« Ce n'est pas tant l'intervention de nos amis qui nous aide, mais le fait de savoir nous pourrons toujours compter sur eux. »
Epicure

—Qui est mort Alice ?

La jeune femme ne répondit pas immédiatement, toujours secouée par de bruyants sanglots. Frank prit les choses en main et fit asseoir tout le monde dans le salon.

—Pendant votre absence, commença-t-il, les attaques se sont multipliées. Des rafles de villages moldus, la marque des ténèbres à tout va, les oubliators sont débordés. Presque chaque jour, l'alarme sonne au QG pour nous avertir d'une nouvelle bataille, mais la plupart d'entre nous travaille au Ministère alors on ne peut pas venir combattre immédiatement. Le Ministère est infiltré. Nous pensons qu'un membre au placé est à la solde de vous-savez-qui. Et comme vous l'avez compris, nous avons perdu des membres de l'Ordre. Caradoc a succombé à ses blessures suite au sortilège qu'il s'est pris lors de la bataille au Manoir Black, quelques jours après que vous soyez partis. Emmeline a été attrapée aux alentours de leur QG, par la gauche, elle ne les a pas vu arriver. Ils nous ont envoyé son corps, ce n'était vraiment pas beau à voir. D'autres personnes ont rejoint l'Ordre, Dedalus Diggle, Elphias Doge, Edgar Bones, Sturgis Podmore. Sturgis est mort il y a une semaine, on rentre juste de son enterrement. Et Lily a perdu ses parents dans une attaque de son village il y a un mois et demi.

—Il y a un mois et demi ? On est quel jour ?

—Le dix-sept septembre, ça fait presque trois mois que vous êtes partis. Même si ça fait mal de l'admettre, Alice a raison, vous nous avez sérieusement manqués pendant les batailles.

—Nous ne sommes pas des supers-héros, notre présence n'aurait probablement rien changé.

Franck ne répondit pas, mais il était visible qu'il n'en pensait pas moins. Leur présence aurait certainement changé quelque chose. Remus et Hermione partirent se reposer tandis que Frank continua à réconforter Alice. Les Élus du Temps allaient avoir bien besoin de repos, il était clair que les Londubat allaient prévenir les autres qu'ils étaient revenus et une avalanche de question allait débuter.


Minerva était inquiète. Cela faisait plusieurs semaines que Remus et Hermione étaient partis en Albanie et elle venait seulement d'avoir des nouvelles la veille, comme quoi ils avaient détruit l'horcruxe, mais qu'il était possible qu'ils mettent du temps avant de revenir au Royaume-Uni. Elle sentait qu'il y avait quelque chose qui n'était pas normal, le bracelet du Temps était légèrement moins brillant que d'habitude, comme s'il avait perdu de sa capacité. Le fait que les deux sorciers ne précisent pas dans combien de temps ils reviendraient n'arrangeait pas non plus son humeur.

Ses collègues l'avaient remarqué, on lui posait sans cesse des questions sur son état de santé. Elle allait très bien, elle était seulement très inquiète. La dernière destruction d'un horcruxe ne s'était pas très bien passée et n'étant pas là, elle ne pourrait pas aider les deux élus. Mais d'après eux, ils avaient réussi à le détruire et ils avaient l'air d'aller à peu près bien, enfin d'après le très court message qu'elle avait reçu. Alors pourquoi ne pas revenir immédiatement en Angleterre ? Aucun d'entre eux ne semblait blessé et tous les autres horcruxes étaient égarés au Royaume-Uni.

Elle sortit de ses pensées et se concentra sur son cours. Les élèves de première année de Serdaigle et Poufsouffle tentait tant bien que mal de transformer leur allumette en aiguille, mais cela n'était pas très fructueux. Ce fut avec soulagement que Minerva accueillit la fin du cours et de la journée. Elle aimait enseigner, cette passion ne l'avait pas quittée, mais en cette rentrée 1979, c'était dur. La guerre se préparait dehors et elle savait que les élèves n'y étaient pas assez préparé. Hermione et Remus lui avaient raconté le carnage que la bataille de Poudlard avait été. Et seulement les septième année y avaient participé. Que pourraient-ils faire si le château venait à être attaqué ? Les cours de défense contre les forces du mal ne seraient jamais suffisant pour lutter contre des mangemorts expérimentés.

Voldemort gagnait du pouvoir, c'était incontestable. Les récentes pertes de l'Ordre, les milliers de moldus assassinés sans que les gouvernements, moldu et magique, n'y fassent rien. Pour les premiers, c'était normal, ils ignoraient leur existence, et chaque attaque les laissait un peu plus déconcerté, mais pour les seconds… Minerva se demandait encore comment elle avait pu travailler au Ministère, lui être fidèle et croire en ses idées. Le Ministre ne faisait rien pour lutter contre Voldemort et les employés du Ministère non plus, ils étaient infiltrés de toute part, mais ne semblaient pas s'en préoccuper plus que cela.

Ce fut en descendant dîner que la professeure ressentit une vive douleur là où le bracelet était avant d'être remplacé par une douce chaleur. Ils étaient revenus, elle en était sûre. Elle n'avait qu'une envie, c'était de quitter le château et de les retrouver, mais elle ne pouvait pas. Albus était parti pour assister à l'enterrement de Sturgis Podmore et n'était toujours pas rentré, si bien qu'en sa qualité de directrice adjointe, elle se devait d'être là et de surveiller le château. Alors Minerva fit la même chose que les dix-sept jours précédents, elle s'assit à sa place dans la grande salle, les lèvres pincées, et un faux sourire aux lèvres lorsque ses collègues s'adressaient à elle. Albus avait intérêt à revenir rapidement, s'il ne voulait pas s'attirer ses foudres. A peine aurait-il posé le pied dans l'enceinte de Poudlard, qu'il pouvait être sûr qu'elle partirait.


Remus se fit réveiller par des tambourinement à sa porte et il fut surpris de reconnaître la voix de Minerva. La sorcière paraissait un peu énervée, ce qui n'augurait rien de bon. Il secoua Hermione qui dormait à côté de lui et ouvrit la porte à la professeure de métamorphose.

—Envoyer ne serait-ce qu'un message pour dire que vous allez bien ça vous aurez tué ?

—Tu ne l'as pas reçu ? On t'en a envoyé un pourtant.

—Pour me dire que vous aviez détruit l'horcruxe ! Je voulais savoir si vous alliez bien pas si vous l'aviez détruit ! Et la dernière partie, on ne peut pas rentrer tout de suite, vous ne pouviez pas me l'expliquer ? Nous avons la chance d'avoir les Bijoux pour communiquer et vous ne vous en servez même pas ! J'étais inquiète par Merlin !

—Tu t'inquiétais pour nous ?

—Bien sûr Hermione ! Que pensais-tu ? Que je parlais de la mission par politesse ? Que je suis devenue la gardienne du bracelet pour vous faire plaisir ? Vous comptez pour moi !

Le visage d'Hermione s'éclaira d'un grand sourire et la jeune femme se précipita dans les bras de Minerva. Elle n'était pas la personne qui préférait les effusions de sentiments, mais avec les dernières semaines qui venaient de s'écouler, et ce que Minerva leur disait, elle ne pouvait s'en empêcher. D'un point de vue extérieur, cela pouvait paraître stupide, mais l'élue du temps était touchée qu'on s'inquiète ainsi pour elle. Elle n'avait plus de parents qui pouvaient le faire, alors qu'on lui dise qu'on se préoccupait d'elle, cela lui faisait chaud au cœur.

—Qu'est-ce qu'il s'est donc passé ?

D'un bref coup d'œil, ils décidèrent que Remus raconterait mieux et c'est ce qu'il fit. Il entreprit de raconter toutes ces dernières semaines le plus fidèlement possible, avec le plus de détails, il n'y avait qu'à Minerva qu'ils pourraient se livrer ainsi, les autres membres de l'Ordre n'auront pas autant de détails, aucun d'eux ne devraient connaître l'existence des horcruxes, encore plus avec les nouveaux arrivants, Remus les connaissait, mais pas Hermione et elle avait appris à se méfier de tout le monde, alors s'ils pouvaient être absents lors de l'explication, cela arrangerait la jeune femme.

Après avoir eu toutes les explications qu'elle souhaitait, Minerva prit congé des deux sorciers, arguant qu'elle avait cours le lendemain matin et qu'il ne fallait pas non plus que Dumbledore s'interroge trop sur son absence.

Remus se tourna vers Hermione qui regardait encore l'endroit où Minerva venait de disparaître. Il savait pertinemment que cela ne servait à rien de se rendormir, comme lui comme pour elle. Ils avaient beau être épuisés, ils ne pourraient pas dormir avant plusieurs heures. Il fallait qu'ils parlent de ce qu'il s'était passé ces dernières semaines, parce que bien qu'ils aient réussi à sortir du territoire des lupryadalis, il restait toujours de nombreuses zones d'ombres.

—Hermione !

La jeune femme sortit de sa torpeur et se tourna vers Remus, une étrange expression sur le visage. C'était difficile à décrire, et Remus pensait savoir à quoi cela était dû.

—Il s'est passé quelque chose pendant qu'on était là-bas n'est-ce pas ? Pendant le « procès ».

Tremblante, la sorcière hocha la tête, les larmes menaçant de couler.

—C'est quand il m'a pris par les épaules pour vérifier si j'étais… bénie, la manière dont il l'a fait ça m'a rappelé… bégaya-t-elle.

—Le manoir Malefoy.

Une nouvelle fois, Hermione acquiesça et les larmes coulèrent le long des ses joues. Remus se sentit bête d'avoir pensé que la jeune femme n'aurait pas de moment semblable, où les gestes de certains hommes lui rappelleraient ses viols. Hermione était toujours traumatisée et ce n'était pas parce qu'elle ne le montrait pas qu'elle ne souffrait pas.

—Aller, viens, dit-il en ouvrant ses bras.

La jeune femme s'y réfugia et pleura tout en s'accrochant désespérément au tee-shirt de Remus. Le sorcier avait bien senti que quelque chose n'allait pas lorsqu'elle s'était précipitée vers lui et qu'elle lui avait pris le bras ainsi, mais il n'avait pas pu réagir assez vite, être entouré de personnes qui voulait leur mort n'aidait pas vraiment.

—J'ai eu peur. J'ai eu tellement peur qu'il… fasse comme eux. J'étais perdue.

—Ça n'arrivera plus. Tant que je serais là, personne ne te fera du mal. Je ne les laisserai pas te blesser à nouveau, je te protégerai, je te le promets.

—Ce n'est pas à toi de me protéger.

—Et pourquoi ? Tu es encore jeune, malgré tout ce que tu dis. On a tous les deux vécu des choses horribles, et étant le plus vieux, c'est à moi de faire en sorte que tu vas à peu près bien.

—J'ai vingt-cinq ans dans deux jours. Et justement, tu es le plus vieux, c'est donc à moi, la plus jeune et celle en meilleure forme de faire attention à toi.

—Insinuerais-tu que je suis un vieillard ? Je suis parfaitement capable de faire attention à moi. Mais si ça peut te faire plaisir, tu peux te dire qu'on veille chacun sur l'autre.

La conversation sur la protection d'autrui se termina ainsi, Hermione sécha ses larmes et partit se doucher, avant d'entamer une nouvelle conversation, plus sérieuse cette fois, sur la façon dont ils avaient pu s'échapper des lupryadalis. Ils ne s'étaient pas échappés en tant que tel, mais ils les avaient laissé partir, ce qui n'était jamais arrivé depuis qu'ils existaient. Cette histoire d'être bénie perturbait beaucoup la jeune femme, elle ne voyait absolument pas qui dans sa vie avait pu la bénir.

Remus réfléchissait également à la question. Jamais il n'aurait cru pouvoir s'en sortir lorsque Hermione et lui avaient pénétré sur le territoire des elfes et des lupryadalis. Les loups-garous pouvaient parfois être plus cléments envers leurs semblables, mais jamais devant les deux autres espèces, et cela dépendait également des loups-garous en question. Le sorcier avait appris les différentes caractéristiques des elfes et des lupryadalis lorsqu'il avait fait partie d'une meute, quelques années auparavant. L'alpha leur racontait les histoires de ces loups particuliers, très différents d'eux-même, presque religieusement. Remus ne plaisantait pas lorsqu'il avait dit à Hermione qu'ils étaient considérés presque comme des demi-dieux. L'alpha s'était moins attardé sur les elfes, mais Remus avait tout de même pu collecter quelques informations, sur leurs apparence, mais aussi sur leur descendance.

Les elfes pouvaient se mêler à tout le monde, sorcier comme moldu, humain comme créature magique, cela leur importait peu. Associer leur essence magique à celle d'une autre créature magique pouvait changer du tout au tout l'apparence des créatures magiques, si bien que Remus ne possédait pas beaucoup d'information sur cela, mais le sorcier doutait que ce soit cela qui importe. Les enfants d'elfe et de sorcier ou d'elfe et de moldu avaient une apparence très similaire. Ils étaient d'une taille moyenne et dépassait très rarement un mètre soixante-cinq, leurs cheveux étaient blonds et leurs yeux d'un bleu doux, bien différent du bleu électrique des lupryadalis. Incidemment toute la population moldue et sorcière qui était blonde aux yeux bleus n'avait pas forcément des ancêtres elfes, mais il y avait beaucoup plus d'elfes cachés parmi les humains que ce que les sorciers pensaient.

Les amis d'Hermione qui possédaient ces caractéristiques étaient limités. Ils étaient forcément tous sorciers, et Remus pensait à deux personnes. Premièrement, Drago Malefoy. Même s'il était loin d'être un ami d'Hermione, il lui avait tout de même sauvé la vie, au péril de la sienne. Mais rapidement, le sorcier avait écarté cette théorie. Même s'il avait sauvé la vie d'Hermione, cela semblait plus être sous le coup de l'impulsion qu'avoir été préparé depuis longtemps et même s'il ignorait tout de la bénédiction, il pensait que cela ne se faisait pas en un clin d'œil. Mais la raison principale qui l'avait poussé à déconsidérer cette proposition était le nom de famille du garçon. C'était un Malefoy. Et les Malefoy, même s'ils étaient blonds de génération en génération étaient trop orgueilleux pour mêler leur sang à une quelconque créature. Quant à la famille maternelle du jeune homme, c'était les Black. La famille de sang-pur par excellence, pour qui le sang pur sorcier était la chose la plus importante au monde. Il était impensable qu'ils descendent des elfes.

La deuxième personne à qui Remus pensait pouvait parfaitement correspondre. C'était une sorcière blonde aux yeux bleus, elle avait ce petit quelque chose qui la rendait différente des autres et si elle descendait véritablement des elfes, ce n'était pas surprenant. Elle avait la capacité de voir des créatures magiques que la plupart des sorciers ne voyait pas, elle comprenait les émotions des personnes qui l'entouraient, parfois même avant eux. Elle était tout simplement hors du commun des sorciers. C'était une amie chère à Hermione, ce qui était rare en dehors du « trio d'or ». Oui, pensa Remus, Luna Lovegood était la candidate parfaite. Restait à savoir comment avait-elle pu bénir Hermione.

Lorsqu'il annonça ces deux hypothèses à Hermione, comme lui, elle écarta Drago Malefoy, mais elle s'attarda avec curiosité sur Luna.

—C'est vrai que cela pourrait expliquer pourquoi elle voit les nargoles, les joncheruines et les ronflacs cornus. Mais je ne vois pas quand elle aurait pu nous bénir. Nous parce que si elle l'a fait pour moi, elle l'a très certainement fait pour Harry et Ron. Ainsi que pour Neville et Ginny, bien plus proche d'elle que nous trois.

Lorsqu'elle termina sa phrase, la solution lui apparut comme par magie. Elle n'aurait jamais pensé que cet infime détail, qui l'avait tout de même émue, puisse lui avoir sauver la vie ainsi.

—Je crois que je sais. Pendant la chasse aux horcruxes, nous nous sommes interrogés sur la marque des reliques de la mort, et le père de Luna l'avait au mariage de Bill et Fleur. Il soutenait Harry dans son journal, nous avons donc pensé, naïvement, qu'il ne nous dénoncerait pas. Pendant qu'il vérifiait si les mangemorts arrivaient, nous sommes montés dans la chambre de Luna et nous avons vus des dessins au mur. Nous représentant, Harry, Ron, Neville, Ginny et moi. Un ruban reliait les dessins avec les mots « amis ». Il y avait une telle quantité de magie dans l'air… Je m'étais dit, avec utopie, que c'était la magie de l'amitié, mais non, ça devait être la magie de sa bénédiction. Au final, Luna qui descend des elfes, ça ne m'étonne pas tant que cela.


Lily faisait les cent pas devant la chambre de James au Manoir Potter. Sirius et Remus étaient avec lui et c'était un des moments qui leur importait le plus, être ainsi, tous les trois, comme avant, ou s'en approchant puisque le quatrième maraudeur n'était plus considéré comme tel. Lily savait qu'il ne fallait pas interrompre ces moments, c'était presque la seule chose joyeuse qui leur restait en ces temps de guerre. Ils ne se voyaient plus autant qu'avant et les trois maraudeurs en souffraient. Cependant, ces soirées tous les trois, quelques fois par semaine les ressourçaient et ils en oubliaient presque les temps sombres de dehors. Mais Lily savait qu'elle allait devoir rompre ce rituel, Alice lui avait fait parvenir des nouvelles, et elle allait avoir beaucoup de questions à poser, tout en étant sûre que son compagnon et ses amis en auraient tout autant.

Elle frappa à la porte et attendit une réponse avant d'entrer, qui ne vint pas. Ils ne devaient pas l'avoir entendue. Elle dut se retenir de sourire lorsqu'elle vit les trois hommes rire en se jetant des oreillers à travers la pièce. Ils resteraient toujours de grands enfants, mais elle ne pouvait les blâmer. Après tout, ils n'avaient que dix-neuf ans et déjà le poids d'une guerre reposait sur leurs épaules.

—Lily ! Qu'est-ce que tu fais là ? demanda Remus.

Sirius et James arrêtèrent ce qu'ils faisaient pour se tourner vers Lily.

—Alice m'a envoyé un patronus. Helena et Remi sont rentrés hier en fin d'après-midi.

—Et alors, on sait qu'est-ce qu'ils ont fait ?

—Non, Alice les a brièvement vu, le temps de faire le point sur… les pertes, mais ils sont très vite allés se coucher.

—Ils ne dorment jamais beaucoup, je crois qu'une petite visite s'impose.

D'un commun accord, les quatre sorciers transplanèrent au QG, tout en prévenant Alice de ce qu'il faisait. Ils arrivèrent dans le salon où ils virent les Élus du Temps qui discutaient tranquillement sur le canapé. Ils avaient l'air soulagé mais également fatigué.

Ils se retournèrent brusquement lorsqu'ils entendirent des bruits de pas et pointèrent leur baguette sur les nouveaux venus.

—Ce n'est que nous, fit Sirius.

Tandis que Remus avait compris ce qu'il fallait faire :

—Je m'appelle Remus John Lupin, je suis un loup-garou, comme vous deux, et c'est toi Helena qui m'a permis d'être plus calme durant la pleine lune grâce à une potion que toi seule connaît. Les trois autres sont avec moi et je suis certain de leur identité.

Les deux sorciers baissèrent leur baguette et eurent un maigre sourire envers les autres. Lily s'aperçut alors que malgré leur faux sourire, les yeux d'Helena étaient rouge, comme si elle avait pleuré. Ils avaient tous les deux d'énormes cernes.

—Vous allez bien ?

—On est de retour, donc ça peut aller ?

Quatre autres personnes entrèrent dans la pièce et cette fois-ci ce fut Lily qui se chargea de vérifier leur identité. Chacun alla s'asseoir et les maraudeur commencèrent à poser leur question.

—Où étiez-vous ?

—Qu'est-ce que vous avez fait ?

—Pourquoi ça a pris autant de temps?

Ils eurent un petit sourire lorsqu'ils se rendirent compte qu'ils avaient tous les trois parlé en même temps, mais ils reprirent une expression sérieuse en fixant les Élus du Temps, ils attendaient des réponses.

—Vous vous doutez bien qu'on ne va pas pouvoir tout vous dire, mais nous avons dû aller chez les lupryadalis.