Chapitre 12
Funambule.
Kagome marchait en tête, suivie d'Inuyasha, Miroku, Sango et Shippô monté sur Kirara. Ils avaient tous refusé d'un commun accord de ralentir l'allure mais, même si le petit renardeau ne s'était jamais plaint, il avait beau être youkai, il restait bien jeune pour marcher si longtemps.
Leur route était ponctuée de disputes joyeuses, soit entre Miroku et Sango, soit entre Inuyasha et Shippô, qui allégeaient l'atmosphère.
Seshommaru les suivait à distance. Kagome ne s'était pas approché de lui depuis leur altercation, Inuyasha y veillait.
La jeune fille avait repris courage. Naraku était affaibli, ils avaient rallié Seshommaru à leur cause, et même Kagura avait changé de camp.
A la pensée de la fille de Naraku, le cœur de Kagome se serra, plus que deux jours avant l'échéance, et qui sait si la jeune femme ne risquait pas sa vie en ce moment ?
Sango et Miroku marchaient côte à côte. La chasseuse de youkais était inquiète pour Kohaku. Dans l'échiquier géant qu'était devenu leur combat contre le hanyô maléfique, dans quel camp se situait son frère ?
Perdue dans ses pensées, elle ne vit pas que Miroku l'observait. Il la connaissait bien et il savait que son frère occupait de plus en plus régulièrement les pensées de Sango.
- Je suis sûr que Kohaku fera le bon choix.
La chasseuse de youkais leva la tête vers le moine. Il était là quand il le fallait. Elle glissa sa main dans celle de Miroku, sentant le chapelet qui retenait le Kazaana sous sa paume. Il l'interrogea du regard mais elle se contenta de sourire.
Ils marchèrent en silence quelques temps, la jeune femme se sentait bien… Elle serra davantage la main du moine, autant parce que cela la rassurait que parce qu'elle voulait s'assurer qu'il ne se dégage pas pour aller poser ses doigts ailleurs.
Miroku, quand à lui, était heureux du geste de Sango, et bien davantage encore qu'elle ne réagisse pas au contact du trou noir qui restait présent en permanence dans sa main droite.
Inuyasha, qui marchait derrière Kagome s'immobilisa et mit la main sur le pommeau de Tessaïga. La jeune miko le regarda avec étonnement, et sentit une rafale de vent dans son dos, pas besoin de se retourner pour savoir que c'était…
- Koga ?! Dégage de là j'ai pas que ça à foutre de te mettre mon poing dans la g…
- Inuyasha. Osuwari.
Shippô, Sango et Miroku soupirèrent. Certaines choses ne changeraient jamais.
- Bonjour Koga-kun, déclara Kagome après s'être détourné d'Inuyasha toujours à terre, qu'est ce que tu fais là ?
- Je venais prendre de tes nouvelles évidemment ! J'ai appris que tu avais eu des ennuis et que tu étais passé à deux doigts d'y rester. Bravo clébard, continua Koga en se tournant vers le demi démon qui se relevait, encore une fois l'intérêt que tu portes à la survie de Kagome me rassure.
- Figure-toi que j'étais pas au courant de son projet, sinon tu penses bien que j'aurais réagi ! Et d'abord t'étais même pas là, d'où tu te permets de commenter, abruti ?!
Le youkai loup resta silencieux un moment puis secoua la tête, ignorant la provocation. « Tiens, pensa la jeune fille, aurait-il mûri ? »
- Je ne suis pas venu seul, Kagome.
Une seconde rafale de vent se fit sentir, avant qu'un autre youkai ne vienne se poster derrière Koga. Rousse avec de grands yeux verts, elle prit la main du loup.
- Ayame !
Inuyasha étouffa un soupir de soulagement. Si Ayame se comportait ainsi avec Koga et qu'il la laissait faire, on pouvait espérer qu'il foute enfin la paix à Kagome.
La jeune fille se faisait exactement la même réflexion. La mésentente entre les deux hommes avait assez duré. D'autant qu'on aurait besoin de toute l'aide disponible.
- Comment as-tu su où nous nous trouvions Koga ? demanda Sango.
- Le clébard pue.
Une main de Kagome sur l'épaule d'Inuyasha calma la colère et les envies de meurtre du demi-démon. A l'évidence non, il n'avait pas mûri.
- Et Ayame qu'est ce que tu fais ici ? dit la jeune fille pour détourner l'attention de tout le monde.
La jeune louve se mit à rougir et c'est Koga qui répondit.
- Nous vivons ensemble depuis environ un mois.
Inuyasha se fendit malgré lui d'un sourire qui n'échappa pas au loup.
- Et oui clébard. Comme quoi je suis moins entêté que tu ne le crois. Les causes perdues ne m'intéressent plus, même si visiblement tu ne comptes pas réagir tout de suite (Kagome s'obligea à ignorer le double sens de ces paroles) N'empêche que je te casserai volontiers le gueule si tu rends Kagome malheureuse.
Le demi-démon chassa le sourire fugace de son visage, regarda la jeune miko qui détourna les yeux en rougissant et menaça du regard Miroku, Sango et Shippô qui n'essayaient même pas d'étouffer leur rire.
- Où allez-vous comme ça ? reprit Ayame.
- Nous cherchons Naraku, répondit Miroku.
- Les rumeurs concernant votre but sont donc vraies, murmura le démon-loup. Nous cherchons nous aussi l'endroit où il se terre. Il se serait retiré dans les montagnes, mais je ne comprends pas pourquoi.
- Kagome et Kikyo se sont battus contre lui, répondit Sango en posant la main sur le bras de Kagome. Malheureusement, Kikyo n'a pas survécu.
Koga et Ayame se tournèrent vers Inuyasha qui s'était raidit. Un silence s'installa entre eux, c'est Shippô qui le rompit.
- Venez avec nous dans ce cas, proposa t'il.
Inuyasha se renfrogna mais ne répliqua pas, malgré l'envie qu'il en avait. Toute aide était la bienvenue, un point c'est tout, Kagome le lui avait clairement signifié.
Koga refusa cependant.
- Nous chercherons par nous même. On se retrouvera peut être dans la bataille.
- Vous n'y arriverez pas tout seuls, intervint Sango, nous avons Seshommaru avec nous, pour nous aider, vous êtes seuls. Nous avons affronté Naraku de nombreuses fois, et toujours il nous a tenus en échec, et nous étions plus nombreux que vous.
Le refus du youkai loup était sans appel. Il tenait, par entêtement et par orgueil, à attaquer Naraku seul.
La discussion fut longue et agitée et personne ne parvint à faire céder Koga. Ayame ne disait rien, se rangeant à l'avis du youkai loup. Elle réussit cependant à le convaincre de rester avec Inuyasha et les autres au moins pour le repas. Kagome avait largement de quoi nourrir deux personnes supplémentaires, quitte à se rationner.
La jeune fille prétexta avoir besoin d'aide pour aller chercher du bois afin d'entraîner Ayame à l'écart. Ses amis n'étaient pas dupes mais firent tout leur possible pour détourner l'attention de Koga.
La jeune miko prit son arc, réflexe habituel qu'elle avait acquis grâce à Kikyo.
Dés qu'elles furent suffisamment loin des autres, Kagome prit la parole.
- Ayame tu dois convaincre Koga de ne pas attaquer Naraku seul.
- Je sais bien et crois moi j'essaie mais ce n'est pas si facile. Cela fait des jours qu'il est sur sa piste et il comptait sur vous pour lui dévoiler l'endroit exact de la retraite de Naraku.
- Dispute le, dit lui que seul il n'a aucune chance !
Kagome était véritablement en colère. Ils allaient mourir par bêtise, quand ensemble ils pouvaient peut être vaincre Naraku !
- Je t'indiquerai le chemin, mais tu dois me promettre de ne pas intervenir avant nous. Restez non loin du lieu que je t'indiquerai et ne faîtes rien tant que nous ne sommes pas arrivés.
La jeune louve hésita et Kagome utilisa son dernier argument, celui qui aurait marché sur elle.
- Tu veux vraiment laisser Koga risquer sa vie ? Tu as la moindre idée de ce que Naraku peut vous infliger ?
Ayame frissonna. Elle avait enfin réussi à se rapprocher de Koga, à lui faire presque oublier Kagome, il ne pouvait pas mourir.
- Je saurai le convaincre. Mais si vous n'avez pas rejoint Naraku d'ici deux jours, nous le combattrons seuls.
La jeune miko n'essaya pas de dissuader Ayame, elle savait déjà que le ton de la jeune louve ne permettait aucune discussion. Elle acquiesça. Elle voulut se rapprocher de la youkai, mais celle-ci recula en grimaçant. Fichu médaillon, pensa Kagome. La youkai ne réclama pas d'explication mais resta à une distance respectable de Kagome.
- Bon allons chercher du bois, que les autres ne soient pas totalement sûrs que je t'ai attiré à l'écart intentionnellement.
Elles se sourirent et s'éloignèrent encore davantage du campement.
- T'es un abruti de première Koga.
Le ton n'était pas agressif, cependant lorsque le loup se jeta sur Inuyasha, les autres ne furent guère surpris.
- D'où tu me traites d'abruti, clébard ?!
Sango sépara les deux hommes tandis que Miroku essayait de les raisonner.
- Enfin Koga, reconnaissez que vous jetez tête baissée dans le piège de Naraku n'est pas une démonstration de bon sens.
- D'autant, rajouta Sango, que tu mets en danger Ayame parce qu'elle va te suivre.
Le youkai se rembrunît.
- Je sais. Mais c'est son choix. Je ne l'oblige à rien.
- N'empêche que tu vas la mettre en danger. C'est bien la peine de me faire la morale après, railla Inuyasha.
- Si mes souvenirs sont exacts, tu t'es pas vraiment soucié de Kagome quand tu as attaqué les Sept, elle a failli mourir non ?
Mais Koga ne sut pas ce qu'Inuyasha allait répondre, parce qu'un cri lointain se fit entendre, et que le demi-démon l'aurait reconnu entre mille.
- Kagome !
Un youkai grand comme une maison se tenait devant les deux jeunes femmes. Ses yeux rouges les fixaient.
Il ressemblait à un énorme chien d'un noir de jais. Le long de ses pattes avant se trouvaient des lames énormes.
« Un autre Inuyoukai ? » pensa Kagome. Elle échangea un regard avec Ayame. Elles avaient peur toutes les deux. De plus, elles étaient loin du campement, inutile d'espérer de l'aide immédiatement, les temps que les autres arrivent, elles allaient devoir se débrouiller.
Ayame était figée aux côtés de la jeune miko, prête à esquiver une attaque du monstre. Kagome sentait le poids de son arc dans son dos mais craignait ne pas être assez rapide pour tirer une flèche avant d'être attaqué.
Ayame fit un bond sur le côté et, pensant que le youkai ne regarderait qu'elle, Kagome pointa son arc sur la tête noire du youkai. Elle entendit la jeune louve crier son nom avant qu'une des pattes du chien ne la frappe de plein fouet, l'envoyant quelques mètres plus loin.
Ayame se précipita à ses côtés, contre toute prudence, pour l'aider à se relever.
- Kagome ça va ?
La jeune miko acquiesça pour la rassurer. Une douleur lancinante naissait progressivement au niveau de son épaule. Ayame le vit et se retourna vers le monstre pour distraire son attention de la jeune fille. Elle bondit dans sa direction, malgré les avertissements de Kagome, et dégaina son épée.
Elle parvint à toucher la bête au cou mais l'une des lames du youkai l'atteignit au dos et elle fut projetée par terre à son tour.
Entre temps la jeune miko s'était relevée et arma sont arc, serrant les dents pour calmer la douleur que provoquait l'utilisation de son bras blessé. La flèche qu'elle tira s'enfonça tout près de la blessure au cou du youkai crée par Ayame. Il émit un gémissement de douleur avant de se tourner vers Kagome. La youkai louve ne s'était toujours pas relevée. Kagome se mit à courir mais elle ne fut pas assez rapide et fut projetée une nouvelle fois à terre, sentant très nettement cette fois la blessure de son bras. Elle ne put retenir un cri de douleur.
Elle avait beau ouvrir les yeux, tout était flou autour d'elle. Elle sentit une ombre passer au dessus d'elle. Inuyasha ?
Elle entendit à nouveau le youkai gémir. Les images devinrent plus nettes et, à sa grande surprise, ce n'est pas à Inuyasha qu'appartenait la chevelure argentée qu'elle avait sous les yeux.
- Seshommaru ?!
Se firent alors entendre des cris affolés autour d'elle. Elle se releva et se mit à courir vers Ayame, une main sur son bras pour calmer la douleur qui lui ravageait l'épaule.
La youkai louve était blessée. Une entaille causée par la lame s'étendait le long de son dos. La blessure ne semblait pas très profonde et n'était pas très large. De plus, Ayame était consciente, et Kagome poussa un soupir de soulagement.
Inuyasha, Miroku, Sango, Kirara et Koga les avaient rejoint. Inuyasha croisa son regard. Kagome tenta de sourire pour le rassurer mais le visage du demi-démon se durcît en voyant le sang couler de son épaule.
Seshommaru avait frappé le monstre à la tête. Le youkai ne s'intéressait plus aux deux jeunes femmes blessées et rugissait contre le taiyoukai.
Kirara se posta près de Kagome et Ayame. Elles montèrent sur les dos de la youkai. Celle-ci regarda une derrière fois Sango qui s'était jetée à son tour dans la bataille, puis se mit à courir, les éloignant su lieu du combat.
Après avoir conduites les jeunes femmes au campement, Kirara était repartie aider les autres. Rin les attendait, Seshommaru lui avait probablement ordonné de rester à l'arrière. Jaken était posté devant la petite fille.
Rin courut vers Kagome qui avait allongée Ayame sur le ventre afin d'examiner son dos.
- Kagome-sama…
- Ce n'est rien Rin-chan, ça va aller.
La jeune miko entreprit de soigner la blessure de la youkai louve mais la petite fille plaça sa main au dessus de la blessure et, avant que Kagome ait pu réagir, une aura bleue s'échappa de la paume de la petite fille.
Jaken s'apprêtait à faire des remontrances à Rin mais la surprise lui coupa la parole.
Le médaillon de Kagome réagissait une fois encore mais la jeune miko n'y prêtait aucune attention, trop occupée à contempler l'entaille qui, lentement, se refermait.
- Rin…
La petite fille grimaçait sous l'effort mais refusa l'aide de Kagome. Contrairement à son aînée, elle contrôlait déjà une partie de ses pouvoirs.
Jaken avait la bouche ouverte d'étonnement, ce qui arracha un sourire à la petite fille.
Lorsque la blessure fut complètement refermée, Rin s'allongea sur l'herbe, le souffle court. Ayame se releva et passa une main dans le bas de son dos, ses yeux s'écarquillèrent de surprise. Elle interrogea Kagome du regard mais celle-ci secoua la tête.
- C'est Rin que tu dois remercier.
Ayame ne connaissait pas cette petite fille, mais elle lui adressa un grand sourire auquel Rin répondit.
La petite fille transpirait et respirait rapidement. Elle était jeune encore, et son tour de force l'avait épuisé. Elle voulut se rapprocher de Kagome, main tendue vers la blessure mais la jeune fille lui assura que son épaule pouvait attendre et qu'elle guérirait très bien elle-même. En réalité, elle craignait les séquelles qu'une deuxième guérison miraculeuse risquerait d'infliger à Rin.
Bientôt des bruits de pas se firent entendre. Kagome et Ayame se retournèrent pour voir arriver leurs amis, l'inquiétude lisible sur leurs visages.
Kagome sentit un souffle passer près d'elle, elle se retourna et étouffa un cri de surprise en voyant Seshommaru. Sans lui accorder un regard, il se posta près de Rin qui se releva, interrogative.
- Nous partons.
Elle acquiesça, retrouvant instantanément son humeur joyeuse, comme chaque fois qu'elle avait le taiyoukai près d'elle. Elle secoua la tête, comme pour reprendre ses esprits, et ils partirent sans se retourner.
Koga se précipita vers Ayame, et Kagome vit une profonde inquiétude passer sur le visage du loup. Il avait changé. Les sentiments qu'il éprouvait étaient lisible sur son visage, tout son corps semblait pencher vers la youkai louve, comme pour la protéger. Il se pencha vers Ayame et posa doucement ses lèvres sur les siennes.
- Kagome !
Elle soupira. Non. Elle était loin de ce genre de scène, même si elle n'aurait échangé Inuyasha contre personne au monde.
- Fais-moi voir ça !
- Kaaaaaaaagooooooomeeeee !
Elle grimaça quand Inuyasha entreprit d'examiner son épaule. Shippô l'avait rejoint. Enfouissant sa tête dans le cou de la jeune fille, il semblait sur le point de pleurer.
- Rassure-toi Shippô-chan, c'est une égratignure.
Cette affirmation purement mensongère sembla rassurer le petit renard.
Sango arriva à son tour, soutenant Miroku qui semblait marcher avec difficulté.
A l'interrogation muette de Kagome, la chasseuse de youkais répondit sur un ton visiblement excédé.
- Il a utilisé le Kazaana.
Le moine se força à sourire, mais il semblait affaibli. Son regard croisa celui de Sango et elle lui rendit un sourire presque forcé : elle était inquiète.
Kagome sentit alors le bruit d'un tissu qu'on déchire.
- Osuwari !!!
Le demi-démon tomba au sol avec un bruit mat.
- Nan mais ça va pas ! C'est pour pouvoir te soigner que je fais ça ! C'est pas rien je te signale, tu saignes beaucoup !
Elle soupira et acheva de déchirer le tissu qui recouvrait la plaie. Inuyasha se releva en grommelant et s'éloigna d'elle.
Génial… Voilà qu'il boude maintenant.
Miroku se laissa tomber au sol avec un bruit sourd aux côtés de Kagome. Sango prit une des bouteilles d'eau dans le sac de la jeune fille pour rincer sa plaie.
- Je suis désolée Kagome j'aurais dû te protéger.
Ayame semblait vraiment triste.
- Ce n'est vraiment pas ta faute ! Tu as été blessée toi aussi, et plus durement que moi ! Si tu n'avais pas fait diversion en attirant le youkai, je n'aurais pas blessé que mon épaule.
Tous regardèrent avec étonnement Ayame. Elle semblait en pleine forme.
- L'enfant qui accompagne le frère d'Inuyasha m'a soignée.
Koga semblait soulagé, les autres étaient étonnés. Kagome n'avait jamais réalisé ce genre de guérison, que Rin y parvienne laissait supposer qu'elle allait développer des pouvoirs de mikos puissants.
Ayame sourît. Kagome aussi. Elle l'avait échappé belle. Mais une question la dérangeait cependant.
- Pourquoi Seshommaru est intervenu ?
- Il a senti l'odeur de Naraku, répondit Miroku.
Bien sûr. Seshommaru voulait juste tuer cette création. La protection des deux jeunes femmes n'étaient que secondaire, voire superflue.
- Tu veux dire que…
- Cette créature était une autre de ses créations.
Kagome sentit le découragement la gagner.
- Tu veux dire qu'il s'est déjà remis de la perte que Kikyo lui a infligée ?
- Pas forcément Kagome-chan, la rassura Sango, il est possible au contraire que Naraku manque de force, et qu'il cherche à nous affaiblir avant de devoir nous affronter.
- Elle a raison Kagome-sama, ce youkai peut être de bonne ou de mauvais augure.
La jeune miko hocha la tête mais ne répondit pas.
Sango avait achevé un bandage de fortune. Kagome sentait toujours un élancement dans son épaule mais cela devenait moins douloureux.
Tout semblait s'accélérer. Elle pensait que le véritable combat était encore loin et, voyant tout ceux qui se ralliaient à eux pour battre Naraku, elle avait peut être sous estimé la puissance du hanyô maléfique.
L'intervention de ce youkai, outre le fait qu'elle avait été blessée, l'avait conduite à réfréner son enthousiasme :
Rien n'était encore gagné.
