Un grand merci à Thokyo pour son cri du cœur !!! Hélas, je suis perverse… Oui, très perverse. Oui je l'assume et j'en suis fière… Non ?

Super gros bisous à superchewbacca qui a prit la peine de se détruire le cerveau à lire mes élucubrations avancées (au moins elles n'étaient pas alcoolisées…). Bonne chance pour ton bac blanc !

Aredhel Mustang s'est aussi tapé presque toute ma fic. Merci merci merci

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Note aux lectrices : Une question peut-être indiscrète m'est parvenue en message privée… Neeve était-elle encore pure et innocente ou a-t-elle déjà vu le loup ?

Humhum… Qu'est-ce que vous en pensez ?

Puis-je avoué que je n'avais pas encore pensé à ce détail… Diantre me direz-vous ? A quoi sert mon cerveau… la réponse pourrait être « à faire joli » ou « à faire drelin-drelin quand je secoue la tête… », ou encore « à rien… » mais généralement, vous aurez un « Nya ? Cerveau ? qu'est-ce que c'est ? ça se mange ? »…

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Une des meilleures parodies ! J'aime aussi ses autres écrits mais c'est plein de Yaoi, donc vous êtes prévenues, les filles.

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Question générale à qui a la réponse - Purée j'en ai des trucs à dire…

Encore des cochonneries d'accent long des japonais. Alors c'est Kojirô, Kôjiro ou Kôjirô qu'il s'appelle, le tigrou ?

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Publié : 24 Janvier 2008
Révisé : 28 février 2008

Chapitre 26 – La gourmandise est un vilain défaut.

- « Je t'aime, je t'aime…. » grommela-t-il en se tordant le coup pour apercevoir la télévision. Ce que c'était encombrant, les filles…
- « Non, tu n'y mets pas le cœur… » pleurnicha-t-elle.
Il arrêta de bouger et la regarda bien en face. Surprise par son manque de résistance, elle le regarda à son tour, un sourire angélique aux lèvres, prête à riposter à n'importe laquelle des répliques qu'il se préparait à sortir.
- « Hase, qui arriverait à ne pas t'aimer ? » dit-il le plus sérieusement possible. Neeve rosit, Ken sourit, et Kazuki se renfrogna un peu. « Tu es une sale gamine capricieuse, chiante, bornée, menteuse, allumeuse, nulle en maths et je t'aime. » Neeve rosit encore plus. « Maintenant, dégage. » Et il la décolla en un instant, prouvant que s'il avait voulu, il s'en serait débarrassé à n'importe quel instant.
Toute contente, elle s'empara des copies d'anglais et s'installa sur la table servant aux repas à côté des canapés. Kojirô reporta toute son attention sur le commentateur pendant que Ken secouait la tête d'un air entendu. Seul Kazuki plissait encore des yeux, avant de sourire.
- « Je peux goûter ton gâteau ? »
- « Non. »
- « Je te donne une tartelette en échange ? »
- « Touche à mon sac et tu es mort, Sorimachi. » menaça Kojirô sans même détourner les yeux du poste de télévision. Le sourire de Kazuki s'élargit. Ken et lui se regardaient, complètement d'accord. Il s'était fait avoir, elle le menait par le bout du nez. En fait, de l'estomac, mais il était fait comme un rat. Ils troquèrent tartelettes au citron et abricot, puis s'enfoncèrent dans les coussins moelleux du sofa pour profiter du match.
- « Neeve ? » demanda soudainement Takeru.
- « Oui ? » répondit-elle sans lever les yeux de la feuille qu'elle lisait.
- « Tu pourrais faire du curry vert ce soir ? »
- « Pourquoi pas ? … Ne me dis pas que tu as faim. »
- « Si… » avoua le garçon d'une petite voix.
- « Mais… Nous sommes sortis de table il n'y a pas trois heures et tu viens de t'empiffrer un sac de cookies… »
- « Oui mais j'ai encore faim. »
- « Moi aussi. »
- « Moi aussi. »
- « C'est vrai que j'ai un creux… »
- « Maintenant que j'y pense, moi aussi. »
Neeve regarda les cinq garçons en clignant des yeux.
- « Je n'y crois pas… Je ne peux pas y croire. Je ne VEUX pas y croire. » Elle secoua la tête. « De toute façon, il n'y a plus rien à manger. Je vais faire les courses demain, une fois que je suis débarrassée des béquilles. »
- « Aaaaaahhhh… » firent cinq voix déçues. Le silence retomba jusqu'à la mi-temps où Neeve appela Sorimachi.

- « Qu'est-ce que tu veux dire dans cette phrase ? » interrogea-t-elle. Kazuki se leva et vint se pencher sur sa propre copie.
- « Que le livre d'Orwell reste toujours d'actualité, bien que les polémiques changent. »
- « Tu dis le contraire. »
- « Mince… » Il tira la chaise près d'elle et fit une moue. Heureusement, elle récrivait sa phrase pour lui.
- « Mais tu le penses vraiment ? » reprit Neeve.
- « Quoi ? »
- « Que les écrits d'Orwell sont utilisés comme symboles, mais jamais réellement compris ? »
- « Oui. »
- « Et les arguments qui disent que le livre reste d'actualité parce qu'il y a toujours un mal plus grand ? »
- « C'est de la pure connerie. C'est peut-être de la politique, mais les notions de bien et mal sont toujours les mêmes. La politique ne détruit pas ces notions, mais les interprète. »
- « Oui, mais dans son livre, Orwell décrit bien la prise de conscience des animaux comme une réaction face à un mal. »
- « Ce sont des animaux, ils sont censés travailler. Ils ne font que refuser l'ordre naturel des choses. »
- « Donc ils ont tort pour toi ? »
- « Oui ! »
- « Donc tu penses que tout être a un destin tout tracé ? »
- « Non, mais il y une part de votre vie qui reste irrévocable. Comme les êtres vivants sont destinés à mourir, comme les fourmis sont destinées à avoir un esprit communautaire. »
- « Tu ne crois pas en l'évolution ? »
- « Evolution oui, pas révolution ! »
Ken et Kojirô regardaient Neeve et Kazuki assis l'un à côté de l'autre en train d'argumenter.
- « Je n'y crois pas… Kazuki qui parle philosophie…. » railla Kojirô.
- « Et alors ? » défia Neeve. « Il est loin d'être bête ! Pas comme toi… Ton essai est creux, sans personnalité. On dirait que tu l'as pompé d'un livre. »
Kojirô se figea. C'était la deuxième fois en deux jours qu'on lui disait qu'il n'avait pas de personnalité. Et bizarrement, cela faisait mal. Très mal. Surtout venant de Neeve. Après tout, qu'est-ce qu'elle s'y connaissait en personnalité, je vous le demande bien ? Quand on voyait son copain…
- « Grmph » Tout de suite, elle sut qu'elle avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Mais quoi encore ? S'il ne supportait pas les critiques, il était mal barré. Ce n'est pas comme si elle avait dit que lui n'avait pas de caractère. Il en avait à revendre, du caractère. Son attitude la contraria plus qu'elle ne le pensait. Pauvre débile, va !
Le match reprit. Neeve boudait toujours, et décida d'aller jouer de la basse, puisque Natsuko n'était plus là. Heureusement qu'ils n'avaient pas besoin du son pour suivre le match de foot, parce que sinon… Cependant, au bout d'un moment, Kojirô soupira et se leva. Il monta les escaliers quatre à quatre et ouvrit la porte de la chambre de Neeve, sans même frapper.
- « Oh, Hase, moins fort ! »
- « Pardon tu disais ? » fit-elle en s'arrêtant de jouer.
- « Tu sais très bien ce que j'ai dit. »
- « Tu m'énerves ! »
- « Toi aussi. » répliqua-t-il au tac au tac.
- « Je vais au ciné avec Ayame ce soir. » Ce n'était pas prévu, mais elle avait besoin de sortir de cette maison.
- « Si tu veux. A quelle heure ? » Lui aussi avait besoin d'espace personnel.
- « Elle vient me chercher vers les cinq heures. »
- « Bien. Ne fais pas trop de bruit. » Elle lui tira la langue pour tout réponse.
Ce que cela pouvait être bêtasse, les filles !

Le match se termina, mais Kojirô avait décidemment faim. Aussi proposa-t-il à ses deux copains d'aller faire un tour à la superette du coin pour s'approvisionner. Ken et Kazuki acceptèrent avec joie. Tout comme leur capitaine, ils avaient du mal à rester enfermés.
- « Si vous allez faire des courses, est-ce que vous pouvez me prendre deux-trois bricoles ? » demanda Neeve.
- « Ouais… » grommela Kojirô.
- « Voici une liste… »
Ballon au pied, liste en poche, les trois jeunes hommes allèrent au supermarché. La pluie menaçait à tout instant, et ils se dépêchèrent d'entrer.
- « Bon, Ken, va me chercher un kilo de riz, Kazuki, deux boites d'œufs et on se retrouve aux fruits et légumes. » ordonna Kojirô en consultant la liste des yeux. Rapidement le caddie se remplit et les efforts combinés des trois joueurs eurent raison des deux-trois bricoles. Deux-trois bricoles, mon œil… Chacun sortit du magasin avec deux sacs dans les mains. Ils avaient fait tellement vite que l'averse n'avait pas eut le temps de tomber. Comme si elle les attendait. Kojirô leva le nez vers les cieux quand les premières gouttes s'écrasèrent sur son visage. Bizarrement, la sensation n'était pas déplaisante. Surtout pour lui qui détestait se faire mouiller. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres.
- « Allez les filles, on se bouge ! »
En riant, ils s'élancèrent dans les rues mais la pluie s'intensifia. Ils arrêtèrent de jouer dans les flaques comme des gamins pour se réfugier sous un abri-bus. Une autre personne avait déjà eu cette idée.
- « Hé Rai ! » interpella Kojirô en s'ébrouant comme un chien. « Qu'est-ce que tu fais par ici ? »
- « Ben euh… »
- « Je croyais que tu étais avec ta copine ! » Kazuki était toujours au courant de qui-sort-avec-qui et du quand et du quoi des rendez-vous.
- « Ben euh… »
- « Tu n'as pas l'air bien… » s'inquiéta Kojirô en voyant son ami tirer une mine longue comme un jour sans pain.
- « Je me suis fait plaqué. » avoua Rai en baissant la tête.
Waaou… C'était moche de se faire balancer la veille de la St Valentin. Les trois footballeurs se regardèrent, un peu désemparés.
- « Bon, ne reste pas là. Viens chez moi ! Tu pourras te sécher. » invita Kojirô. « Cela ne sert à rien d'attendre la fin de cet orage. » Encore une fois, ils coururent dans les rues et ils arrivèrent devant la maison rose trempés des pieds à la tête. Mamoru et Takeru les virent rentrer, dégoulinants. Ils apportèrent des serviettes pour éponger le plus gros des dégâts et se chargèrent de ranger les courses, pendant que les quatre grands filaient prendre une douche chaude.

- « KYYYYYYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »
Neeve avait hurlé aussi fort qu'elle pouvait et avait refermé la porte de la salle de bain japonaise à toute volée. Elle était maintenant toute rouge, appuyée contre le mur. Kojirô, totalement affolé, sortit de sa chambre où il organisait des piles de vêtements pour ses amis.
- « QUOI ? »
- « Y'a un gars tout nu dans la salle de bain ! »
- « Ah… c'est Rai, c'est un copain. »
- « Mais il est tout nu, ton copain ! »
- « Désolé ! » brailla une voix à travers la porte.
- « C'est normal, c'est une salle de bains. » commenta le buteur peinant à retenir son fou rire.
- « Mais je ne le connais pas ! »
- « Parce que si tu le connais, ce n'est pas grave ? Rai, dis bonjour, qu'on en finisse. »
- « Salut ! » beugla Rai.
- « Mais il est TOUT NU !!!! »
- « A mon avis, c'est plutôt à Rai d'être gêné… Pourquoi tu n'as pas frappé avant d'entrer ? »
- « Mais qu'est-ce qu'il fait tout nu dans ma salle de bain,ton copain ? »
- « Il prend une douche, cerveau de poulpe ! »
- « Mais… mais…. Mais… roooo je te déteste. » Neeve alla s'enfermer dans sa chambre
Cherchant toujours à étouffer ses éclats de rire, Kojirô traversa le couloir et toqua à la porte.
- « Rai, j'ai des fringues pour toi. Tu peux sortir, la furie n'est plus là. »
Nishimura émergea prudemment, une grande serviette drapée autour des reins.
- « La vache, elle m'a foutu la peur de ma vie à hurler comme ça… »
- « Mais quelle idée aussi ! La prochaine fois, mets le verrou, crétin ! »
- « Je ne pensais pas qu'il y avait quelqu'un d'autre… C'était qui ? »
- « Ma sœur. »
- « Désolé… »
- « Elle devrait s'en remettre… » Et cette fois, Kojirô ne contint pas son hilarité. La tête de Neeve avait été une œuvre d'art en elle-même. Et la situation était si marrante. Les quatre garçons s'installèrent dans les canapés, une tasse de thé à la main, une boite de biscuits ouverte devant eux.
- « Bon, pourquoi elle t'a planté, l'autre pétasse ? » demanda Kojirô en se laissant tomber près de Rai. Ken s'étrangla de rire devant le nom doux que son capitaine avait trouvé.
- « Je n'ai pas tout compris, mais en gros, elle a réalisé qu'elle ne voulait pas me donner de chocolat pour la St Valentin. Elle veut les donner à quelqu'un d'autre. »
- « C'est nul. Je t'en donnerai des miens. » proposa Kojirô.
- « Eeeeeeuuuuh… ouais…. Merci…» accepta un Rai pas très motivé. « C'était vraiment une pétasse, non ? »
- « Ouais… mais elle avait une grosse poitrine… » fit le buteur.
- « Pardon ? » s'étrangla encore Ken.
- « C'était Miss T-shirt mouillé. »
- « Oh la pétasse du jour de l'an ? » réalisa Ken. « C'est sûr, elle avait une des ses poitrines. Ils étaient vrais ? »
- « Ouaip ! » confirma Rai avec un sourire en coin qui voulait tout dire. « Et elle ne mettait jamais de soutif…. »
- « C'est d'ailleurs un miracle qu'elle ne s'assomme pas avec un sein lorsqu'elle coure en sport… » commenta Kazuki. Les quatre garçons partagèrent un rire un peu gras puis branchèrent la console de jeux pour se faire un tournoi de baston tout en continuant leur discussion toute masculine.

Un bout d'une demi-heure, Neeve descendit les escaliers.
- « Ayame va arriver ! J'y vais ! » dit-elle depuis le palier. « A pl… »
- « Tu y vas comme ça ? » demanda Kojirô d'un ton neutre.
Ken tourna la tête pour regarder Neeve, tout en se demandant comment Kojirô pouvait la voir, puisqu'il lui tournait le dos. Sûrement un instinct fraternel. Neeve portait une jupe en peau marron, qui sans être une minijupe, dévoilait bien plus de peau que ce que les autres jupes montraient normalement. Cependant la jeune fille avait vraiment de jolies jambes, avec des cuisses rondes mais fermes. Le tout était vraiment agréable à regarder. Mais la voilà qui se trémoussa une seconde ou deux, puis sans rien dire, remonta vers sa chambre. Un instant plus tard, elle redescendait, avec une jupe en jeans peut-être quinze centimètres plus longue que l'autre. Attendez une minute… Est-ce qu'elle ne venait pas de s'arrêter un moment de plus que normal sur le palier ? Est-ce que Kojirô ne venait-il pas de tourner la tête imperceptiblement et d'avoir un hochement d'approbation d'un demi-nano-millimètre ? En tout cas, ni l'un ni l'autre ne parlèrent jusqu'à ce que Neeve parte.
- « A plus tard ! »
- « Tu rentres à 19H, dernier délai ! » commanda-t-il d'une voix forte.
- « Oui oui ! » Et la porte d'entrée claqua.
Les garçons reprirent leur partie.
- « Dis donc, bro, tu es vraiment vigilant avec ta sista… » releva Rai.
- « Pff. C'est juste que je n'ai pas envie de me retrouver à l'hôpital ou au commissariat pour aller la chercher… »
- « No problem, dude ! C'est juste que je t'admire. Moi, je ne saurais pas comment m'y prendre ! »
- « Tu n'as pas de sœur ? » demanda Ken. Il ne connaissait pas vraiment Rai, mais il commençait à bien apprécier le caractère « zen et funky » du grand zigoto. Pas étonnant que Kojirô soit son ami. A vrai dire, lui et Kazuki avaient été extrêmement surpris, voire même un peu jaloux, de voir que Kojirô avait un nouvel ami… Lui qui ne parlait à personne, lui qui ne regardait personne, lui qui ne voulait pas déranger… Et Rai était plus qu'un ami. C'était un ami proche. Surtout pour quelqu'un qui ne jouait pas au foot. Ils avaient eu du mal à accueillir Rai dans leur cercle fermé depuis maintenant presque sept ans. Mais comme toujours, Kojirô était bon juge de caractère, et Rai était un chien fou, étrange mais loyal et amusant.
- « Non, je suis fils unique. Et je n'ai qu'une cousine. »
- « Elle est mignonne ? » s'enquit automatiquement Kazuki.
- « Ce n'est pas ton style, dude. »
- « Comment ça ? »
- « Déjà, elle est plus grande que toi. » Ken et Kojirô ricanèrent, pendant que Sorimachi rouspétait. Il n'était pas petit, juste de taille moyenne pour un Japonais. Mais comme il traînait toujours avec Ken et Kojirô, ces deux espèces de saucissons sur pattes, ça donnait l'impression que c'était lui qui était hors norme. « Non, tu as tout faux, je veux dire, elle est presque aussi grande que moi. » Ce qui donnait dans les un mètre quatre-vingt.
- « Ah ouais, tout de même… »
- « En plus, elle est totalement crazy. » ajouta Rai avec un grand sourire.
- « Folle ? »
- « Complètement. Elle est marrante. Je l'aime bien. »
- « Ah ? » Kojirô le regarda un peu soupçonneux.
- « Je vous la présenterai un de ses quatre. Mais faites gaffe, elle absolutely strange. »
- « Comment ça ? »
- « Bah, par exemple, elle est à Tôhô section technologique. »
Ce qui expliquait beaucoup. La section technologique regroupait tous les élèves avec des talents créatifs : musiciens, peintres, chanteurs, etc. ... La section « seiyu » était d'ailleurs très réputée. En plus d'un parcours scolaire poussé, ils avaient des cours de danse, de chant ou autre. Leur bâtiment était à l'écart, plus proche du campus universitaire que de la partie lycée. Donc les deux groupes d'élèves ne se fréquentaient guère. Mais le groupe dit « normal » voyait bien que ces artistes marchaient sur la tête.
- « Et dans quelle section est-elle ? »
- « Mode et design. Elle se prend pour les nouveaux Jean-Paul Gauthier et Vidal Sassoon réunis. Ça le fait grave. Bro, tu as perdu…» Kojirô secoua la tête. En effet, Rai venait de lui mettre une pâtée d'enfer tout en continuant à parler.

Peu de temps après, les trois invités purent se rhabiller et rentrer chez eux. Neeve rentra à l'heure et comme promis, prépara le curry pendant que Kojirô vérifiait que ses frères se douchaient. Leurs rapports étaient toujours un peu tendus, ne sachant plus vraiment comment se comporter l'un face à l'autre. Aucun des deux ne s'éternisa le soir dans le salon. Ils montèrent dans leurs chambres assez tôt. Kojirô en profita pour se mettre au lit direct, histoire d'avoir une bonne nuit de sommeil. Aussi trouva-t-il extrêmement déplaisant de se faire réveiller en pleine nuit.
- «…ro! Kojirô !! » répétait Neeve en le secouant.
- « Quoi ?! » grogna-t-il en tentant de voir l'heure. Il avait du mal à ouvrir les yeux. Il espérait pour elle qu'elle avait une bonne raison pour le tirer du sommeil à 3H41 du matin.
- « Chuuuuut ! » implora Neeve tout bas en lui posant une main sur la bouche. « Je crois qu'il y a des voleurs dans la maison…. »
- « Hein ? » Il s'assit brusquement, tout à fait réveillé.
- « J'ai…entendu du bruit en bas… »
- « Tu es certaine que ce n'est pas Mamoru qui se prend un verre d'eau ? » coupa-t-il brusquement.
- « Oui ! » souffla-t-elle en agrippant son bras. Il pouvait la sentir trembler.
- « D'accord, d'accord… » Il se mit debout, passant mentalement les options qui se présentaient à lui. Il avait fermé toutes les fenêtres et portes en allant se coucher, donc ce n'était pas un chat ou autre animal en vadrouille dans le salon. « Quel genre de bruit ? »
- « Des voix, je crois… »
D'abord, s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un des ses frères qui leur faisait un mauvais tour. Il se glissa silencieusement dans le couloir, Neeve sur les talons et poussa la porte de la chambre des garçons. Tous deux dormaient à poings fermés. Alors qu'il refermait la porte, il entendit un bruit suspect venant du salon.
- « C'est ça, ton bruit ? » souffla-t-il à Neeve qui attrapa son T-shirt et se colla à lui.
- « Oui… qu'est-ce qu'on fait ? On appelle la police ? » Kojirô fronça les sourcils. Peut-être… mais si les voleurs prenaient peur et montaient ? Et si ce n'était pas des voleurs ? Ils auraient l'air con. En plus, c'était difficile de penser avec Neeve collée à lui comme ça. Il pouvait sentir sa poitrine contre son bras, et son cerveau avait tendance à s'égarer de ce côté là et non se concentrer sur le problème.
- « Je vais aller voir ! »
- « Noooooon ! » protesta à voix basse Neeve. « Tu es malade ? » Kojirô eut un claquement de langue exaspéré. Et puis, elle avait raison, il n'allait pas descendre les mains vides. Il aurait donné cher pour une canne de golf ou une batte de base-ball.
- « Passe-moi une de tes béquilles. » ordonna-t-il tout bas. Elle alla en chercher une dans sa chambre et revint à pas feutrés.
- « Et si eux, ils ont des fusils ? » Elle continuait à le suivre alors qu'il s'approchait des escaliers, l'oreille tendue pour percevoir ce qui se passait en bas. Oui, de temps en temps, il y avait un peu de bruit.
- « Tu restes là ! »
- « Non ! »
- « Si. Je ne veux pas t'avoir dans les pattes. »
- « Et si tu as besoin d'aide ? »
- « Dans ce cas, tu attrapes Mam et Tak et tu cours ! »
- « Mais tu es malade ! » répéta-t-elle.
- « Neeve, reste ici. »
Armé de sa béquille, les mains moites, il entreprit de descendre. Il faisait attention à ne pas faire grincer les marches. Obtuse à l'extrême, Neeve lui suivit, mais il ne pouvait plus rien dire parce qu'il était déjà arrivé au palier. Il se pencha pour regarder dans le salon. Avec la pluie, les nuages étaient bas et peu de lumière éclairait le salon. Il pouvait voir une sorte de silhouette du côté des canapés. Une silhouette qui étouffa un pouffement….



Depuis quand les voleurs pouffaient ?



Kojirô prit une grande respiration et fit un pas de côté. Puis il appuya sur l'interrupteur.
- « …. CE N'EST PAS VRAI ! JE SUIS AVEUGLE !!!!! » hurla presque Neeve en se retournant et en se cognant à un Kojirô figé sur place.
- « MAIS QU'EST-CE QUE C'EST CE BORDEL !? » beugla-t-il à son tour. Lui non plus ne voulait pas en croire ses yeux. Shouta et Keiko, plus ou moins dévêtus en train de… se câliner… sur le sofa. Oui, il était aveugle pour le reste de ses jours. Puis il réalisa qu'il était en train de brandir une béquille. Il se sentit ridicule. Rapidement, il baissa le bras et cacha la canne derrière lui.
- « Je vous croyais à un mariage ! » accusa Neeve.
- « Ben euh… » Les deux parents essayaient de se rhabiller. « Le repas a été annulé à cause de la pluie. » Ils étaient rouges de honte, et ils se sentaient comme des ados surpris par leurs parents. « Et puis, qu'est-ce que vous faites debout à cette heure ! » accusèrent-ils dans l'espoir de détourner la conversation.
- « Vous étiez genre super pas discrets ! » répliqua Kojirô.
- « Vous pourriez aller dans votre chambre pour vous envoyer en l'air ! » s'emporta en même temps Neeve.
- « Neeve ! » gronda Shouta, alors que Keiko s'écriait « Kojirô ! »
- « Que dalle ! Allez vous coucher ! Et plus vite que ça ! On en reparlera demain ! En attendant, vous feriez mieux de réfléchir à votre comportement… » Neeve récupéra sa béquille d'un geste brusque et remonta les escaliers. Kojirô la suivit une seconde après, laissant les deux adultes bouche bée.
- « Neeve, ça va ? »
- « Non… » hoqueta-t-elle. « Ils m'ont foutu la peur de ma vie… »
- « Allez, ce n'est rien… » Il lui tapota la tête, hésitant à la prendre dans ses bras. « Va dormir… »
- « Oui, Hyûga-san… » dit-elle docilement.
Dans leur chambre, Mamoru et Takeru dormaient toujours.

Kojirô était partagé entre colère et amusement en se levant le lendemain matin. Les événements de la nuit précédente occupaient tellement son esprit qu'il ne réalisa pas que les gradins du stade de foot, généralement vides durant leur entraînement, étaient bien remplis de filles, de piaillements et autres choses qui lui rappelèrent que c'était la St Valentin.
- « Vas-y Keeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen c'est toi le plus fort ! » hurla une bande de filles alors que le gardien se jetait de côté pour arrêter un tir. « Wakashimazuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!! »
- « Kooooojiiiiiirooooooooo !!!! » s'égosillait un autre groupe. « Hyyyyyuuuugaaaaa !!! »
Même l'entraîneur était dégoûté. Après trente minutes, il jeta l'éponge. Impossible de se concentrer. Les joueurs firent front commun, courant peureusement ensemble jusqu'aux vestiaires. (1)
- « C'est de pire en pire chaque année… » grommela Kitazume. « Allez, tous à la douche. Je ferai rempart de mon corps. »
Dix minutes plus tard, tous étaient secs et prêts à affronter la horde déchainée des groupies. Ils regardèrent avec espoir Kitazume.
- « Non… Elles sont toujours là. » confirma l'entraîneur en jetant un coup d'œil par la fenêtre de son bureau.
- « Bon allez, je me dévoue…» annonça Sorimachi en passant son sac en bandoulière. « Vous deux, restez là… En fait planquez-vous hors de vue! » ordonna-t-il à Ken et Kojirô. « Franchement, je ne sais pas si une bonne note en anglais valait le coup. Garde du corps, mon œil…. C'est pire que la section CRS ici… » Les deux joueurs allèrent se cacher dans le couloir menant aux douches, sous l'œil amusé de Kitazume. Les autres emboitèrent le pas à l'attaquant, certains chantonnant la marche funèbre, les autres ricanant devant la tête de leur capitaine. Kazuki ouvrit la porte du vestiaire et déjà les cris hystériques commençaient.
- « ON SE CALME ! » gueula-t-il. « Si vous cherchez Ken et Kojirô, vous vous êtes faites avoir. Ils sont sortis par la fenêtre de derrière il y a cinq minutes… »
Dépitées, les filles virent demi-tour et accompagnèrent le reste de l'équipe vers le bâtiment central. Certaines firent tout de même le tour du vestiaire, juste au cas où. Soupirant, Kitazume alla les débusquer.
- « Jeunes filles, je sais que je suis irrésistible, mais si je vous reprends à passer le nez par la fenêtre de mes vestiaires, je vous colle en retenue. » Les lycéennes protestèrent et s'enfuirent. « Bon, la voie est libre. » fit-il d'un ton neutre en revenant.
- « Merci, Kitazume-sensei ! » remercièrent chaleureusement Ken et Kojirô en sortant de leur cachette. Ils avancèrent précautionneusement jusqu'au hall d'entrée. La cloche sonna à cet instant, leur facilitant le travail en vidant les lieux de toute présence, féminine ou autre. Les deux garçons ouvrirent leurs casiers à chaussures. Des dizaines de paquets tombèrent au sol. Avec un bougonnement, Kojirô ramassa les siens et les mit directement à la poubelle.
- « Tu ne lis même pas les cartes ? » demanda Ken en se penchant sur ses propres cadeaux.
- « A quoi bon ? »
- « Une des filles pourrait te plaire… »
- « Non. Si elle est trop lâche pour ne pas me donner ses chocolats en personne et si elle préfère les planquer dans mon casier, je ne veux pas savoir qui c'est. »
- « Tu as raison. » Les paquets adressés à Ken virent également remplir la poubelle.
- « Dis-moi, tu es de plus en plus populaire… De plus en plus de groupies… De plus en plus de chocolats…» commenta Kojirô alors qu'ils montaient les escaliers et parcouraient les couloirs pour rejoindre leur classe. Ici et là, et ce malgré le fait que les cours avaient commencé, des têtes de filles apparaissaient dans l'embrasure des portes et fenêtres. Les deux garçons accélèrent le pas, ne voulant ni être trop en retard, ni se faire coincer.
- « Oh joie… Pff, rien à faire… Je veux une copine, c'est tout. »

Le professeur de maths fut compréhensif et ne leur dit rien quant à leur petit retard. Ceci dit, il les envoya directement au tableau pour résoudre les problèmes.
- « De toute façon, vos bureaux sont impraticables… »
En effet, les deux tables, ainsi que les chaises, étaient tapissées de ballots aux emballages chatoyants. Kojirô grogna et se cogna le front contre le tableau, en un « boum » sonore. Le professeur étouffa un rire. Généreux, il sauva la peau des deux garçons une nouvelle fois en leur demandant de transporter des cartons pleins de fournitures pour lui jusqu'à la salle des professeurs durant la pause. Etant ainsi escortés par une autorité respectée, les filles n'osèrent pas les aborder. Pourtant elles faisaient déjà la queue dans le couloir.

Kojirô et Ken étaient maintenant devant un nouveau problème. Comment retourner en cours sans se faire pincer ? Ils étaient en train de discuter de leurs plans de bataille, quand leur professeur de Japonais les prit en pitié.
- « Allez, portez-moi ces cartons… » Chargés de cartons – les mêmes – toujours accompagnés d'un professeur, ils regagnèrent leur salle. Avec un sourire, la prof fit demi-tour juste avant la porte.
- « Je vous vois dans cinq minutes. »
- « Merci Sensei ! »
- « Pssst, Kojirô ? » souffla Ken.
- « Hum ? »
- « Ce n'est pas normal, les profs sont trop gentils… »
- « Ne te plains pas… »
- « Non, mais je me méfie… »
Ils entrèrent dans leur salle, refermant la porte coulissante derrière eux. Avec un soupir, Kojirô se prépara à devoir jeter tous les paquets de son bureau, mais, à sa plus grande surprise, il n'y avait plus qu'une longue boite. Un coup d'œil à la poubelle confirma que quelqu'un était passé. Ses camarades de classe le regardaient, curieux de voir sa réaction, curieux de savoir de quoi il retournait. Kazuki entra à ce moment, se heurtant à Ken qui était toujours planté là. Sa table à lui n'avait pas été rangée, et il cherchait un autre sac poubelle, puisque la corbeille était déjà pleine.
- « Qu'est-ce qui se passe ? » Sorimachi avait les bras pleins de paquets. Sa copine Miki fit carrément la tête en le voyant.
- « Une fille est venue, a foutu tous les paquets dans la poubelle et a posé le sien. » expliqua-t-elle en ignorant l'ailier qui venait pourtant de s'asseoir sur sa table.
- « Miki… » susurra-t-il. « Tu ne m'as pas encore donné tes chocolats… »
- « Qu'est-ce qui te fais croire que j'ai des chocolats pour toi. Tu en as bien assez comme ça. » répondit-elle, assez méchamment. Oh la, Kazuki, tu es sur un terrain dangereux…
- « Comme tu veux… » Il haussa les épaules et alla s'asseoir à sa table. Il mit les boites dans son sac de sport, sauf une qu'il ouvrit et commença à grignoter un carré. Miki le regarda avec des grands yeux, presque remplis de larmes. Elle fit une moue et se retourna pour fixer le tableau.
Ne voulant pas être mêlé aux déboires amoureux de Kazuki, Kojirô reporta son attention sur le paquet devant lui. Malgré sa décision de ne pas ouvrir les cadeaux anonymes, il sentait son intérêt piqué au vif. Lentement, il s'empara de la petite carte. Il la parcouru des yeux, puis il fronça les sourcils.
- « Kazuki ? C'est qui Asa Naguno ? »
- « Faisgnapépachederé. »
- « Encore une fois, en japonais. » Kazuki déglutit, avalant son morceau de chocolat.
- « C'est la pétasse de Rai… Attends, ne me dis pas que…. »
Les autres élèves avaient suivi les échanges, premièrement entre Kazuki et Miki, puis Kazuki et Kojirô, avec grande attention. Ils étaient maintenant en train de regarder avec stupéfaction un Kojirô bondir hors de sa chaise.
- « Quelle est sa classe ? »
- « Euh… »
- « A219. » répondit Miki.
- « Hum. »
- « Hé, attends-nous ! » Mais déjà Kojirô s'était élancé dans le couloir. Les piaillements habituels s'élevèrent puis se turent brusquement. Il ne devait pas avoir l'air aimable. Enfin, encore moins que d'habitude. Ken et Kazuki partirent à la suite, curieux de savoir ce qui allait se passer, se frottant déjà les mains à l'idée que leur capitaine allait encore les faire rire. Et puis, ils étaient aussi là pour le protéger lui. S'il était tellement en colère au point d'en être irréfléchi, eux avaient la tête vissée sur les épaules. Kojirô, seul dans les couloirs, un jour de St Valentin ? Il allait soit se faire violer soit péter un plomb et devenir un serial killer. Le buteur descendit les escaliers rapidement et fit glisser la porte de la salle A219 d'un grand geste. Bien sûr, tout le monde se tourna vers lui.
- « Naguno ? » La pétasse commença à se lever, un sourire naissant sur ses lèvres.
- « Oh, tu as re--- » Elle ne finit ni son geste ni sa phrase. Elle se reçut sa boite de chocolat en plein front, lancée de toutes ses forces par un Kojirô enragé.
- « J'en veux pas de tes chocolats, pétasse ! Mais pour qui tu te prends ? Tu n'arrives même pas à la cheville de Rai ! Tu t'es vue, espèce de grosse vache puante, moche et asthmatique ? T'es laide comme un pou, bête comme tes pieds et pète plus haut que ton cul ! Ne viens pas me faire chier, mocheté ! »
Il referma la porte et repartit vers sa salle, trainant derrière lui un Ken et un Kazuki pliés de rire. Ils essayaient pourtant de se retenir, mais ils n'arrivaient qu'à réduire les éclats en des ricanements nasaux, qui les faisaient redoubler de rire.

Jamais nouvelle ne circula plus vite. Le temps que Kojirô remontât un étage et arrivât dans sa salle, ses camarades de classe étaient déjà au courant. Plusieurs garçons applaudirent et il se fit féliciter de toute part. La professeur, de retour, ne comprenait rien. D'où venaient-ils ? Eux qu'elle avait sauvés pas même cinq minutes auparavant des foules pas sentimentales ?(2)
- « Alors Hyûga-kun, comment se porte Valentin ? » plaisanta-t-elle.
- « Je vous jure, si je rencontre cet enfoiré, je lui arrache les burnes et je les lui fais bouffer. Comme ça, il arrêtera de casser les miennes avec ces histoires de chocolat, l'eunuque de service. » grommela-t-il en allant s'asseoir.
La remarque sécha la professeur, mais eut raison des dernières onces de self-control de Ken et Kazuki. Ils explosèrent d'un rire tonitruant, se mettant à pleurer ou à taper du poing sur le mur. Incapables de se reprendre, ils sortirent de la salle. On pouvait les entendre dans tout le couloir.
- « Hyûga-kun, je n'apprécie pas ce langage. »
- « Pardon Sensei… » grommela-t-il. « C'est juste que… tiens, vous êtes une fille, vous ! Peut-être que vous pouvez m'expliquer pourquoi la St Valentin transforme les filles en monstruosités sans nom ? »
La professeur sourit.
- « Cela s'appelle l'amour… »
- « Dans ce cas, je hais l'amour… » Il s'allongea sur sa table et ferma les yeux. Pitié que cette journée se finisse…
- « Remarque des plus intéressantes. Aujourd'hui, nous allons donc faire une leçon spéciale sur l'amour. Pourquoi les êtres humains sont-ils les seuls animaux au monde à éprouver de l'amour ? D'où vient cette notion ''d'amour'' ? Quand apparaît-elle dans la littérature ?… Ah, vite allez à vos places… »
Ken et Kazuki venaient d'entrer. Il était clair qu'ils venaient de se passer la tête sous le robinet, à en croire leurs cheveux mouillés. Ils regagnèrent leur bureau, prenant bien soin de ne croiser ni le regard de l'autre, ni celui de Kojirô. Deux heures consacrées à l'amour dans la poésie plus tard, Kojirô sut que c'en était fini d'eux. C'était l'heure du déjeuner. Ils mangeaient normalement sur la pelouse, ou, s'il faisait trop froid, sur un banc dans un des couloirs semi-ouvert donnant sur la cour. Mais la pluie s'était mise à tomber. Une grosse pluie qui détrempait les pelouses. Impossible d'aller dehors.
Les garçons allaient devoir manger dans la cantine. La salle la plus bondée de tout Tôhô… Les 3 K…. cantine… St Valentin…
Misère, ils étaient morts.

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Commentaire de ma bêta-lectrice – vivi elle fait même des commentaires ! Elle est multifonction et elle est rien qu'à-moi… Allez, tous les commentaires de ce chapitre diront aussi merci à Nix/Kiito pour ses corrections fidèles. Sinon, ben je ne sais pas quoi, mais je trouverais bien (moi et mon cerveau nous pouvons être méchants… Tiens l'idée du couple Yaoi Kojirô/Shun paraît bien tentante…)

En plus, vous lui devez des idées ici et là et des rectifications de personnages. Et oui, nous avons de grande discussion philosophique sur les perso de Captain Tsubasa. Généralement lundi matin à 9h03 lorsqu'on se rend compte que c'est moche le lundi et c'est moche de devoir bosser…

(1)Ah, quels hommes

(2) Qui n'ont pas soif d'idéal, des voiles lalala

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