se retrouve à 11 heures au Dynamic's ?

Kurt, 10:34 :

Bon, tu dois encore dormir, j'y vais.

Kurt, 10:58 :

Tu me manqueras. J'espérais qu'on se doucherait – et ferait autre chose – ensemble. Je serai là-bas jusqu'à 13h30, rejoins-moi si tu te réveilles avant.

Blaine sauta du lit, ne prit même pas la peine de mettre ses piercings et boucles d'oreilles comme à son habitude, et enfila tout simplement un jogging et un débardeur, attrapant son sac au passage et sortant de chez Wes, courant à toute vitesse en direction de Lima Heights.


Kurt se réveilla dans une cave, attaché contre un des piliers de fer qui se trouvait là, la tête embrumée et les yeux lourds. Il se rappela de ce qu'il s'était passé, avant d'apercevoir Karofsky qui le regardait, un sourire plein de rage sur le visage.

« D-dave ? » murmura-t-il, la bouche pâteuse.

« Hey bébé. » souffla Dave, se levant de son fauteuil pour se placer en face de Kurt sous le regard de ses compagnons, posant une main sur sa joue. Il la caressa un moment, Kurt croyant être sauvé, avant de se retirer, seulement pour revenir en une claque violente, envoyant la tête de Kurt valser contre le mur. Celui-ci hissa de douleur, des larmes coulant aux coins de ses yeux.

« Pourquoi tu as fais ça ? » souffla le prisonnier, les yeux fermés.

« Donc tu croyais que tu pouvais me livrer à la police et que je ne reviendrais pas me venger ? » siffla la brute.

« Ce n'est pas ce qu'il s'est passé, laisse-moi t'expli - » commença Kurt d'une voix suppliante, seulement pour être interrompu par une autre gifle tout aussi violente que la première.

« Ferme ta gueule, salope ! »


Blaine arriva au Dynamic's complètement lessivé d'avoir couru comme un fou, pénétrant à l'intérieur du bâtiment et regardant dans chacune des salles dans l'espoir d'y trouver Kurt, en vain. Il tomba pourtant sur Aaron, l'homme qui avait acheté les pilules de LSD à Kurt il y a plusieurs mois.

« Qu'est-ce qu'il se passe, Anderson ? Pourquoi tu coures dans tous les sens ? » sourit le plus vieux.

« Tu as vu Kurt ? » demanda-t-il, le regardant d'un air suppliant.

« Non, je n'ai pas vu ton petit-copain, je crois qu'il n'est pas encore arrivé. » répondit celui-ci en haussant les épaules.

« Mais il est midi passé ! Il aurait dû être ici depuis une heure ! » s'exclama Blaine, recommençant à courir, « Merci Aaron ! » s'exclama-t-il avant de disparaître.

« De rien. » grommela celui-ci.


« Donc maintenant je vais t'expliquer comment ça va se passer. Tu es nôtre maintenant. Tu vas rester avec nous et être notre petite pute personnelle. » dit Karofsky, un sourire pervers sur le visage, jetant un regard à ses amis qui arboraient le même air sur le visage.

« Je t'en supplie, Dave... je n'ai rien fait, je t'assure... » sanglota Kurt. « C'est quelqu'un d'autre qui vous a livré pour me faire arrêter. Je te jure. »

« Donc pourquoi tu es parti en premier et tu nous as laissé comme un putain de lâche ? » cracha Azimio, le giflant à nouveau, ignorant son cri de douleur.

« J'avais super peur... » gémit le prisonnier. « S'il-vous-plaît... relâchez-moi. »

« Jamais. » rit Dave, le giflant encore, s'amusant de voir Kurt s'évanouir sous son coup. « Tafiole... » murmura-t-il dans un souffle.


Les rues étaient désertes, et Blaine n'avait toujours aucun signe de Kurt, malgré le fait qu'il soit assez reconnaissable avec sa touffe rose. Celui-ci commençait à désespérer, sentant vraiment que quelque chose de louche se passait.

Puis soudainement, Blaine aperçut des écouteurs et un portable par terre, et s'élança pour les ramasser. C'était un miracle qu'ils n'aient pas encore été volés surtout que c'étaient ceux de Kurt, son portable vibrant au rythme des messages que Blaine lui avait envoyés. Celui-ci poussa un halètement audible, la peur tordant son estomac.

Il savait que ça ne signifiait qu'une seule chose : Kurt était en danger, en grave danger. Et Blaine savait déjà qui le menaçait.


Kurt se réveilla à nouveau, un goût de cuivre envahissant sa bouche. Il était seul. Son visage portait un masque de larmes et de sang séché, et ses poignets, menottés depuis plusieurs heures, étaient couverts de bleus.

Kurt regarda autour de lui, ses yeux à moitié fermés par la fatigue, et aperçut une bouche d'aération sur le plafond de la salle. Il essaya de se détacher pendant de nombreuses minutes, en vain. Il se mit alors à réfléchir à un plan.

Ça allait être risqué, mais c'était sa seule solution.


Blaine arriva devant une maison qu'il ne connaissait pas. Elle n'était pas dans son quartier, il n'aimait pas la personne qui l'habitait, mais elle était son seul espoir et il l'avait déjà vu rentrer à l'intérieur, donc c'était sûrement la où elle habitait.
Il se précipita sur la sonnette et appuya dessus plusieurs fois avant que quelqu'un n'ouvre la porte. Il soupira de soulagement. C'était la bonne personne.

« Qu'est-ce que tu veux, Anderson ? » grommela Puck, se demandant pourquoi on osait le déranger durant son déjeuner familial.

« J'ai besoin de ton aide. » souffla Blaine.

« Et qu'est-ce qui te fait croire que je vais t'aider ? » railla l'homme à crête, regardant son interlocuteur avec surprise.

« Kurt est en danger. »

Puck ouvrit la bouche pour répliquer qu'il s'en fichait, mais le son resta coincé dans sa gorge. « Je t'écoute. » dit-il finalement, ses yeux s'assombrissant.


Les minutes s'écoulèrent, semblables à des heures, et Kurt attendait. Il attendait avec une grande impatience de voir qui descendrait le voir en premier. Cette personne serait son aide, celle qui lui permettrait de s'enfuir ou non.

Il entendit le grincement de la porte, et se prépara. Des pas lourds claquant dans les escaliers assourdissant ses sens. La lumière fut allumée. Kurt réprima un sourire.

C'était Todd. Il était sauvé.

Todd était de la même année que Kurt. Plus jeune que ses deux comparses, il avait été recruté plus tard par eux, ce qui l'avait immédiatement rendu moins important.

Il était idiot, de la façon la plus gentille possible. Karofsky était idiot, Azimio était idiot, mais avant tout ils étaient vicieux, pervers, dégoûtants, laids. Todd était une victime, celle de son addiction à la drogue, ses comparses les bourreaux.

Todd était amoureux de Kurt, et celui-ci le savait bien. Il l'avait sû depuis le lycée, lorsque ce dernier lui lançait des regards en biais et bredouillait à chaque fois que Kurt lui adressait la parole. Il rougissait comme un fou lorsque Kurt le faisait jouir, et n'avait jamais osé le prendre, comme si ce droit ne lui était pas mérité. Un jour, Kurt l'avait délicatement embrassé pour voir sa réaction et celui-ci était littéralement tombé par terre.

Todd était parfait pour son plan.

« Todd... » souffla-t-il, de fausses larmes envahissant ses joues.


« Blaine ?! » s'écria Wes, apercevant son meilleur-ami accompagné des New Directions.

« Qu'est-ce que tu fous avec eux ?! » renchérit Jeff.

« Les gars, calmez-vous quelques secondes. » coupa Blaine dans le brouhaha de ses amis. « Si je vous ai demandé de me rejoindre aujourd'hui c'est parce que j'ai besoin de vous. »

« Ça n'explique toujours pas pourquoi ils sont là. » grommela Nick.

« Kurt a disparu. » annonça Blaine en ignorant sa remarque.

« Deux questions, » intervint David, « la première : pourquoi est-ce que tu appelles Hummel par son prénom ? Et la deuxième : en quoi est-ce notre problème ? »

Les Warblers éclatèrent de rire, sauf Sebastian qui avait l'air énervé et Trent qui regardait Blaine avec accusation. Les rires continuèrent, rendant Blaine furieux.

« Maintenant vous allez tous fermer votre gueule ! » hurla-t-il subitement, surprenant la bande. « Et vous allez m'écouter. Kurt a été enlevé par Karofsky et je n'ai pas de temps à perdre. On le connaît tous, il est complètement instable. On doit le trouver. »

« Et, encore une fois, pourquoi on ferait ça ? » demanda Wes.

« Parce que je vous le demande et que je suis votre ami. » répondit Blaine.

« Et pourquoi tu lui donnes de l'importance ? Tu le détestes ! » s'exclama Nick.

Blaine prit une grande bouffée d'air avant de dire distinctement, « Parce que je l'aime. »

Des halètements parvinrent à ses oreilles, de part des deux bandes. « Et je pense... » continua-t-il, « J'espère, » sourit-il timidement, « qu'il m'aime aussi. »


« Je t'ai apporté à manger. » souffla Todd sans le regarder dans les yeux.

« Merci. » murmura Kurt d'un air geignard, faisant résonner ses menottes contre la barre sur laquelle elles étaient attachées.

« Oh, ouais ! » s'exclama Todd, se précipitant pour le détacher.

Todd était petit, il devait se tendre sur la pointe des pieds et ils étaient collés l'un contre l'autre, celui-ci rouge cramoisi à cause de leur proximité. Dès que Kurt fut détaché et qu'il sentit la pression sur ses poignets disparaître, il enlaça brusquement le bêta, le faisant pousser un cri de surprise.

« Todd... » souffla-t-il à nouveau. « J'ai si peur... »

« Je suis désolé Kurt. » lui répondit la voix tremblante de Todd.

« S'il-te-plaît, aide-moi. » sanglota l'homme aux cheveux roses sur son épaule.

« Je ne peux pas. » Todd sonnait sanglotant aussi.

« S'il-te-plaît... » supplia Kurt, tombant à genoux sur le sol dans une posture de détresse.

« Mange Kurt, je t'en prie. » souffla Todd en lui tendant son plateau-repas.

« Ce n'était pas moi, je vous jure. » continua Kurt, ignorant ses propos.

« Je ne peux rien faire, tu le sais bien. » répondit Todd, des larmes coulant sur ses joues.

Kurt posa son plateau à terre et l'enlaça à nouveau.

« Si tu ne peux pas me faire sortir... Baise-moi en premier mon amour. » murmura-t-il entre deux faux sanglots. Todd fit un bruit de choc et se détacha pour le regarder. « Je t'aime. » mentit Kurt, cachant le dégoût qu'il ressentait à cet instant.

Il embrassa Todd avec la passion la plus menteuse qui soit, et celui-ci gémit entre ses lèvres. « Je vais... chercher ce qu'il faut. » murmura-t-il, l'embrassant encore avant de courir pour remonter, lui faisant promettre de rester ici. Il sortit de la salle, et Kurt commença la seconde partie de son plan.


« Où est-ce qu'ils peuvent bien être ? » grommela Puck, fouillant tout Lima Heights, essayant de trouver le repère de Karofsky que Blaine connaissait mais ils n'arrivaient pas à trouver cette foutue brèche dans le mur les permettant de trouver Kurt.

« Je ne sais pas... » répondit Blaine avec un soupir.

Ils se regardèrent un instant, surpris par leur propre interaction. « Anderson... » hésita Puck.

« Oui ? »

« Tu l'aimes vraiment ? »

« Plus que tu peux l'imaginer. » répondit Blaine, allant demander à une énième personne si elle avait vu un garçon aux cheveux roses.

« Je n'aurais jamais imaginé que vous pourriez vous entendre. Mais je suppose que si vous êtes heureux... »

« On l'est. Aujourd'hui, j'allais lui demander d'être mon petit-ami. » Blaine remarqua le regard que Puck posait sur lui. « Désolé, je ne sais pas pourquoi je te dis ça, on est ennemis. » lâcha-t-il en secouant sa tête.

« Tu n'es pas fatigué de l'être ? » demanda-t-il soudainement.

Blaine éclata de rire. « Je le suis depuis des mois. Je veux juste être avec celui que j'aime et reprendre ma vie en main. »

« Tu sais ce que je veux, Blaine ? »

Le bouclé sourit en l'entendant l'appeler par son prénom pour la première fois. Il secoua la tête, « Non ? »

« Trouver Kurt afin de l'engueuler pour m'avoir caché un truc aussi énorme depuis des mois. »

Blaine éclata de rire, et reprit ses recherches.


Dès que la porte de la cave fut refermée, Kurt essaya de grimper vers la bouche d'aération, son corps affaibli glissant contre le mur avec peu d'appui. Au sixième essai, il tomba sur ses fesses, étouffant un cri de douleur et se haïssant pour les larmes qui coulèrent involontairement de ses yeux.

Il faillit abandonner. Pendant une micro-seconde, il pensa laisser tomber, rester là et laisser ces trois pervers faire ce qu'ils veulent de lui. Mais il pensa à son père. Sa mère. Blaine. Puck. Finn. Sam. Mike. Artie. Jesse. Rory. Joe. Blaine. Blaine. Blaine.

Il ne pouvait pas. Il devait essayer encore une fois.

Il regarda à nouveau la bouche d'aération, et prit une grande respiration avant de s'accrocher à nouveau à la barre de métal à laquelle il avait été accroché, et d'essayer de la grimper. Il avança, petit à petit, avant d'atteindre le haut de la barre.

Il entendit les voix de Karofsky, Azimio et Todd en train de descendre en furie. « Pauvre imbécile ! Tu n'as pas pensé qu'il t'avait manipulé ! » hurlait Karofsky.

« Je suis désolé, je l'aime tellement... » sanglotait Todd.

Ses bras étaient si faibles, Kurt crut qu'ils allaient lâcher, mais ils ne pouvaient pas, s'il tombait il risquait de mourir. Alors Kurt réunit ses dernière forces et ouvrit la bouche d'aération et rentra à l'intérieur.

« Descend immédiatement ! » cria Dave en arrivant dans la salle.

« Kurt, descend ! » supplia Todd.

« Je suis désolé Todd, mais je ne t'aime pas. » répondit Kurt d'un air sincèrement triste, avant de continuer son chemin dans la bouche d'aération, ignorant leurs cris.

Il ne pensa plus à rien pendant son chemin vers la sortie. Il ne pensa qu'à revoir ceux qu'il aimait.


Blaine avait vraiment essayé de ne pas y penser. De ne pas vraiment penser à Kurt entre les mains de ces pervers, mais au bout de plus de 3 heures de recherche sans aucune information et la brèche du mur absolument introuvable, il commençait à désespérer.

Il se demandait si Kurt était mort. S'il était en train de se faire violer. S'il était en train de pleurer en criant son nom pendant qu'ils le battaient. Des larmes se formèrent à ces pensées, et il étouffa le cri presque animal qui sortit de sa bouche.

« Kurt... » souffla-t-il. « Si tu es encore vivant, je t'en prie, reviens-moi vivant, je t'aime. »

« On va le trouver. » murmura Finn derrière lui. « Il n'est pas mort. »

« Comment le sais-tu ? » renifla Blaine.

« Parce que Kurt est la personne la plus forte et la plus méritante de vivre que je connaisse. Il n'est pas parfait, loin de là, mais une fois qu'on regarde derrière ses tatouages, ses cheveux roses et ses vêtements, il a un cœur en or. Il est mon frère. » sourit le grand dadais.

« C-comment ça ? » demanda Blaine. « Je ne comprends pas. »

« Nos parents - »

« - Blaine ! »

C'était une voix brisée, rauque et sanglotante. C'était la voix de Kurt.

Blaine se retourna brusquement et s'élança vers son ami, l'étouffant dans ses bras, un sanglot lui secouant tout le corps. « Kurt, tu es vivant ! J'ai eu si peur ! Tu es là ! » s'exclama-t-il en couvrant son visage bleuté de baisers.

« Je suis là. Je suis là. » répéta Kurt entre les baisers.

« Kurt ! » s'écria Finn en le prenant à son tour dans ses bras.

Peu à peu, les deux bandes se réunirent et les New Directions accueillirent tous leur chef en fanfare tendit que les Warblers se contentait de sourires mal-à-l'aise. Dans cette foule, Kurt trouva le regard de Blaine et celui-ci lui déposa un grand baiser sur la joue.

« Je t' - » commença-t-il.

Il ne put pas finir sa phrase. Un coup de feu avait été tiré dans l'air, attirant tous leur attention. Kurt blêmit à nouveau.

« Kurt. Reviens ici. » ordonna Karofsky d'une voix froide et détachée.

Les jambes de Kurt pouvaient à peine le porter. Un goût de vomi envahit sa bouche. Il prit la main de Blaine dans la sienne et la serra si fort que celui-ci inhala fortement. « Non. » dit Kurt. « Jamais. »

Un second coup de feu fut tiré, et un hurlement se fit entendre. « Oh mon dieu ! » hurla Puck, et tout le monde se tourna vers lui. La balle était passée si près de son épaule qu'elle avait laissé une déchirure dans son sweatshirt.

« Je t'aimais, Kurt, je t'aimais. » sanglota finalement Todd, un pistolet dans ses mains tremblantes et des larmes sur les joues. « Et tu m'as menti. »

Un troisième coup de feu, celui-ci entre Kurt et Blaine.

« Todd, je - » commença Kurt.

Un quatrième coup de feu, cette fois-ci de Puck, s'inscrit dans le mur à l'arrière de Karofsky. « On était amis durant la primaire, Dave. » cracha-t-il. « Mais maintenant je vais te défoncer. »

Un cinquième coup de feu de Karofsky, blessant John à la jambe. Une symphonie de sirènes dans le lointain. Kurt qui sent son estomac se retourner et vomit son petit-déjeuner sur le sol. Blaine qui vient l'aider. Tout à coup, quelqu'un, tire Kurt et Blaine un peu plus loin, et personne ne semble les remarquer. Ils sont derrière un mur, là où personne ne peut les voir, et Jesse est là.

Ils ne comprennent pas ce qui se passe, jusqu'à ce que les voitures de police soit là. Les officiers les déclare en état d'arrestation et ils sentent des larmes couler sur ses joues. S'en ai fini de leur nouveau commencement, ils vont aller en prison et y rester. Ils sont condamnés.

Ils entendent leurs amis être menottés et emmenés dans une fourgonnette. Ils pleurent de plus belle.

« Il est derrière le mur ! » hurla Karofsky en pensant à sa proie qui s'est échappée.

« Écoutez-moi, » souffla Jesse. « Vous allez prendre ses clés, » expliqua-t-il en plaçant l'objet entre les mains de Kurt, « et vous allez conduire jusqu'à San Francisco. N'envoyez pas de messages et n'appelez pas de vos portables, je suis certain qu'ils vous ont tracé depuis que vous êtes allés en tôle. Vous allez aller à cette adresse, » continua-t-il en leur tendant un bout de papier, « il y a un GPS dans ma boîte à gant. Appelez-nous tous de chez ma grand-mère, okay ? Maintenant partez ! »

Kurt n'eut même pas le temps de réaliser quoi que ce soit que Blaine le tirait vers la voiture et démarrait rapidement. La dernière chose qu'ils virent fut Jesse retournant à la vue des policiers avec les mains en l'air en signe d'innocence.

Kurt fouilla la boîte à gants tandis que Blaine allait à une vitesse effrayante. Il rentra l'adresse dans le GPS et trouva aussi 500$ en petite coupure. Il sourit en pensant qu'il avait bien fait d'avoir toujours aimé Jesse. Il les avait sauvé.

Lorsqu'ils furent sur le périphérique, Blaine brisa finalement le silence, « Nos vies sont tellement en bordel. »

« Yep. » rit Kurt, d'un rire creux.

« J'ai cru que je ne te reverrais jamais. » souffla le brun, se concentrant sur la route.

« Moi aussi. Mais je suis là maintenant. » sourit l'homme aux cheveux roses. « Je serai toujours là. »

Blaine sourit, avant d'allumer la radio. Ça sonnait comme une promesse. Là, tout de suite, en écoutant une de ses chansons commerciales parlant d'amour, il réussissait à oublier. Il était avec Kurt et ils allaient à San Francisco. Le soleil inondait la route et éclairait le visage bleuté de son amant. Tant qu'ils pensaient que ça allait bien, ça serait le cas.

C'était le début de l'été.


Voilà pour ce chapitre pour le moins... sportif, autant à écrire qu'à lire je suppose. Dans le prochain chapitre tout sera plus calme, et on aura aussi la chance de découvrir la grand-mère de Jesse, qui est un de mes personnages préférés, et j'espère que vous l'aimerez aussi ;)

Anecdotes :
- Je ne voulais vraiment pas que ce soit Blaine qui vienne secourir Kurt, parce que Kurt peut très bien s'en sortir tout seul. C'est pour ça que la plupart des fics culcul la praline avec Blaine en prince charmant et Kurt en mec geignard qui a besoin d'être sauvé, ça me gonfle. Ils sont sur un pied d'égalité.
- La chambre 206 est une référence à la chambre dans laquelle Kurt et Blaine couche durant le mariage raté de Will et Emma. C'est l'un de mes épisodes préférés et je trouvais que la référence serait marrante, mais apparemment personne ne s'en ait aperçu x)

N'oubliez pas de me laisser une review, sans elles je ne suis rien, de suivre cette histoire et de la mettre en favori. Merci !

A la prochaine,

Axelle