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J'ai reçu une review de FicAndRea sur est Asuka sur fancfic-fr). Je suis très contente parce que je suis son histoire. Allez tous lire « L'illusion du Réel » et mettez un commentaire pour lui dire à quel point c'est bien.

Autre chose, Tokikofun, MA Tokokofun-sama, est en panne d'inspiration ou fait sa mauvaise tête, ou les deux à la fois. Bref, elle coince sur sa fanfic mais moi je veux la suite. Allez donc lui mettre un message privé sur fanfic-fr ou un commentaire sur fanfiction pour qu'elle me sorte un chapitre.

Finalement pour répondre à Chacha sur fanfiction ; Oui je pense finir ma fic. J'ai déjà toute l'histoire planifiée, et je pense presque que cela va faire un sacré nombre de chaps. Et oui je publie vite, un ou deux chaps par semaine, et si je vois que je ne peux pas tenir le rythme parce que boulot-famille, je vous tiens au courant dans le dernier chapitre publié.

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Publié : 07 décembre 2007

Révisé : 28 décembre 2007

Révisé : 28 févr. 08

Chap. 17 – Le silence est d'or

Dimanche se traîna un peu. Kojirô avait besoin de bouger, mais une tempête de neige les contraignit à rester à l'intérieur. Du coup, Ken et Kazuki ne purent passer venir le voir. Il se rabattit sur la notice d'emploi de son lecteur mp3, et réalisa vite qu'il avait un problème. Comment allait-il transformer ces CDs en mp3 ?
Neeve le trouva en plein dilemme lorsqu'elle vint pour changer le pansement et, à sa surprise lui proposa d'utiliser sa super chaîne Hi-fi. Il pénétra donc en plein territoire ennemi, sous l'œil acéré de la jeune fille qui entreprit, un peu rougissante, de ranger sa chambre. Elle avait installé sa chaîne sur le meuble derrière la porte, à côté de son lit. Le meuble était assez haut, atteignant la poitrine de Kojirô. Il brancha son stick et entreprit de convertir ses quelques CDs, tout en épiant du coin de l'œil Neeve.

Elle commença par ramasser le tapis de vêtements qui couvrait uniformément le sol. Puis elle collecta les livres, CDs et feuilles de papier qui avaient fini leurs vies, abandonnés ou perdus, sous le tas de fringues. Enfin, elle rangea le haut de sa commode qui croulait sous les tubes et parfums. Ce qui rappela Kojirô à ses devoirs fraternels.
- « Hase ? »
- « Hum ? »
- « En ce qui concerne Natsuko… Je ne suis pas certain que… Enfin le maquillage… Elle est un peu petite pour ça. »
- « Elle va avoir treize ans bientôt, et il est temps que tu comprennes ça. En plus, je lui ai choisi des produits de qualité, le tout en couleur pastel. »
- « La qualité n'a rien à voir. »
- « Qu'est-ce que tu préfères ? Que je lui montre comment bien se maquiller, tout en discrétion ou qu'elle expérimente par elle-même, ou encore pire, qu'elle se mette à suivre les conseils de mode des magazines et finisse par ressembler à une pétasse ? »
- « Euh… »
- « La discussion est donc close. »
Ayant encore perdu l'échange, Kojirô feignit de se concentrer sur son lecteur mp3. C'est alors qu'il réalisa que les étagères sous la chaine étaient remplies à craquer de CDs, mis en doubles rangées.
- « Mince, tu en as des CDs ! Est-ce que je peux en copier ? »
- « Vas-y. J'ai aussi des titres directement en mémoire. Fais 'menu' pour voir la liste. »
Neeve écoutait vraiment tout et n'importe quoi. Principalement du rock-pop, mais elle avait une collection impressionnante de métal, house et techno. Beaucoup de R'n'B. Quelques albums de pur pop et ici et la, du jazz, de la musique classique ou des titres inconnus.
- « Toi, tu n'aimes ni le rap ni le reggae. » commenta Kojirô.
- « Non, c'est nul. » conclut fermement Neeve.
Kojirô continua d'explorer les CDs, et arriva à la dernière étagère. Des pochettes de photos étaient entassées sur la série d'albums photo.
- « Pourquoi as-tu autant d'albums ? Tu ne penses pas en avoir assez sur tes murs ? » s'étonna Kojirô.
- « Parce que les photos, c'est le meilleur moyen de se souvenir. »
- « D'accord, mais tant que ça ? »
- « Tu n'as jamais assez de souvenirs. » L'amertume dans la voix de Neeve était nette. Kojirô se retourna juste à temps pour voir une grimace d'infinie tristesse sur le visage de Neeve avant que celle-ci se reprenne et lui dédie un grand sourire.
- « Bon, si tu as fini, moi je te lance un défi. »
- « Un défi ? »
Neeve embarqua ses frères et sœurs dans un tournoi de Twister, que Kojirô perdit, n'ayant aucune chance entre des gamins élastiques comme des singes et une danseuse aguerrie. Puis, Takeru choisissant le jeu suivant, ils jouèrent aux charades et aux mimes pour le reste de l'après-midi.

Lundi matin, Kojirô affronta les bons soixante centimètres de neige pour faire sa distribution de journaux. Jie Wei le surprit en étant présent, mais il venait d'une partie nord de la Chine et traitait cette tempête comme si ce n'était qu'une petite pluie.
- « Hé, qui était la superbe poulette qui a couvert pour toi l'autre jour ? »
- « Ma sœur. » répondit très froidement Kojirô.Poulette?
- « Mince… désolé, vieux, mais vous ne vous ressemblez pas vraiment. »
Ballon aux pieds, écouteur sur les oreilles, il piétina dans la neige pendant une bonne heure, avant de rentrer. Il décida de faire des séries d'abdos et de pompes pour compléter son parcours. Comme il était tôt et que la maison était silencieuse, il pensait être le seul debout. Il cala ses pieds sous le montant de son lit. Mais un coup sur sa porte lui apprit que quelqu'un était réveillé.
- « Bonjour, Hyûga-san. C'est l'heure du pansement. »
- « Hase ? Qu'est-ce que tu fabriques à être debout si tôt ? » grommela-t-il en se remettant debout.
- « Hum ? Je dois aller bosser, mais avec cette neige, les bus vont être bloqués, alors j'ai prévu le temps pour marcher. »
- « Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça ? »
- « Je n'avais pas réalisé que tu étais aussi musclé. »
Kojirô résista à l'envie de porter ses mains à sa poitrine nue. Il avait ôté son T-shirt couvert de sueur pour être plus à l'aise pour faire ses abdos.
- « Tu as fini tes exercices ? »
- « Non, pas vraiment. »
- « Dans ce cas, il faudra que tu demandes à Papa de te refaire le pansement. Cela ne sert à rien si je le fais maintenant, tu vas encore suer. »
- « Si tu le dis… »
Neeve fit demi-tour, prête à sortir de la chambre, mais s'arrêta, se ravisa, tourna encore une fois des talons et s'approcha de Kojirô, qui se méfia un peu de son drôle de sourire. Mais elle se contenta de poser ses doigts sur son estomac.
- « Contracte. »
- « Pardon ? »
- « Contracte, je te dis. » Elle donna un petit coup de poing dans son ventre. Toujours aussi soupçonneux, il s'exécuta et contracta ses abdominaux. Neeve exerça quelques pressions et eut un sourire satisfait… ??. Puis elle déplaça ses mains sur ses pectoraux.
- « Contracte. » répéta-t-elle.
- « Mais je ne suis pas une bête de foire ! » s'indigna Kojirô.
- « Allons, ne fais pas l'enfant. » Avec un soupir, il fit ce qu'on lui demandait. Elle avait les mains chaudes. Finalement, elle entoura son biceps gauche des deux mains, et sans qu'elle le lui demande, il contracta. Elle enfonça son doigt dans la chair et son sourire bizarre s'élargit.
- « Contente ? »
- « Assez oui… »
- « Est-ce que je dois prendre ça pour un compliment ? » railla-t-il alors que Neeve lui tournait autour.
- « Je suppose que tu le prendrais mal si je te mettais la main aux fesses ? »
- « Qu'est-ce que tu crois ? » glapit un tigre outragé jusqu'au tréfonds.
- « Tu es plutôt bien foutu en fait. Je n'avais jamais remarqué… »
- « Oh la, tu sembles presque regretter… »
- « Non, je viens juste de réaliser que j'ai été assez bête pour essayer de me battre physiquement contre toi. Je n'ai jamais eu une chance. » Elle lui dédia un dernier regard tête-pieds-pieds-tête des plus étrange, avant de sortir de la chambre.
- « Bon je vais bosser. A ce soir ! »
Kojirô resta là, planté au milieu de sa chambre. Puis il se précipita sur son T-shirt. Le regard de Neeve l'avait transpercé, il avait eu l'impression d'être tout nu devant elle. Avec un soupir, il retourna à ses abdominaux et à ses pompes.

Il était 15h tapantes quand la sonnette de la porte d'entrée retentit. Kojirô, affalé sur le canapé du salon, releva la tête, étonné. Ken et Kazuki ne devaient pas arriver avant trente minutes. Il était seul, parce qu'il avait refusé d'accompagner sa famille au cinéma pour aller voir « Les Chroniques de Narnia ». Et puis quoi encore ?
Il déplia son grand corps et alla ouvrir la porte. C'était Ayame.
- « Bonjour ! Joyeux Noel ! » lança-t-elle.
- « Euh, ouais. Hase n'est pas là. »
- « Je sais, c'est toi que je viens voir. » Et elle se glissa à l'intérieur en se faufilant sous son bras. Avec un soupir à fendre l'âme, il ferma la porte.
- « Sakamoto, soyons honnêtes, je ne suis pas intéressé par toi donc… »
- « Oh vraiment ? » Elle enleva ses bottes et le regarda par en dessous.
- « Oui. »En fait, je te trouve mignonne et marrante, mais bien trop aguicheuse et puis Hase m'écorcherait vivant si je venais à sortir avec toi !
- « Hum, méchant va ! »
- « Je suis sérieux. Si tu es venue draguer, tu peux partir. »
- « Pff, tu es vraiment dur. Et de toute façon, Neeve m'a bien fait la leçon, je n'ai pas le droit de jouer avec toi. »
- « Jouer avec moi ? » s'étrangla Kojirô.
- « Sauf si bien sûr, tu te jettes sur moi en avouant que tu es prêt à te sacrifier corps et âme pour moi. Enfin, plus corps que âme, si tu vois ce que je veux dire. »
Kojirô toussota pour cacher son embarras. Puis, prit d'un doute, il posa LA question.
- « Sakamoto, est-ce que tu penses étudier la psychologie plus tard ? »
- « Euh… pas vraiment. Je n'y ai pas pensé… Mais maintenant que tu en parles, oui, pourquoi pas ? »
Oh joie ! Une Hikari en puissance !
Ayame avait posé sac et manteau dans le salon et se faisait une tasse de thé, comme si elle était chez elle. Elle s'assit sur le canapé et tapota la place à ses côtés.
- « Viens faire sissitte. Toi et moi allons avoir une graaaande conversation. »
- « Ah bon ? » Kojirô n'aimait pas la tournure des événements. Et il n'était pas un chien. Il ne faisait pas sissitte ! Il s'appuya contre un mur et croisa les bras.
- « Je vois. Bon, je vais faire comme si tu étais mignon tout plein. Donc, ma question… Que s'est-il vraiment passé avec Shun ? »
Si la question surprit Kojirô il ne le montra pas.
- « Je lui ai mis mon poing dans la figure. »
- « Merci, j'avais compris. » répliqua acidement Ayame. « Pourquoi ? »
- « Parce que je ne l'aime pas. »
- « Pourquoi ? »
- « Parce que c'est un con. Tu as fini avec tes questions ? » gronda-t-il.
- « Non. Pas la peine de te mettre en colère, je veux savoir et je te ferai cracher le morceau, foi de Sakamoto. » La voix était menaçante et elle ne plaisantait pas. « Donc pourquoi ? »
- « Mais qu'est-ce que tu viens fouiner ? Ce ne sont pas tes oignons ! ». Cette fois Kojirô était en colère. L'intimidation ne fonctionnait pas avec lui.
- « Ecoute-moi bien ! » Ayame réussit l'exploit de le foudroyer du regard depuis son canapé. « Neeve est ma meilleure amie et son bonheur est important pour moi. Donc si tu viens tout casser, cela devient mes oignons. »
- « Dans ce cas, dis-lui de quitter cet abruti. »
- « Pourquoi ? »
- « Mais tu m'emmerdes à la fin avec tes pourquoi ! »
Ayame sirota un peu de son thé.
- « Est-ce que tu savais que je connais Shun depuis presque trois ans ? »
- « Non. »
- « Mais je sure que tu admettras que trois ans c'est beaucoup. »
- « Et alors ? »
- « Arrête de crier. Est-ce que tu connais Shun ? »
- « Moi non, mais mon poing a fait ami-ami avec son nez ! » rétorqua-t-il avec un sourire méchant.
- « Non, je voulais dire, lui avoir parlé, savoir ce qui se passe dans sa tête ? »
- « Pas besoin d'être devin pour savoir qu'il ne se passe rien dans sa tête ! »
- « Donc si un type que je connais depuis trois ans me dit qu'un mec qu'il ne connaît ni d'Adam ni d'Eve lui a presque cassé le nez, quelle réaction penses-tu que j'ai ? »
- « Tu dis que ce mec inconnu est un gros con et tu viens le faire chier jusque dans son salon ? »
- « Tu sais que tu es un type bien toi ? » Mince, qu'est-ce qu'elles ont toutes à me sortir ça ? « Mais dommage pour toi, tu as tout faux. La bonne réponse est que normalement tu sympathises avec ton ami et décides que cet inconnu est effectivement un gros con et ne vaut pas la peine de s'exciter sur son cas. »
- « Purée, où veux-tu en venir ?! Si tu as un truc à dire, dis-le et casse-toi ! »
- « Il n'est donc pas logique que je sois ici, maintenant, n'est-ce pas ? »
- « Rien à battre, casse-toi. » Ayame n'était pas le moins du monde impressionnée par l'attitude de Kojirô.
- « A moins que je n'ai pas envie de sympathiser sur le cas de ce copain. Ce qui veut dire que la 'victime' n'est pas un si bon copain que ça. » Elle sirota encore un peu de thé, le temps que ses paroles atteignent le cerveau de Kojirô.
- « Attends un peu… » fit ce dernier en se décollant du mur. « Tu n'es pas copine avec Shun ? »
- « Ce n'est pas parce que ma meilleure amie sort avec lui que je dois être sa copine. »
Ils se regardèrent en silence. Ayame posa sa tasse délicatement sur un sous-verre et croisa les chevilles. Elle soupira délicatement.
- « Neeve et Shun sortent ensemble depuis presque trois ans. Depuis qu'ils ont douze-treize ans. »
- « Et ? » Elle avait laissé sa phrase en suspens, comme si la conclusion était tellement évidente qu'elle n'avait pas à prendre la peine de la finir.
- « Et qu'est-ce qu'on y connaît, à l'amour, quand on a treize ans ? »
Il sourit, repensant à Natsuko. Non, en effet, les romances de treize n'étaient pas de l'amour.
- « Je pense que Neeve, » reprit la jeune fille, « est plus habituée à l'idée d'être amoureuse de Shun qu'elle n'est réellement amoureuse de lui. »
- « Hein ? »
- « En gros, ils ont grandi ensemble. Se tenir la main, les premiers bécots, les premiers rendez-vous amoureux, les premiers attouchements, les premiers french kiss. Et tout et tout. Je pense qu'elle n'arrive pas à imaginer une vie sans lui. Mais est-ce vraiment de l'amour ? »
- « Et le rapport avec moi ? »
- « Pourquoi penses-tu que Neeve s'accroche à Shun ? »
- « Mais qu'est-ce que j'en sais moi ? » rugit Kojirô. « Parce qu'il a une belle gueule, sûrement. Et si ce que tu dis est vrai, parce qu'elle ne voit pas qui il est vraiment. »
- « Exact. Elle a une image de Shun qui ne correspond pas à ce que – ou qui – Shun est vraiment. »
- « Ben qu'est-ce que tu attends ? C'est toi la meilleure amie non ? C'est ton job d'aller lui secouer le cocotier ! »
- « Neeve est amoureuse. Elle refusera de voir la réalité en face. Elle refuse déjà de voir la réalité en face. Si je vais lui parler, je ne ferrai que la blesser. Et elle s'éloignera de moi, ce qui fait que je ne pourrai plus garder un œil sur elle. »
- « Tu en penses quoi, du Shun ? Ou mieux, qu'est-ce que tu penses que Shun voit en Neeve ? »
- « Qu'elle n'est pas un coup facile, si c'est ce que tu imagines. Tout le monde, toi compris si tu venais à faire sa connaissance, s'accorde à dire que Shun est intelligent, intéressant, mature et éveillé. Il est riche, bien éduqué, et il est beau. Si, si, je t'assure il est beau. Il est gentil, plutôt généreux et n'a pas trop la grosse tête. »
- « Le prince charmant quoi. »
- « Sauf que si tu le fréquentes trop, tu t'aperçois qu'il est plein de morgue envers les gens « normaux. » Pas ceux qui ne sont pas aussi doués en étude que lui, mais ceux qui n'étudient pas assez. Ceux qui n'exploitent pas leur potentiel à fond. »
- « C'est malsain ça. »
- « Exactement. Et je pense qu'il voit Neeve comme la parfaite petite amie. Je pense qu'il l'aime beaucoup, mais pas autant que Neeve l'aime. Pas comme Neeve l'aime. En fait, Shun est quelqu'un de compliqué. »
- « Ah ouais ? » Je l'ai trouvé plutôt primaire moi. Genre obsédé sexuel.
- « Moi aussi, je pense que je ne vois pas le vrai Shun. A trop rester près de lui et de Neeve, je ne vois pas bien les choses en face. Mais je te vois toi. Je ne te connais pas, ce qui me permet de voir que tu es quelqu'un de bien. »
- « Ah ouais ? »
- « Et c'est aussi ce que Neeve me dit de toi, oui. » Neeve lui dit du bien de moi ? « Donc le fait que tu aies prit Shun en haine juste par un regard m'apprend bien plus sur Shun que les trois derniers mois. »
- « … »
- « Donc je te confie Neeve. Ne tape plus sur Shun, parce qu'elle va se mettre à pleurer. Mais veille qu'elle ne tombe pas trop dans l'illusion. Et elle aura besoin d'une épaule sur laquelle pleurer quand elle se réveillera. La chute sera dure, crois-moi. »

C'est à ce moment que Neeve rentra. Ayame fronça les sourcils. Elle n'avait pas finit, et maintenant impossible de parler.
- « Hé, Ayame, qu'est-ce que tu fais ici ? »
- « Je voulais juste faire un coucou. Mais tu n'étais pas là ! Hyûga m'a invitée à rester ici en attendant. »
- « Ah ? C'est…gentil de sa part. »
- « Oh, Neeeeeeeeeve ! Tu ne connais pas la meilleure ! »
- « Non. Hyûga-san, je fais du thé, est-ce que tu en veux ? »
- « En fait, oui. »
Il s'approcha du bar américain pour se poser près d'Ayame qui lui fit un clin d'œil discret.
- « Devine qui veut aller à Tôhô l'année prochaine ? »
- « Je ne sais pas… attends NON ! »
- « Et si ! »
- « Mais noooon ! Elle a toujours dit qu'elle voulait aller à Shiten parce que ''les uniformes sont telleeeeeement miiiiignons''.» Neeve imita une voix haute perchée. « Elle fait une obsession sur moi ou quoi ? Avec toute ma chance, elle va atterrir dans ma classe. Miss psychopathe grosse truie Yamashita. »
Neeve s'assit sur une chaise de l'autre côté du bar américain et s'affala sur le comptoir. Ses longs cheveux s'éparpillèrent partout.
- « Je veux mouuuuriiiiir ! » geignit-elle.
- « Allons, allons… » tempéra Ayame en tapotant le crâne de son amie. « Rassure-toi, nulle comme elle est, elle ne sera pas dans la section internationale. »
- « Tu rigoles, elle ne devrait même pas être au collège. Elle devrait être enchaînée dans une camisole dans une chambre toute blanche avec des tapis au mur. » Neeve ne releva pas la tête. « Je hais la viiiiiiiiiiiiie. »
Le carillon de la porte résonna soudainement.
- « Ça, c'est Ken et Kazuki » fit Kojirô en se levant.
- « Laisse, je vais ouvrir. De toute façon je dois partir. Neeve, je te téléphone plus tard, je hais quand tu fais ta miséreuse. Au revoir, Hyûga-san ! »
Et Ayame partit. Il l'entendit ouvrir la porte.
- « Bonjour Ken. » salua-t-elle d'une voix malicieuse.
- « Euh… Bonjour »
- « Et c'est toi donc Kazuki ? »
- « En chair et en os. Pour vous servir. »
- « Et ben tu me servira en te poussant, je dois passer. A plus. »
- « Au revoir ! » firent les deux footballeurs en cœur.

Deux secondes après ils déboulèrent dans la pièce principale. Ils virent Kojirô enfoncer une cuillère en bois dans le bras de Neeve, qui ne réagit pas. Elle se laissa glisser de quelques centimètres sur la surface du comptoir. Kojirô, grand sourire aux lèvres, continua encore et encore, et Neeve ne consentit à bouger que lorsqu'elle était sur le point de tomber.
- « Mince, on ne peut même pas déprimer en paix dans cette baraque. » grommela-t-elle en se levant. « Crétin ! » D'un geste vif, elle attrapa une spatule en plastique et entreprit de croiser…le fer… avec Kojirô. Comme de bien entendu, la pauvre cuillère en bois qui n'avait rien demandée à personne se brisa, et le bout alla s'envoler pour retomber aux pieds de Ken.
- « Mais c'est pas un peu fini, non ? On dirait des gamins ! »
- « Hé, qui était la super fille à la porte ? » demanda Kazuki tout songeur.
- « Ma copine Ayame. Pourquoi ? »
- « Rien, c'est juste que je n'ai pas l'habitude de voir des filles sortir de chez Kojirô. Surtout des comme ça ! »
- « Tiens Neeve, regarde ça. Je suis sûr que cela va te remonter le moral. » fit Ken en sortant plusieurs CDs de son sac, et en coupant Kazuki avant qu'il ne dise une belle bêtise.
- « Oh lala ! Où est-ce que tu as déniché celui-là ? » s'exclama la jeune fille en bondissant sur les pochettes et en parcourant les titres. « Et ça ? Je ne connais pas cet album ! »
- « Je t'avais bien dit que cela te plairait. »
- « Cool ! Je monte les graver et je te les rends tout de suite ! » Neeve partit comme une flèche, laissant Ken sous les regards accusateur de Kazuki et Kojirô.
- « Depuis quand est-ce que tu connais ses goûts en musique ? » questionnait ce dernier, l'air suspicieux.
- « Euh, on a dû en parler comme ça en passant… » bredouilla Ken.
- « Depuis quand est-ce que tu lui parles comme ça en passant ? » ajouta Kazuki.
- « Mais euh ! Le jour après la fête, j'ai téléphoné à Kojirô et c'est elle qui a répondu. On a juste discuté quoi ! M'enfin ! »
Kojirô et Kazuki reniflèrent tous les deux de concerts, l'un n'aimant pas qu'on utilise son téléphone, le second jaloux de n'avoir pas pu ''discuter'' avec Neeve.
- « Bon, les gars, j'ai tout de même un truc pour vous. » annonça Kojirô. « Devinez ce que j'ai eu pour Noël ? »
Quelques cris de surprises et des remerciements plus tard, ils s'installèrent devant la télévision pour suivre un match de foot de la Ligue des Champions de l'UEFA. Shouta avait fait installer le câble, et la famille avait le choix entre presque cinquante chaines. Peu de temps après, Mamoru, Takeru et Natsuko arrivèrent et annoncèrent que leurs parents avaient décidés de prendre la soirée en amoureux. Les trois gamins se joignirent au groupe pour venir hurler contre les joueurs ou l'arbitre. A tel point que Neeve redescendit en vitesse pour voir ce qui se passait.
- « Oh, ce n'est que du foot… » Elle fronça le nez d'un air dégoûté.
- « Comment ça, que du foot ? Kojirô, tu ne la pas dressée comme il faut ! » s'indigna Kazuki.
Avec un grand sourire narquois, elle se pencha sur le canapé et passa les bras autour du cou de Ken, sous prétexte de lui rendre ses CDs.
- « Non, je suis une méchante petite fille qui ne s'intéresse pas au foot. Mais j'ai d'autres passe-temps dans la vie. » fit-elle d'un ton provocateur et tentateur. « Ken, merci beaucoup pour tes CDs. » ajouta-t-elle d'une voix innocente et douce. « Je te passe ceux-là, tu me diras si tu aimes… »
Ken ne dit rien, il était tout rouge parce que 1. Kojirô et Kazuki le foudroyaient du regard, le premier n'aimant qu'il se laisse faire par Neeve, le deuxième parce qu'il était jaloux de fait que Neeve flirte avec Ken et pas lui. Et puis 2. Avec Neeve penchée comme elle était derrière lui, il sentait sa poitrine contre son cou, et ca le mettait bien à l'aise… non mal à l'aise… non bien… non mal et puis 3. Tout gêné ou content qu'il était, il en oubliait de respirer.

Neeve se redressa et disparut dans la maison. Elle passa le reste de l'après-midi en vadrouille dans la maison, apparemment collectant le linge sale, faisant les lessives et ramassant le linge sec. Elle finit par dresser la table à repasser dans un coin du salon et regarda le match d'un œil discret.
- « Qui joue contre qui ? »
- « Milan contre Manchester. »
- « Qui est en rouge ? »
- « Milan. »
- « Qui gagne ? »
- « Milan, tais-toi un peu j'essaye de suivre. » répondit distraitement Kojirô.
- « Et comment comptes-tu faire mon éducation comme ça ? »
- « Moi je veux bien faire ton éducation ! » lança Kazuki en lui dédiant un grand sourire.
- « Non merci, mais je ne pense pas que tu puisses faire l'affaire. »
- « Pardon ? »
- « Tu n'es qu'un buteur alors que Hyûga-san est butteur ET capitaine de l'équipe. Je ne fréquente que les meilleurs. »
Sorimachi se retourna dépité et Ken eut une crise de fou rire silencieuse. Il aimait Neeve, elle était vraiment trop drôle. Plus personne ne parla avant que Neeve se mette à rouspéter lourdement.
- « Mais ce n'est pas possible. Hyûga-san ! » La voix claqua et bien malgré lui, le jeune homme sursauta.
- « Qu'est-ce que j'ai encore fait ? » grommela-t-il sans quitter l'écran des yeux.
- « Pourquoi est-ce que tu roules toujours les manches de tes T-shirts ! C'est impossible à rattraper au repassage !! » Neeve regardait d'un air dégoûté le vêtement sur la planche.
- « Hein ? Tu repasses mes T-shirts ? » Cette fois-ci il se retourna. « Mais laisse tomber, tu es malade. »
- « Ah bon ? Tu es certain ? » Neeve faisait la moue devant sa pile de linge.
- « Pff, quelle idée de fille… repasser mes T-shirts. »
- « Paaaarfait ! » Neeve retira une quantité impressionnante de vêtements de son panier, les plia soigneusement et réalisa que sa pile avait largement diminuée. Au bout de dix minutes, elle avait fini. Elle rangea son matériel et disparut encore.
Le match se termina, mais Kojirô zappa sur une autre chaine sport.
- « Mais, c'est Wakabayashi ! » s'écria Ken. « Qu'est-ce qu'il fout a la télé, lui ? »
- « Il est plutôt mignon. » commenta Neeve qui passait par là. « Qui est-ce ? »
- « Le plus grand rival de notre ami Ken ici présent. » taquina Kazuki. Devant l'air vide de Neeve, il ajouta « C'est lui, le gardien titulaire de l'équipe junior du Japon. »
- « Ah… Dans ce cas, il pue. Boooouuu ! » lança Neeve.
- « Pourquoi ? » s'étonna Ken.
- « Parce que c'était toi le meilleur. » répondit Neeve avec un grand sourire. « Booooouuu !» reprit-elle, accompagnée des trois plus jeunes Hyûga.
- « Taisez-vous un peu !» tonna Kojirô. « J'essaye de comprendre ce qu'ils disent. Déjà que c'est en anglais. »
- « En gros, ils disent que c'est un des espoirs pour les clubs de foot allemands. Ils sont en train de comparer son jeu à celui d'un certain Muller. » fit Neeve.
- « Quoi ? Tu comprends ce qu'ils disent ? » firent Ken et Kazuki plein d'admiration.
- « Très bien, toi tu restes là et tu traduis. » Kojirô lui empoigna l'avant bras et la força à s'asseoir près de lui. Kazuki dut faire un bond de côté pour éviter qu'elle ne tombe sur ses genoux. Non pas qu'il s'en serait plaint.
- « Mais j'ai des trucs à faire moi ! » protesta Neeve.
- « Hase ! Sois gentille pour une fois. »
- « Je suis toujours gentille, c'est toi le méchant. »
- « Ce n'est pas pour moi, c'est pour Ken. » glissa-t-il d'une voix mi-fiel mi-miel.
Prise à son propre jeu, elle s'assit confortablement.
- « Il fallait le dire plus tôt. Le programme passe en revue les espoirs du foot en Europe. Ils sont en train de parler de Scheiner… »
- « Schneider ! » corrigea Kojirô. « Applique-toi un peu quand même ! Kazuki, enregistre le truc.»
Elle soupira et reprit l'interprétation du documentaire. Une fois terminé, elle se leva d'un bond.
- « Mais vous avez vu l'heure ! Il est temps que je prépare à manger ! »
- « Oui j'ai faim moi !» pleurnicha Takeru.
- « Moi aussi. » constata Kojirô.
- « Hyûga-san, tu as toujours faim ! » répondit Neeve depuis le frigo. « Bon, il y a du poulet. Oh la, il faut manger ces tomates. Oh du concombre. Mais qui a fait les courses ! Il n'y a rien dans ce frigo… Bon ramen au poulet pour ce soir !» annonça-t-elle.
- « Ouaiiiis ! » Mamoru aimait le poulet.
- « Ken, Sorimachi, ça vous va ? »
- « Nous ? Pourquoi ? » demandèrent les deux interpellés.
- « Je pensais que vous restiez dormir ici ce soir moi ! En plus il est déjà trop tard pour les bus et les métros seront sûrement fermés avec cette neige. »
Les trois garçons remarquèrent pour la première fois qu'il neigeait abondamment.
- « Mais nous ne pouvons pas rester ici et s'imposer. Cela ne se fait pas. »
- « Cela se fait très bien et vous allez rester. » menaça Neeve en agitant son concombre.
- « Mais où va-t-on dormir ? »
- « Je pensais dans la chambre de Hyûga-san. Nous avons un extra matelas deux places, et il a une place dans son lit. Nous avons une chambre d'ami aussi. Mais je veux bien partager mon lit avec Ken si cela arrange tout le monde. »
- « Non, je suis sûr que tu parles en dormant. » répliqua ce dernier, en se retenant à grand peine de rougir. Il s'approcha du comptoir et prit quelques tranches de concombre.
- « Tu n'as pas tord. Mais Hyûga-san ronfle. »
- « Et Kazuki pue des pieds… Je suppose que nous allons tous rester dans la même chambre. Dans la joie et la bonne odeur. »
- « Bon, dans ce cas. Ken, Hyûga-san, allez chercher le matelas. Il est sous le lit dans la chambre d'ami. Natsuko, sors des couvertures et oreillers s'il te plait. Sorimachi, tu aides Mamoru à mettre la table. »
- « Chef, oui Chef ! » plaisanta Ken en saluant à la militaire.
- « Et moi ? » demanda Takeru.
- « Toi tu surveilles les deux zigotos, qu'ils fassent bien leur travail. » fit Neeve en désignant Kazuki et Mamoru.
Sorimachi commença à protester. Mais il suivit Mamoru dans la cuisine qui prit les assiettes dans la cuisine et lui fourgua les couverts dans la main. Il essaya de prendre du concombre mais se reçut un coup de cuillère en bois - une autre - bien placée sur la main.
- « Aïe ! »
- « Bien fait ! Arrête de voler ! »
- « Mais pourquoi pas Ken ? »
- « Parce que Ken, lui, est un gentil garçon ! » répondit Neeve alors que l'intéressé passait dans le couloir en portant le matelas. Il fit un grand sourire à Neeve, juste pour faire enrager Kazuki.
- « Mais moi aussi je suis un gentil garçon… » tenta de séduire Kazuki.
Neeve le regarda bien en face, eut son sourire narquois et leva son sourcil droit. Kojirô apprécia le fait que pour fois, ce n'était pas lui qui était visé.
- « Sorimachi, je veux bien admettre que tu es plein de choses, mais tu es tout sauf un gentil garçon. »
Tout le monde éclata de rire. Et riait encore quand le repas fut prêt. Et encore quand ils allèrent tous se coucher, même s'ils riaient pour autre chose.

Le réveil de Kojirô qui sonna à 7h le lendemain arracha des protestations étouffées à Ken et Kazuki. Après maintes discussions, Kojirô avait mit son propre matelas par terre, et les trois jeunes hommes avaient tous partagés les deux matelas deux places. Kojirô, le plus près du chevet, éteignit l'importun et piétina allégrement ses deux amis.
- « Debout les marmottes ! Les journaux n'attendent pas. »
Ken grommela quelque chose qui mettait en relation journaux et une partie anatomique du corps du Tigre normalement gardée privée. En guise de vengeance, Kojirô attrapa les couvertures.
- « Allez, courir va vous réchauffer. Debout sinon j'appelle Mamoru et Takeru. »

La menace fit son effet. Kazuki et Ken sautèrent hors du lit et furent prêts en instant. Ils distribuèrent les journaux à trois, à grande vitesse et à grand renfort de boules de neiges. Puis ils continuèrent à courir jusqu'au parc, où ils jouèrent au foot. Kojirô prit la position de gardien tandis que Sorimachi et Wakashimazu s'affrontaient pour la balle.
Ils ne s'arrêtèrent que parce qu'ils avaient vraiment trop faim pour continuer. Leurs montres étaient plus proches du déjeuner que du petit-déjeuner. Ils rentrèrent au pas de course, le perdant devant préparer le repas des deux autres. Ils arrivèrent en même temps et chahutèrent encore un peu dans le jardin avant que leurs trois estomacs grondent en concert.

Ils furent accueillis par une musique rock puissante. Kojirô se déchaussa et se précipita sur le palier prêt à rugir mais s'arrêta net. Les deux autres se cognèrent contre lui dans l'étroit couloir. Ils commencèrent à protester mais devant le manque de réaction total de leur capitaine, suivirent son regard. Et leurs mâchoires tombèrent, leurs yeux s'écarquillèrent, les mots s'étranglèrent dans leurs gorges. Ils étaient sur le palier et dominait le salon où Neeve faisait le ménage. Elle était encore en pyjama, un vieux truc en lycra moulant qui disait « Dance your life away ! » sur le haut. La musique venait de la télévision, branchée sur la chaine des clips vidéo. Le son était mis si fort pour couvrir le bruit de l'aspirateur. Neeve chantait avec la musique, mais surtout se déhanchait avec la musique. Et elle savait se déhancher, chose que Kojirô avait déjà constatée, et que Ken et Kazuki constataient maintenant. Elle utilisa l'embout de l'aspirateur pour mimer le corps d'une guitare électrique. Elle se mit à agiter la tête furieusement, ses cheveux volèrent partout et les trois garçons eurent un petit rire. Mais Neeve se pencha, les fesses en l'air, pour aspirer sous la table et le rire devint un hoquet. Elle arrêta l'aspirateur alors que la musique devenait un clip pop. Elle continua à gigoter, dans le rythme, tout en saisissant le balai-serpillère. Neeve fit un moon-walk à la Michaël Jackson, trainant le manche du balai avec elle. Avec une série de pointe et d'entrechats, elle passa autour des canapés. Le clip changea pour une musique plus lente et plus soutenue par des batteries, une sorte de R'n'B moderne. Elle s'adapta au nouveau son, et ses mouvements se firent plus sensuels. Elle se servit du balai, planté au sol, comme d'un dancing pole, pour descendre en tortillant des fesses, le dos bien droit. Elle remonta de la même façon les trois garçons avalèrent leur salives difficilement. Puis Neeve eut une pirouette et remarqua enfin les trois garçons, qui rouges et la tête vide, la regardaient comme une brochette de merlans frits.
- « AAAAH! » ne put-elle retenir. Elle tira sur son haut de pyjamas et s'empourpra. En retour, ils tournèrent violets. « Je croyais que vous étiez partis ! » accusa-t-elle.
- « Je croyais que tu bossais ! » répliqua Kojirô, le premier à se reprendre.
- « Vous étiez là depuis longtemps ? »
- « Non. » mentit-il.
- « Je dois aller me changer. Je vais bosser bientôt. D'ailleurs je suis de corvée de fermeture donc je rentrerai tard. »
- « On prend notre petit déjeuner et on s'en va. »
- « Bien. »
- « Bien. »
Tout le monde trouva quelque chose à faire. Les garçons allèrent prendre une douche et Neeve sa changea. Elle redescendit en jeans et un gros pull.
- « Hyûga-san, pour ton pansement… »
- « O.K je viens. »
Ils disparurent dans la salle de bains pendant cinq minutes pendant lesquelles Ken et Kazuki préparent les tartines. Kojirô revint avec un beau bandage tout blanc.
- « Euh… bon…Je vais bosser. »
- « Où est le tout le monde ?»
- « Papa est a l'hôpital, et il a prit Mamoru et Takeru avec lui. Ils voulaient voir ce qu'il faisait. Keiko-san travaille et Natsuko dort chez une copine. Oh… Papa a rangé le matelas et j'ai nettoyé ta chambre parce qu'avec ta main… Ce n'est pas une bonne idée que tu touches de la poussière. A plus !»
- « Au revoir ! » s'écrièrent en cœur Ken et Kazuki, encore un peu sous le choc.
- « Est-ce qu'elle vient de dire qu'elle venait de nettoyer ta chambre ? »
- « Est-ce qu'elle vient de jouer à l'infirmière avec toi ? »
- « Quoi ? Pourquoi vous me cherchez des poux ? » protesta Kojirô.
- « … »
- « … »
- « … »
- « Je savais qu'elle était bien moulée… Mais elle a vraiment le corps pour aller avec son… fessier. Je me demande comment est sa poitrine…» fit Kazuki.
- « Ronde. » laissa tomber Kojirô distraitement. Ses deux amis le foudroyèrent du regard.
- « … »
- « … »
- « Raaaa… N'allez rien imaginer ! »
- « … »
- « … »
- « Elle n'énerve et elle me casse les couilles. »

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