Note 1 : Je pense avoir fait une boulette dans la chronologie des événements. Si mes souvenirs sont bons, l'entraîneur de la Tôhô collège a démissionné après avoir laissé jouer Kojirô. Ce qui veut dire qu'il ne devrait être ni au lycée et encore moins à la Tôhô. Bof. Nous n'avons qu'à dire que la Tôhô lui a donné une belle prime et lui a offert le poste pour le lycée et qu'il est resté. Non ?

Note 2 : Je n'y connais rien au foot. Donc j'ai décidé que le championnat en France – celui du manga – serait la coupe du monde junior des moins de 16 ans, et de créer une coupe du monde junior des moins de 19 ans. Tant pis pour la réalité, mais tout ça c'est bien trop compliqué pour mon petit cerveau.

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Merci à Kiito/Nix qui est la seule à me laisser des commentaires après chapitres. Est-ce que je publie les chapitres trop vite pour vous ? Je vois les statistiques, autant sur fanfiction que fanfic-fr, donc je sais que vous cliquer sur mes chapitres…

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Révision 28 déc. 07

Révision : 28 févr. 08

Chapitre 12 – Qui s'y frotte s'y pique

Le lendemain matin, Kojirô se présenta en avance sur l'horaire à l'épicerie où il devait collecter ses journaux. Il voulait faire bonne impression auprès du commerçant. Il put rencontrer son collègue de distribution. Jie Wei s'avéra être un étudiant chinois en échange universitaire, inscrit en cours de japonais à Tôhô. Il expliqua dans un japonais presque parfait qu'il faisait ce petit job pour pouvoir faire un peu de marche. Il habitait comme « au pair » chez une famille riche du coin. Ils se divisèrent le travail et balle aux pieds, un sac rempli à ras bord de journaux sur le dos, plan du quartier et liste de clients à la main, Kojirô s'élança dans les rues de la banlieue de Tokyo en ce matin de décembre. Le froid de l'hiver était enfin tombé et le givre recouvrait les pare-brises des luxueuses voitures garées devant les grandes maisons. Son patron n'avait pas tord : il y avait assez de boulot pour deux. Beaucoup plus d'arrêts et presque pas d'immeubles où les boites aux lettres étaient les unes à côté des autres. Mais les rues étaient plates et bien entretenues donc l'un dans l'autre, Kojirô avait la même quantité de travail. Il dut cependant faire face à une nouvelle épreuve : les chiens dans les jardins qui venaient aboyer et gronder aux portails. Mais qu'est-ce qu'un pauvre toutou pouvait faire face à un tigre ?

Kojirô courait et essayait de se vider la tête. Mais rien à faire, sans cesse son esprit revenait à Neeve et au conducteur du scooter. Il avait un casque donc Kojirô n'avait pas pu voir son visage mais il était prêt à parier gros qu'il s'agissait d'un « il », et que le « il » était son copain. Shouta avait confirmé que Neeve avait l'autorisation de dormir chez son amie, mais Kojirô se doutait bien qu'il n'était pas au courant pour le mode de transport. Il préféra garder ses doutes pour lui, mais intérieurement, il enrageait. Il se foutait pas mal de savoir ce que Neeve faisait avec ou sans son petit ami. Mais il ne voulait qu'elle ramène ses problèmes chez lui. Natsuko était en adoration totale devant cette grande sœur tombée du ciel comme un ange. Elle n'arrêtait pas de dire qu'elle était si belle, que ses vêtements étaient si beaux, et blablabla et blablabla. Kojirô devrait maintenant surveiller si Neeve n'allait pas dévergonder la jeune adolescente.

Il rentra à l'épicerie pour déposer son sac et signer son rapport. Le patron fut étonné de sa rapidité. Apparemment Jie Wei ne plaisantait pas quand il disait vouloir faire de la marche. Il mettait presque trois heures pour faire toute la tournée, alors que Kojirô venait de faire la moitié en tout juste quarante cinq minutes. Satisfait de lui-même, il ajouta un mot dans son rapport indiquant qu'il était prêt à faire les distributions du soir et du week-end. Quarante cinq minutes ! Fastoche et deux doigts dans le nez.

Il pensait devoir passer plus de temps pour ses livraisons aussi se retrouva-t-il avec du temps sur les bras. Il décida de se rendre au lycée plus tôt pour profiter du soleil timide qui tentait désespérément de réchauffer la ville. Il était en train de mettre son sac de sport dans son casier au vestiaire quand l'entraineur Makoto Kitazume entra.
- « Ah, Hyûga. Le directeur veut te parler. »
Kojirô grimaça. Ce n'était pas bon signe du tout. Il suivit son entraineur dans le bâtiment qui abritait les services administratifs de Tôhô – collège, lycée et université confondus. Dans le bureau du directeur lycée, il se retrouva face à face avec le directeur lui-même, son professeur principal et Kaori Matsumoto, la femme qui l'avait recruté presque quatre ans auparavant, tous deux debout derrière le bureau.
- « Kitazume-san, merci de nous l'avoir amené si vite » commença le directeur sans se lever de son fauteuil. « Hyûga-kun… » salua-t-il brièvement en désignant un chaise. Kitazume vint se rejoindre les deux autres adultes debout.
- « Hyûga-kun, il faut de nous parlions » reprit le directeur après un moment de silence. « Ton entraîneur et ton professeur principal ont noté… un certain relâchement dans ton attitude récemment. Tu as manqué plusieurs sessions d'entraînement et tes notes sont en train de chuter. »
- « En fait, c'est ma famille, nous avons… »
- « Je suis au courant pour ta famille » coupa le directeur en prenant une feuille de papier couverte d'une écriture fine que Kojirô reconnut comme étant celle de sa mère. « C'est bien pour cela que nous avons une discussion ensemble » fit-il en appuyant trop fort sur le « discussion ».
Kojirô paniqua un peu. Et si sa mère n'avait pas écrit… ? Quoi ? Un blâme ? Un renvoi de l'équipe ? Du lycée ? Surement ses notes n'étaient pas aussi mauvaises !
- « Nous préférons prévenir que guérir. » reprit le directeur. Derrière lui, trois têtes hochèrent en approbation. « Donc avant que tout devienne hors de contrôle, je te préviens qu'il est temps de te ressaisir. Dois-je te rappeler que ta bourse est avant tout indexée sur tes bons résultats scolaires ?» dit le directeur très sérieusement. « Tu es un excellent joueur de football et tu fais la fierté de tout Tôhô. Mais si tu laisses tes notes tomber au-dessous de la moyenne, tu devras subir les conséquences. »
- « Et ne pense pas que nous ferons une exception pour toi. » rajouta Kaori Matsumoto. « Nous voulons être certains que toutes tes récentes victoires – au championnat junior du monde et au championnat lycée – ne te montent pas à la tête. Nous faisons ceci pour ton bien. Nous ne voulons pas que tu te perdes en chemin. »
- « Toute activité sportive de haut niveau demande une rigueur d'esprit, une motivation et une constante remise en question. » prévint le directeur. « Ne pense pas que le plus dur est fait. Lance-toi toujours de nouveaux défis. Un gagnant ne se repose pas sur ses lauriers. »
- « En ce qui concerne le domaine académique, je comprends que cela ne soit pas ta priorité maintenant. » intervint à son tour son professeur principal. « Mais il est nécessaire que tu te construise un bagage solide au niveau éducation. Je te souhaite de ton mon cœur de réussir une carrière professionnelle. Mais un joueur pro s'arrête de jouer à, quoi ? Vers les trente-trente cinq ans maximum. Même si tu es riche à millions, tu voudras peut-être travailler. Et tu auras besoin d'un diplôme pour ça. Et puis tu n'es jamais à l'abri d'un accident. Ta carrière peut très bien s'arrêter brusquement. »

Kojirô secouait la tête silencieusement, affirmativement ou négativement selon le besoin. Il avait déjà entendu tout ça. Intérieurement il soupirait de contentement. Ce n'est qu'une séance de motivation par la peur. Ils m'ont foutu la trouille, ces connards. J'ai cru qu'ils allaient me virer… Mais ils sont sérieux sinon le directeur n'aurait pas pris la peine de faire son discours. Il faut que je leur prouve de quoi je suis capable.
Le monologue des adultes se poursuivit encore quelques minutes.
- « Hyûga-kun, » fit Matsumoto d'une voix différente, « nous t'avons également appelé pour une autre raison. Une raison qui te concerne en premier lieu. »
- « En effet, suite au succès du championnat junior en France il y a un an, » déclara le directeur en croisant ses mains, « les autorités du monde footballistiques ont décidé de remettre ça. »
Kojirô se redressa soudainement. Voilà que cela devient intéressant.
- « Une coupe du monde junior bis, pour les moins de dix-neuf ans va s'organiser. Pour l'instant les détails sont vagues, mais cela se passera en Europe. Dans un ou deux ans. Bien sur, le Japon est qualifié d'office en tant qu'ancien gagnant des moins de seize ans. Nous voulons être sûr que tu feras partie de la sélection nationale. Il faut que tu montres à tous que la Tôhô peut produire des joueurs de qualité. Que la Nankatsu garde son Ohzora, nous nous avons notre tigre. »
- « Comme Monsieur le Directeur l'a dit, ce tournoi n'aura pas lieu avant au moins un an. » coupa Kaori. « Mais je voudrais que tu te concentres déjà sur ce projet. Nous allons vous garder à l'œil, toi, Wakashimazu et Sorimachi. »
Enfin, Kojirô fut libéré. Il salua profondément et remercia « chaleureusement » tout le monde pour leurs préoccupations et conseils. Kitazume, qui n'avait pas dit un mot de toute la 'discussion', le suivit hors du bureau.
- « Bon. » lâcha-t-il. « Maintenant que nous avons perdu assez de temps, file en cours. Et tu as intérêt à te donner à fond sur le terrain, je n'ai pas envie de refaire ça. »

Kojirô grogna en guise d'acquiescement. Un championnat du monde ! En Europe ! C'est ma chance de me faire remarquer ! Il traversa les longs corridors qui se remplissaient de secrétaires et se dirigea vers les escaliers. L'esprit encore brouillé par la grande nouvelle qu'il venait de recevoir, il ne fit pas attention et bouscula quelqu'un.
- « Euh, désolé. »
- « Kojirô, tu n'es qu'une brute. »
La voix stoppa Kojirô net dans sa marche. Il n'y avait qu'une seule personne capable d'envoyer ce frisson le long de sa colonne vertébrale. Hikari Tanda.
- « Bonjour toi. » dit-elle de sa voix veloutée.
- « Euh, oui, salut. Qu'est-ce que tu fais ici ? »
- « Je suis chargée d'organiser la fête de Noël des sportifs.»
- « … Quoi ? »
- « Noël ? La fête entre équipes universitaires et lycéennes. C'est moi qui organise le pot de Noël. Tu vas venir, bien sûr ? »
- « Euh, ouais, peut-être. » répondit Kojirô distraitement. Il devait aller en cours. Il devait être irréprochable !
- « Allons, si tu ne viens pas, je vais m'ennuyer. Viens… pour moi. » Elle s'était rapprochée de lui en minaudant un peu. « Ça sera tout le fun du camp d'été en une soirée. » Elle s'était mise sur la pointe des pieds pour lui chuchoter les derniers mots à l'oreille. Kojirô releva à moitié l'allusion au 'fun' du camp d'été. Elle était toujours collée à lui et ses lèvres se rapprochaient de sa bouche.
- « Tanda-san, j'ai cours, je dois y aller. » Il avait déjà presque tourné les talons.
- « Hi-ka-ri » susurra-t-elle doucement en détachant chaque syllabe. Leurs lèvres s'effleurèrent.
- « Ouais, si tu veux. » fit Kojirô. Il la repoussa un peu plus durement et cette fois elle retomba sur ses pieds. « On se voit plus tard. »
Il dévala les escaliers. Il n'avait pas écouté un mot de ce que la jeune fille venait de lui dire. A partir de maintenant il devait être concentré sur une seule chose : le foot. Il fronça les sourcils. Il espéra qu'il n'avait pas été grossier avec Hikari. Il lui semblait qu'elle lui avait demandé quelque chose…

Sa relation avec Hikari Tanda était des plus bizarres et n'avait ni queue ni tête. Apres le camp d'été, il avait passé des heures à penser à ce qui lui était arrivé et à tenter de donner sens au comportement de la jeune femme. Depuis, le peu d'heures qui étaient normalement les heures consacrées au sommeil étaient remplies d'images équivoques. Il se réveillait en sueur, le cœur battant à tout rompre et il devait enfouir le visage dans son oreiller pour hurler de frustration en paix.

Il avait décidé de tout oublier quand elle le rattrapa dans l'enceinte du lycée un soir où il avait fini tard. Elle s'était lancée dans un grand monologue vague, ambigu et compliqué qui n'était ni une explication ni des excuses. En gros, elle avait avoué s'être mal comportée avec lui, mais que ce n'était pas sa faute, pas vraiment. Elle n'avait pas voulue être élue Miss Tôhô, c'était une de ses copines qui l'avait inscrite au concours pour faire une blague. Du coup, tous les garçons lui couraient après, mais seulement pour coucher avec elle. Les filles la détestaient toutes parce qu'elles savaient que tous les garçons, leurs copains inclus, voulaient coucher avec elle. Du coup, elle ne parlait à personne et tout le monde lui avait collé une sale réputation sur le dos de fille facile et glaciale. Mais elle, Hikari, était une gentille fille, presque timide et elle l'aimait beaucoup, lui. Mais elle ne savait pas trop comment l'approcher et elle se doutait que si quelqu'un remarquait qu'elle été intéressée par lui, cela se finirait mal.

Le flot de paroles avait sonné Kojirô. En fait, il ne comprenait pas ce qu'elle voulait. Elle lui avait sourit et lui avait une bise au coin des lèvres. Puis elle était partie en courant. Cependant le samedi d'après, elle l'attendait près du stade après son entraînement. Elle l'invita à prendre un café, en prétextant qu'elle avait besoin de parler à un ami. Comment était-il passé du statut d'amant du soir à celui d'ami, il ne savait pas. Mais il n'avait pas résisté aux yeux doux de la jeune femme. Il aurait peut-être mieux fait de se méfier, mais il n'avait pas compris qu'ils allaient prendre un café dans le minuscule appartement d'étudiante de Hikari….

Elle avait recommencé à parler de ses problèmes. Kojirô était mal à l'aise. Mais qu'est-ce qu'il foutait ici !! Il devait commencer son boulot à la superette dans une demi-heure.
- « Est-ce que tu vas bien ? » avait demandé Hikari en posant une main sur son genou. « Tu sais que tu peux parler avec moi… » Elle s'était assise sur le canapé à côté de lui. « Ça sert à ça les amis… » Elle se rapprocha un peu plus. « Je veux dire, tu m'as bien écoutée… » Elle était à moins de deux centimètres de lui. Kojirô essayait de penser à un truc à dire mais ses yeux étaient rivés sur les lèvres de Hikari. Des lèvres pulpeuses, douces et moelleuses. Soudain il se rappela ce que ses mêmes lèvres lui avaient fait cet été auparavant. Avant qu'il ne réalisât lui-même, ils s'embrassaient. Qui avait commencé, il s'en fichait. Le baiser était doux, leurs langues ne faisaient que s'effleurer. Qui avait approfondi le contact, il s'en fichait. Qui avait commencé à toucher l'autre, il s'en fichait. Qui avait dénudé l'autre, il s'en fichait. Ami, pas ami, réputation, sentiment, il s'en fichait et contre fichait.

Il se réveilla en sursaut, mais cette fois, Hikari était là. Ils n'avaient pas parlé. Kojirô s'était dépêché de se rhabiller pour foncer à son boulot. Il avait deux heures de retard. Ils auraient pu en rester là, ils auraient … Mais maintenant Hikari surgissait de temps à autre et l'emmenait chez elle. Il n'y avait ni calendrier précis, ni rendez-vous, ni même un rythme déterminé. Il s'en voulait de la suivre et de la complaire si facilement, comme s'il n'était qu'un gigolo. Mais Hikari avait le don d'allumer en lui un instinct quasi primordial qu'il ne se connaissait pas. C'était combat où chacun des adversaires attrapait, mordait, poussait, où les coups étaient permis pour satisfaire cette ardeur en eux. C'était un corps à corps où il n'y avait ni perdant ni gagnant mais qui ne se finissait que lorsqu'ils avaient atteint un niveau de presque violence. Débauche, luxure, libertinage… Ça lui allait parfaitement comme ça. Ou du moins le croyait-il.

Cela faisait maintenant presque quatre mois qu'ils entretenaient cette…relation. Au fond, Kojirô n'était pas fier de lui, parce qu'il n'en avait jamais parlé avec Ken et Kazuki. Oh, ils se doutaient de quelque chose. Les griffures, suçons et autres marques…d'affection laissés par Hikari étaient visibles, et il était difficile de se cacher quand on faisait douche commune au moins trois fois par semaine. Finalement, c'était Kazuki qui avait abordé le sujet un jour de début novembre qu'ils étaient tous deux en train de se changer alors qu'ils étaient seuls dans le vestiaire.
- « Hyûga… » commença prudemment le buteur. Kojirô savait qu'il y avait un problème. Les trois amis ne s'appelaient plus que par leurs prénoms depuis un bon bout de temps. 'Capitaine' avait même un sens différent dans leur bouche. « Hyûga, tu sais…J'ai un problème. »
- « Ouais ? ». Kojirô était encore surpris qu'il soit le confident du groupe. A son avis, Ken était plus doué pour toutes les questions de relations sociales.
- « Tu vois, on m'a dit que c'était mal… que je drague les filles les unes après les autres… »
- « Toi et… euh, Sasaki je croyais que vous étiez ensembles non ? Je veux dire, c'est la première fois que je te vois rester avec une fille aussi longtemps. »
- « Oui, j'ai Miki. Mais je vois aussi d'autres filles. Tiens, ce week-end, j'ai rendez-vous avec cette fille du lycée Shiten. »
- « Et elle dit en dit quoi Sasaki ? »
- « Elle n'en dit rien. Oh oui, au fond elle n'est pas contente. Mais le truc, c'est que je lui avais dit tout de suite que je ne cherchais pas une copine. Elle sait qu'entre nous ce n'est pas sérieux. Je pense qu'elle espère que je vais me calmer, mais ça, pas une chance. »
- « Et ça marche ? Je veux dire, toutes ces filles sont O.K avec ça ? »
- « Oui, elles le savent toutes. »
- « Donc où est le problème ? Tu t'en fiches si on te traite de dragueur. C'est ce que tu es, non ? Un dragueur mais pas un salaud. Tu ne fais rien dans leur dos. »
- « Oui c'est mon point. Elles savent ce que se passera si je sors avec elles. Si après elles s'attachent et se brisent leurs cœurs, c'est leur problème. »
- « Donc ? »
- « C'est important de savoir où on va, quelque soit la nature de la relation. Même si ce n'est que du sexe.» Kazuki se planta devant Kojirô et le força à le regarder. « Hikari te mène en bateau. Continue à baiser avec elle si tu le souhaites, mais fais bien attention à ce que cela reste de la baise. Elle ne te donnera pas autre chose. Et je te signale qu'elle a un copain avec qui elle se balade main dans la main. En fait, elle a plein de copains. Tu t'es fait avoir. »

Sorimachi quitta le vestiaire alors que les autres joueurs entrèrent. Wakashimazu évita le regard de Kojirô, ce qui le laissa penser que les deux s'étaient concertés avant que cette discussion ait lieu et d'envoyer Kazuki. La vulgarité des mots dans la bouche de ce dernier avait frappé Kojirô. Il devait maintenant réaliser que Hikari et lui, ça n'avait aucun sens.
Aussi réussit-il à la repousser quand elle revint le voir. Une fois, deux fois. Il n'y eut pas de troisième fois. Les rêves revinrent. Puis la famille Hase débarqua en force dans sa vie et Kojirô n'avait plus la force de rêver quand il s'allongeait sur son lit. Ou s'il rêvait il ne s'en rappelait pas. Les marques sur son corps disparurent.

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Hikari le retour ! Mais ce n'est pas fini. Et je suis très fière de moi. J'ai réussi à mentionner Hikari sans faire de scène de sexe torride. (A, pas tapé !)

En fait, je ne voulais pas traiter ce sujet dans ce chapitre, mais Hikari s'était imposée comme une grosse $ù° qu'elle est. J'avais pensé mettre ce que je voulais après mais cela aurait fait un chapitre énorme. La suite bientôt !