Et voilà ! Le dernier chapitre de cette histoire. Alors Yanaril tu vas pouvoir savoir ce qu'il est arrivé à Rin ;)

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Chapitre 14

Nulle part sans toi.

Seshommaru courrait à travers la brume. Il entendait vaguement Inuyasha qui l'appelait, mais il ne songea même pas à ralentir. Naraku… Chaque fois que ses pas effleuraient le sol, le même mot raisonnait dans son esprit. Rin. Rin. Rin.

Après le cri de terreur que la petite fille avait poussé, plus rien. Le taiyoukai, bien qu'il n'en sache rien, éprouvait à cet instant exactement la même inquiétude que celle d'Inuyasha, quand il courrait vers Kikyo et Kagome.

Après ce qui lui sembla une éternité, il aperçut le hanyô maléfique, et, dans ses bras, une petite fille.

Naraku avait le buste d'un humain, mais des tentacules noirs se développaient à la place de ses jambes, menaçant de s'en prendre à quiconque voudrait l'approcher.

Il maintenait la petite fille immobile en appuyant son bras sur sa gorge tandis que son autre bras enserrait sa taille.

Rin ne put réprimer un soupir de soulagement en voyant Seshommaru. Il allait la sauver, comme il l'avait toujours fait. Elle avait peur, mais elle se débattait pour échapper à l'emprise de Naraku.

La taiyoukai sentit soudain près de lui un souffle particulièrement puissant, qu'il n'esquiva que grâce à ses réflexes de youkai. Le cri d'Inuyasha résonna dans le ravin et le souffle de l'attaque dissipa la brume environnante.

Seshommaru s'arrêta à quelques mètres de Naraku. A chaque fois que Rin tentait de se dégager, il resserrait son emprise autour de sa taille et la pression sur sa gorge, la réduisant à l'impuissance.

- Lâche-la, Naraku.

La colère du taiyoukai vibrait dans sa voix. S'il osait toucher à un seul des cheveux de Rin…

La petite fille cessa de se débattre. Posant ses deux mains sur le bras qui lui maintenait la taille, elle ferma les yeux. Le taiyoukai sentit l'onde purificatrice émaner d'elle. Naraku ne relâcha pas son étreinte mais semblait la maintenir avec une difficulté croissante. Mais Rin n'était pas assez forte, et elle ne pourrait pas maintenir cette aura autour d'elle éternellement. Il était certain que Naraku la tuerait dés que l'aura qu'elle répandait faiblirait. Déjà la colère était visible sur les traits de Naraku.

Au moment où Seshommaru, hors de lui, dégainait son épée, il vit une ombre passer au dessus du hanyô maléfique. Koga. Le regard de Naraku s'attacha une seconde seulement au youkai loup. Une seconde qui suffit au taiyoukai pour planter son épée dans un des tentacules. Surpris, le hanyô relâcha son étreinte et Rin se laissa tomber au sol, épuisée.

Seshommaru la pris dans ses bras et esquiva d'un bond un autre tentacule. Rin semblait fatiguée, mais pas blessée. Il ne retint pas un soupir de soulagement en entendant les battements de son cœur ralentir, reprenant peu à peu une allure régulière.

Inuyasha arriva à son tour, suivi de près par Kagome, Sango, Miroku, Shippô et Kirara.

Le taiyoukai en profita pour aller déposer Rin à distance respectable de Naraku. Il lui ordonna de ne pas bouger et vint se remettre au niveau d'Inuyasha. Il se sentait mieux, maintenant qu'il était placé entre Rin et Naraku : plus rien ne pourrait atteindre la petite fille.

Koga et Ayame était séparés d'eux afin d'encercler Naraku, l'empêchant de pouvoir surveiller tous ses adversaires à la fois.

Naraku posa son regard sur chacun avant de s'arrêter sur Kagome : celle qui l'avait affaibli et qu'il croyait avoir tué. La fureur déforma ses traits et une ombre immense s'étendit au dessus de leurs têtes. Les Saimyochos. Le bruit de leurs ailes rompant le silence. Miroku, qui avait levé son bras pour utiliser le Kazaana, le baissa en serrant les dents. Les insectes étaient venimeux et si le trou noir venait à les aspirer, il risquait d'en mourir. Kirara se mit à gronder et Shippô se colla davantage contre sa fourrure.

C'est alors que Naraku abaissa violemment un de ses tentacules entre Kagome et Inuyasha, séparant la jeune fille de ses amis. La violence de la secousse fit tomber Kagome à terre. Les Saimyochos se postèrent autour de la jeune miko, empêchant le demi-démon de la rejoindre.

Inuyasha cria son nom, puis se tourna vers le hanyô maléfique.

- Libère-la Naraku !

L'intéressé esquissa un sourire mauvais. Près de lui, deux autres formes se dégagèrent. Sango sentit les larmes lui monter aux yeux. Près de Naraku se trouvaient Kanna… Et Kohaku.

Il rencontra le regard de sa sœur et articula silencieusement « Je suis désolé ».

Elle lança avec violence l'Hiraikotsu vers Naraku, visant son visage, et son rictus méprisant. Le boomerang n'atteignît pas sa cible mais blessa le hanyô maléfique au bras. L'un des insectes piqua alors vers la chasseuse de youkais et, avant même que Miroku ait pu intervenir, le dard venimeux se planta dans le bras droit de Sango.

Elle ne retint pas un cri de douleur, avant de tomber à genoux, la main sur le bras.

Le moine, qui était juste à côté d'elle, ignorant les insectes, vint s'agenouiller auprès d'elle.

Kagome avait peur pour Sango, son amie, sa confidente. Mais elle ne pouvait pas se dégager des insectes. Si elle esquissait un geste rien ne garantissait qu'elle ne subisse pas le même sort.

Seshommaru ne réagît même pas. Il ne tenait à personne, excepté à Rin. Inuyasha resta où il se trouvait mais serra les poings. Seul Kohaku contracta sa mâchoire pour empêcher les larmes de lui monter aux yeux : Ce n'était pas encore le bon moment.

Les insectes s'étaient rapprochés de Kagome, Naraku ayant sans doute le désir de lui faire subir la même chose qu'à Sango, surtout après ce que cette miko insolente lui avait infligé. Il ne pouvait tolérer qu'elle vive une minute de plus. Mais la jeune fille dégagea son cou, laissant une aura purificatrice se développer autour d'elle.

Les Saimyochos ne pouvaient pas s'approcher d'elle, ils étaient puissants et nombreux, mais pas assez pour franchir la barrière crée par le médaillon de Kikyo. Kagome se détendit légèrement, elle n'avait rien à craindre d'eux. Lorsque le hanyô maléfique posa les yeux sur elle, sa fureur était palpable.

Inuyasha, rendu furieux par l'attaque de Naraku sur Sango, et par le regard qu'il lançait à Kagome, dégaina son épée. Son frère le mit en garde.

- Tu n'y arriveras pas.

Mais le demi-démon ne l'écouta pas et lança un Kaze non Kizu directement sur Naraku. Le miroir de Kanna absorba l'attaque et la renvoya sur les deux frères, qui l'esquivèrent de justesse, uniquement grâce à la vitesse que leur conférait leurs pouvoirs de youkais. La situation était bloquée.

Kohaku ne retenait plus ses larmes. Qu'importe que Naraku les voient. Pour permettre à Inuyasha de vaincre, il fallait briser le miroir. Mais briser le miroir, c'était tuer Kanna. Tuer sa seule amie, sa seule alliée jusqu'à maintenant. Une enfant manipulée par celui qui avait sa propre vie entre ses mains. Kanna ou Sango ? Son amie ou sa sœur ? Les larmes redoublèrent.

- Où est Kagura ?

Kagome s'était relevée, l'aura bleue toujours autour d'elle. Elle regardait Naraku sans baisser les yeux, ce qui alimentait sa rage.

- Morte.

Il le cracha avec hargne, mépris, sans l'ombre d'un regret. La jeune miko serra les dents. Elle refusait de pleurer devant lui. Même pour Kagura. Même pour Sango.

Les insectes venimeux se préparèrent à attaquer une nouvelle fois la chasseuse de youkai, dont la souffrance augmentait petit à petit : le venin se répandait à une vitesse alarmante. Alors Miroku ne pensa plus à rien d'autre qu'au simple fait que celle qu'il aimait allait mourir. Il retira le chapelet qui maintenait le Kazaana.

- Miroku, je t'en prie, ne fais pas ça !

Il ignora l'avertissement de Sango, mais ne put se retenir de sourire car elle le tutoyait pour la première fois.

Le souffle provoqué par la Kazaana et la détresse que Kohaku vit dans les yeux de sa sœur achevèrent de le convaincre. Il se tourna vers Kanna :

- Je suis désolé.

Elle avait comprit avant même qu'il ne lève son arme. Elle avait comprit avant même que le miroir ne se brise, envoyant des éclats autour d'eux. Naraku eut beau crier, il était trop tard. Si elle avait pu choisir de mourir, elle préférait que cela rende Kohaku heureux. Son seul ami. Kanna se jeta dans les bras du garçon, il pleurait déjà. Juste avant de disparaître, elle le regarda et esquissa un sourire. Le seul qu'elle n'ait jamais fait. Pendant quelques secondes, elle redevint une enfant, une petite fille très seule en train de mourir, et les larmes perlèrent dans ses yeux. Puis elle disparut complètement.

Mais Kohaku n'eut pas le temps de s'attarder sur son chagrin car un tentacule le projeta quelques mètres plus loin. Naraku était furieux. De s'être laissé surprendre ou d'avoir perdu Kanna, nul n'aurait su le dire. Kohaku ne tenta même pas d'esquiver, il était abattu.

Inuyasha et Seshommaru étaient médusés. Jamais ils n'auraient supposé que la mort de Kanna vienne de Kohaku, il n'était pas bien difficile de voir ce que ces deux enfants avaient été l'un pour l'autre. Ils se regardèrent et, par un accord silencieux, dégainèrent leurs épées. Mais ils avaient besoin de Kagome et de ses pouvoirs de miko pour purifier le hanyô maléfique.

Kohaku était toujours à terre, lorsque le tentacule s'éleva au dessus de lui et que la voix de Naraku se fit entendre.

« Tu vas mourir. »

Mais un autre cri vint chambouler tout le reste. Parce qu'il appartenait à une petite fille, et que ce n'était pas un cri provoqué par la peur.

Rin s'était rapprochée depuis longtemps. Cachée dans un coin, elle avait observé toute la scène. La blessure de Sango, le désarroi d'Inuyasha en voyant Kagome séparée de lui. Mais lorsqu'elle avait vu Kohaku, des sentiments nouveaux avaient pris naissance en elle. La peine tout d'abord. Elle avait rencontré le jeune garçon, il s'était comporté vis-à-vis d'elle comme un grand frère. Il lui avait aussi expliqué qu'il ne vivait que grâce au fragment de perle qu'il avait encore dans le dos.

La petite fille avait eu de la peine en le voyant si triste, mais lorsque Naraku avait levé son tentacule, elle avait comprit ce qu'il s'apprêtait à faire. La colère avait alors remplacé la peine. Une colère plus forte que tout ce qu'elle avait connu. Elle ne l'avait ressentie qu'une fois, lorsque sa famille était morte sous ses yeux. Ce jour là, elle n'avait rien pu faire, ce serait différent aujourd'hui.

Alors elle s'était levée, et s'était mise à courir. Pour empêcher cela. Elle n'avait pas peur. D'autres émotions tellement plus fortes se bousculaient en elle, que la peur n'y avait pas sa place.

Seshommaru et Inuyasha étaient eux aussi séparés des autres par les insectes de Naraku, et le taiyoukai regardait, impuissant, Rin courir vers Kohaku, vers le danger.

Il ressentait de la colère dans toutes les fibres de son être, mais ne pouvait rien faire. Attaquer, c'était risquer de subir le même sort que Sango, qui faiblissait de plus en plus, tout comme Miroku qui avait refermé son Kazaana mais se préparait à l'utiliser dés que les insectes s'approcherait d'eux. Il respirait difficilement, s'efforçant de rester debout, pour Sango.

Koga et Ayame étaient dans la même situation.

Rin laissa sortir tous les pouvoirs qu'elle sentait en elle. Elle évacua brusquement tout ce qu'elle s'était toujours efforcée de rejeter. Et ce pouvoir se trouvait amplifié par les sentiments qui se bousculaient en elle.

Elle heurta Kohaku de plein fouet. Passant ses bras autour de la taille du garçon elle laissa son aura de miko les entourer. Kohaku essaya de se dégager. Il ne voulait pas que la petite fille meure par sa faute. Il voulait la protéger, Seshommaru lui en était reconnaissant. Mais rien n'y faisait, Rin ne lâchait pas. Seshommaru étouffa un grognement.

Lorsque le tentacule retira le fragment de la nuque du frère de Sango, Rin resserra encore sa prise, répétant comme une litanie « Tu ne dois pas mourir, tu ne dois pas mourir ».

Le corps inerte du garçon retomba au sol, la petite fille toujours accrochée à lui. Elle ne lâcherait pas, même si leur ennemi attaquait. Kirara vint se placer devant elle, et Sippô se redressa : personne ne blesserait ni Rin, ni avait peur, mais pas assez pour rester passif, surtout après la prise de risque de Rin.

Naraku se retourna alors vers Inuyasha, Seshommaru, et Kagome.

La jeune miko était soulagée que Rin n'aie rien, mais elle était très inquiète pour Kohaku, imaginant ce qu'elle ressentirait si il s'agissait de Sôta. Sa blessure s'était rouverte.

Elle articula entre ses dents « J'ai besoin d'aide, j'ai besoin d'aide, j'ai besoin d'aide ». L'aura bleue se modifia, redoublant de puissance, et deux formes apparurent près de la jeune fille. Elle n'en reconnut qu'une, et la surprise lui fit oublier la douleur.

- Kikyo ?

L'ancienne miko lui sourit.

- Lève-toi Kagome.

La jeune fille se tourna alors vers la deuxième jeune femme, probablement Akino, celle qui avait crée le médaillon. Toutes deux portaient un arc.

Kagome se releva avec difficulté et se plaça enter elles deux. Inuyasha et Seshommaru étaient très étonnés, le demi-démon s'efforçait d'ignorer la douleur qu'il ressentait en revoyant Kikyo.

Les deux femmes armèrent leurs arcs, et Kagome les imita, s'efforçant d'ignorer la douleur de son épaule.

Naraku se tourna vers elles, la colère lisible sur son visage. Personne ne pouvait lui résister. Personne ne devait lui résister. Il allait attaquer quand Kagome cria :

- Inuyasha, Seshommaru, maintenant !

Les deux frères se regardèrent et dégainèrent leurs épées. Ils attaquèrent en même temps que Naraku. Le souffle du Tessaïga s'alliant à celui du Tenseïga dirigé droit sur le hanyô maléfique. Les trois femmes tirèrent leurs flèches en même temps, rejoignant et augmentant le pouvoir de l'attaque des deux frères. Même Rin contribua. Sans lâcher Kohaku, la petite fille dirigea une partie de ses pouvoirs sur Naraku.

Les tentacules s'arrêtèrent en plein mouvement, avant de disparaître. Les traits de Naraku passèrent de la colère à la peur. Pour la première et la dernière fois de sa vie, le hanyô maléfique eut peur.

Il n'imaginait pas sa mort, il ne l'avait même pas envisagé et, pour la première fois de sa vie, il ignorait quel sort l'attendait.

Il ne cria pas, ne chercha pas à se protéger. Sans doute avait il comprit que cette attaque signifiait sa perte. Son dernier regard fut pour Kikyo, la colère et la douleur lisible sur son visage.

Naraku disparut sous l'attaque, et la poussière soulevée aveugla tous ceux qui se trouvaient autour de lui. Ils fermèrent tous les yeux, laissant leur ennemi disparaître dans un nuage de fumée.

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Koga et Ayame réagirent les premiers. Regardant autour d'eux, ils s'assurèrent que Naraku était, sinon mort, du moins parti, avant de se diriger vers les autres.

Seshommaru vint se placer aux côtés de Rin qui tenait toujours Kohaku, des larmes roulant silencieusement sur ses joues. Elle refusait de lâcher le frère de Sango, même si l'absence de respiration était bien plus parlante pour elle que tous les mots du monde.

Le taiyoukai posa sa main sur la tête de la petite fille. Il allait parler quand Kohaku se mit à tousser. Rin ouvrit les yeux et relâcha très doucement le jeune garçon. Il avait ouvert les yeux, et la regardait. Il était affaibli, mais il vivait. La petite fille lui sourît, un vrai sourire cette fois, et Seshommaru était rassuré de la savoir heureuse. Etonné également, car Rin venait de repousser la mort, ce qui témoignait de l'étendue de ses pouvoirs.

Miroku était toujours près de Sango. Il la secoua doucement pour qu'elle ouvre les yeux. Lorsqu'elle se réveilla, son regard se porta sur la paume du moine. Le trou noir avait disparu. Naraku était donc réellement mort. La chasseuse de youkais porta la main à son épaule. Elle ne souffrait plus. Le venin des insectes avait dû disparaître en même temps que leurs propriétaires. Ils se sourirent et le moine attira Sango contre lui.

Inuyasha se précipita vers Kagome qui, vacillante, s'était rassise. L'aura bleue avait disparue, emportant avec elle l'illusion des deux jeunes mikos. Mais cette fois, ce n'est pas l'endroit où se tenait Kikyo qu'Inuyasha regarda. Le médaillon était brisé. La pierre bleue était toujours là, mais une fissure la partageait en deux parties égales. Naraku avait disparu, le médaillon avait usé son pouvoir, cela semblait logique.

Lorsque le demi-démon arriva à sa hauteur, Kagome passa ses bras autour de sa nuque et l'attira à elle. Il la serra contre lui, tout était fini, et elle était en vie. Il avait réussi à la protéger. Il avisa alors près de lui une perle pourpre. La prenant dans sa paume il la tendit à Kagome. Shikon no Tama. La jeune fille se serra davantage contre Inuyasha. Elle avait l'impression d'être libérée d'un enorme poids.

Sango se releva, vacillante, aidée par Miroku. Ils se regardèrent, soulagés, et le moine prit Sango par la taille et l'attira à lui. Au moment où leurs lèvres allaient se trouver, Inuyasha, qui tenait toujours Kagome, ne put s'empêcher de lâcher : « Keh ! C'est pas trop tôt ! ».

Puis la chasseuse de youkais se tourna vers son frère. Elle s'agenouilla près de lui et lui prit la main. Il était sauvé, pour de bon cette fois. Ce n'était plus une joie qu'elle hésitait à se permettre, craignant le moment où elle disparaîtrait, Naraku était vraiment mort, plus personne ne lui enlèverait Kohaku. Le soulagement qui se lisait dans les yeux de la grande sœur et du petit frère parlait pour eux.

Koga serra Ayame contre elle. Elle était rassurée, même si sa joie fut ternie par un long regard que Koga adressa à Kagome. Il ne l'avait toujours pas oublié. Ayame soupira et se colla davantage à lui. Tant pis, elle l'aimait assez pour attendre qu'il se libère de cet amour à sens unique.

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Cela faisait maintenant une semaine qu'Inuyasha, Kagome, Sango, Miroku, Shippô et Kirara étaient rentrés au village de Kaede. Le petit renardeau s'en était voulu de ne pas avoir davantage aidé ses amis lors du combat contre Naraku mais Kagome lui avait expliqué que dans son époque, Shippô aurait été le plus courageux des petits garçons.

Kaede avait été plus que soulagé qu'ils reviennent tous en vie et que Naraku soit définitivement mis hors d'état de nuire. Même si elle ne l'avait pas avoué elle avait craint les conséquences de leur expédition.

Koga et Ayame étaient repartis dans les montagnes où leurs deux meutes les attendaient, malgré la demande de Kagome de les raccompagner au village afin qu'ils soient remerciés par Kaede pour leur aide. Koga ne tenait pas à s'imposer plus longtemps, et sa compagne préférait qu'il se détache de Kagome, ce que la jeune miko avait comprit, c'est pourquoi elle n'insista pas.

Seshommaru était resté aux alentours du village. Rin restait avec lui presque en permanence. Ils avaient tout deux accepté les pouvoirs de la petite fille et, en lui permettant de rester auprès de lui, le taiyoukai avait prouvé à Rin qu'il tenait à elle, ignorant l'obstacle supplémentaire que ses pouvoirs de mikos représentaient. Jaken et AhUn n'avaient pas caché leur joie de savoir que Rin resterait avec eux.

Tout était rentré dans l'ordre, à ceci près que Seshommaru s'autorisait désormais quelques (rares) sourires à l'encontre de la petite fille, qui lui en était reconnaissante.

Inuyasha avait passé une sorte de trêve avec son frère aîné, notamment depuis que Seshommaru s'était rendu compte que l'attachement pour les humains qu'il considérait comme une faiblesse était présent chez lui presque fortement que chez Inuyasha, même si il ne s'appliquait qu'à Rin.

Kagome avait encore un choix à faire. Le dernier. Savoir si elle allait vivre dans le Sengoku Jidai ou dans le monde où elle était née.

En effet, elle possédait le dernier fragment de la perle. Celui de Kohaku. Si elle retournait dans son époque, Inuyasha viendrait avec elle et rentrerait seul, ramenant le fragment. Si elle désirait rester dans le Japon Féodal, elle ferait ses adieux à sa famille avant de scinder son fragment à la perle, puis de la faire disparaître.

Kikyo avait eu raison, 50 ans plus t$ot, même si ses raisons n'étaient pas forcément les bonnes. Trop de personnes avaient soufferts ou perdus la vie à cause du Shikon no Tama. Tous souhaitaient le faire disparaître, dés que Kagome aurait pris sa décision.

Lequel était son monde ? Celui où elle était née ou celui dans lequel elle semblait avoir eu un rôle à jouer ?

Inuyasha ne pouvait pas l'aider, Kaede lui avait conseillé de laisser la jeune fille tranquille quelques temps, c'était un choix qu'elle devait faire seule.

Miroku et Sango s'étaient installés ensemble dans l'une des maisons du village. Le moine était fidèle même si il arrivait que la chasseuse de youkais doive le rappeler à l'ordre quand il regardait avec trop d'insistance une autre qu'elle. Mais elle était la seule que Miroku aimât, même si elle ne le croyait pas lorsqu'il le lui disait.

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Kagome était assise sur le rebord du puits, la tête penchée vers l'endroit d'où elle venait. Là-bas, elle avait sa mère, son frère, son grand père, mais sa vie était ici. Auprès de ses amis mais surtout auprès d'Inuyasha. Inuyasha… Alors qu'il ne lui avait jamais caché que son véritable amour c'était Kikyo.

Elle n'avait fait d'adieux à personne, c'était bien assez difficile comme cela, d'autant qu'elle était perdue, ne sachant quelle décision était la bonne, ni à qui elle devrait faire des adieux, au final.

Elle n'imaginait plus son avenir dans le monde qui avait été le sien. Les études, la famille. Tout ce qu'elle avait relégué au second plan depuis qu'elle était arrivée dans le Sengoku Jidai.

Ici elle était utile. Ici elle avait vécu et contribuée à des choses. Chez elle, elle était une étudiante comme les autres, si on excluait le fait qu'elle était constamment malade et qu'elle ne voyait plus celles qui avaient été ses amies, autrefois. Elle avait l'impression que cela faisait des années qu'elle était arrivée dans le Japon féodal. Et des années qu'elle n'était plus une simple étudiante. La jeune fille se sentait plus adulte qu'elle ne l'aurait dû à son âge.

Elle était arrivée deux années auparavant dans le Sengoku Jidai, elle allait aujourd'hui sur ses dix sept ans. Elle savait que si elle choisissait l'époque moderne, elle ne pourrait plus revenir ici. L'équilibre précaire qu'elle avait réussi à instaurer ne pouvait plus durer. Elle ne pouvait pas obliger ceux qui avaient perdu famille et amis à cause de la perle à revivre tout cela, juste pace qu'elle était incapable de prendre une décision. Il fallait qu'elle choisisse. De poursuivre sa vie dans le monde moderne où de rester ici… Avec Inuyasha. Inuyasha qui n'avait toujours pas réussi à l'accepter elle, et à oublier Kikyo.

Il serait stupide de croire qu'elle pourrait l'emmener dans son époque. Il n'aimait pas ce monde, il le répétait bien assez souvent. Il lui faudrait se cacher constamment, dissimuler ses pouvoirs, contrôler ses sautes d'humeur… Inuyasha ? Dans un bureau ? Sous les ordres de quelqu'un ? Il allait finir en prison, d'où il finirait par s'enfuir de toute manière…

De toute façon, elle l'aimait, de quel droit pouvait-elle lui demander de l'accompagner, alors qu'il ne s'était jamais déclaré ? C'était à elle de rester ici si elle le désirait, non l'inverse. Elle aimait cet endroit, elle aimait cette vie ici, elle aimait Inuyasha, c'est cela qui rendait son choix si difficile.

Perdue dans ses pensées, elle ne l'entendit pas arriver, ne réalisant sa présence qu'en sentant ses bras autour de sa taille. Son contact la prit par surprise et, si Inuyasha n'avait pas eu la force de la retenir, elle serait tombée dans le puits. Il posa sa tête dans le creux de son cou. Elle frissonna, car c'était la première fois qu'il se comportait ainsi avec elle. Il lui parla tout bas, un murmure qu'elle entendit à peine.

- Je ne veux pas que tu partes.

Les larmes roulèrent sur ses joues. Kagome se retourna et passa ses bras autour du cou d'Inuyasha.

- Je suis désolé de t'avoir fait souffrir. Je sais que tu serais plus heureuse avec quelqu'un de ton époque mais…

- Mais ?

Elle avait besoin de savoir. Maintenant. Avant de prendre une décision. Savoir ce qu'il était prêt à lui offrir, à elle, et non à Kikyo.

- Je… Je t'aime Kagome.

Ses pleurs redoublèrent. Elle releva la tête et posa ses lèvres sur celles d'Inuyasha. Elle avait imaginé cet instant là des centaines de fois, mais jamais elle n'avait imaginé que cela la rendrait malheureuse. Le choix n'en était que plus difficile. Inuyasha représentait à lui seul tout ce qu'elle désirait. Sa famille.

Il passait ses doigts dans ses cheveux, la serrant contre lui. Elle n'était pas, et n'avait jamais été Kikyo. Il resserra sa prise autour d'elle. Elle était la lueur au bout du chemin. Le remède à ses chagrins. La raison pour laquelle il était à nouveau capable d'aimer, de faire confiance. Il se sentait étrangement bien, pour la première fois depuis longtemps, à sa place.

Kagome ne sentait plus rien, excepté la pression des mains du demi-démon sur sa taille, le contact de ses lèvres, l'odeur de sa peau. Elle ne bougeait plus, craignant que tout s'arrête.

Ils restèrent ainsi de longues minutes, le choix qu'elle devait faire devenant de plus en plus évident. Comme si elle avait soulevé d'un coup le voile qui l'empêchait de prendre une décision.

Elle se dégagea doucement, malgré l'envie qu'elle avait de prolonger leur étreinte, de ne plus penser à rien, à rien d'autre qu'à lui.

- Je dois aller les voir, Inuyasha.

Il la relâcha à regret. Les larmes dans ses yeux témoignaient mieux qu'il ne l'aurait fait de ce qu'il ressentait. Il n'oublierait pas Kikyo, elle était une part de son passé. Mais Kagome était son présent, et son futur aussi peut être. Elle était têtue, susceptible, inconsciente et parfois agaçante, mais depuis deux années maintenant elle était là. Il avait changé grâce à cette jeune fille fragile. Il s'était autorisé à aimer plus qu'il ne l'aurait dû. A l'aimer elle. Et rien ne pouvait changer cela.

Elle le regarda en reculant, jusqu'à rencontrer le bord du puits.

- Je t'aime.

Sans attendre sa réponse, elle se retourna et sauta.

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Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis le départ de Kagome.

La vie suivait son cours, mais chacun ressentait l'absence de la jeune fille, et tous espéraient que cette absence n'était que temporaire.

Inuyasha restait seul la plupart du temps, convaincu qu'il l'avait perdu pour toujours et se maudissant de n'avoir pas su la convaincre, tout en se disant qu'elle serait plus heureuse là-bas.

Il avait perdue la deuxième femme qu'il avait aimée. Par sa faute encore une fois ? Parce qu'il n'avait pas su oublier le passé ? Mais rien ne lui ferait oublier Kagome. Le temps passé avec elle, cette connaissance qu'elle avait de lui… Il avait pleuré, seul, sans même chercher à se retenir. Sur lui, sur Kagome qui l'avait abandonné. Il avait relu plusieurs fois la lettre qu'elle lui avait écrite, lorsqu'elle pensait ne plus jamais le revoir, « Je t'aime Inuyasha. Et si je n'ai pas pu te le dire, je voulais que tu le saches. Je t'aime. Depuis longtemps. Mais je sais que tu ne pourras jamais oublier Kikyo. » Ces mots, qui avaient été vrais à une époque, semblait avoir perdu tout leur sens. Le seul intérêt qu'ils leur restaient venait de la main qui les avait écrits.

Sango et Miroku essayaient tant bien que mal de consoler Shippô, le plus malheureux avec Inuyasha. Il était orphelin pour la deuxième fois. Il n'en parlait pas, et ignorait les consolations que Sango et Miroku tentaient de lui apporter. Ils éprouvaient eux aussi un grand chagrin, mais ils se soutenaient l'un l'autre, rendant l'absence moins douloureuse.

Parfois le regard du petit renard croisait celui d'Inuyasha, et ils se surprenaient à tenter vainement de se soutenir, pour la première fois.

Kaede n'était pas réapparu depuis le départ soudain de Kagome. Elle restait prostrée dans sa hutte, et si quelqu'un avait pu la voir, il aurait été étonné de voir un sourire énigmatique animer son visage. Une fois encore, elle semblait avoir comprit plus tôt que les autres.

Non loin de là, Kagome sortait du puits.

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La jeune fille avait parlé avec sa mère, puis avec son frère. Ils avaient été étonnants, semblant avoir deviné avant elle où toute cette aventure les mènerait. Sa mère et son grand père savait déjà que Kagome aurait un choix à faire. Ils savaient aussi que si la jeune fille était partie dans le passé, ce n'était pas un hasard. Et depuis ces trois années où elle allait et venait entre ces deux époques que tout opposait, ils avaient commencé à lui dire adieu, se doutant qu'au final, elle serait sans doute plus heureuse là bas.

Les adieux furent difficiles, même si Kagome savait que sa vie était auprès d'Inuyasha, et même si tous l'avaient accepté.

Lorsqu'elle était entrée dans le salon, en larmes, ils avaient compris que quelque chose de grave était arrivé. Il ne l'avait pas revu depuis maintenant plusieurs mois, et son apparition soudaine ne laissait rien présager de bon. La jeune fille leur avait alors tout raconté. La vérité, elle la leur devait. Elle n'avait pas omis un seul détail : le marché passé avec Kikyo, sa mort face à Naraku, le combat contre lui, la mort de Kagura et Kanna, la nécessité de détruire définitivement la perle pour empêcher que de telles peines se reproduisent… La fin de son voyage entre les deux mondes.

Sôta s'était enfuit de la pièce en retenant ses larmes, se répétant ce qu'Inuyasha lui avait répété des dizaines de fois. Un homme ne pleure pas.

Lorsque Kagome s'était effondrée, en larmes, dans les bras de sa mère, celle-ci lui avait dit :

- Tu as toujours été une fille dont je pouvais être fière. La meilleure chose qu'une mère peut souhaiter pour son enfant, c'est d'être heureux. Je m'en serais voulu si tu étais restée ici à cause de nous mais que tu avais regretté ton choix toute ta vie. Tu feras le bon choix, Kagome.

Sa mère avait toujours soutenu sa fille dans tout ses choix, mais Kagome savait qu'elle souffrait autant qu'elle, ne le cachant que pour lui faciliter la tâche.

La jeune fille savait qu'elle les voyait sans doute pour la dernière fois.

Son grand père était très fier de sa petite fille, qui avait retrouvé la perle des 4 âmes. Il acceptait et approuvait son choix, cachant sa tristesse derrière un air bravache. Mais, pour Kagome qui le connaissait bien, il était évident que cet air enjoué qu'il tentait d'afficher en permanence cachait une vraie tristesse.

Elle était ensuite montée dans la chambre de son frère. Lorsqu'elle l'avait vu, tentant de garder bonne figure pour ne pas lui faire de peine, son cœur avait flanché.

Elle pouvait endurer les adieux avec sa mère, son grand père, mais pas avec Sôta. Il était son frère, son confident, son compagnon. Leurs rires, lorsqu'il était tombé amoureux pour la première fois, et qu'il était allé demander conseil à Inuyasha ; leurs disputes lorsqu'il la dérangeait quand elle étudiait ; ses taquineries lorsqu'il avait comprit qu'elle aimait le demi-démon… Les liens entre eux deux ne pouvaient pas disparaître, ne devaient pas disparaître, il était si jeune encore…

Alors elle avait coupé son fragment de perles en deux parties, et lui en avait remis une. Kagome lui avait expliqué que c'était la clé du voyage dans le temps. Elle voulait partir avec l'espoir, même infime, qu'elle reverrait son frère un jour.

Elle lui arracha néanmoins la promesse de ne venir que lorsqu'il serait assez grand. Le Japon féodal restait une époque dangereuse. De plus, il pourrait juger lui-même de ce qui était le mieux. Peut être que la séparation serait pire encore si ils se revoyaient, mais Kagome refusait d'y penser.

Elle avait l'impression de faire quelque chose de mal, mais peu lui importait en cet instant, si ce n'est le sourire parmi les larmes, sur le visage de Sôta.

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Kagome se hissa afin de sortir du puits. Elle essuya les quelques larmes qui coulaient encore et marcha jusqu'au temple où se trouvait déjà la perle. Lorsqu'elle eut rattaché le fragment, le Shikon no Tama semblait presque complet, à l'exception d'une légère faille où aurait dû se trouver le fragment de Sôta.

Ensuite elle se rendit dans la hutte de Kaede, qui ne sembla guère surprise de la voir. Une fois encore, elle avait comprit avant Kagome où cette aventure la mènerait, et elle avait été certaine que la jeune fille resterait dans cette époque. D'après la vieille miko, c'était dans l'ordre des choses. Kikyo le lui avait expliqué, quelques temps plus tôt : « L'une part pour que l'autre reste. »

Kagome expliqua à Kaede qu'elle avait laissé un fragment de la perle à son frère, ne supportant pas l'idée de ne jamais le revoir. Kagome avait le sentiment d'avoir fait quelque chose de mal, empêchant la perle d'être détruite définitivement.

La vieille femme avait acquiescé, assurant la jeune fille que la perle pouvait disparaître si le fragment qui lui manquait n'était pas dans le Japon féodal.

En sortant, rassurée, de la hutte de Kaede, elle trouva Inuyasha. Lorsqu'il la vit, son expression se modifia. Il était ahuri et n'esquissa pas un geste dans sa direction. C'est elle qui courut à lui. L'entourant de ses bras, elle murmura tout bas :

- J'ai choisi. Ma vie est ici. Avec vous. Avec toi.

Il l'entoura à son tour, la serrant comme si il ne voulait jamais la laisser partir.

- Merci.

Elle sourit. Il atténuait un peu la douleur du départ. Alors elle ferma les yeux et se laissa aller à nouveau. Inuyasha sentait l'odeur de ses larmes, et resserra sa prise autour d'elle. Il l'aimait, plus qu'il n'avait aimé Kikyo. Parce que cet amour là était venu progressivement, jusqu'à atteindre une place inaltérable, quelques soient les conséquences. Inuyasha n'avait aimé que trois femmes : sa mère, Kikyo, et Kagome. Aujourd'hui il ne restait qu'elle, qui avait attendu longtemps, jusqu'à ce que lui soit prêt à lui donner tout ce qu'il pouvait.

Elle avait renoncé à sa famille pour lui. Il ferait de même pour elle. Il s'efforcerait chaque jour de lui rendre ce qu'elle lui avait donné.

Ils restèrent ainsi longtemps, bientôt rejoint par Sango, Miroku, Shippô et Kaede, qui les gratifia tous d'un « j'en étais sûr » qui fit sourire Inuyasha.

Kohaku arriva à son tour, affaibli mais heureux. La chasseuse de youkais vint se placer à côté de son frère et passa un bras sous son épaule, pour le soutenir. Mais aucun des deux ne cessaient de sourire, même si la perte de Kanna était encore toute fraîche pour le jeune garçon.

Shippô vint se lover sur l'épaule de la vieille miko, heureux de voir Kagome et Inuyasha enfin ensemble. Heureux aussi d'avoir retrouvé celle qui était devenue sa mère.

Miroku et Sango se donnèrent la main. L'avenir était souriant pour eux, pour tous.

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Du haut de la colline qui surplombait le village, Seshommaru observait la scène.

Il était heureux pour son frère. Heureux ? Le taiyoukai secoua la tête. Heureux ? Non, il ne pouvait pas être heureux pour une chose qui ne le concernait pas. Il n'avait que faire des retrouvailles de son demi-frère et de sa miko. Surtout que la miko en questio n'était qu'une feme insolente et arrogante, une peste insupportable.

Rin vint à côté de lui sans rien dire, mais un sourire se dessina sur ses traits enfantins en apercevant Kagome-sama et Inuyasha-sama enlacés.

Seshommaru la regarda, interrogatif, et elle lui répondit avec espièglerie :

- C'est bien pour eux non ?

Alors, pour la première fois, le grand taiyoukai, seigneur des terres de l'Ouest, prit la main de la petite fille, et, tournant le dos au village, repartit vers ses territoires. Et en voyant l'air hagard de Jaken qui se posait successivement sur elle et sur Seshommaru mais surtout en sentant pour la première fois la peau du taiyoukai contre la sienne, Rin se mit à sourire. Le plus beau probablement, et si elle avait levé la tête, elle aurait peut être aperçu une expression presque invisible, comme de la joie, passer sur le visage de Seshommaru.

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Quelque part dans le Japon Moderne, un petit garçon tenait dans sa paume un éclat de perle, guettant le jour où il serait assez grand pour aller retrouver sa grande sœur.

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Et voilà, c'est fini.

Tout est bien qui finit bien, enfin presque, mon côté « happy end » m'empêchait de faire une fin (trop) triste.

Merci aux lecteurs qui ont suivi mon histoire, parce que c'est cela qui m'a convaincu de m'appliquer autant jusqu'à écrire la vraie fin. Fin qui est d'ailleurs un peu plus longue que prévue -.-" mais bon comme c'est mon dernier chapitre, je me suis fait plaisir.

Et bien sûr Yanaril merci à toi, pour m'avoir suivie et conseillée, et surtout rassurée. Je pense que sans toi bien des chapitres auraient été plus courts voir inexistants.

Je compte faire un épilogue qui arrive, ce sera le quinzième et dernier chapitre. Montrer comment l'histoire continue après la mort de Naraku (en fait c'est moi j'adore ça dans les livres).

Et je ferai peut être une suite, j'ai quelques idées en tête. J'ai laissé les choses en suspend, pour avoir les moyens de continuer cette histoire. Alors avis aux lecteurs qui auront eu le courage d'arriver jusqu'à ce texte : cela vaut-il le coup que je fasse une suite ?

Je m'étais donné pour règle de ne rien demander, je fais une entorse au règlement, juste pour savoir si certains seraient intéressés par une suite.

Voilà voilà c'est la fin de ma première fanfiction, mais j'espère pas la dernière.

Merci les gens ! D'être venu lire le début, d'être revenu lire la suite... D'avoir continué jusqu'à la fin. ;)

Cassegrain-MIB