Bonjour, me revoilà pour le chapitre 17 ! Je suis abasourdie de voir qu'on en est déjà là :o

Petite pensée pour toutes les victimes aux attentats de Bruxelles. Quoi qu'il arrive, ce qui mène à la mort n'est pas la religion ou l'idéologie, ce n'est pas le pays auquel on appartient. Ce qui mène à la mort, c'est la peur.

[Reviews :
CeliaCom7 : C'est vrai que ce drama était plutôt cool, mais ça changeait du fluff constant des deux-trois autres chapitres précédents, j'ai préféré prévenir :) Merci beaucoup :D Bisous !

Guest : Merci beaucoup, ça me touche, et à la prochaine !

Elise : Merci encore, ta review me fait vraiment plaisir :) Oui, j'ai écris des textes sur une page facebook pendant un petit bail, mais maintenant est le seul endroit où j'écris des choses. J'évoluerai sûrement dans un an ou deux par contre :) Gros bisous !

mamstaz : Merci, à la prochaine !

lovely-CC-lovely : Oui, c'est un chapitre que j'aime beaucoup également, on peut vraiment voir Kurt et Blaine passer d'adolescents perdus à des adultes qui reprennent les choses en main :) Moi aussi j'aime beaucoup Elliott ! Bisous !

IheartIns : Merci beaucoup, contente que tu sois excitée pour la suite :) Bisous !]

/!\ Mention de crise de panique.

/!\ Klaine et Glee ne m'appartiennent pas.

Bonne lecture !


Chapitre 17 : Perfect Ruins.


« How long can lovers stand to prove they were right? (Combien de temps les amoureux peuvent-ils rester debout pour prouver qu'ils avaient raison ?)

Why did I fold my hand ? (pourquoi ai-je plié ma main ?)
Why choose another fight ? (pourquoi choisir un autre combat?)

How long would we have gone to know we shouldn't stay ?(combien de temps avons-nous dû partir pour savoir qu'on ne devait pas rester?)

I saw you walk the wire (je t'ai vu marcher sur le fil électrique)
I watched you burn away (je t'ai vu brûler)

And somehow it moved me (et d'une façon ça m'a touché)
Your love has powers over me (ton amour a du pouvoir sur moi)
Oh what dream is this ? (oh, quelle rêve est-ce donc?)
Somehow it towers over me (d'une façon ça me dépasse)

Send your love to move me (envoie-moi ton amour pour m'émouvoir)
My world has powered over me (mon monde m'a propulsé)
In perfect ruins (dans des ruines parfaites)
Somehow it towers over me (d'une façon ça me dépasse)

Who said we had it all ? (qui a dit qu'on possédait tout)
Our hearts no longer lie (nos cœurs ne peuvent plus mentir)
Who knew the veil would fall ? (qui savait que le voile tomberait?)
Who'd guess that we would cry ? (qui avait deviné que nous pleurerions?)

What more were we to do ?(qu'est-ce qu'on pouvait faire de plus?)
Two souls who had their fill (deux âmes qui ont eu leur dose)
Your love it keeps me here (ton amour, il me garde ici)
You keep me wondering still (tu me garde en place)

And somehow it moved me (et d'une façon ça m'a ému)
Your love has powers over me (ton amour a du pouvoir sur moi)
Oh what dream is this?(oh, quel rêve est-ce donc?)
Somehow it towers over me (d'une façon ça me dépasse)

Send your love to move me (envoie-moi ton amour pour m'émouvoir)
My world has powered over me (mon monde m'a propulsé)
In perfect ruins (dans des ruines parfaites)
Somehow it towers over me (d'une façon ça me dépasse).»

Kwabs – Perfect Ruins


« Bienvenue au centre LGBT de San Francisco ! » s'écria Chandler, les guidant à l'intérieur du bâtiment, les visages se retournant amicalement sur son passage. « Ce centre est mon paradis, l'endroit où je me sens le plus en sécurité et heureux, et maintenant c'est le vôtre ! » chanta-t-il, les faisant courir après lui, son pas rapide les menant à travers les couloirs du centre avant d'arriver à un bureau avec son nom gravé dessus. « Et ceci est mon bureau ! »

« Ce centre est génial. » sourit Kurt.

« Je sais ! » s'exclama le blondinet, toujours autant sous hypertension. « Elliott est un peu plus bas en train de discuter avec un ami, moi je vais m'occuper d'un cas, si vous voulez aller le voir. Peut-être qu'il vous montrera son salon de tatouage. »

Le visage de Blaine s'illumina à cette pensée. « On adorerait ! »

« Hum, si ça vous dérange pas, j'aimerais rester ici pour voir un peu de quoi s'agit ton métier Chandler, et qui sait, peut-être qu'être avocat sera ma vocation. » sourit Kurt, l'espoir se lisant dans sa voix.

« Kurt, ce serait génial, mais... » souffla Chandler. « Pour être avocat il faut avoir un dossier judiciaire vide, ce qui... hum... n'est pas ton cas. »

Toute couleur sembla quitter son visage. « Oh. C'est pas grave, je veux quand même voir de quoi il s'agit. » insista-t-il, souriant à son petit-ami qui avait placé une main rassurante autour de sa taille.

« Dans ce cas, j'irais voir Elliott seul et tu resteras avec Chandler, okay ? » sourit Blaine.

« Okay. » acquiesça Kurt, l'embrassant tendrement.


Le salon d'Elliott était un univers, une petite bulle de sa personnalité dans laquelle on pénétrait immédiatement après avoir passé la porte.

Ce salon de tatouage ne ressemblait à aucun autre, n'étant ni caricatural, ni commun. Il était composé de plusieurs pièces, la première étant réservée à l'accueil des clients tandis que les 3 autres étaient celles où l'action se passait, plus professionnelles et simples.

L'accueil, par contre, était un vrai bijou : le mur principal, celui qu'on apercevait dès qu'on rentrait, étaient recouvert d'une peinture, représentant un arbre abstrait et coloré, inspirant la joie et le calme. Sur les deux murs englobant la salle se trouvait d'autres peintures grandeur nature de nymphes, femmes magnifiques enveloppées dans des bouts de tissus, aux physiques et origines différentes, leurs regards se dirigeant sur plusieurs coins de la salle.

Sur le mur dans lequel la porte était encastrée, celui qu'on remarquait le moins, était écrit à la main des lignes de chansons célèbres, des classiques, modernes ou anciens, et autour de la porte était peintre une couronne de fleurs.

« Wow... » souffla Blaine, abasourdi devant de si belles œuvres d'art.

« Tu aimes ? » demanda Elliott, le sortant de ses pensées.

« C'est sublime. » sourit le bouclé. « Qui a fait ça ? »

« Oh, un grand artiste appelé Elliott Gilbert. » blagua-t-il.

« Toi ? C'est toi qui a peint tout ça ?! » s'exclama Blaine. « Tu es très doué. »

« Merci. Tu dessines ? » interrogea Elliott.

Blaine hocha timidement la tête. « Oui, mais je ne suis pas aussi doué que toi. »

« Chacun son style, Blaine, je suis sûr que tu es très doué. Pourquoi tu ne me dessinerais pas quelque chose ? » proposa-t-il.

« J'ai une meilleure idée. » sourit Blaine, retirant son t-shirt.

« Wouah, mec, t'as un petit-ami. » taquina Elliott.

« Je sais. » rit-il en levant le bras, laissant apparaître son canari en cage. « J'ai dessiné ça. Et ça aussi. » continua-t-il en montrant son cœur blessé. »

« Wow, ton style est génial... et très reconnaissable. » souffla le tatoueur, se rapprochant pour regarder les tatouages de plus près.

« Sérieusement ? » s'étonna le plus jeune.

« Sérieusement. » acquiesça-t-il. « As-tu déjà pensé à devenir tatoueur ? »

Blaine sentit son souffle s'arrêter. « Elliott, c'est mon rêve depuis mes 14 ans. »


« Ton boulot est tellement intéressant. » sourit Kurt. « Dommage que je ne puisse jamais l'exercer... » murmura-t-il en perdant sa joie.

« Ne dis pas ça. Je suis sûr que tu trouveras ta vocation un jour ou l'autre. » le rassura Chandler en posant une main rassurante sur son épaule.

« Ouais, si tu le dis... » soupira-t-il.

« Tu sais quoi ? Va nous chercher un truc à boire au distributeur de boissons au bout du couloir, ça te changera les idées. »

« Faux, tu veux juste que je te serve de larbin. » rit Kurt.

« C'est vrai. » acquiesça le blond, joignant son fou rire. « S'il-te-plaît, sois gentil. »

« Okay. Mais c'est bien parce que je suis d'humeur généreuse aujourd'hui. » taquina-t-il en sortant dans le couloir.

Acheter deux canettes étaient une tâche incroyablement simple, et elle fut terminée en moins de deux minutes. Kurt s'apprêtait à retourner dans le bureau de son ami, mais il rentra en collision avec une forme abstraite.

« D-désolé, j'ai pas fais exprès. » s'excusa la forme, un garçon d'à peine 16 ans à l'air timide. « Je vais y aller. »

Et avec ça il partit, laissant tomber une feuille par terre. « Hey ! Tu as oublié ta feuille ! » lança-t-il, s'élançant derrière lui, ayant le temps d'apercevoir que c'était une feuille de rendez-vous chez un psychologue.

« Oh, je suis vraiment désolé. » souffla-t-il, rougissant. « C'est juste que j'avais rendez-vous chez la psy de ce centre et elle est absente pour son accouchement. Ce n'était pas prévu avant plusieurs semaines. »

« Oh. Ils ne t'ont pas prévenu ? » interrogea Kurt, intéressé par ce jeune lui rappelant étrangement quelqu'un.

« Non, j'ai fais une bêtise, je n'ai pas consulté mes mails. » rougit-il encore.

« Hey... » hésita Kurt, regardant cet adolescent maigre et mal dans sa peau, cherchant à se trouver comme lui venait récemment de le faire, « Que dirais-tu que je sois ton psy pour aujourd'hui ? Un soda, ça te dit ? » proposa-t-il en tendant une des canettes qu'il tenait.


« Eh bien, ce rêve pourrait bien se réaliser. » sourit Elliott. « Est-ce que Kurt est au courant ? »

Il secoua la tête. « On s'est beaucoup ouverts l'un à l'autre, ces derniers mois, mais il reste une part d'ombre, chez moi, ma part la plus vulnérable. Je lui ai fais beaucoup de mal, Elliott, et même s'il ne m'en veut pas , je m'en veux, et mes gardes ont du mal à se baisser. »

« Pourquoi ? » demanda Elliott.

« Personne ne m'a jamais demandé ce que je voulais faire. J'ai toujours été dans cette cage, comme ce canari, » dit-il en montrant son tatouage. « Mais maintenant je suis libre, et c'est le meilleur sentiment du monde mais c'est aussi putain d'effrayant. »

« De quoi as-tu peur ? » souffla le plus âgé.

« De croire que je peux réaliser mes rêves mais que ça ne soit qu'un faux-espoir. Que Kurt se rende compte que j'ai été un connard avec lui et qu'il me quitte. De rentrer à Lima et de retomber sous l'emprise de mes parents. Que mon frère sorte à nouveau de ma vie. Que je n'arrive jamais à oublier ce que j'ai vécu. » soupira-t-il. « Que je reste toute ma vie ce voyou d'un trou perdu qui ne fera jamais rien de bien. »

« Blaine, la première fois que je t'ai rencontré en prison, j'ai vu cette peur dans tes yeux. La même était dans ceux de Kurt. A la fête de Chandler, Kurt m'a parlé de cette peur, et je pense que même s'il a réussi à s'en débarrasser, toi tu la garde encore en toi, et que si tu n'en parle pas avec lui, elle va finir par exploser en toi et ça risque d'être difficile. » sourit tristement Elliott.

Blaine fixa un long moment ce grand arbre peint en face de lui, ses couleurs harmonieuses l'hypnotisant, avant de répondre, « Tu as raison. »


« Donc, » commença Kurt, assit sur une des chaises devant le distributeur, « Comment tu t'appelles ? »

« Thomas. » répondit le jeune. « Et toi ? »

« Kurt. T'as quel âge ? »

« 15 ans. Donc si t'essaie de me draguer, t'es un peu trop vieux pour moi. » dit-il, un sourire timide sur les lèvres.

« J'ai un petit-ami, et je suis sûr que tu peux faire mieux que moi. » sourit Kurt. « Est-ce que tu as déjà fais ton coming-out ? »

« Je – non... » souffla Thomas. « C'est plutôt compliqué. »

« Sans blague. » acquiesça Kurt, « Mais hey, qu'est-ce qui ne l'est pas ? La vie entière est compliquée, mais ça veut pas dire qu'on doit reculer devant le premier obstacle. »

« Je sais. » sourit tristement l'adolescent.

« Est-ce que quelqu'un sait ? »

« Tout mon lycée est au courant. C'est marqué sur mon front. Mais je ne l'ai pas encore dis à haute voix. Jamais. »

« Jamais ? » s'étonna Kurt.

« Non. » répondit-il en hochant la tête, regardant dans le vide. « Je sais que tout le monde au lycée va s'en foutre, il y a déjà plein de garçons gays là-bas. Je sais aussi que ma famille est ouverte, ma cousine est mariée à une femme et personne n'a jamais rien dis d'offensant à ce sujet. Et je sais aussi qu'à San Fran' les gens sont très ouverts, je veux dire c'est la ville la plus gay du monde. Mais j'ai juste du mal à me dire que c'est ma vie. Tous les jours je me demande pourquoi est-ce que c'est tombé sur moi, pourquoi est-ce que je ne pouvais pas aimer les filles comme les autres garçons. »

« Thomas, le fait que tu sois gay est tout à fait normal. Je sais que tu vas mettre du temps à t'habituer à ça, mais tu le feras, et à partir de ce moment-là tu pourras être totalement heureux. Est-ce que tu aimes quelqu'un ? »

« Il y a ce garçon... » commença le jeune. « Il habite à l'autre bout de la ville. Je l'ai rencontré à un camp cet été. On est devenus amis, et... avant lui je n'avais jamais pensé à la possibilité d'être... ça... mais on s'est embrassés et depuis on se revoit assez souvent. On ne parle jamais du fait d'être ensemble ou pas, on... traîne ensemble, et on s'embrasse... Je l'aime. » souffla-t-il.

« Est-ce que tu lui as dis ? » Thomas secoua la tête. « Et est-ce que tu crois qu'il t'aime aussi ? »

« Il me l'a dit depuis des mois. Il m'a dit qu'il serait prêt à faire son coming-out pour moi. Il a 14 ans. »

« Et... qu'est-ce que tu penses de ça ? »

« Il ne devrait pas le faire pour moi, mais pour lui. »

« Tu as raison. Peut-être que tu devrais lui dire ça. Tu devrais aussi lui dire que tu l'aimes. Je sais que tu as peur, mais quand deux personnes comme vous deux s'aiment... ça ne peut pas être anormal. L'amour n'est jamais anormal. » dit-il, le regardant dans les yeux, un sourire d'émotion sur le visage.

« Est-ce que tu vas bien ? » demanda Thomas, posant une main fine et minuscule sur son genou.

« Tu ne peux pas avoir peur Thomas, okay ? J'ai été terrifié pendant des années, terrifié d'être un monstre pour aimer les garçons, terrifié de décevoir mon entourage, mais tu sais quoi ? La déception arrive quand on a fait quelque chose de mal. Aimer... est la plus belle chose sur terre, c'est ce qui nous garde en vie. N'aie pas peur de ça, je t'en prie. » termina-t-il, essuyant les larmes qui avaient coulées des yeux du plus jeune.

« Toi et ton petit-ami... Ça a été facile ? » murmura celui-ci.

« C'était un parcours du combattant. » sourit Kurt. « Mais on est enfin ensemble, et j'espère que ça va durer le plus longtemps possible. »

« Est-ce que... je peux avoir ton numéro ? » bredouilla Thomas.

« Bien sûr. » répondit-il avec un sourire, prenant son portable et y notant son numéro. « Tiens. Appelle-moi dès que tu en as envie. »

Thomas fixa un long moment son téléphone, avant de relever la tête et de murmurer, les yeux brillants, « Merci, Kurt. »

« Oh, viens là, » sourit Kurt en se levant et ouvrant les bras pour que l'adolescent s'y glisse. « Tu es plus fort que tu ne le crois, Thomas. » souffla-t-il dans son oreille en l'enlaçant.

« Kurt Hummel, es-tu en train de me tromper avec un garçon de 13 ans ? » lança Blaine en arrivant, un grand sourire joueur sur le visage.

« Déjà il a 15 ans, et j'ai remplacé sa psy pour la journée. » sourit Kurt en l'embrassant tendrement. « Thomas, c'est l'infâme petit-ami dont je te parlais. »

« Oh, enchanté Thomas. » lança Blaine en lui serrant la main, le plus jeune les regardant avec un petit sourire sur le visage. « Mais en fait, je suis venu te parler de quelque chose d'important. On devrait rentrer chez Ève. »

« Est-ce que tu vas rompre avec moi ? » s'inquiéta l'homme aux cheveux roses.

« Bien sûr que non, crétin. » rigola le brun. « Mais c'est quand même sérieux. »

« Ne m'appelle pas crétin devant mon patient improvisé ! » taquina Kurt. « Mais okay, on va y aller. Thomas, appelle-moi, et n'aie pas peur. Tout va aller super bien. » sourit-il en posant une main sur mon épaule.

« Ça fait plus d'une heure que j'attends mon thé glacé et il n'est toujours pas là ! » s'exclama Chandler de l'autre bout du couloir.

« Désolé Chan', j'ai été pris dans autre chose et maintenant je dois y aller, salut ! » lança Kurt, tiré vers l'ascenseur par Blaine.

« Ces deux-là... » grommela le blond. « Ils me tueront un jour. »


« Oh mon dieu, vous allez faire l'amour, n'est-ce pas ? » souffla Ève, les regardant pénétrer dans son appartement à toute vitesse, se dirigeant vers la chambre.

« Si c'est ce qui t'empêcheras de nous interrompre, la réponse est oui ! » répondit Blaine sur un ton joueur, avant de claquer la porte derrière eux.

« Okay. » soupira le brun. « Maintenant, passons aux choses sérieuses. »

« Attends... Tu veux vraiment qu'on fasse - »

« Non, non. » le coupa-t-il. « Mais je dois te dire quelque chose. »

« Blaine, si tu ne veux pas rompre, qu'est-ce que... » commença Kurt, « Oh mon dieu, tu veux qu'on se marie, c'est ça ? Tu ne pense pas que c'est un peu tôt ? Je veux dire, je dirais oui quand même, mais - »

« Je veux devenir tatoueur. » lâcha-t-il. « C'est mon rêve depuis des années. Et jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais osé le dire à haute voix parce que j'étais persuadé que ça ne se réaliserait jamais, mais putain, ça pourrait arriver finalement. » sourit-il.

« Blaine... » murmura Kurt, un grand sourire sur le visage. « C'est génial ! » s'exclama-t-il, l'étouffant dans ses bras, l'embrassant tendrement avant de le taper doucement derrière la tête.

« Hey ! »

« Ça c'est pour m'avoir menti. Ne le refais jamais. » murmura-t-il, l'embrassant encore.

« Je te le promets. » sourit Blaine.

« Mais tant qu'on est en train d'en parler, je crois que j'ai trouvé ce que je veux faire plus tard. Parler avec Thomas m'a montré que j'étais bon avec les mots, et que j'aimais rassurer les gens. Je veux devenir psy, aussi fou que ça sonne, et je pense que pour la première fois de ma vie je pourrais être utile aux gens. » dit-il avec un sourire.

« C'est super, Kurt. » lâcha Blaine, l'embrassant. « Mais ce ne serait pas le première fois de ta vie que tu serais utile aux gens. Tu es plus qu'indispensable pour moi. »

« Tellement mièvre. » rit Kurt.

« Je sais. » acquiesça Blaine. « Mais on doit quand même parler d'autres choses. »

« Pfffff. » dit Kurt en faisant la moue. « Ça ne peut pas attendre ? On pourrait faire d'autres choses plus intéressantes. » souffla-t-il d'un air coquin.

« Aussi tentant que ça soit, » répondit Blaine, le souffle court, « On doit vraiment parler. »

« Oh. Okay. Parle. » répondit Kurt en fronçant les sourcils.

« Ça fait deux semaines qu'on est à San Fran', et on a évité ce sujet pendant bien trop longtemps, » commença Blaine, prenant une grande bouffée d'oxygène avant de lâcher, « Quand est-ce qu'on rentre à Lima ? »

« Ah parce que tu veux rentrer ?! » s'exclama Kurt. « Il n'y a rien pour nous là-bas. »

« Il y a nos amis, il y a ton père... Il y a toute notre vie. » chuchota Blaine.

« Il y a tes parents abusifs, il y a Karofsky... » grommela l'homme aux cheveux roses.

« Peut-être que c'est une bonne chose. Peut-être que je pourrais enfin dire adieu à mes parents et que tu pourras porter plainte contre Karofsky. » sourit doucement le bouclé.

« Porter plainte ? » expira Kurt, les yeux écarquillés. « Non, non, non ! » s'exclama-t-il. « Jamais ! »

Il se poussa contre le mur le plus proche et se recroquevilla sur lui-même, rentrant sa tête entre ses bras.

« Kurt... » souffla Blaine. « Pourquoi as-tu peur ? »

La pièce resta silencieuse un instant avant que Kurt n'explose. « Parce que si je porte plainte je devrais avouer que je me droguais et j'irais en prison ! » hurla-t-il. « Et je ne peux pas aller en prison, je ne peux pas ! » sanglota-t-il, hoquetant avec panique, bougeant d'avant en arrière. « Si je vais en prison, je mourrais. »

« Tout va bien ? » demanda Ève à travers la porte.

« Ça ira, Ève, merci. » répondit Blaine.

« Je ne peux pas aller en prison, je ne peux pas aller en prison. » répétait Kurt dans un murmure. « Je ne peux pas aller en - »

« Kurt, tout vas bien aller, tu n'as pas à porter plainte si tu ne veux pas. » murmura Blaine, caressant ses mèches roses.

« Tu ne comprends pas. Je ne peux pas perdre le contrôle. Je ne peux pas aller en prison. »

« Tu n'iras pas en prison, Kurt. Calme-toi. »

« Le pire c'est que je veux porter plainte, je veux lui faire payer... » renifla-t-il. « Mais je ne peux pas. »

« Kurt, il va falloir que tu fasses un choix. »

« Est-ce que tu peux... me laisser ? » murmura Kurt.

« Bien sûr. » acquiesça Blaine, embrassant le haut de son crâne.

Il sortit, et trouva Ève devant la porte, l'oreille tendue. Il lui sourit tristement, et lui indiqua d'aller dans le salon.

Là-bas, ils ne parlèrent pas, mais attendirent ce qui semblèrent être des heures. Finalement, Kurt sortit de la chambre, les yeux rougis et les lèvres saignantes de se les être mordues.

Il attendit un moment de plus avant de dire, la voix stable et forte : « Tu m'avais bien dis que la femme de Cooper était avocate ? »


« Quand est-ce que vous partez ? »

« Demain. Cooper et Alice nous rejoindront dans une semaine. » expliqua Blaine.

« Kurt, tout va bien aller ? » demanda-t-elle.

Kurt releva ses yeux songeurs de la valise qu'ils avaient emprunté. « Oui, Ève, tout va bien aller. » souffla-t-il.


Appelez-moi souvent, pas comme Jesse qui me le promet à chaque fois mais ne le fait jamais. » gronda Ève, un air sévère sur le visage.

« Ne t'en fais pas, on ne t'oubliera pas. » sourit Kurt, fermant sa valise pour de bon.

« Vous êtes sûrs ? »

« Certains. » acquiesça Blaine.

« Je ne comprends toujours pas pourquoi vous partez le matin alors que vous pouvez partir quand vous voulez. »

« On a une petite chose à faire avant. » déclara Kurt.

« Quoi ? Vous allez vous marier ? » sourit-elle.

Les deux hommes éclatèrent de rire, les joues rouges, avant de répondre. « Pas encore. On t'enverra une photo pour que tu comprenne. »

« Okay. Vous devriez y aller. »

« Oui. On devrait. » répondit Blaine.

« Tu vas nous manquer, Ève. »

« Vous allez me manquer aussi, idiots. » sourit-elle, les emportant dans un câlin, les collant contre son corps chaud et dois, sentant la grand-mère aimante qu'elle était. « Ne vous séparez jamais. Ce que vous avez est précieux. Je vous aime. »

« On t'aime aussi. Merci pour tout. » répondirent-ils, croisant le regard de l'autre et se souriant avec réassurance.

« Allez, partez, sinon je ne vous laisserai jamais partir. »

Ils partirent à reculons, sans aucun plaisir, quittant leur vie de rêve pour retourner à la triste morosité de la vie réelle.


« Ce sandwich est vraiment dégueu. » grommela Kurt, prenant une gorgée de soda pour faire passer la sécheresse de son repas.

« Oui, ça l'est vraiment. » répondit Blaine d'un air absent.

« Hey, qu'est-ce qu'il y a ? » souffla-t-il, posant une paume tatouée sur sa main.

« Tout est ma faute. » lâcha-t-il, levant le regard vers l'homme aux cheveux roses. « C'est de ma faute que tu es devenu un voyou, c'est de ma faute que tu as failli te faire violer, c'est de ma faute que tu vas sûrement aller en prison. Tout ce qui t'est arrivé de mal dans ta vie, Kurt, c'est de ma faute. Tu ne devrais pas rester avec moi. »

« Hey, hey, Blaine, ne dis pas ça. » dit Kurt, saisissant son visage, caressant ses joues avec ses pouces.

« Hier soir, quand tu faisais ta crise, tout ce que je me disais c'est j'avais provoqué ça. Tout ce que je voulais faire était éclater en sanglots et m'enfermer dans une bulle mais je ne pouvais pas. Je devais te rassurer et faire comme si ça ne m'affectais pas de te voir comme ça. Je devais être le meilleur pour toi. Je dois être le meilleur pour rattraper ce que j'ai fais. » murmura-t-il, des larmes coulant sur ses joues. « J'ai tellement peur que tu me quitte. »

Des lèvres étaient sur le siennes, l'emportant dans un baiser rassurant. « C'est bon tu as fini ? » demanda Kurt avec un sourire. Blaine acquiesça. « Bien. Je ne vais pas te mentir, oui, c'est à cause de toi que ces choses-là sont arrivées. Mais ce n'est pas nécessairement une mauvaise chose. Tout d'abord, je t'ai pardonné depuis un long moment, il est temps que tu te pardonne aussi. Ensuite, vois ça comme ça : après que toute cette histoire est réglée, on aura plus rien qui nous retienne en arrière. On pourra recommencer une vie nouvelle, faire ce qu'on veut. Et ça, c'est génial. C'est tout ce dont j'ai toujours rêvé. Et je sais très bien que toi aussi. »

« Je suis désolé, Kurt. » dit Blaine. « Je t'aime. »

« Tu sais que je t'aime aussi. » murmura Kurt, l'embrassant encore, liant leurs mains et admirant leurs tatouages. « On les a vraiment bien choisi. »

« Oui, ils sont magnifiques. » sourit Blaine en regardant la serrure et la clé sur chacune de leurs mains, les enlaçant afin que leurs tatouages se touchent.

« Allez, on retourne à la maison. »

Ce n'était plus la maison. Mais ça devrait bien être suffisant.


Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'ils vous a plu ! On approche tellement de la fin, je suis terrifiée et excitée ! Dans le prochain chapitre, les retrouvailles et une réconciliation !

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A la prochaine,

Axelle