Un grand merci à Thokyo pour son cri du cœur !!! Hélas, je suis perverse… Oui, très perverse. Oui je l'assume et j'en suis fière… Non ?
Super gros bisous à superchewbacca qui a prit la peine de se détruire le cerveau à lire mes élucubrations avancées (au moins elles n'étaient pas alcoolisées…). Bonne chance pour ton bac blanc !
Aredhel Mustang s'est aussi tapé presque toute ma fic. Merci merci merci
-o-o-o-o-o-o-o-
Note aux lectrices : Une question peut-être indiscrète m'est parvenue en message privée… Neeve était-elle encore pure et innocente ou a-t-elle déjà vu le loup ?
Humhum… Qu'est-ce que vous en pensez ?
Puis-je avoué que je n'avais pas encore pensé à ce détail… Diantre me direz-vous ? A quoi sert mon cerveau… la réponse pourrait être « à faire joli » ou « à faire drelin-drelin quand je secoue la tête… », ou encore « à rien… » mais généralement, vous aurez un « Nya ? Cerveau ? qu'est-ce que c'est ? ça se mange ? »…
-o-o-o-o-o-o-o-
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Une des meilleures parodies ! J'aime aussi ses autres écrits mais c'est plein de Yaoi, donc vous êtes prévenues, les filles.
-o-o-o-o-o-o-o-
Question générale à qui a la réponse - Purée j'en ai des trucs à dire…
Encore des cochonneries d'accent long des japonais. Alors c'est Kojirô, Kôjiro ou Kôjirô qu'il s'appelle, le tigrou ?
-o-o-o-o-o-o-o-
Publié :
24 Janvier 2008
Révisé :
28 février 2008
Chapitre 26 – La gourmandise est un vilain défaut.
- « Je
t'aime, je t'aime…. » grommela-t-il en se tordant le
coup pour apercevoir la télévision. Ce que c'était
encombrant, les filles…
- « Non,
tu n'y mets pas le cœur… » pleurnicha-t-elle.
Il arrêta
de bouger et la regarda bien en face. Surprise par son manque de
résistance, elle le regarda à son tour, un sourire
angélique aux lèvres, prête à riposter à
n'importe laquelle des répliques qu'il se préparait
à sortir.
- « Hase,
qui arriverait à ne pas t'aimer ? » dit-il
le plus sérieusement possible. Neeve rosit, Ken sourit, et
Kazuki se renfrogna un peu. « Tu es une sale gamine
capricieuse, chiante, bornée, menteuse, allumeuse, nulle en
maths et je t'aime. » Neeve rosit encore plus.
« Maintenant, dégage. » Et il la décolla
en un instant, prouvant que s'il avait voulu, il s'en serait
débarrassé à n'importe quel instant.
Toute
contente, elle s'empara des copies d'anglais et s'installa sur
la table servant aux repas à côté des canapés.
Kojirô reporta toute son attention sur le commentateur pendant
que Ken secouait la tête d'un air entendu. Seul Kazuki
plissait encore des yeux, avant de sourire.
- « Je
peux goûter ton gâteau ? »
- « Non. »
- « Je
te donne une tartelette en échange ? »
- « Touche
à mon sac et tu es mort, Sorimachi. » menaça
Kojirô sans même détourner les yeux du poste de
télévision. Le sourire de Kazuki s'élargit.
Ken et lui se regardaient, complètement d'accord. Il s'était
fait avoir, elle le menait par le bout du nez. En fait, de l'estomac,
mais il était fait comme un rat. Ils troquèrent
tartelettes au citron et abricot, puis s'enfoncèrent dans
les coussins moelleux du sofa pour profiter du match.
-
« Neeve ? » demanda soudainement Takeru.
-
« Oui ? » répondit-elle sans lever
les yeux de la feuille qu'elle lisait.
- « Tu
pourrais faire du curry vert ce soir ? »
-
« Pourquoi pas ? … Ne me dis pas que tu as
faim. »
- « Si… »
avoua le garçon d'une petite voix.
- « Mais…
Nous sommes sortis de table il n'y a pas trois heures et tu viens
de t'empiffrer un sac de cookies… »
- « Oui
mais j'ai encore faim. »
- « Moi
aussi. »
- « Moi
aussi. »
- « C'est
vrai que j'ai un creux… »
-
« Maintenant que j'y pense, moi aussi. »
Neeve
regarda les cinq garçons en clignant des yeux.
- « Je
n'y crois pas… Je ne peux pas y croire. Je ne VEUX pas y
croire. » Elle secoua la tête. « De toute
façon, il n'y a plus rien à manger. Je vais
faire les courses demain, une fois que je suis débarrassée
des béquilles. »
-
« Aaaaaahhhh… » firent cinq voix déçues.
Le silence retomba jusqu'à la mi-temps où Neeve
appela Sorimachi.
-
« Qu'est-ce que tu veux dire dans cette phrase ? »
interrogea-t-elle. Kazuki se leva et vint se pencher sur sa propre
copie.
- « Que
le livre d'Orwell reste toujours d'actualité, bien que les
polémiques changent. »
- « Tu
dis le contraire. »
- «
Mince… » Il tira la chaise près d'elle et fit
une moue. Heureusement, elle récrivait sa phrase pour lui.
- « Mais
tu le penses vraiment ? » reprit Neeve.
-
« Quoi ? »
- « Que
les écrits d'Orwell sont utilisés comme symboles,
mais jamais réellement compris ? »
- « Oui. »
- « Et
les arguments qui disent que le livre reste d'actualité
parce qu'il y a toujours un mal plus grand ? »
- « C'est
de la pure connerie. C'est peut-être de la politique, mais
les notions de bien et mal sont toujours les mêmes. La
politique ne détruit pas ces notions, mais les interprète. »
- « Oui,
mais dans son livre, Orwell décrit bien la prise de conscience
des animaux comme une réaction face à un mal. »
- « Ce
sont des animaux, ils sont censés travailler. Ils ne font que
refuser l'ordre naturel des choses. »
- « Donc
ils ont tort pour toi ? »
-
« Oui ! »
- « Donc
tu penses que tout être a un destin tout tracé ? »
- « Non,
mais il y une part de votre vie qui reste irrévocable. Comme
les êtres vivants sont destinés à mourir, comme
les fourmis sont destinées à avoir un esprit
communautaire. »
- « Tu
ne crois pas en l'évolution ? »
-
« Evolution oui, pas révolution ! »
Ken et
Kojirô regardaient Neeve et Kazuki assis l'un à côté
de l'autre en train d'argumenter.
- « Je
n'y crois pas… Kazuki qui parle philosophie…. »
railla Kojirô.
- « Et
alors ? » défia Neeve. « Il est
loin d'être bête ! Pas comme toi… Ton essai est
creux, sans personnalité. On dirait que tu l'as pompé
d'un livre. »
Kojirô
se figea. C'était la deuxième fois en deux jours
qu'on lui disait qu'il n'avait pas de personnalité. Et
bizarrement, cela faisait mal. Très mal. Surtout venant de
Neeve. Après tout, qu'est-ce qu'elle s'y connaissait en
personnalité, je vous le demande bien ? Quand on voyait
son copain…
-
« Grmph » Tout de suite, elle sut qu'elle
avait dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Mais quoi encore ?
S'il ne supportait pas les critiques, il était mal barré.
Ce n'est pas comme si elle avait dit que lui n'avait pas
de caractère. Il en avait à revendre, du caractère.
Son attitude la contraria plus qu'elle ne le pensait. Pauvre
débile, va !
Le match
reprit. Neeve boudait toujours, et décida d'aller jouer de
la basse, puisque Natsuko n'était plus là.
Heureusement qu'ils n'avaient pas besoin du son pour suivre le
match de foot, parce que sinon… Cependant, au bout d'un moment,
Kojirô soupira et se leva. Il monta les escaliers quatre à
quatre et ouvrit la porte de la chambre de Neeve, sans même
frapper.
- « Oh,
Hase, moins fort ! »
- « Pardon
tu disais ? » fit-elle en s'arrêtant de
jouer.
- « Tu
sais très bien ce que j'ai dit. »
- « Tu
m'énerves ! »
- « Toi
aussi. » répliqua-t-il au tac au tac.
- « Je
vais au ciné avec Ayame ce soir. » Ce n'était
pas prévu, mais elle avait besoin de sortir de cette maison.
- « Si
tu veux. A quelle heure ? » Lui aussi avait besoin
d'espace personnel.
- « Elle
vient me chercher vers les cinq heures. »
- « Bien.
Ne fais pas trop de bruit. » Elle lui tira la langue pour
tout réponse.
Ce que
cela pouvait être bêtasse, les filles !
Le match
se termina, mais Kojirô avait décidemment faim. Aussi
proposa-t-il à ses deux copains d'aller faire un tour à
la superette du coin pour s'approvisionner. Ken et Kazuki
acceptèrent avec joie. Tout comme leur capitaine, ils avaient
du mal à rester enfermés.
- « Si
vous allez faire des courses, est-ce que vous pouvez me prendre
deux-trois bricoles ? » demanda Neeve.
-
« Ouais… » grommela Kojirô.
- « Voici
une liste… »
Ballon au
pied, liste en poche, les trois jeunes hommes allèrent au
supermarché. La pluie menaçait à tout instant,
et ils se dépêchèrent d'entrer.
- « Bon,
Ken, va me chercher un kilo de riz, Kazuki, deux boites d'œufs et
on se retrouve aux fruits et légumes. » ordonna
Kojirô en consultant la liste des yeux. Rapidement le caddie se
remplit et les efforts combinés des trois joueurs eurent
raison des deux-trois bricoles. Deux-trois bricoles, mon œil…
Chacun sortit du magasin avec deux sacs dans les mains. Ils avaient
fait tellement vite que l'averse n'avait pas eut le temps de
tomber. Comme si elle les attendait. Kojirô leva le nez vers
les cieux quand les premières gouttes s'écrasèrent
sur son visage. Bizarrement, la sensation n'était pas
déplaisante. Surtout pour lui qui détestait se faire
mouiller. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres.
- « Allez
les filles, on se bouge ! »
En riant,
ils s'élancèrent dans les rues mais la pluie
s'intensifia. Ils arrêtèrent de jouer dans les flaques
comme des gamins pour se réfugier sous un abri-bus. Une autre
personne avait déjà eu cette idée.
- « Hé
Rai ! » interpella Kojirô en s'ébrouant
comme un chien. « Qu'est-ce que tu fais par ici ? »
- « Ben
euh… »
- « Je
croyais que tu étais avec ta copine ! » Kazuki
était toujours au courant de qui-sort-avec-qui et du quand et
du quoi des rendez-vous.
- « Ben
euh… »
- « Tu
n'as pas l'air bien… » s'inquiéta Kojirô
en voyant son ami tirer une mine longue comme un jour sans pain.
- « Je
me suis fait plaqué. » avoua Rai en baissant la
tête.
Waaou…
C'était moche de se faire balancer la veille de la St
Valentin. Les trois footballeurs se regardèrent, un peu
désemparés.
- « Bon,
ne reste pas là. Viens chez moi ! Tu pourras te sécher. »
invita Kojirô. « Cela ne sert à rien
d'attendre la fin de cet orage. » Encore une fois, ils
coururent dans les rues et ils arrivèrent devant la maison
rose trempés des pieds à la tête. Mamoru et
Takeru les virent rentrer, dégoulinants. Ils apportèrent
des serviettes pour éponger le plus gros des dégâts
et se chargèrent de ranger les courses, pendant que les quatre
grands filaient prendre une douche chaude.
-
« KYYYYYYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! »
Neeve
avait hurlé aussi fort qu'elle pouvait et avait refermé
la porte de la salle de bain japonaise à toute volée.
Elle était maintenant toute rouge, appuyée contre le
mur. Kojirô, totalement affolé, sortit de sa chambre où
il organisait des piles de vêtements pour ses amis.
-
« QUOI ? »
- «
Y'a un gars tout nu dans la salle de bain ! »
- « Ah…
c'est Rai, c'est un copain. »
- « Mais
il est tout nu, ton copain ! »
-
« Désolé ! » brailla une
voix à travers la porte.
- « C'est
normal, c'est une salle de bains. » commenta le buteur
peinant à retenir son fou rire.
- « Mais
je ne le connais pas ! »
- « Parce
que si tu le connais, ce n'est pas grave ? Rai, dis bonjour,
qu'on en finisse. »
-
« Salut ! » beugla Rai.
- « Mais
il est TOUT NU !!!! »
- « A
mon avis, c'est plutôt à Rai d'être gêné…
Pourquoi tu n'as pas frappé avant d'entrer ? »
- « Mais
qu'est-ce qu'il fait tout nu dans ma salle de bain,ton copain ? »
- « Il
prend une douche, cerveau de poulpe ! »
- « Mais…
mais…. Mais… roooo je te déteste. » Neeve
alla s'enfermer dans sa chambre
Cherchant
toujours à étouffer ses éclats de rire, Kojirô
traversa le couloir et toqua à la porte.
- « Rai,
j'ai des fringues pour toi. Tu peux sortir, la furie n'est plus
là. »
Nishimura
émergea prudemment, une grande serviette drapée autour
des reins.
- « La
vache, elle m'a foutu la peur de ma vie à hurler comme ça… »
- « Mais
quelle idée aussi ! La prochaine fois, mets le verrou,
crétin ! »
- « Je
ne pensais pas qu'il y avait quelqu'un d'autre… C'était
qui ? »
- « Ma
sœur. »
-
« Désolé… »
- « Elle
devrait s'en remettre… » Et cette fois, Kojirô
ne contint pas son hilarité. La tête de Neeve avait été
une œuvre d'art en elle-même. Et la situation était
si marrante. Les quatre garçons s'installèrent dans
les canapés, une tasse de thé à la main, une
boite de biscuits ouverte devant eux.
- « Bon,
pourquoi elle t'a planté, l'autre pétasse ? »
demanda Kojirô en se laissant tomber près de Rai. Ken
s'étrangla de rire devant le nom doux que son capitaine
avait trouvé.
- « Je
n'ai pas tout compris, mais en gros, elle a réalisé
qu'elle ne voulait pas me donner de chocolat pour la St Valentin.
Elle veut les donner à quelqu'un d'autre. »
- « C'est
nul. Je t'en donnerai des miens. » proposa Kojirô.
-
« Eeeeeeuuuuh… ouais…. Merci…» accepta un
Rai pas très motivé. « C'était
vraiment une pétasse, non ? »
- « Ouais…
mais elle avait une grosse poitrine… » fit le buteur.
-
« Pardon ? » s'étrangla encore
Ken.
-
« C'était Miss T-shirt mouillé. »
- « Oh
la pétasse du jour de l'an ? » réalisa
Ken. « C'est sûr, elle avait une des ses
poitrines. Ils étaient vrais ? »
-
« Ouaip ! » confirma Rai avec un sourire
en coin qui voulait tout dire. « Et elle ne mettait jamais
de soutif…. »
- « C'est
d'ailleurs un miracle qu'elle ne s'assomme pas avec un sein
lorsqu'elle coure en sport… » commenta Kazuki. Les
quatre garçons partagèrent un rire un peu gras puis
branchèrent la console de jeux pour se faire un tournoi de
baston tout en continuant leur discussion toute masculine.
Un bout
d'une demi-heure, Neeve descendit les escaliers.
- « Ayame
va arriver ! J'y vais ! » dit-elle depuis le
palier. « A pl… »
- « Tu
y vas comme ça ? » demanda Kojirô d'un
ton neutre.
Ken tourna
la tête pour regarder Neeve, tout en se demandant comment
Kojirô pouvait la voir, puisqu'il lui tournait le dos.
Sûrement un instinct fraternel. Neeve portait une jupe en peau
marron, qui sans être une minijupe, dévoilait bien plus
de peau que ce que les autres jupes montraient normalement. Cependant
la jeune fille avait vraiment de jolies jambes, avec des cuisses
rondes mais fermes. Le tout était vraiment agréable à
regarder. Mais la voilà qui se trémoussa une seconde ou
deux, puis sans rien dire, remonta vers sa chambre. Un instant plus
tard, elle redescendait, avec une jupe en jeans peut-être
quinze centimètres plus longue que l'autre. Attendez une
minute… Est-ce qu'elle ne venait pas de s'arrêter un
moment de plus que normal sur le palier ? Est-ce que Kojirô
ne venait-il pas de tourner la tête imperceptiblement et
d'avoir un hochement d'approbation d'un demi-nano-millimètre ?
En tout cas, ni l'un ni l'autre ne parlèrent jusqu'à
ce que Neeve parte.
- « A
plus tard ! »
- « Tu
rentres à 19H, dernier délai ! »
commanda-t-il d'une voix forte.
- « Oui
oui ! » Et la porte d'entrée claqua.
Les
garçons reprirent leur partie.
- « Dis
donc, bro, tu es vraiment vigilant avec ta sista… »
releva Rai.
- « Pff.
C'est juste que je n'ai pas envie de me retrouver à
l'hôpital ou au commissariat pour aller la chercher… »
- « No
problem, dude ! C'est juste que je t'admire. Moi, je ne
saurais pas comment m'y prendre ! »
- « Tu
n'as pas de sœur ? » demanda Ken. Il ne
connaissait pas vraiment Rai, mais il commençait à bien
apprécier le caractère « zen et funky »
du grand zigoto. Pas étonnant que Kojirô soit son ami. A
vrai dire, lui et Kazuki avaient été extrêmement
surpris, voire même un peu jaloux, de voir que Kojirô
avait un nouvel ami… Lui qui ne parlait à personne, lui qui
ne regardait personne, lui qui ne voulait pas déranger… Et
Rai était plus qu'un ami. C'était un ami proche.
Surtout pour quelqu'un qui ne jouait pas au foot. Ils avaient eu du
mal à accueillir Rai dans leur cercle fermé depuis
maintenant presque sept ans. Mais comme toujours, Kojirô était
bon juge de caractère, et Rai était un chien fou,
étrange mais loyal et amusant.
- « Non,
je suis fils unique. Et je n'ai qu'une cousine. »
- « Elle
est mignonne ? » s'enquit automatiquement Kazuki.
- « Ce
n'est pas ton style, dude. »
-
« Comment ça ? »
- « Déjà,
elle est plus grande que toi. » Ken et Kojirô
ricanèrent, pendant que Sorimachi rouspétait. Il
n'était pas petit, juste de taille moyenne pour un Japonais.
Mais comme il traînait toujours avec Ken et Kojirô, ces
deux espèces de saucissons sur pattes, ça donnait
l'impression que c'était lui qui était hors
norme. « Non, tu as tout faux, je veux dire, elle est
presque aussi grande que moi. » Ce qui donnait dans les un
mètre quatre-vingt.
- « Ah
ouais, tout de même… »
- « En
plus, elle est totalement crazy. » ajouta Rai avec un
grand sourire.
-
« Folle ? »
-
« Complètement. Elle est marrante. Je l'aime
bien. »
- « Ah ? »
Kojirô le regarda un peu soupçonneux.
- « Je
vous la présenterai un de ses quatre. Mais faites gaffe, elle
absolutely strange. »
-
« Comment ça ? »
- « Bah,
par exemple, elle est à Tôhô section
technologique. »
Ce qui
expliquait beaucoup. La section technologique regroupait tous les
élèves avec des talents créatifs :
musiciens, peintres, chanteurs, etc. ... La section « seiyu »
était d'ailleurs très réputée. En plus
d'un parcours scolaire poussé, ils avaient des cours de
danse, de chant ou autre. Leur bâtiment était à
l'écart, plus proche du campus universitaire que de la
partie lycée. Donc les deux groupes d'élèves
ne se fréquentaient guère. Mais le groupe dit
« normal » voyait bien que ces artistes
marchaient sur la tête.
- « Et
dans quelle section est-elle ? »
- « Mode
et design. Elle se prend pour les nouveaux Jean-Paul Gauthier et
Vidal Sassoon réunis. Ça le fait grave. Bro,
tu as perdu…» Kojirô secoua la tête. En effet,
Rai venait de lui mettre une pâtée d'enfer tout en
continuant à parler.
Peu de
temps après, les trois invités purent se rhabiller et
rentrer chez eux. Neeve rentra à l'heure et comme promis,
prépara le curry pendant que Kojirô vérifiait que
ses frères se douchaient. Leurs rapports étaient
toujours un peu tendus, ne sachant plus vraiment comment se comporter
l'un face à l'autre. Aucun des deux ne s'éternisa
le soir dans le salon. Ils montèrent dans leurs chambres assez
tôt. Kojirô en profita pour se mettre au lit direct,
histoire d'avoir une bonne nuit de sommeil. Aussi trouva-t-il
extrêmement déplaisant de se faire réveiller en
pleine nuit.
- «…ro!
Kojirô !! » répétait Neeve en le
secouant.
-
« Quoi ?! » grogna-t-il en tentant de voir
l'heure. Il avait du mal à ouvrir les yeux. Il espérait
pour elle qu'elle avait une bonne raison pour le tirer du sommeil à
3H41 du matin.
-
« Chuuuuut ! » implora Neeve tout bas en
lui posant une main sur la bouche. « Je crois qu'il y a
des voleurs dans la maison…. »
-
« Hein ? » Il s'assit brusquement, tout
à fait réveillé.
-
« J'ai…entendu du bruit en bas… »
- « Tu
es certaine que ce n'est pas Mamoru qui se prend un verre d'eau ? »
coupa-t-il brusquement.
-
« Oui ! » souffla-t-elle en agrippant son
bras. Il pouvait la sentir trembler.
-
« D'accord, d'accord… » Il se mit debout,
passant mentalement les options qui se présentaient à
lui. Il avait fermé toutes les fenêtres et portes en
allant se coucher, donc ce n'était pas un chat ou autre
animal en vadrouille dans le salon. « Quel genre de
bruit ? »
- « Des
voix, je crois… »
D'abord,
s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un des ses frères
qui leur faisait un mauvais tour. Il se glissa silencieusement dans
le couloir, Neeve sur les talons et poussa la porte de la chambre des
garçons. Tous deux dormaient à poings fermés.
Alors qu'il refermait la porte, il entendit un bruit suspect venant
du salon.
- « C'est
ça, ton bruit ? » souffla-t-il à Neeve
qui attrapa son T-shirt et se colla à lui.
- «
Oui… qu'est-ce qu'on fait ? On appelle la
police ? » Kojirô fronça les
sourcils. Peut-être… mais si les voleurs prenaient peur et
montaient ? Et si ce n'était pas des voleurs ? Ils
auraient l'air con. En plus, c'était difficile de penser
avec Neeve collée à lui comme ça. Il pouvait
sentir sa poitrine contre son bras, et son cerveau avait tendance à
s'égarer de ce côté là et non se
concentrer sur le problème.
- « Je
vais aller voir ! »
-
« Noooooon ! » protesta à voix
basse Neeve. « Tu es malade ? » Kojirô
eut un claquement de langue exaspéré. Et puis, elle
avait raison, il n'allait pas descendre les mains vides. Il aurait
donné cher pour une canne de golf ou une batte de base-ball.
-
« Passe-moi une de tes béquilles. »
ordonna-t-il tout bas. Elle alla en chercher une dans sa chambre et
revint à pas feutrés.
- « Et
si eux, ils ont des fusils ? » Elle continuait à
le suivre alors qu'il s'approchait des escaliers, l'oreille
tendue pour percevoir ce qui se passait en bas. Oui, de temps en
temps, il y avait un peu de bruit.
- « Tu
restes là ! »
-
« Non ! »
- « Si.
Je ne veux pas t'avoir dans les pattes. »
- « Et
si tu as besoin d'aide ? »
- « Dans
ce cas, tu attrapes Mam et Tak et tu cours ! »
- « Mais
tu es malade ! » répéta-t-elle.
- « Neeve,
reste ici. »
Armé
de sa béquille, les mains moites, il entreprit de descendre.
Il faisait attention à ne pas faire grincer les marches.
Obtuse à l'extrême, Neeve lui suivit, mais il ne
pouvait plus rien dire parce qu'il était déjà
arrivé au palier. Il se pencha pour regarder dans le salon.
Avec la pluie, les nuages étaient bas et peu de lumière
éclairait le salon. Il pouvait voir une sorte de silhouette du
côté des canapés. Une silhouette qui étouffa
un pouffement….
…
…
…
Depuis
quand les voleurs pouffaient ?
…
…
…
Kojirô
prit une grande respiration et fit un pas de côté. Puis
il appuya sur l'interrupteur.
- « ….
CE N'EST PAS VRAI ! JE SUIS AVEUGLE !!!!! »
hurla presque Neeve en se retournant et en se cognant à un
Kojirô figé sur place.
- « MAIS
QU'EST-CE QUE C'EST CE BORDEL !? » beugla-t-il à
son tour. Lui non plus ne voulait pas en croire ses yeux. Shouta et
Keiko, plus ou moins dévêtus en train de… se câliner…
sur le sofa. Oui, il était aveugle pour le reste de ses jours.
Puis il réalisa qu'il était en train de brandir une
béquille. Il se sentit ridicule. Rapidement, il baissa le bras
et cacha la canne derrière lui.
- « Je
vous croyais à un mariage ! » accusa Neeve.
- « Ben
euh… » Les deux parents essayaient de se rhabiller. « Le
repas a été annulé à cause de la pluie. »
Ils étaient rouges de honte, et ils se sentaient comme des
ados surpris par leurs parents. « Et puis, qu'est-ce que
vous faites debout à cette heure ! »
accusèrent-ils dans l'espoir de détourner la
conversation.
- « Vous
étiez genre super pas discrets ! » répliqua
Kojirô.
- « Vous
pourriez aller dans votre chambre pour vous envoyer en l'air ! »
s'emporta en même temps Neeve.
-
« Neeve ! » gronda Shouta, alors que Keiko
s'écriait « Kojirô ! »
- « Que
dalle ! Allez vous coucher ! Et plus vite que ça !
On en reparlera demain ! En attendant, vous feriez mieux de
réfléchir à votre comportement… »
Neeve récupéra sa béquille d'un geste brusque
et remonta les escaliers. Kojirô la suivit une seconde après,
laissant les deux adultes bouche bée.
- « Neeve,
ça va ? »
- « Non… »
hoqueta-t-elle. « Ils m'ont foutu la peur de ma vie… »
- « Allez,
ce n'est rien… » Il lui tapota la tête, hésitant
à la prendre dans ses bras. « Va dormir… »
- « Oui,
Hyûga-san… » dit-elle docilement.
Dans leur
chambre, Mamoru et Takeru dormaient toujours.
Kojirô
était partagé entre colère et amusement en se
levant le lendemain matin. Les événements de la nuit
précédente occupaient tellement son esprit qu'il ne
réalisa pas que les gradins du stade de foot, généralement
vides durant leur entraînement, étaient bien remplis de
filles, de piaillements et autres choses qui lui rappelèrent
que c'était la St Valentin.
- « Vas-y
Keeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen c'est toi le plus fort ! »
hurla une bande de filles alors que le gardien se jetait de côté
pour arrêter un tir. « Wakashimazuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!! »
-
« Kooooojiiiiiirooooooooo !!!! »
s'égosillait un autre groupe. « Hyyyyyuuuugaaaaa !!! »
Même
l'entraîneur était dégoûté. Après
trente minutes, il jeta l'éponge. Impossible de se
concentrer. Les joueurs firent front commun, courant peureusement
ensemble jusqu'aux vestiaires. (1)
- « C'est
de pire en pire chaque année… » grommela
Kitazume. « Allez, tous à la douche. Je ferai
rempart de mon corps. »
Dix
minutes plus tard, tous étaient secs et prêts à
affronter la horde déchainée des groupies. Ils
regardèrent avec espoir Kitazume.
- « Non…
Elles sont toujours là. » confirma l'entraîneur
en jetant un coup d'œil par la fenêtre de son bureau.
- « Bon
allez, je me dévoue…» annonça Sorimachi en
passant son sac en bandoulière. « Vous deux, restez
là… En fait planquez-vous hors de vue! »
ordonna-t-il à Ken et Kojirô. « Franchement,
je ne sais pas si une bonne note en anglais valait le coup. Garde du
corps, mon œil…. C'est pire que la section CRS ici… »
Les deux joueurs allèrent se cacher dans le couloir menant aux
douches, sous l'œil amusé de Kitazume. Les autres
emboitèrent le pas à l'attaquant, certains
chantonnant la marche funèbre, les autres ricanant devant la
tête de leur capitaine. Kazuki ouvrit la porte du vestiaire et
déjà les cris hystériques commençaient.
- « ON
SE CALME ! » gueula-t-il. « Si vous
cherchez Ken et Kojirô, vous vous êtes faites avoir. Ils
sont sortis par la fenêtre de derrière il y a cinq
minutes… »
Dépitées,
les filles virent demi-tour et accompagnèrent le reste de
l'équipe vers le bâtiment central. Certaines firent
tout de même le tour du vestiaire, juste au cas où.
Soupirant, Kitazume alla les débusquer.
- « Jeunes
filles, je sais que je suis irrésistible, mais si je vous
reprends à passer le nez par la fenêtre de mes
vestiaires, je vous colle en retenue. » Les lycéennes
protestèrent et s'enfuirent. « Bon, la voie est
libre. » fit-il d'un ton neutre en revenant.
- « Merci,
Kitazume-sensei ! » remercièrent
chaleureusement Ken et Kojirô en sortant de leur cachette. Ils
avancèrent précautionneusement jusqu'au hall
d'entrée. La cloche sonna à cet instant, leur
facilitant le travail en vidant les lieux de toute présence,
féminine ou autre. Les deux garçons ouvrirent leurs
casiers à chaussures. Des dizaines de paquets tombèrent
au sol. Avec un bougonnement, Kojirô ramassa les siens et les
mit directement à la poubelle.
- « Tu
ne lis même pas les cartes ? » demanda Ken en
se penchant sur ses propres cadeaux.
- « A
quoi bon ? »
- « Une
des filles pourrait te plaire… »
- « Non.
Si elle est trop lâche pour ne pas me donner ses chocolats en
personne et si elle préfère les planquer dans mon
casier, je ne veux pas savoir qui c'est. »
- « Tu
as raison. » Les paquets adressés à Ken
virent également remplir la poubelle.
-
« Dis-moi, tu es de plus en plus populaire… De plus
en plus de groupies… De plus en plus de chocolats…»
commenta Kojirô alors qu'ils montaient les escaliers et
parcouraient les couloirs pour rejoindre leur classe. Ici et là,
et ce malgré le fait que les cours avaient commencé,
des têtes de filles apparaissaient dans l'embrasure des
portes et fenêtres. Les deux garçons accélèrent
le pas, ne voulant ni être trop en retard, ni se faire coincer.
- « Oh
joie… Pff, rien à faire… Je veux une copine, c'est
tout. »
Le
professeur de maths fut compréhensif et ne leur dit rien quant
à leur petit retard. Ceci dit, il les envoya directement au
tableau pour résoudre les problèmes.
- « De
toute façon, vos bureaux sont impraticables… »
En effet,
les deux tables, ainsi que les chaises, étaient tapissées
de ballots aux emballages chatoyants. Kojirô grogna et se cogna
le front contre le tableau, en un « boum »
sonore. Le professeur étouffa un rire. Généreux,
il sauva la peau des deux garçons une nouvelle fois en leur
demandant de transporter des cartons pleins de fournitures pour lui
jusqu'à la salle des professeurs durant la pause. Etant ainsi
escortés par une autorité respectée, les filles
n'osèrent pas les aborder. Pourtant elles faisaient déjà
la queue dans le couloir.
Kojirô
et Ken étaient maintenant devant un nouveau problème.
Comment retourner en cours sans se faire pincer ? Ils étaient
en train de discuter de leurs plans de bataille, quand leur
professeur de Japonais les prit en pitié.
- « Allez,
portez-moi ces cartons… » Chargés de cartons –
les mêmes – toujours accompagnés d'un professeur,
ils regagnèrent leur salle. Avec un sourire, la prof fit
demi-tour juste avant la porte.
- « Je
vous vois dans cinq minutes. »
- « Merci
Sensei ! »
- « Pssst,
Kojirô ? » souffla Ken.
-
« Hum ? »
- « Ce
n'est pas normal, les profs sont trop gentils… »
- « Ne
te plains pas… »
- « Non,
mais je me méfie… »
Ils
entrèrent dans leur salle, refermant la porte coulissante
derrière eux. Avec un soupir, Kojirô se prépara à
devoir jeter tous les paquets de son bureau, mais, à sa plus
grande surprise, il n'y avait plus qu'une longue boite. Un coup
d'œil à la poubelle confirma que quelqu'un était
passé. Ses camarades de classe le regardaient, curieux de voir
sa réaction, curieux de savoir de quoi il retournait. Kazuki
entra à ce moment, se heurtant à Ken qui était
toujours planté là. Sa table à lui n'avait pas
été rangée, et il cherchait un autre sac
poubelle, puisque la corbeille était déjà
pleine.
-
« Qu'est-ce qui se passe ? » Sorimachi
avait les bras pleins de paquets. Sa copine Miki fit carrément
la tête en le voyant.
- « Une
fille est venue, a foutu tous les paquets dans la poubelle et a posé
le sien. » expliqua-t-elle en ignorant l'ailier qui
venait pourtant de s'asseoir sur sa table.
-
« Miki… » susurra-t-il. « Tu ne
m'as pas encore donné tes chocolats… »
-
« Qu'est-ce qui te fais croire que j'ai des chocolats
pour toi. Tu en as bien assez comme ça. »
répondit-elle, assez méchamment. Oh la, Kazuki, tu
es sur un terrain dangereux…
- « Comme
tu veux… » Il haussa les épaules et alla
s'asseoir à sa table. Il mit les boites dans son sac de
sport, sauf une qu'il ouvrit et commença à grignoter
un carré. Miki le regarda avec des grands yeux, presque
remplis de larmes. Elle fit une moue et se retourna pour fixer le
tableau.
Ne voulant
pas être mêlé aux déboires amoureux de
Kazuki, Kojirô reporta son attention sur le paquet devant lui.
Malgré sa décision de ne pas ouvrir les cadeaux
anonymes, il sentait son intérêt piqué au vif.
Lentement, il s'empara de la petite carte. Il la parcouru des yeux,
puis il fronça les sourcils.
-
« Kazuki ? C'est qui Asa Naguno ? »
-
« Faisgnapépachederé. »
- « Encore
une fois, en japonais. » Kazuki déglutit, avalant
son morceau de chocolat.
- « C'est
la pétasse de Rai… Attends, ne me dis pas que…. »
Les autres
élèves avaient suivi les échanges, premièrement
entre Kazuki et Miki, puis Kazuki et Kojirô, avec grande
attention. Ils étaient maintenant en train de regarder avec
stupéfaction un Kojirô bondir hors de sa chaise.
- « Quelle
est sa classe ? »
- « Euh… »
-
« A219. » répondit Miki.
- « Hum. »
- « Hé,
attends-nous ! » Mais déjà Kojirô
s'était élancé dans le couloir. Les
piaillements habituels s'élevèrent puis se turent
brusquement. Il ne devait pas avoir l'air aimable. Enfin, encore
moins que d'habitude. Ken et Kazuki partirent à la suite,
curieux de savoir ce qui allait se passer, se frottant déjà
les mains à l'idée que leur capitaine allait encore
les faire rire. Et puis, ils étaient aussi là pour le
protéger lui. S'il était tellement en colère
au point d'en être irréfléchi, eux avaient la
tête vissée sur les épaules. Kojirô, seul
dans les couloirs, un jour de St Valentin ? Il allait soit se
faire violer soit péter un plomb et devenir un serial killer.
Le buteur descendit les escaliers rapidement et fit glisser la porte
de la salle A219 d'un grand geste. Bien sûr, tout le monde se
tourna vers lui.
-
« Naguno ? » La pétasse commença
à se lever, un sourire naissant sur ses lèvres.
- « Oh,
tu as re--- » Elle ne finit ni son geste ni sa phrase.
Elle se reçut sa boite de chocolat en plein front, lancée
de toutes ses forces par un Kojirô enragé.
- « J'en
veux pas de tes chocolats, pétasse ! Mais pour qui tu te
prends ? Tu n'arrives même pas à la cheville de
Rai ! Tu t'es vue, espèce de grosse vache puante, moche
et asthmatique ? T'es laide comme un pou, bête comme tes
pieds et pète plus haut que ton cul ! Ne viens pas
me faire chier, mocheté ! »
Il referma
la porte et repartit vers sa salle, trainant derrière lui un
Ken et un Kazuki pliés de rire. Ils essayaient pourtant de se
retenir, mais ils n'arrivaient qu'à réduire les
éclats en des ricanements nasaux, qui les faisaient redoubler
de rire.
Jamais
nouvelle ne circula plus vite. Le temps que Kojirô remontât
un étage et arrivât dans sa salle, ses camarades de
classe étaient déjà au courant. Plusieurs
garçons applaudirent et il se fit féliciter de toute
part. La professeur, de retour, ne comprenait rien. D'où
venaient-ils ? Eux qu'elle avait sauvés pas même
cinq minutes auparavant des foules pas sentimentales ?(2)
- « Alors
Hyûga-kun, comment se porte Valentin ? »
plaisanta-t-elle.
- « Je
vous jure, si je rencontre cet enfoiré, je lui arrache les
burnes et je les lui fais bouffer. Comme ça, il arrêtera
de casser les miennes avec ces histoires de chocolat, l'eunuque de
service. » grommela-t-il en allant s'asseoir.
La
remarque sécha la professeur, mais eut raison des dernières
onces de self-control de Ken et Kazuki. Ils explosèrent d'un
rire tonitruant, se mettant à pleurer ou à taper du
poing sur le mur. Incapables de se reprendre, ils sortirent de la
salle. On pouvait les entendre dans tout le couloir.
-
« Hyûga-kun, je n'apprécie pas ce
langage. »
- « Pardon
Sensei… » grommela-t-il. « C'est juste que…
tiens, vous êtes une fille, vous ! Peut-être que
vous pouvez m'expliquer pourquoi la St Valentin transforme les
filles en monstruosités sans nom ? »
La
professeur sourit.
- « Cela
s'appelle l'amour… »
- « Dans
ce cas, je hais l'amour… » Il s'allongea sur sa
table et ferma les yeux. Pitié que cette journée se
finisse…
-
« Remarque des plus intéressantes. Aujourd'hui,
nous allons donc faire une leçon spéciale sur l'amour.
Pourquoi les êtres humains sont-ils les seuls animaux au monde
à éprouver de l'amour ? D'où vient
cette notion ''d'amour'' ? Quand apparaît-elle
dans la littérature ?… Ah, vite allez à vos
places… »
Ken et
Kazuki venaient d'entrer. Il était clair qu'ils venaient
de se passer la tête sous le robinet, à en croire leurs
cheveux mouillés. Ils regagnèrent leur bureau, prenant
bien soin de ne croiser ni le regard de l'autre, ni celui de
Kojirô. Deux heures consacrées à l'amour dans
la poésie plus tard, Kojirô sut que c'en était
fini d'eux. C'était l'heure du déjeuner. Ils
mangeaient normalement sur la pelouse, ou, s'il faisait trop froid,
sur un banc dans un des couloirs semi-ouvert donnant sur la cour.
Mais la pluie s'était mise à tomber. Une grosse pluie
qui détrempait les pelouses. Impossible d'aller dehors.
Les
garçons allaient devoir manger dans la cantine. La salle la
plus bondée de tout Tôhô… Les 3 K…. cantine…
St Valentin…
Misère,
ils étaient morts.
-o-o-o-o-o-o-o-
Commentaire de ma bêta-lectrice – vivi elle fait même des commentaires ! Elle est multifonction et elle est rien qu'à-moi… Allez, tous les commentaires de ce chapitre diront aussi merci à Nix/Kiito pour ses corrections fidèles. Sinon, ben je ne sais pas quoi, mais je trouverais bien (moi et mon cerveau nous pouvons être méchants… Tiens l'idée du couple Yaoi Kojirô/Shun paraît bien tentante…)
En plus, vous lui devez des idées ici et là et des rectifications de personnages. Et oui, nous avons de grande discussion philosophique sur les perso de Captain Tsubasa. Généralement lundi matin à 9h03 lorsqu'on se rend compte que c'est moche le lundi et c'est moche de devoir bosser…
(1)Ah, quels hommes
(2) Qui n'ont pas soif d'idéal, des voiles lalala
-o-o-o-o-o-o-o-
