Bonjour, aujourd'hui me voici de retour avec le chapitre 14, et je garantie qu'il va vous plaire ;)

[Reviews :
celche : Merci beaucoup, ravie qu'elle te plaise !

lovely-CC-lovely : Merci beaucoup, ça me fait super plaisir ! Ca va définitivement s'arranger, ne t'en fais pas ;)

mamstaz : Merci beaucoup, j'adore quand on me dit "courage", ça me fait toujours penser à Klaine :) C'est même ma photo de profil sur !

lol : Merci ! :)

GleekKlainers4Ever : Haha, t'as vu ;) Merci :)

22Marie22 : MERCI MERCI MERCI xD

CeliaCom7 : Non, je n'avais pas menti :/ Non, aucun coup de feu ne les aurait atteint, je n'aurais pas pu écrire ça x) J'aime énormément Jesse personnellement, donc bon :) Crois-moi, ça arrivera bien plus tôt que tu ne pourrais le croire ;) Bye !

Kalia : Eh non, tu ne t'es pas trompée ! Tu avais même tellement raison que j'en étais resté choquée pendant dix minutes ;) Merci beaucoup !

amande : Eh oui :') Je n'aurais pas supporté voir Kurt mal non plus :/ Oui ! On est d'accord ! En tout cas merci :)]

/!\ Mentions explicites de sexe.

/!\ Fluff. Beaucoup, beaucoup de fluff. Profitez-en !

/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Chapitre 14 : Skyscraper.


« Skies are crying, I am watching (Les cieux sont en train de pleurer, je contemple)
Catching tear drops in my hands (attrapant des larmes dans mes mains)
Only silence as it's ending (seulement le silence alors que ça prend fin)
Like we never had a chance (comme si nous n'avions jamais eu de chance)
Do you have to make me feel like (as-tu besoin de me faire sentit comme)
There's nothing left of me?(il n'y rien qui reste de moi?)

You can take everything I have (tu peux prendre tout ce que j'ai)
You can break everything I am (tu peux casser tout ce que je suis)
Like I'm made of glass (comme si j'étais fais de verre)
Like I'm made of paper (comme si j'étais fais de papier)
Go on and try to tear me down (viens ici et essaie de me faire tomber)
I will be rising from the ground (je me relèverai toujours)
Like a skyscraper (comme un gratte-ciel)
Like a skyscraper (comme un gratte-ciel)

As the smoke clears, I awaken (alors que la fumée se dissipe, je me réveille)
And untangle you from me (et tu te détaches de moi)
Would it make you feel better (est-ce que ça te ferait te sentir mieux)
To watch me while I bleed? (de me regarder alors que je saigne?)
All my windows still are broken (toutes mes fenêtres sont encore cassées)
But I'm standing on my (mais je suis toujours sur mes pieds)

Go run, run, run (vas-y cours)
I'm gonna stay right here, (je vais rester ici)
Watch you disappear (te regardant disparaître)
Yeah, oh
Go run, run, run (vas-y cours)
Yeah, it's a long way down (la chute est longue)
But I am closer to the clouds up here (mais je suis plus près des nuages tout là-haut)

You can take everything I have (tu peux prendre tout ce que j'ai)
You can break everything I am (tu peux casser tout ce que je suis)
Like I'm made of glass (comme si j'étais fais de verre)
Like I'm made of paper (comme si j'étais fais de papier)
Go on and try to tear me down (viens ici et essaie de me faire tomber)
I will be rising from the ground (je me relèverai toujours)
Like a skyscraper (comme un gratte-ciel)
Like a skyscraper (comme un gratte-ciel)

Like a skyscraper (comme un gratte-ciel) »

Demi Lovato – Skyscraper.


Quatre jours.

Il avait fallu quatre jours à Kurt et Blaine pour arriver devant l'immeuble à brique rouges de San Francisco.

Ils s'étaient relayés à la conduite, prenant des pauses toutes les six heures, et n'avaient pas dormi plus de cinq heures d'affilées depuis leur départ de Lima. Ils s'étaient nourris sur les aires de repos avec l'argent que leur avait donné Jesse et s'étaient même achetés de nouveaux tee-shirts pour remplacer ceux souillés par la sueur de leurs aventures.

Et les voilà, après tant de chemins, devant la porte de Mme St James, nerveux qu'elle les jette dehors et qu'ils se retrouvent à la rue. Blaine toqua en premier, un air impassible sur le visage pour cacher son stress. Une femme d'un certain âge apparue, de longues mèches blanches tombant en cascade sur ses épaules et des rides ornant ses yeux bleus et sa bouche rouge.

Kurt lui tendit le papier sur lequel Jesse avait griffonné son adresse, dont Kurt avait découvert au dos un message pour sa grand-mère. La vieille dame le lut rapidement, avant de sourire aux deux hommes.

« Oh, tu dois être Kurt ! » s'exclama-t-elle en regardant l'homme aux cheveux roses. « Jesse m'a parlé de toi quand il est venu me voir à Noël. Il m'a dit que tu étais un bon ami. Et ce garçon avec toi, qui est-ce ? »

« Blaine Anderson. » s'introduit celui-ci en lui serrant la main.

« Oh, vous êtes ensemble, je suppose. » sourit-elle, et ils n'eurent même pas la force de rougir.

« C'est... compliqué... » souffla Kurt.

« Oh, je comprend. Mais laissez-moi vous faire entrer, vous avez l'air épuisés. »

Ils pénétrèrent dans l'appartement et elle les conduit immédiatement vers la chambre d'amis, au milieu de laquelle se trouvait un énorme lit deux places. A la vue de ce matelas moelleux et de ces couvertures douces, ils parurent s'endormir immédiatement.

Ils n'entendirent pas Mme St James leur souffler de bien se reposer, et tombèrent sur le lit, sans prendre la peine de se déshabiller ou de se glisser sous les draps bien frais. Ils s'endormirent dès qu'ils eurent les paupières closes.


Ils se réveillèrent, de cette façon qu'on a parfois de se réveiller comme si on avait dormi des siècles et seulement quelques minutes à la fois. Ils étaient infiniment reposés et infiniment fatigués en même temps. Ils se regardèrent un petit instant, la main de Blaine caressant la joue de Kurt.

« Tu vas bien ? » souffla finalement le brun.

« Je suis... » hésita Kurt. « Bizarrement bien. Je me sens en sécurité. »

« Je te promets que tu ne te sentiras plus jamais menacé. Pas tant que je serai avec toi. » sourit Blaine en l'embrassant tendrement.

« Les garçons ? » lança Mme St James en ouvrant la porte. « Oh, je me disais bien que vous étiez réveillés ! Vous avez dormi tellement longtemps ! »

« Ah oui ? » demanda Kurt, se redressant du lit.

« Oh, oui, ça doit bien faire 20 heures ! Mais vous n'avez pas de vêtements, dis donc ! Laissez-moi vous prêter les vêtements que mon petit-fils a laissé ici ! » Et en un instant, elle avait ouvert l'armoire de la chambre et en sortant plusieurs habits. « Je suis en train de préparer le déjeuner, rapportez-moi vos vêtements sales pour que je les lave ! »

Et avec ça, tel un ouragan, elle disparut de la pièce, claquant la porte derrière elle.

« Je l'aime bien. » sourit Blaine en s'étirant.

« Je l'adore. » rit Kurt en l'embrassant à nouveau.


« Oh, vous êtes là ! » s'exclama Mme St James en les apercevant arriver dans leurs nouveaux habits. « Tiens, mon petit Blaine, tu veux bien prendre soin de ton petit-ami et de ses blessures, veux-tu ? Je commence à servir. »

« Kurt n'est pas mon - »

« Mais oui, et si je n'étais arrivée dans la chambre vous seriez en train d'essayer d'avoir des enfants à cette heure-ci. »

Kurt et Blaine devinrent si rouges qu'ils ressemblaient à deux tomates et Kurt bredouilla, « Je vous assure Mme St James, on n'allait pas - »

« Chut ! » l'interrompit-elle. « Tout d'abord, appelez-moi Ève. Et ensuite, peut-être que vous n'avez pas décidés d'être plus que des amis avec bénéfices, mais vous faites un couple sacrément mignon, donc pour moi vous serez toujours petit-amis, d'accord ? » Ils acquiescèrent. « Bien. Maintenant, Blaine, il me semble que je t'ai demandé quelque chose. »

« Oh!Oui. » souffla Blaine, s'emparant du kit qu'elle avait posé sur le plan de travail.

Ils s'assirent sur les chaises de bar qu'il y avait autour, et Kurt retira son tee-shirt. Blaine prit un coton sur lequel il versa de l'alcool et qu'il appliqua sur la plaie de sa joue. Kurt hissa de douleur, et Blaine l'embrassa doucement.

« Je suis désolé. » souffla-t-il.

Il désinfecta aussi son poignet droit ensanglanté, causé par le frottement incessant des menottes contre celui-ci, et son coude gauche qu'il avait râpé contre le mur en grimpant vers la bouche d'aération, l'embrassant à chaque grimace de douleur.

Il passa ensuite au bleus qui étaient présents un peu partout sur son corps. Les nombreux bleus sur son visage venant des nombreuses gifles que les trois criminels lui avaient assénés. Il appliqua une crème réparatrice sur chaque zone bleuté existante, et passa ensuite à son torse, sur lequel quelques bleus se trouvaient.

En appliquant la crème, Kurt se mit à bouger en riant, « Blaine, tu me chatouilles ! »

« Désolé, désolé. » rigola Blaine, commençant à le chatouiller sans appliquer de crème.

« Arrête ! » rit Kurt, « Arrête, Blaine ! »

Il faillit tomber de son siège, mais Blaine le rattrapa et le porta jusqu'au fauteuil du salon attenant à la cuisine, le faisant doucement tomber dessus et se remettant à le chatouiller.

« Blaine, je te hais ! » lança Kurt, le visage rouge, les yeux plissés adorablement et un énorme sourire sur les lèvres, révélant ses petits dents toutes mignonnes.

« Eh bien, je te hais aussi ! » répliqua Blaine, l'embrassant à pleine bouche tout en continuant ses mouvements de mains sur son ventre.

« Les garçons, on va manger ! » annonça Ève en arrivant dans le salon, portant les plats et les posant sur la table du salon. « Oh, et après vous n'êtes pas ensemble. » sourit-elle en roulant des yeux.

Kurt et Blaine se détachèrent l'un de l'autre et se rendirent à table, un sourire complice sur le visage.


« C'était absolument génial ! » s'exclama Blaine, rigolant comme un fou.

« Blaine, c'était simplement Quand Harry rencontre Sally, pas de quoi en faire un truc énorme. » sourit Kurt.

« Donc vous l'avez aimé ? » demanda Ève, en se levant de son fauteuil.

« Bien sûr, c'est un classique. » sourit l'homme aux cheveux roses.

« Je n'en reviens pas que je ne l'avais jamais vu ! » s'écria le bouclé, sautant littéralement.

« Eh bien, » dit malicieusement Ève en se tournant vers Kurt, « il est mignon quand il est excité. »

« Il l'est. » acquiesça Kurt, avant de se rendre compte du regard des deux autres sur lui. « Je veux dire, heu... »

Les bras de Blaine l'interrompirent, s'enroulant de ses épaules et le serrant fort contre lui. « Tu es mignon tout court, Kurt. » souffla-t-il dans son oreille.

Ne faisant pas attention à la femme se tenant à deux mètres d'eux, Kurt prit le visage de Blaine entre ses mains et l'embrassant de toutes ses forces, se laissant submerger par ses émotions. « Tu es le plus mignon. » dit-il finalement.

« Eh ben, si c'est comme ça que vous vous comportez alors que vous n'êtes même pas ensemble, je n'ose même pas penser à ce qu'il arrivera quand vous sauterez le pas. » taquina Ève, les laissant seuls.

Kurt et Blaine se regardèrent un long moment, le regard brillant et un sourire timide sur les lèvres, avant de s'embrasser à nouveau.


Ils se réveillèrent, le 6e jour depuis leur départ de Lima, avec la réalisation de ce qui les attendaient là-bas. Ils ne savaient pas où étaient leurs amis, ce que pensaient leurs parents, ce qu'il était advenu de Karofsky et de ses comparses... Ils n'en avaient aucune idée.

Et même si, pendant 6 jours, ils avaient réussis à ne pas y penser, cela revenait leur exploser sur le visage à une vitesse incroyable.

« Kurt, tu as prévenu ton père ? » demanda Blaine soudainement tandis qu'ils traînaient au lit.

« Je lui ai envoyé un message du portable d'Ève. » répondit Kurt en se tournant vers lui.

« Tu devrais l'appeler. »

« Je le ferai. Quand j'en aurai le courage. » Un moment de silence. Puis, « Tu crois qu'ils s'en sortent sans nous ? »

« Qui ? » interrogea Blaine.

« Nos amis. Tu crois qu'ils sont en prison ? » souffla-t-il.

« Je ne sais pas. » répondit sincèrement Blaine, passant une main douce sur son torse d'albâtre.

Kurt roula en dessus de lui pour l'embrasser. Il laissa ses longs doigts blancs chatouiller ses tatouages. « Tu ne m'as jamais raconté la signification de tes tatouages. »

« Toi non plus. » sourit Blaine dans le baiser.

« Si je le fais, tu le fais ? » demanda Kurt.

« Promis. » acquiesça-t-il en l'embrassant encore.

« Vas-y, commence par où tu veux. » dit-il en se redressant au-dessus de Blaine, ses jambes autour de ses cuisses.

« Hum... » Blaine fit semblant d'hésiter, « Celui-ci. » dit-il finalement en touchant l'écriture féminine au-dessus de son téton gauche. « Je sais qui est Elizabeth, mais je me demandais si c'était l'écriture de ta mère. »

« Ça l'est. » acquiesça Kurt. « C'est le second tatouage que j'ai fais à 16 ans. Je venais de retrouver un mot qu'elle avait écrit à mon père et je voulais depuis pas mal de temps me faire un second tatouage, donc j'ai décidé de faire celui-ci. De cette façon, elle reste toujours près de mon cœur. » sourit-il tristement. « A toi, quelle est la signification de celui-ci ? » demanda-t-il en touchant celui autour du téton gauche de Blaine.

« Ah, c'est le dernier tatouage que j'ai fais, il y a presque un an. Je pense que tu comprends la signification : un cœur blessé qui saigne. Tu sais que j'étais très malheureux il y a encore quelques mois. » répondit-il en haussant les épaules.

« Mais tu ne l'es plus. » dit-il avec un petit sourire.

« Non, je ne le suis plus. » souffla Blaine en se redressant pour l'embrasser tendrement. « A moi. Celui-ci. » Il désigna ses deux hanches.

« Ah, 'Being Alive'. C'était la chanson préférée de ma mère, et la mienne aussi. Je ne sais pas si tu te souviens, mais on avait l'habitude de la mettre à chaque fois qu'on allait l'un chez l'autre. »

« Bien sûr que je m'en souviens. » répliqua le brun en roulant des yeux affectueusement.

« Okay, à mon tour. Celui-ci. »

Blaine baissa ses yeux sur le petit pistolet sur sa hanche. « Oh, c'est le second tatouage que j'ai fais. Une idiotie pour faire le mauvais garçon. » rit-il. Puis, en voyant l'air moqueur de Kurt, « Hey ! J'avais 17 ans ! »

« Désolé ! » dit-il en éclatant de rire. « Mais je ne te blâme pas. Ce tatouage était mon premier, » expliqua-t-il en désignant le triangle noir ornant son majeur droit.

« On a un truc pour les formes. Mon premier tatouage était celui-ci. » rigola-il en montrant le losange aux contours noirs présent entre son cou et son épaule.

« On est fait l'un pour l'autre. » taquina Kurt en déposant un doux baiser chaste sur ses lèvres. « Encore à toi. »

« Hum... Celui-ci. » dit-il finalement en désignant le petit avion en papier sur son pied droit.

« Oh, celui-là est mon avant-dernier. Déjà je le trouve super joli, et ensuite il signifie l'évasion, l'envie d'ailleurs... Et toi, je suppose que c'est pareil, avec ton petit canari en cage. » sourit-il en soulevant le bras de Blaine pour apercevoir la cage contenant l'oiseau.

« Plus ou moins. Je l'ai fais pour mes 18 ans, quelques semaines après que mes parents m'aient forcé à coucher avec Georges pour de l'argent. Lorsque j'étais à Dalton, malgré le fait que je puisse être qui j'étais vraiment et que j'ai des amis en or, je me suis toujours coincé par mes parents, comme s'ils m'avaient mis là-bas pour me mettre en cage. Donc j'avais toujours pensé qu'après mon diplôme et ma sortie du lycée j'irai dans une université et que plus tard je ferai un bon métier. Et puis mes parents m'ont annoncés que je devais gagner de l'argent pour eux et que je ne partirai jamais à l'université parce qu'ils n'avaient pas les moyens, et c'est comme si on m'avait remis en cage. Donc voilà, je suis le canari et la cage représente mes parents. » Il leva soudainement les yeux de son tatouage pour voir les yeux de Kurt, ses beaux yeux bleus, remplis de larmes. « S'il-te-plaît, Kurt, ne pleure pas. Je ne pourrai pas le supporter. » supplia-t-il. Kurt étouffa un sanglot et sécha immédiatement ses yeux, avant de placer un faux sourire sur ses lèvres.

« Désolé. » dit-il finalement.

« C'est normal. Mais passons à ton dernier tatouage, ton oiseau, copieur. » blagua-t-il, gagnant un sourire de la part de son amant.

« Eh bien, oui, on a plein de points communs dans nos tatouages. » sourit-il. « Mais mon oiseau est un peu différent ; jusqu'à ce que je rentre au collège, j'avais plein de rêves. Plus tard, je voulais tout faire, tous les métiers possibles et inimaginables, de mécanicien à grand avocat. Mais quand j'ai commencé à me faire harceler, toute ma confiance en moi s'est effondrée. Puis j'ai réalisé que pour être respecté il fallait que je sois quelqu'un d'autre, et bien j'ai changé. Et j'ai perdu mes rêves.
L'oiseau me représente, ses plumes bleues et vertes qu'il perd sont mes rêves perdus et la flèche est simplement la vie qui m'a blessée. » Il remarqua soudainement les larmes glissant le long des joues de Blaine, et ses yeux miels infiniment attristés. « Ne sois pas triste, Blaine. »

« J'aurais dû être là pour toi quand tu avais besoin de moi. Je n'aurais pas dû t'abandonner. » sanglota-t-il en tentant de se relever entièrement, poussant Kurt de ses cuisses.

« Non, Blaine, non. » souffla Kurt, le retenant sous lui. « Ce n'est pas de ta faute. C'est celle de tes parents. »

« Je sais. Mais je suis quand même désolé. » répliqua-t-il. « Désolé de descendre de ces connards. J'ai envie de les tuer. »

« Non, tu ne le veux pas. » sourit Kurt, attrapant son visage entre ses mains pour qu'il le regarde dans les yeux.

« Non, tu as raison. » répondit Blaine avec un sourire, l'embrassant fougueusement, avec désespoir et passion. « Kurt... » souffla-t-il. « Prends-moi... »

Kurt acquiesça doucement, déposant de longs baisers dans son cou. « Mais seulement si tu me promets de ne plus te sentir coupable. »

« Je te le promets. » gémit Blaine dans son oreille, « Merde Kurt, je t'aime. Je t'aime tellement. »

Soudainement, les baisers s'arrêtèrent et Kurt le regardait les yeux brillants et la bouche entrouverte. « Je t'aime aussi, Blaine. » répondit-il, l'embrassant doucement. « Plus que tout. »

Ça se passa lentement. Plus lentement que toutes les fois précédentes, plus amoureusement, aussi. Ils se passaient un véritable message à travers chacun de leur geste : un baiser, une caresse, un gémissement, une morsure, des ongles griffant, Kurt rentrant en Blaine dans un grognement primal, tout ça n'était que la symphonie de l'amour.

Ils s'aimaient, depuis trop longtemps déjà, sans se l'avouer, et, au fond, leurs révélations n'avaient que pour but de formuler ce qu'ils savaient déjà, ce dont ils étaient certains : ils étaient la destinée.

« Blaine, touche-toi. » souffla Kurt, touchant sa prostate encore une fois. Blaine, je veux te voir lorsque tu es au zénith de ta beauté.

« Kurt... je vais jouir... » murmura Blaine, se touchant frénétiquement. Kurt, je suis proche, viens à moi, j'ai besoin de toi.

« Presque là, je te le jure. » grogna-t-il, le collant encore plus contre le tête de lit et accélérant ses va-et-vients. Je ne t'abandonnerai jamais, je te le promets.

« Kurt, Kurt... » chantait le bouclé. Je t'aime, je t'aime, je t'aime...

« Oh, Blaine – putain – je suis là. » explosa Kurt, suivit de Blaine à la seconde près. Je t'aime tellement.

Ils retombèrent sur le matelas dans un grognement sourd, et regardèrent le plafond avant de se tourner l'un vers l'autre. Ils se sourirent, avant de s'embrasser tendrement et de se rallonger sur le dos, repus.

« Tu crois qu'elle a entendu ? » demanda finalement Blaine.

« Mais noooon. » le rassura Kurt en nouant leurs doigts ensemble.

« J'ai tout entendu ! » répondit la voix d'Ève à travers la porte. « C'était super sexy ! »

Ils rougirent avec d'éclater de rire. « Désolé ! » lancèrent-ils.

« Je sais très bien que vous ne l'êtes pas ! » rétorqua-t-elle.

« Elle lit dans les pensées ou quoi ? » rit Kurt.

« Je suis sûr que c'est vraiment le cas. » sourit Blaine.

« C'est vraiment le cas ! »


Cet après-midi-là, ils partirent s'acheter de nouveaux vêtements, devenant plus que requis, encore une fois avec l'argent de Jesse. Ils se rendirent dans le centre commercial le plus proche, assez facile à trouver dans une grande ville comme San Francisco. Ils cherchèrent dans la première boutique connue qu'ils croisèrent et se mirent à acheter plusieurs petites choses, chacun de leur côté, et Kurt acheta de la teinture rose parce que la sienne commençait à disparaître.

Ils s'apprêtaient à rentrer après plusieurs heures de recherche, lorsqu'ils tombèrent sur une petite tignasse blonde qui leur était familière.

« Chandler ! » s'exclama Kurt en regardant l'inconnu/pas vraiment si inconnu avec étonnement.

« Hey ! » s'exclama celui-ci en les emportant dans un câlin à la limite de l'étouffant. « Mais qu'est-ce que vous faites là ? Sans passer me voir en plus ! »

« C'est... compliqué. » répondit Blaine en haussant les épaules.

« C'est-à-dire ? »

« J'ai fuis Lima parce qu'on a failli me séquestrer. » expliqua Kurt d'un ton détaché.

« Oh. Merde. » répondit Chandler en écarquillant les yeux. « C'est pour ça que tu es tout bleu. »

« Yep. »

« Oh. Donc je suppose que c'est le bon moment pour remettre de la joie dans vos vies et vous inviter à ma fête de demain soir. Mon meilleur-ami vient de sortir de prison et je suis super excité ! » s'exclama-t-il, changeant de sujet en voyant que ça rendait les deux hommes mal-à-l'aise. « Je sais qu'on ne se connaît pas super bien, mais vous ferez un carton avec vos looks de badboys ! »

« Hum... je ne sais pas, Chandler. » murmura Blaine en se grattant l'arrière de la tête. « On est un peu perturbés - »

« Faisons-le. » le coupa Kurt le regardant de ses grands yeux naïfs.

« Quoi ? »

« Allons à sa fête. Chandler a raison, on a besoin de se détendre. Et même si Ève est géniale, j'ai besoin de traîner avec des gens de mon âge. Et tu en as besoin aussi. »

« Okay. » sourit Blaine.

« Vous êtes enfin ensemble, n'est-ce pas ? » intervint le blond, poussant un cri perçant. « Oh mon dieu vous êtes tellement sexy ensemble ! »

« Pas encore. » répondit Blaine.

« Mais, » rajouta Kurt, « ça ne risque pas de tarder. »

« Génial ! » s'exclama Chandler.

« En tout cas, voici mon adresse, vous êtes attendus à 22 heures, et pour les habits habillez-vous de la même façon que d'habitude, sexys et méchants. » sourit-il. « A demain ! » s'exclama-t-il en disparaissant aussi rapidement qu'une tornade.

« On devrait le présenter à Ève. » blagua Kurt en se remettant à marcher. Il se rendit presque immédiatement que Blaine ne l'avait pas suivi. « Blaine ? »

Tout à coup, il aperçut le visage goguenard du bouclé. « Ça ne risque pas de tarder, hein ? » souffla-t-il contre sa joue.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. » rétorqua Kurt d'un faux air blasé, rentrant dans son jeu.

Il sentit les lèvres douces de Blaine déposer un bref baiser sur sa joue. « Je t'aime. »

« Je t'aime aussi ? » murmura-t-il, le formulant comme une question.

« Oui, c'est ce que tu es censé répondre. Bravo, Kurt. » taquina-t-il.

Kurt éclata de rire avant de le taper doucement sur le bras. « Je te hais. »

« Et je te hais aussi. » répondit Blaine, les yeux brillants.

Ils savaient tous les deux que c'était un mensonge.


Voilà pour ce chapitre, j'espère que vous l'avez aimé autant que moi :) Le prochain risque de vous plaire encore plus et de vous étouffer dans le fluff x)
Comment avez-vous trouvé le personnage d'Eve ? Perso je l'adore ! :D

N'oubliez pas de me laisser une review (on est presque à 100 reviews les gars !), de suivre cette fic et de la mettre en favori. Merci !

A la prochaine,

Axelle