Bonjour, me revoilà pour le chapitre 16, qui est plus ou moins le début de la rédemption pour notre couple préféré :)
Damn Daniel, 114 reviews ! Vous êtes oufissimes !
[Reviews :
lovely-CC-lovely : Merci beaucoup !
CeliaCom7 : Merciiiii ! Non, pas Seb haha :') A la prochaine !
22Marie22 : Si haha x) Il était court, je sais ! Du coup je me rattrape avec un chapitre un peu plus long ;) Merci ! Et oui, ce sont les meilleurs :D
IheartIns : Merci beaucoup Marion :) Gros bisous !
mamstaz : Oui, ils sont vraiment heureux ensemble :) Et oui, je te pose la question, cela va-t-il durer ? :p
KlaineGlee : N'aie pas peur haha x) Et non, ce n'est pas Will non plus, même s'il arrive ;)]
/!\ Smut.
/!\ Fluff.
/!\ Flashback explicites.
/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.
{Les phrases en italiques et entre crochets sont des flashbacks.}
Bonne lecture !
Chapitre 16 : Honesty.
« If you search for tenderness (Si tu recherches de la tendresse)
It isn't hard to find (Ce n'est pas dur à trouver)
You can have the love you need to live (Tu peux avoir l'amour dont tu as besoin pour vivre)
But if you look for truthfulness (Mais si tu recherches de la sincérité)
You might just as well be blind (Autant te crever les yeux)
It always seems to be so hard to give (Ça paraît toujours si dur à donner)
Honesty is such a lonely word (Honnêteté est un mot si seul)
Everyone is so untrue (Tout le monde est si faux)
Honesty is hardly ever heard (L'honnêteté est rarement entendue)
And mostly what I need from you (Et c'est principalement ce que j'attends de toi)
I can always find someone (Je peux toujours trouver quelqu'un)
To say they sympathize (Pour exprimer sa compassion)
If I wear my heart out on my sleeve (Si je porte mon coeur en bandoulière)
But I don't want some pretty face (Mais je ne veux pas de jolis visages)
To tell me party lies (Pour de jolis mensonges)
All I want is someone to believe (Tout ce que je veux est quelqu'un en qui je crois)
Honesty is such a lonely word (Honnêteté est un mot si seul)
Everyone is so untrue (Tout le monde est si faux)
Honesty is hardly ever heard (L'honnêteté est rarement entendue)
And mostly what I need from you (Et c'est principalement ce que j'attends de toi)
I can find a lover (Je peux retrouver un compagnon)
I can find a friend (Je peux trouver un ami)
I can have security (Je peux trouver de la sécurité)
Until the bitter end (Jusqu'à une fin amère)
Anyone can comfort me (N'importe qui peut me réconforter)
I know, I know (Je sais, je sais)
When I'm deep inside of me (Quand je m'enferme en moi)
Don't be too concerned (Ne t'inquiète pas trop)
I won't ask for nothin' while I'm gone (Je ne réclamerai rien quand je serai ailleurs)
But when I want sincerity (Mais quand je veux de la sincérité)
Tell me where else can I turn (Dis-moi vers qui me tourner)
Because you're the one I depend upon (Car je dépends de toi)
Honesty is such a lonely word (Honnêteté est un mot si seul)
Everyone is so untrue (Tout le monde est si faux)
Honesty is hardly ever heard (L'honnêteté est rarement entendue)
And mostly what I need from you (Et c'est principalement ce que j'attends de toi) »
Billy Joel - Honesty
Les lèvres de Blaine contre les siennes, l'embrassant comme si sa vie en dépendait. Ses mains, sur son corps, le déshabillant, le mettant à nu comme si c'était la première fois. Sa voix, murmurant des mots coquins, le faisant frissonner.
« Kurt... Je veux te faire l'amour. Est-ce que tu le veux aussi ? » murmura Blaine, contre son oreille.
« Blaine... » murmura-t-il, sentant son poids au-dessus de lui, l'écrasant dans le matelas.
« Oui ? Je sais que tu me veux. Tu m'as voulu toute la soirée. » rit-il, l'embrassant sauvagement.
« Je t'ai voulu toute ma vie. » répondit Kurt, sans même y penser.
Blaine le regarda un instant, plongeant son regard dans ses deux portes ouvertes sur l'océan, recouverts de l'écume de la luxure. Il l'embrassa de toutes ses forces, avant de faire de même avec ses propres vêtements et de chercher rapidement le lubrifiant et les préservatifs qu'ils avaient achetés dans la journée.
Tandis qu'il préparait Kurt, des millions de pensées le traversaient. La plupart sur la beauté de son petit-ami, d'autres sur son bonheur actuel, et d'autres, plus rares, de regret. « Comment ai-je pu te laisser partir ? » murmura-t-il, touchant sa prostate tout en l'étirant, étant certain que Kurt ne faisait pas attention à ce qu'il disait, trop occupé à gémir de plaisir.
{Kurt, 16:30 :
Hey, comment se passe Dalton ? Tu te fais de nouveaux amis ? J'espère que tu ne m'oublies pas :p En tout cas ça fait un jour que tu es parti et tu me manques déjà. Appelle-moi lorsque tu as ce message.
Blaine regarda le message. Il effaça les larmes de son visage, et supprima le message. Après ça, il bloqua le numéro de son meilleur-ami, de celui qu'il aimait, et retourna à ses études.}
Préservatif, lubrifiant à nouveau, pénétration. « Blaine... » souffla Kurt, ouvrant soudainement les yeux et le regardant comme s'il ne l'avait jamais vu auparavant. « Je t'aime Blaine, je t'aime. »
« Je t'aime aussi, Kurt. » répondit Blaine, se mettant à bouger à l'intérieur de lui, posant sa tête sur son épaule et étouffant un sanglot. « Je suis désolé. »
« Je suis désolé aussi. Pour tout. » répondit Kurt, lui embrassant doucement la joue. « Mais s'il-te-plaît, Blaine, fais-moi l'amour. J'en ai besoin. »
Ce fut tout ce dont il eu besoin pour sortir de son nuage de culpabilité et faire l'amour à Kurt. Lentement, amoureusement, comme si c'était la première fois.
{Blaine ferma les yeux en entendant le gémissement que fit l'homme au-dessus de lui en jouissant. Il se retira juste après et embrassa doucement Blaine sur les lèvres. « C'était génial, petit. Appelle-moi si tu as encore envie d'une bite bien mature. » sourit-il en retirant son préservatif et se rhabillant, lui tendant une carte de visite.
Blaine hocha la tête, ne croisant jamais son regard, et regarda ses pieds se retourner et sortit des toilettes. Dès que la porte fut fermée, Blaine se mit à pleurer. Avec rage, il déchira la carte de visite et la jeta dans la cuvette avant de tirer la chasse. Il baissa les yeux sur son pantalon au niveau de ses genoux, et sanglota en voyant qu'il n'avait même pas joui. C'était de sa faute.
Il se rhabilla avec précipitation, et partit en courant du bar.
Sur le chemin, il aperçut Hummel qui marchait jusqu'à sa voiture. Il était en larmes, lui aussi. Il se retourna vers lui et ils restèrent tous deux à se regarder droit dans les yeux, de cette manière paraissant totalement neutre mais qui ne l'était pas. Ils partageaient la même peine.
Soudainement, ils brisèrent le contact, et rentrèrent chez eux.}
{Kurt avait mal. Il souffrait. Cette homme était en lui et c'était désagréable et horrible. Mais il ne pouvait pas aller en arrière. Il l'avait voulu. Il avait voulu se débarrasser du poids de sa virginité à 16 ans, c'était son choix.
Il ne se rendit même pas compte que l'homme avait joui et qu'il s'était retiré. « C'était cool. T'es hot. » sourit-il en retirant son préservatif et se rhabillant. « Appelle-moi, j'ai glissé mon numéro dans ta poche. » Et avec ça, il partit, laissant Kurt seul et désespéré.
Il se rhabilla lentement, ignorant son sexe encore dur, et jeta le numéro dans sa poche presque immédiatement. Il sortit des toilettes, des larmes se formant aux coins de ses yeux, et sortit du bar en larmes, les joues rouges et les yeux lui piquant.
Sur le chemin, il aperçut Anderson qui marchait jusqu'à sa voiture. Il était en larmes, lui aussi. Il se retourna vers lui et ils restèrent tous deux à se regarder droit dans les yeux, de cette manière paraissant totalement neutre mais qui ne l'était pas. Ils partageaient la même peine.
Soudainement, ils brisèrent le contact, et rentrèrent chez eux.}
Mais cette fois était différente. Ils ne le faisaient pas pour se débarrasser de quoi que ce soit, mais pour se prouver qu'ils s'aimaient, pour se dire qu'ils auraient aimés avoir leur première fois ensemble, ils le faisaient simplement parce qu'ils avaient toute l'éternité devant eux.
Se réveiller était compliqué. Surtout après une soirée un peu alcoolisée de laquelle ils étaient rentrés tard et qu'ils avaient continué dans leur lit jusqu'à 5 heures du matin... Oui, se réveiller était compliqué. Surtout dans la maison de Ève St James.
Blaine était en train de leur préparer un café pendant que Kurt mettait des pains dans le toaster, quand un verre se posa sur le bar de la cuisine, les faisant tous deux sursauter.
« Oh, tiens, vous êtes réveillés. » lança la vieille femme, les regardant avec un grand sourire malicieux.
« Hum... Ouiiiii ? » répondit Kurt, la regarda avec questionnement.
« Non, c'est juste que je me demandais si vous alliez vous réveiller un jour, vu le boucan que vous avez fait hier soir j'ai pensé que vous auriez besoin de plus de temps pour vous remettre de ça. » sourit-elle, regardant Blaine s'étouffer avec l'air et Kurt devenir aussi rose que ses cheveux.
« Heu, on n'a rien - »
« C'est ça, garde cette excuse pour quelqu'un d'autre. » le coupa Ève. « C'est bon, j'ai compris, vous êtes jeunes, vous avez des besoins urgents, mais pensez à la vieille dame qui se réveille au milieu de sa nuit pour entendre des gémissements non-stop pendant plus d'une heure. » rit-elle, pinçant affectueusement leurs joues.
« Désolé Ève, on a juste - »
« Vous n'avez pas résister à vos besoins primaires ? Pas de problème, je comprends. Seulement pas la nuit. Ou quand je suis là tout court. » sourit-elle, les fixant un moment. « Vous faites vraiment un couple adorable. »
Ils sortirent peu de temps après ça, ayant promis à Ève d'aller lui acheter ses courses pour se faire pardonner.
« Qu'est-ce qu'elle nous a dit qu'elle voulait manger ce soir, déjà ? » demanda Kurt.
« Je ne sais plus du tout, au pire on lui fera des pâtes, tout le monde aime ça. » répondit Blaine, lui embrassant la joue.
Il continua de chercher parmi les viandes sans remarquer que Kurt s'était figé à ses côtés. « Blaine, » souffla-t-il, posant une main sur son épaule, « Je crois qu'il y a un mec qui nous suit. » Blaine releva doucement la tête en blaguant, « Oh, il doit sûrement craquer sur t- » Il s'arrêta immédiatement en apercevant l'homme le regardant du rayon d'en face. « Merde. » murmura-t-il, sentant le monde se dérober sous ses pieds et l'air l'étouffer peu à peu.
« Blaine ? Qu'est-ce qui se passe ? » interrogea Kurt, la voix haute et emprunte de soucis.
« Cooper. » souffla-t-il, avant de se sentir plonger dans un monde sans soucis, chaud et doux, loin de tout.
Ça ne dura pas longtemps. Le monde disparu après quelques dizaines de seconde, le frappant avec la réalité : il était sur le sol, dans les bras de Kurt, la tête contre son torse et sa main dans ses boucles brunes. Le seul élément lui donnant envie de repartir à nouveau était l'homme se tenant devant lui.
« S-Salut. » bredouilla son grand frère en croisant son regard.
Blaine ne répondit pas. Il n'en avait pas la force, et Kurt le comprit bien.
« Qu'est-ce que tu veux, Cooper ? » demanda-t-il, ne pouvant cacher sa colère dans ses mots.
« Je suis désolé, tu es ? » Le brun semblait lui aussi énervé, à présent, et Kurt se maudit de ne pas deviner plus tôt qu'il était celui qu'il avait vu dans la maison Anderson à chaque fois qu'il y passait l'après-midi il y a des années de ça.
« Je suis Kurt. Pendant les deux années précédant ta fuite j'étais le meilleur-ami de Blaine, et plusieurs années après, aussi. On dirait bien que 14 ans après, je suis toujours là. Avec une longue pause, certes, » Il lança un regard à Blaine qui souriait à présent, « Mais je suis là. On est une équipe, un couple. »
Cooper le fixa un moment, un air agressif dans les yeux, avant de se mettre à sourire doucement. « J'ai toujours sû que vous finiriez ensemble. Blaine était amoureux de toi depuis le premier jour. » déclara-t-il doucement, ses yeux commençant à briller, comme si se souvenir du passé était une tâche émotionnellement trop difficile.
« Cooper... » dit Blaine, prenant soudainement la parole tout en se relevant. « Je ne veux pas te voir. »
Le plus âgé sembla être poignardé en plein cœur, et des larmes coulèrent sur ses joues. « Je sais. Mais s'il-te-plaît, Blaine, laisse-moi t'expliquer. »
« Tu m'aurais expliquer il y a douze ans avant que tu t'enfuies dans la nuit, je l'aurais compris. Mais maintenant, alors que tu n'as jamais essayer de me contacter ou de me voir ; tu n'as aucun lien avec moi, et je ne veux pas te parler. » cracha-t-il, essayant ses propres larmes.
« Ils allaient me retenir ! » s'écria Cooper, saisissant son bras, Kurt se préparant à défendre son petit-ami.
« Comme ils me retiennent en ce moment ! » répliqua Blaine, s'arrachant à son étreinte. « J'ai dû me prostituer à cause de toi ! »
Cooper perdit toutes ses couleurs. « Ils n'ont pas... » murmura-t-il, le regardant avec des yeux suppliants, priant pour qu'il mente.
« Ils l'ont fait. » répondit le brun, une boule se formant dans sa gorge.
Cooper s'affala par terre, ses épaules se mouvant au rythme de ses sanglots. « Je vais les tuer, » souffla-t-il, « je vais les tuer. »
« Hum, » dit Kurt en se raclant la gorge. « On devrait rentrer à la maison pour que vous puissiez parler plus tranquillement. » Les gens du magasin se sont attroupés à chaque bout du rayon pour les regarder.
« Hum... » hésita Blaine, plongeant son regard dans celui de son frère, « D'accord. Allons-y. »
« Qu'est-ce que - ? » exclama Ève en ouvrant la porte, les apercevant sans courses et l'air obscur. Puis elle aperçut Cooper, derrière le couple, la tête baissée et les yeux bouffis et comprit. « Oh. Je vois. Je vais aller... lire un livre dans ma chambre. »
« Merci Ève. » sourit brièvement Kurt avant de pousser doucement son petit-ami vers le premier fauteuil du salon. Cooper s'assit en face de son frère, ne le regardant toujours pas dans les yeux, et l'homme aux cheveux roses les regarda un instant avant de se racler la gorge. « Hum. Je vais... y aller. Je serai dans ma chambre. » dit-il en embrassant Blaine sur la joue.
Puis il partit, laissant les deux inconnus l'un en face de l'autre dans le silence le plus complet.
« Blaine, » murmura Cooper, la voix rauque d'avoir pleuré, « je t'assure que si j'avais sû une seule seconde de ce qu'ils allaient faire je ne serai jamais parti. »
Blaine le regarda un petit moment, observant son visage si similaire au sien mais pourtant si étranger. « Le fait est, Cooper, qu'ils m'ont fait faire ça parce que tu es parti. Ils l'ont fait parce que tu as toujours été leur fils et j'ai toujours été ''l'autre''. J'ai toujours été celui dont personne ne se souciait, à qui personne ne faisait jamais attention. Et lorsque tu es parti, laissant nos chers parents le cœur brisé, ils ont fait un virage à 380 degrés. Et j'ai payé les pots cassés. »
« S'il-te-plaît, Blaine, j'ai besoin de t'expliquer. » supplia l'homme aux yeux bleus.
Celui aux yeux miels soupira, « Okay. »
« Merci. » souffla son frère. « Je ne sais pas par où commencer – okay, on va faire ça. » murmura-t-il, se perdant dans ses pensées. « Comme tu sais, nous sommes nés dans une famille extrêmement riche. Depuis ma naissance j'ai été préparé à devenir le fils de mon père, un célèbre avocat connu dans le monde entier. Et au début, ça m'allait bien. Je ne réalisais pas, j'étais un enfant. Et voir mes parents s'occuper de moi autant qu'ils le faisaient, même si c'était plus pour eux que pour moi, ça me rendait super heureux de les voir fiers de moi.
Et puis... tu es né, et pendant les premières années j'étais content de voir que j'étais toujours leur centre d'attention principale, puis je suis devenu adolescent, et toute la pression qu'il me mettait sur les épaules est soudainement devenue trop. J'étais jaloux que tu puisses vivre ta vie tranquillement alors que j'étais forcé à être surveillé et sous le contrôle de nos parents de 6 heures du matin à 21 heures le soir, alors j'ai fais l'exacte même chose que tu sembles avoir fais, à en juger par ton look. »
« Oui, vous êtes bien chez Hummel Tires & Lube, le premier garagiste de Lima, que puis-je faire pour vous ? »
« Papa ? »
« Kurt ? Oh mon dieu, Kurt, c'est toi ! »
« Je suis désolé de ne pas t'avoir appelé plus tôt, mais j'avais beaucoup sur le cœur. Est-ce que les New Directions sont sortis ? »
« Non, gamin, pas encore, mais ton ami Jesse m'a appelé de prison pour tout m'expliquer, et leur procès est demain. »
« Putain, j'espère qu'ils vont s'en sortir. »
« Pas de gros mots, Kurt. »
« Désolé. »
« Ça passe pour cette fois. Mais explique-moi tout. »
« Je... je ne peux pas encore, je suis désolé. Mais papa, je suis tellement tellement désolé. » murmura-t-il, éclatant en sanglot.
« Une fois au lycée, j'ai commencé à fréquenter de mauvaises personnes, à faire de plus en plus de conneries que par miracle j'arrivais à cacher à nos parents. » sourit amèrement Cooper. « J'ai commencé à me droguer, à boire, à coucher, tout ce genre de conneries qu'on fait quand on est jeunes. La seule fois où j'ai été pris était celle où j'avais fumé pendant les cours et que le proviseur avait prévenu mes parents. Ce soir-là je m'étais pris la raclée de ma vie. Deux mois après, j'avais 18 ans et je partais de la maison pendant la nuit, sans un mot, sans même penser à toi. En fait, je n'ai pas pensé à toi une seule seconde la première année suivant ma majorité. »
« Pourquoi est-ce que tu dis ça ? » murmura Blaine, essuyant les larmes aux coins de ses yeux. « Je pensais à toi tous les jours. »
« J'étais drogué. Je vivais dans un trou à rats avec un tas de mecs que je ne connaissais pas mais qui faisait plein de trucs illégaux. J'ai fais pas mal de conneries cette année-là, comme confier ma carte bleue à une meuf rencontrée en soirée... avec mon code. »
« Ouch. » grimaça Blaine.
« Ce qui fit que je me retrouvais sur la paille, puis après une autre année de galère j'ai réussi à soigner mon addiction et à reprendre mes études. Il y a trois ans, je suis sorti diplômé de la NYADA, la New York Academy of Dramatic Arts. Depuis j'ai emménagé à San Francisco, là où il y a plein de théâtres qui prennent des gens un peu moins qualifiés qu'à New York où le business est super dur. »
« Comment m'as-tu trouvé, alors ? » demanda le plus jeune en fronçant un sourcil.
« Hum... Honnêtement je faisais mes courses ? Pour ma famille ? »
« Attends... Ta famille ?! » s'exclama-t-il.
« Kurt ? Ne t'en fais pas, je ne t'en veux pas. »
« Je sais ! » s'écria Kurt, sanglotant. « C'est le pire ! Je ne peux pas me pardonner ! J'ai été le pire des fils, je t'ai maltraité pendant des années et tu as eu ce cancer et - »
« Kurt, c'était un début de tumeur, qui a été complètement éradiqué d'ailleurs. »
« Mais si tu étais mort, papa, je te jure. » renifla l'homme aux cheveux roses. « Je n'aurais pas pu me regarder en face. » murmura-t-il. « Je t'aime papa, je t'aime. Et je suis désolé d'avoir essayé de gâcher ma vie, je te promets que je vais la reprendre en main. »
« Je sais, Kurt, je sais. Tu t'es égaré, mais en dépit de tout ça, tu es la personne la plus forte que je connaisse. »
« Oh, oui, ma femme et mon fils. » souffla Cooper en rougissant.
« Putain. » murmura Blaine, la bouche ouverte.
« Il s'appelle Josh. Il a 4 ans. Il est ma joie la plus profonde. » Blaine sourit un instant, fixant le fauteuil devant lui. « Tu devrais le rencontrer. »
Blaine releva brusquement la tête. « Moi ? »
Le plus âgé acquiesça. « Toi. Je veux renouer les liens avec toi, Blaine, et honnêtement ? Lise est fille unique et ça fait des mois que Josh me demande s'il peut rencontrer son oncle. »
« Sérieusement ? » souffla Blaine, sous le choc.
« Seulement si tu me pardonnes et veux en faire autant. » sourit Cooper.
« Je... je le veux. » dit-il. « Je ne t'ai peut-être pas encore pardonné, Cooper, mais je veux que ça arrive et j'adorerais rencontrer mon neveu. »
« Merci beaucoup ! » s'exclama soudainement son frère, se levant brusquement et l'enlaçant de ses bras. « Oh, trop tôt désolé. »
« Non, c'est bon. » sourit Blaine en le prenant dans ses bras à nouveau. « Tu m'as manqué. »
« Toi aussi, morveux*, toi aussi. » taquina-t-il. « Et on devrait y aller. »
« Finalement, tu ne m'as pas tellement manqué. » rit Blaine. « Et aller où ? »
« Chez moi, morveux. »
« Oh. »
« J'ai tout raté, papa, mais je te promets... » sanglota-t-il. « Je te promets que je vais m'améliorer. »
« Je le sais, fiston, je le sais. » répondit Burt en marquant une pause. « Donc... toi et Blaine... ? »
Kurt rit doucement devant l'insistance de son père, essuyant ses larmes et sentant son cœur battre. « Oui, papa, on est ensemble. Il m'aime aussi. »
« Yes ! » s'écria son père. « Enfin ! Depuis le temps que j'attends ça ! »
« Je te signale qu'il y a encore quelques semaines tu croyais que Blaine et moi ne nous étions pas revus depuis nos 10 ans. » sourit Kurt.
« Oui, mais j'ai toujours secrètement rêvé que vous vous reverriez et que vous vous mariez quelques années après ça. » rigola Burt.
« Papa ! » s'écria-t-il en éclatant de rire. « T'es incroyable. »
« Hum... A ce propos, Kurt. J'ai quelque chose à te dire, mais je ne sais pas trop comment tu vas le prendre. » souffla-t-il.
« Vas-y. »
« Quand je me faisais opérer, pour ma tumeur... J'ai rencontré cette femme, Carole, et maintenant nous sommes – hum – ensemble. »
« Papa... » murmura Kurt, une boule se formant dans sa gorge. « Papa, c'est formidable ! Incroyable ! Génial ! » s'exclama-t-il, essuyant ses larmes et se mettant à sauter dans sa chambre.
« Donc tu n'es pas... fâché ? »
« Bien sûr que non ! Mais attends... ce n'est pas la mère de Finn ? »
« Hum... Si ? J'espère que ce n'est pas un problème. »
« Putain... » souffla-t-il. « Non, bien sûr que non... Est-ce qu'il est au courant ? »
« Oui, depuis deux semaines. Sache que je suis sérieux à son propos, Kurt, et peut-être qu'un jour... peut-être qu'un jour je lui demanderai de m'épouser. » chuchota Burt, la voix tremblante.
« Je suis si heureux, papa. Je considère déjà Finn comme mon frère, donc la vie familiale risque d'être facile. »
« Ravi d'entendre ça. »
« Je t'aime. » sourit Kurt.
« Je t'aime aussi, gamin. »
« Pourquoi je viens avec vous, déjà ? » chuchota Kurt dans l'oreille de Blaine, tandis que Cooper discutait avec sa voisine sur le chemin vers son immeuble.
« Parce que j'ai besoin de toi. » souffla Blaine.
« Dans ce cas, Bouclette, je suis toujours là. » sourit-il, lui embrassant doucement le front en signe de réconfort.
« Je sais. » dit Blaine l'embrassant doucement sur les lèvres.
« J'ai appelé mon père. » lâcha finalement Kurt. « Je me suis enfin excusé pour tout ce que je lui ai fais subir. Je me sens plus léger d'un lourd poids. »
« Kurt, c'est génial. » sourit Blaine lui embrassant la joue. « Je suis fier de toi. »
« Je suis fier de toi aussi, pour laisser une chance à ton frère. Il n'est pas si mauvais. »
« Non, il ne l'est pas. » acquiesça le bouclé.
« Qui sait, peut-être que dans quelques années vous serez encore plus proches qu'avant. »
« Qui sait ? » répéta Blaine.
« Désolé, Mrs Howeyer est toujours aussi râleuse. » s'excusa Cooper en revenant vers eux. « On y va ? » demanda-t-il en tendant sa main vers son frère.
« On y va. » répondit Blaine en la prenant dans la sienne, voyant son petit-ami sourire.
L'été était à son apothéose.
Voilà pour le drama nécessaire haha xD Ça va je pense pas qu'il ait été aussi horrible que ça :') Dans le prochain chapitre, nos chéris parleront d'avenir avec Chandler et Elliott ;)
N'oubliez pas de laisser une review, de suivre cette histoire et de la mettre en favori. Merci !
A la prochaine,
Axelle
