Allez je fais vite parce que je veux finir mon chapitre 30 pour l'envoyer à la correction dimanche (demain) soir.
Donc un gros bisous à Yellou, Genzo, SuperChewbacca (Même si tu n'as toujours pas réussi à mettre un post entier, à croire que le site te hais) et Darkaya pour les commentaires.
Sinon je fais un câlin de la mort à ma Tokikofun-samaaaaaaaaaaaaaa ! Qui va se remettre à sa fic que tout le monde DOIT lire tellement c'est bien. J'adore la façon dont elle dépeint Ken et pour une fois Kojirô-tigrounet n'a pas le super beau rôle (je dirai même plus qu'il est tendance méchant…)
Nyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !
-o-o-o-o-o-
Publié : 02 février 2008 – Vous vous en foutez mais c'est l'anniversaire de mon Papa ! Happy birthday, géniteur de mon cerveau !
Chapitre 29 - Diviser pour mieux régner
Elle
continua à sourire mais son regard s'était figé.
-
« Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? »
- « Il
paraît que c'est ma faute… » Kojirô laissa
sa phrase en suspens. Il pouvait bien voir qu'elle n'avait pas
très envie d'en parler mais lui, lui irait au fond du
problème.
- « Oh.
Laisse tomber, j'étais juste en colère. Je
n'aurais pas dû dire ça. » Elle semblait
sincère. Il l'aurait cru mais à la dernière
seconde, elle évita son regard en baissant les yeux.
-
« Menteuse. »
- « Et
alors ? »
- « Alors,
en quoi est-ce que c'était ma faute ? »
- « Pff,
vous êtes bien tous les mêmes, les mecs… »
Elle prit le prétexte de tourner sa page de magazine pour
rompre le contact visuel encore une fois.
- « Donc
vous n'êtes plus ensemble ? » Kojirô se
félicita d'avoir pu garder une voix calme.
- « Je
ne sais pas. Il n'est pas venu me voir de toute la journée.
Il ne m'a même pas téléphoné . »
Kojirô ne dit rien. Principalement parce qu'il n'avait rien
à dire. Il n'avait jamais eu de petite copine attitrée
mais il se disait bien que si jamais cela devait arriver, il serait
hors de question de rester coller l'un à l'autre.
S'appeler tous les soirs ? Se parler tous les jours ? Et
puis quoi encore ?
- « Ah. »
Neeve semblait attendre une réponse. C'était vraiment
tout ce qu'il avait à dire.
- « Tu…
tu as fini avec mes maths ? » Elle cherchait à
détourner la conversation.
- « Oui…
Donc ici… »
Kojirô
décida de lui expliquer ses maths avant de pousser plus loin.
La jeune fille s'assit sur le chevet pour suivre les explications.
Encore une fois, il dut revenir à des concepts basiques pour
qu'elle comprenne la suite des exercices, mais petit à petit
elle hochait la tête devant son graphique.
- « Pff…
c'est compliqué ! » râla-t-elle.
- « Mais
non, c'est toi qui y mets de la mauvaise volonté ! »
- « A
quoi ca sert les maths ? A quoi cela te sert, pour
marquer des buts ? » répliqua-t-elle acide.
- « A
calculer l'angle de mes tirs par exemple… »
-
« Vraiment ? » En fait, non. Kojirô
ne calculait pas, il ressentait. D'instinct, il savait si la balle
pouvait ou ne pouvait pas rentrer. Mais elle commençait à
l'énerver.
-
« Reprend ces trois questions et montre-moi après. »
Kojirô
s'attendait à ce qu'elle reparte dans sa chambre mais elle
s'installa de nouveau sur son lit, cette fois assise bien droite
les jambes croisées. Lui récupéra sa feuille
d'anglais et recopia ses réponses corrigées au
propre.
-
« Hyûga-san ? » appela soudain
Neeve.
-
« Hum ? Qu'est-ce que tu n'as pas encore
compris ? »
- « …
Non c'est bon, j'ai capté… » Mais sa voix
était bizarre. Avec un soupir exaspéré, il se
tourna vers elle.
- « Même
si je ne comprends pas pourquoi c'est à moi que tu
veux en parler, crache le morceau. Histoire que je retourne à
une vie normale après. »
- « Ce
n'est pas ça… » Neeve secoua la tête.
« Je ne vais tout de même pas te parler de mes
problèmes amoureux. Surtout quand on sait à quel point
tu apprécies Shun… »
-« Justement,
bave-lui dessus un bon coup, ce n'est pas moi qui vais t'arrêter. »
- « Non. »
- « Alors,
qu'est-ce que tu veux ? » Pour la énième
fois depuis qu'il avait emménagé avec Neeve et qu'il
avait dû cohabiter avec un membre de l'espèce
féminine, Kojirô se dit que les filles, c'était
super compliqué et soûlant.
- « Je
me demandais… comment… peux-tu être certain que tu
veux être footballeur professionnel ? »
- « J'aime
le foot. Certains aiment le dessin et deviennent artiste ou
architecte, d'autres aiment les animaux et deviennent véto.
Moi c'est le foot… »
- « Mais…
est-ce que ca te plaît ? »
- « Quoi ?
Le foot ? Oui, ça me plaît. T'as vraiment des
questions connes, toi. »
- « Je
veux dire, est-ce que tu t'amuses quand tu joues au foot ?
Parce qu'entre les entraînements et tout… »
Kojirô comprit où elle voulait en venir.
- « Oui,
je m'amuse quand je joue. C'est sûr, ce n'est pas tous
les jours facile, mais ça vaut le coup. Donne-moi un ballon et
un adversaire digne de ce nom et je prends mon pied… »
- « Mais…
pourquoi veux-tu devenir le meilleur ? Pourquoi les
compétitions ? Pourquoi ne pas faire prof de maths et
jouer dans l'équipe locale le dimanche ? »
- « Moi
prof ? » Kojirô éclata de rire.
- « Non
sérieusement ! » Neeve était assise sur
le bord du lit, les pieds au sol. Elle le secoua d'une main sur
l'avant-bras pour le faire revenir au sujet.
- « Parce
que je n'aime pas le foot. J'adore le foot. »
- « … »
Il réalisa que cela ne voulait pas dire grand chose.
- « Ce
que je veux dire ---. »
- « Je
crois que je comprends… » Neeve baissa la tête.
« Est-ce que tu me méprises ? »
-
« Hein ? »
- « Pour
avoir arrêté la danse ? »
-
« Pourquoi est-ce que je te mépriserais ? Si
cela ne te plaît plus, arrête. Peut-être un jour tu
recommenceras. Qui a dit que les envies étaient immuables ? »
Neeve pouffa.
- « Venant
de toi, 'immuable' sonne bizarre… »
- « Hase,
ne me provoque pas ! Retourne faire tes maths. » Elle
se réinstalla sur le lit sans mot dire. Kojirô retourna
à son anglais mais discerna clairement un gros soupir. A son
tour, il appela :
- « Hé,
Neeve ? Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ? »
- « … »
-
« Neeve ? » Il la regarda pour voir
qu'elle pleurait silencieusement. Mince, pourquoi pleurait-elle ?
Encore ? Dans sa chambre en plus !
- « Arrête
de pleurer sinon je te fous une baffe ! » Elle
renifla et essuya ses larmes. Mais d'autres les remplacèrent
aussitôt. « Pourquoi est-ce que tu chiales,
d'abord ? Tu es si nulle que ça en maths ? »
- « Non…
Laisse tomber… » Elle se leva brusquement en emportant
ses feuilles. Il eut juste le temps de la rattraper.
- « Mais
non ! Quoi encore ? L'autre abruti ? »
- « Non… »
- « C'est
moi ? » Kojirô paniquait un peu. Il n'était
pas plus doué en cuisine qu'en « consolation »
de jeunes filles en pleurs.
- « Non… »
- « Alors
quoi ? » A son tour, il la secoua.
- « C'est
moi… C'est moi le problème. »
- « Pour
une fois je suis bien d'accord. Tu es un vrai problème sur
pattes. Tu passes du sourire aux larmes et tu es chiante. »
Entre ses pleurs, Neeve sourit.
-
« Désolée… »
- « C'est
bon pour cette fois, mais je te défends de pleurer. C't
honte, une sœur qui pleure… » grommela-t-il.
- « Sinon,
toi aussi tu voudras une tarte ? »
- « Non,
un vrai repas, entrée-plat-dessert ! » Kojirô
retourna s'asseoir à son bureau et fourragea dans ses livres
à la recherche d'un truc à faire pour se donner une
contenance. Il ne l'entendit pas venir, mais sentit son odeur de
cerise et vanille juste avant qu'elle ne passât ses bras
autour de son cou.
-
« Quoi ? » marmonna-t-il en dégageant
les mèches de la jeune fille qui lui bouchaient la vue. Neeve
secoua la tête et resserra son étreinte tout en
enfouissant son visage dans son cou. « Arrête, tu
m'étrangles ! » protesta-t-il. Kojirô
venait de sentir quelque chose de rond et moelleux sous la base de
son cou, entre ses omoplates. Mais étrangement, c'est dans
le bas ventre qu'il avait chaud… Très chaud.
-
« Câlin. » murmura-t-elle doucement d'une
voix à la fois exigeante et boudeuse.
- « Va
voir Takeru si te veux faire des mamours… » Il devina
son sourire en sentant ses lèvres s'entrouvrir contre la
peau de son cou.
- « Arrête
de ronchonner… » Elle s'obstina à
l'étouffer en silence et il dut se soumettre au câlin
en roulant des yeux et en soupirant lourdement en continu pour
marquer son supplice. A chaque souffle, le sourire s'élargissait.
Finalement, elle se redressa et passa la main dans ses cheveux
nouvellement coupés.
- « Ça
te va bien comme ça.»
-
« Grumph. »
- « Je
te jure. »
- « Hase,
casse-toi ou fais tes maths, mais laisse-moi bosser… »
Elle se
pencha sur lui, juste pour lui plaquer une bise sur la joue.
- « Merci
pour les explications, sensei. »
Elle partit et ferma la porte doucement. Kojirô expira longuement. Il se s'était pas rendu compte qu'il avait retenu sa respiration lorsqu'il avait réalisé qu'elle lui donnait une bise. C'était la troisième fois qu'elle lui faisait le coup. Kojirô se frotta la joue d'un air pensif. Il venait de décider de ne pas chercher à comprendre ce qui se passait dans la tête de Neeve. C'était bien trop difficile et casse-couilles. Ce ne fut qu'en allant se coucher qu'il se rendit compte qu'elle avait esquivée ses questions sur l'abruti de service et sa peu probable implication personnelle dans leur dispute. Qui plus est, son oreiller sentait maintenant la vanille et la cerise, et l'odeur s'incrustait déjà dans son pyjama. Il le savait ! Casse-couilles jusqu'au bout…
Et donc il se réveilla mercredi matin en pensant à Neeve. Quelque part, il avait commencé à associer parfum cerise-vanille à la jeune fille. Pestant contre le fait qu'il sentait la fille désormais, il alla prendre une douche. Un gaspillage d'eau, sachant qu'il allait en prendre une autre dans moins de deux heures après la session de foot du matin. Il grognassait toujours en arrivant au terrain. Cependant, Neeve fut rapidement le cadet de ses soucis. Les professeurs venaient d'annoncer les exams de fin d'année pour dans deux semaines et Kojirô se retrouva embarqué dans les programmes de révision. Il eut un moment de panique : entre les révisions et l'entraînement qui se durcirait en vue du tournoi en été, il allait avoir une montagne de choses à faire et pas une seconde à lui. Très bien. Il n'avait pas besoin de penser. Penser était fatiguant et vous poussait à vous poser des questions existentielles comme « pourquoi n'a-t-elle pas voulu sortir avec moi ? ».
Le patron
du café Ishiin avait aussi une bonne nouvelle pour lui, à
savoir que le fils de son neveu allait débarquer pour les
vacances et que sa présence n'était donc plus
nécessaire. Kojirô n'aurait donc pas à jongler
furieusement entre ses engagements. Le jeune homme regretta tout de
même un peu de se faire presque congédier, même si
ce n'était que temporaire. La patronne le rassura et lui
offrit une bouteille de coca pour la route. Tout content, Kojirô
sprinta chez lui.
Comme il
s'y attendait, Mamoru était encore dehors avec ses nouveaux
copains. Cette fois, il fut complètement ignoré. Il
grommela un peu et rentra embrasser sa mère qui se moqua un
peu de son désappointement.
- « Et
qu'est-ce que je devrais dire, moi, la vieille peau de mère
que je suis ? »
- « Maman,
tu n'es pas vieille. Tu es même plutôt bien
conservée… » taquina Kojirô. Keiko n'avait
jamais été plus resplendissante depuis la mort de son
premier mari. La disparation des soucis financiers et le fait de
savoir sa famille en de bonnes mains avaient éclairé
son visage continuellement sombre depuis des années. Les rides
autour de sa bouche disparaissaient, son mal de dos diminuait, et
elle se surprenait elle-même à chantonner et à
sourire toute seule sans aucun prétexte.
-
« Monsieur mon fils, vous êtes vraiment cruel. »
- « Où
est Takeru ? »
- « Avec
Shouta au dojo. »
-
« Shouta ? »
- « Takeru
l'a convaincu de s'inscrire au cours pour adulte. Il a dit qu'il
ne voulait pas d'un père gras. Shouta l'a d'ailleurs
assez mal prit. »
- « Comme
quoi, c'est de famille… »
- « Je
ne me rappelle pas vous avoir élevés comme des
malpolis ! »
- « Mais
tu nous aimes, hein ? » Kojirô enveloppa sa
mère dans une embrassade d'ours et la décolla du sol.
- « Bon
sang, Kojirô, tu pues ! Va prendre une douche ! »
s'écria Keiko en riant.
- « Je
ne pue pas, c'est juste de la transpiration. »
objecta-t-il en montant vers sa chambre. Il savait qu'il ne devait
pas sentir la rose, après un entraînement et deux heures
passées à transporter des cageots de bouteilles. Mais
tout de même.
- « Ça
pue quand même… Frotte-toi bien derrière les
oreilles ! » Hein ? Elle le prenait vraiment pour un
gamin de trois ans. Pff, les mères…
Kojirô
attrapa serviette et habits de maison et décida de s'accorder
un bain. Il commença par se savonner et eut une pensée
douce envers sa génitrice lorsqu'il se frictionna
vigoureusement le crâne et le derrière des oreilles avec
son shampooing. Puis il se rinça et plongea dans la baignoire
d'eau fumante avec délice. Aussi entendit-il s'en prêter
attention la porte d'entrée s'ouvrir. Sûrement
Mamoru. Il prit son temps, appréciant ce moment de relaxation.
Shouta avait fait installé un grand bac, assez long pour que
lui et Kojirô puissent presque s'allonger et avoir de l'eau
jusqu'au cou. Il s'amusa à plonger en apnée et à
regarder les bulles d'air monter vers la surface. Il sortit de
l'eau quand ses doigts commencèrent à ressembler à
des prunes séchée. Il s'essuya en sifflotant et
traversa le couloir en un pas. Un fois dans sa chambre, il se jeta
sur son lit et flemmarda encore un peu en lisant son FootMag.
Cependant, il fut vite dérangé. Son lit étant
collé au mur commun avec la chambre de Neeve, il pouvait
entendre les sons d'une conversation qui dégénéra
vite en dispute. La porte d'entrée s'était ouverte
sur Shun Fujita et non pas son frère. Bien qu'il eût
décidé de ne pas s'en mêler, Kojirô
tendit l'oreille pour capter ce qui se passait. Bientôt, il
n'eut plus à se concentrer, les voix étant clairement
audibles.
- « Enfin,
Neeve ! Ce n'était que du chocolat ! »
- « Du
chocolat le jour de la St Valentin ! » Pff, même
moi je n'aurai pas fait cette connerie.
- « Ce
n'était qu'un cadeau pour un ami. »
- « Ami,
mon œil ! Tu sais très bien qu'elle te court
après ! Et toi… Toi tu l'encourages !»
- « Hé,
c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité,
non ? » répliqua Shun d'une voix froide.
- « Et
ça veut dire quoi ça, exactement ? » Oh
là, voix basse, voix basse. Mal barré…
- « Que
tu ne t'es pas privée pour donner des chocolats à
d'autres gars ! »
- « Des
pâtisseries, Shun, des pâtisseries ! Le chocolat,
c'est seulement pour toi. Ah, et mon père, mais tu ne vas
pas me dire que tu es jaloux de mon père, non ? »
éclata Neeve en ironie mordante.
- « Et
d'où tiens-tu que je suis jaloux ? » Ta
tête de con ?
- « Du
fait que tu me ressers encore et encore le coup des pâtisseries ! »Ah oui, ça marche aussi. Mais je préfère ma
raison. Tête de con…
-
« Gâteaux et chocolats, c'est pareil ! »Non… pas vraiment…
-
« Non ! »
- « Parce
que tu crois que lui, il a fait la différence !? »
- « Tout
à fait ! Il a prit ça comme une preuve
d'amitié ! » Une seconde, c'est qui le
« lui » ? Ken ? Kazuki ?...moi ?
Non. Pas moi. Quoique…
- « Oui,
bien sûr… C'est sûr qu'il veut faire ami-ami avec
toi… si tu vois ce que je veux dire. » Ce n'est
donc pas moi… Kazuki, dans ce cas… ?
- « Shun,
tous les mecs ne sont pas des obsédés comme toi ! »Et vlan dans les dents, le pervers !
- « Tu
n'as jamais rien dit contre ça avant ! »Attends, tu veux dire que Neeve et lui….beurk…
-
« Peut-être aurais-je dû ! Peut-être
que tu me prêterais plus d'attention comme ça… »
- « Ce
n'est pas moi le problème, c'est toi ! »
riposta Shun.
-
« Pourquoi est-ce que tu ne me crois pas ? Ce sont
des amis ! A-M-I ! »
- « Ce
ne sont pas des amis ! Tu les connais à peine ! »Ken ? Kazuki ? Non, plutôt Ken. Mais il ne les a
jamais rencontrés…
- « Et
alors ? C'est sûr que si je ne parle à personne,
je vais me faire des tas de copains ! » Bien dit,
Neeve. Vas-y, fais lui sa fête !
- « Et
puis, pourquoi est-ce que tu veux te faire des amis ? »
- « Est-ce
que j'ai besoin d'une raison ? Ils sont gentils, sympa et
nous avons beaucoup de points communs. »
- « Des
points communs ? Avec des joueurs de foot ? » Il
n'a pas tord, ceci dit…
-
« Qu'est-ce que tu reproches aux joueurs de foot ? Ce
n'est pas parce qu'ils jouent au foot qu'ils sont cons comme
des glands ! Et puis peut-être que j'aime le foot
maintenant ! » Ouais, c'est ça… même
moi je n'y crois pas…
- « Tu
aimes le foot… ou les joueurs de foot ? »
- « Mais
qu'est-ce--- ? »
- « Ou
un joueur de foot bien particulier, hum ? »
-
« SHUN ! » Kojirô entendit un bruit,
un peu comme un bousculement. Il se redressa sur son lit, en fronçant
les sourcils.
- « Tu
as changé Neeve ! Tu n'es plus comme avant ! »
-
« Comment ça ? »
-
« D'abord tu arrêtes la danse--- . »
- « Encore
cette histoire de danse ? Cela fait deux ans ! »
coupa Neeve en colère.
- « puis
tu laisses tomber ton rôle de déléguée---. »
continua Shun.
- « Ce
n'est pas comme si j'avais le choix ! Pas de danse à
Tôhô et une cheville foulée, dois-je te le
rappeler ? »
- « Des
excuses ! Comme d'habitude, des excuses ! Avec toi, c'est
toujours pareil ! Tu te caches derrière des excuses ou tu
fuis. Tu laisses toujours tout tomber dès qu'il faut que tu
te battes. »
- « Si
je suis si nulle que ca, pourquoi est-ce que tu sors avec moi ? »Bonne question…
- « Je
te renvoie la question. Si je suis si nul… Je te signale que c'est
toi qui n'as plus une minute à m'accorder. C'est normal
que j'aille me faire des amis… » Mais qu'est-ce
que tu attends ? casse-toi !
-
« Amis ! » Neeve eut un hoquet dédaigneux.
- « Oui
ami. »
- « Comme
Oki ? »
- « Comme
Oki. C'est pourquoi elle m'a offert des chocolats. Tu l'as dit
toi-même, je partage des points communs--- »
- « Mon
cul ! Et je parle littéralement ! »
Kojirô eut un sourire mauvais « Oki est une grosse
salope prête à tout pour coucher avec toi ! Et je
te retourne le compliment ! Qui a annulé tous nos
rendez-vous amoureux ? »
- « Qui
n'est pas libre samedi ? »
- « Tu
me préviens du jour au lendemain ! Je suis désolée
mais j'ai déjà fait des plans ! »Allez Neeve, encore un effort ! Fous-le dehors !
- « Et
bien sûr, tu refuses de les changer. »
- « J'ai
droit d'avoir une vie, non ?! » s'indigna Neeve.Exactement ! Allez, à la porte !
- « Je
remarque simplement qu'entre un après-midi avec moi, et un
après-midi à regarder des neuneux pousser un ballon
avec leurs pieds, tu préfères la seconde solution. Ils
doivent être exceptionnels, ces nouveaux amis, pour te
convertir au foot. » Hé, c'est qui que tu
appelles neuneu ?
- « Shun,
je n'y vais pas pour le foot, mais pour eux ! »Nous ? ah bon ?
- « Donc
ils sont plus important que moi. »
- « C'est
un match important pour eux ! » Mais depuis quand
tu viens nous voir jouer au foot, toi ?
- « C'est
aussi un truc important pour moi ! »
- « Shun,
je suis allée au country club de ton père, genre un
millier de fois ! »
- « C'est
toujours important ! »
-
« J'irais après, si c'est si important ! »
- « Non… »
- « C'est
tout ou rien ? »
- « Oui. »
- « Donc
c'est rien. » Ouuuuaaaaaiiiiiis ! Une hola, une
hola !
- « Bien,
j'irai avec quelqu'un d'autre. Oki peut-être… »Ouuais, cassez-vous les mochetés !
-
« Shun… » La voix de Neeve était
glaciale. « Si tu y vas avec elle, je romps. »Oh purée, oh purée !!!. Allez Fujita, sois con
jusqu'au bout !
- « Neeve,
est-ce que tu es jalouse ? »
- « Bien
sûr que je suis jalouse ! » Merde, elle
pleure…
-
« Neeve… » La voix de Shun se fit douce.
« Pourquoi est-ce que tu pleures ? »
- « Parce
que tu es trop con ! » Bien dit.
-
« Pourquoi est-ce que tu es jalouse comme ça ? »
- « Parce
ce que… parce que je t'aime… » Non, non ne
t'arrête pas maintenant !
- « Tu…
m'aimes ? » La voix était presque
onctueuse.
- « Quoi,
tu en doutais ? »
- « Un
peu. Je crois que j'étais jaloux aussi. »Vraiment ? c'tte bonne blague…
- « Hum
je crois aussi. »
- « … »
- « … »
Kojirô
eut beau tendre l'oreille, il n'entendit rien. Ce qui laissait
libre cours a son imagination pour savoir pourquoi ils étaient
silencieux. En général, vous êtes silencieux
quand vous ne parlez pas. Et parler avec la langue d'un autre dans
votre bouche, oui, c'était difficile. Le jeune homme se leva
brusquement. Il bouillonnait d'une colère froide. Comment
Neeve pouvait être à ce point aveugle ? Et dire
qu'il s'était inquiété pour elle. Il
descendit les escaliers et attrapa son manteau.
-
« Kojirô ? » interpella Keiko
- « Besoin
d'air ! » fit-il en claquant la porte derrière
lui. Il n'alla pas bien loin. Il tourna à gauche et remonta
une toute petite ruelle qui départageait leur maison et leur
voisin de gauche, puis tourna encore à gauche. Il se retrouva
dans la rue où il avait trouvé Shun et Neeve la
première fois. Il se jeta sur un banc, les jambes tendues
devant lui et les poings serrés enfouis dans les poches de son
manteau. Il fusilla du regard un bout de lierre qui poussait le long
du mur en face de lui. Ce qu'elle pouvait être bête,
stupide, idiote ! Une vraie tête à claques.
-
« Hyûga-san ? » Quelqu'un
l'appela, interrompant ses ruminations.
-
« Sakamoto… casse-toi… » grommela-t-il sans
bouger.
-
« Allons, allons… » Ayame s'assit à
ses côtés. « Dois-je en déduire que
Shun est arrivé avant moi ? » Il condescendit
à tourner le visage pour la regarder fixement.
-
« Grumph. »
-
« Pfff… » A son tour, la jeune fille se mit à
bouder. « Ils se sont vraiment réconciliés ? »
-
« Humph »
- « C'est
la faute de la prof de danse ! Si j'étais arrivée
plus tôt ! » se désola Ayame.
-
« Qu'est-ce que tu aurais bien pu faire ? »
- « Lui
monter suffisamment le chou pour qu'elle le jette définitivement. »
- «
Si c'était si facile que ça, pourquoi est-ce que tu
ne l'as pas fait avant ? »
- « Parce
que c'est la première fois que Neeve fait la gueule à
Shun… »
-
« Vraiment ?» s'étonna Kojirô.
Pourtant, avec le caractère explosif de Neeve, il s'attendait
à des prises de bec régulières.
- « Si
on ne compte pas la fois où elle faisait la gueule à
tout le monde bien sûr… » rajouta Ayame qui
boudait toujours.
-
« Hein ? » marmotta Kojirô pour
remplir la conversation. Honnêtement, Neeve était bien
la dernière personne au monde dont il voulait parler en ce
moment.
- « Ben
oui, le coup du ballet national de Tokyo. » répondit
la jeune fille d'une voix exaspérée.
- « Quoi ?
Ballet national ? » Kojirô se réveilla
soudain.
- « Mais
oui ! Ne me dis pas que tu n'es pas au courant ! »
s'exclama Ayame.
- « Non. »
- « C'est
à se demander si vous vivez vraiment ensemble. Même Ken
en connaît plus sur elle ! »
- « Ah… »
-
« Qu'est-ce que c'est ton problème ?
Pourquoi est-ce que tu n'aimes pas Neeve ? »
s'excita Ayame.
- « Je
n'ai jamais dit que je ne l'aimais pas ! »
répondit Kojirô piqué au vif.
- « Alors
pourquoi est-ce que tu ne lui parles pas ? »
-
« Pourquoi est-ce que je devrais lui parler ? »
- « Parce
que vous habitez ensemble ? Pour faire connaissance ?»
-
« Pourquoi est-ce que je devrais tout connaître sur
elle ? »
- « Ce
n'est pas tout connaître… Quelle est sa couleur préférée ?
Quel est son plat favori ? Tu ne sais pas, n'est-ce pas ?
Mais elle, elle sait tout ça sur toi… »
-
« Sakamoto… » menaça-t-il.
- « Je
suis pourtant sûre que Neeve et toi pourriez être de bons
copains. »
- « Ce
n'est pas parce que nos parents se sont mariés que je dois
être ami avec elle. »
- « Donc
tu ne l'aimes pas ! » insista Ayame.
- « Non
je ne l'aime pas ! » s'emporta Kojirô.
« Elle me pourrit la vie, t'es contente maintenant ? »
- « … »
- « … »
-
« Menteur… »
- « C'est
quoi cette histoire de ballet national ? » demanda
Kojirô d'une voix plus calme. Ayame soupira mais ne releva
pas le changement peu discret de sujet.
- « Il
y a deux ans, le ballet national de Tokyo a proposé à
Neeve de faire partie de la troupe de danse traditionnelle. En tant
que sport-études. Le recruteur pensait qu'avec un
entraînement adéquat, Neeve pourrait faire partie du
corps de ballet, et peut-être même devenir soliste. »
-
« Waou… » murmura Kojirô, impressionné
malgré lui.
- « Le
truc, c'est que Neeve n'avait jamais considéré de
faire de la danse au niveau pro. En fait, elle n'avait jamais
considéré ce qu'elle voulait faire plus tard. Je
crois qu'elle se voyait bien femme mariée à Shun avec
trois gosses. Donc, elle fut vraiment contente quand le recruteur fit
son offre. »
- « Elle
est si bonne que ça ? »
- « Oui
et non. »
-
« Euh ? »
- « Voyons
voir… Contrairement à toi et au foot, Neeve n'a jamais eu
la passion de la danse. Elle aime danser, énormément,
mais ce n'est pas le point central de sa vie. C'était aux
yeux du recruteur son plus grand avantage et inconvénient.
Quand Neeve dansait, elle montrait qu'elle aimait danser, elle
montrait une joie de vivre, une spontanéité que les
artistes pro tendent à oublier, tant ils sont obnubilés
par la soif de réussir, de décrocher un plus grand
rôle. » Kojirô hocha la tête. Il avait
eu le même problème avec le foot. Il avait oublié
d'aimer le foot pour le foot et ne voyait le sport que comme un
moyen de réussir. Heureusement que Tsubasa et Tôhô
lui avaient ouvert les yeux. « D'un autre côté,
le recruteur n'était pas certain que Neeve avait ce qu'il
fallait pour endurer les entraînements et les répétitions. Sans
passion, la dureté du monde pro peut faire disparaître
l'amour de la danse. » Encore une fois Kojirô
approuva.
- « Donc
elle a refusé ? »
- « Non,
elle a accepté. Elle pensait qu'elle ferait le poids. Et
elle a dit 'de toute façon, nous verrons bien de quoi je
suis capable'. Plus elle y pensait, plus elle s'enflammait. Je te
jure qu'à ce moment, elle avait la passion de la danse. Pas
celle qui pousse à devenir pro pour la gloire, mais celle qui
pousse simplement à s'améliorer. »
-
« Mais ?»
- « Mais
Shouta a refusé. Net et sans discussion. »
- « Mais
pourquoi ? » Kojirô était abasourdi.
- « Je
n'ai jamais bien compris. Il prétextait sa santé
faible, son manque de passion, le fait que ce n'était pas un
avenir certain… »
- « Ouais,
des paroles creuses… »
-
« Exactement. Neeve fut folle de colère pendant…
quoi… une semaine ? Puis elle eut une engueulade monstre avec
son père. Le lendemain, elle était de nouveau souriante
et tout allait très bien. »
- « Je
vois… » Kojirô repensait à cette
conversation qu'il avait entendu le jour du déménagement.Cela fait deux fois que tu décides pour moi ! Ou
un truc dans le genre. Il comprenait mieux pourquoi Neeve avait piqué
une crise quand Shouta décida de la changer de lycée
sans prévenir. Il comprenait aussi mieux pourquoi elle lui
avait carrément tiré la tronche au début. Voir
Shouta le soutenir lui dans ses rêves de joueur pro
alors qu'elle s'était vue refuser le même rêve.
Mais…il semblait que Shun n'avait pas accepté ce refus.
Pourquoi ?
-
« Pardon ? » fit Ayame. Kojirô
n'avait réalisé qu'il avait parlé à
haute voix. Rapidement, il résuma la dispute.
- «
Pff, mais quel con… toujours à remuer le couteau dans
la plaie !»
- « Mais
en quoi est-ce que cela le concerne si Neeve danse pro ou pas, ou si
elle danse tout court ? »
- « Je
t'ai déjà dit que Shun déteste les gens qui ne
se donnent pas à fond. Jusqu'alors, Neeve était la
copine parfaite. Et si elle était entrée dans le corps
de ballet, il en aurait presque crevé de joie. Oh, il aurait
été content pour elle, mais… comment dire… Il aime
autant Neeve pour elle qu'il l'aime pour ce qu'elle lui
apporte. Imagine, il a la copine de ses rêves ! Plutôt
bonne en étude, douée en danse, super mignonne. Rajoute
future danseuse-étoile par dessus…»
- « Ouais,
un faire-valoir… »
- « Si
tu veux. Et il est presque obsédé par cette notion de
copine parfaite, pour aller dans sa vie parfaite de gosse de riche
parfait. »
- « Donc
il a mal pris le fait que Neeve ne rejoigne pas la compagnie. »
- « Très
mal, oui… Pas seulement parce que cela détruisait son
rêve de super-petite-copine. Mais aussi parce que quelque part,
il a senti que Neeve… s'était brisée… après…
et il regrette qu'elle n'ait pas insisté. Il regrette pour
elle, parce qu'elle est malheureuse. »
-
« Brisée ? » Kojirô ne
comprenait plus. Mais merde, qu'est-ce qu'ils avaient tous à
avoir des idées compliquées dans la tête ?
Lui, il réfléchissait une fois sur deux, et il s'en
portait très bien, merci beaucoup.
-
« Comment dire… je te l'ai dit, Neeve n'avait jamais
réfléchi quant à son futur. Et elle a réalisé
qu'elle aimait la danse. Et Shouta lui a tout enlevé, sans
qu'elle ait la chance de prouver ce dont elle était capable.
Je pense que quelque chose en elle s'est brisé. Elle n'a
plus jamais eu confiance en elle depuis. »
- « Elle ?
Ne pas avoir confiance en elle ? Sakamoto, Neeve est synonyme de
tête brûlée ! »
Ayame
secoua la tête d'un air triste.
- « Tu
dis ça parce que tu ne la connais pas. Elle se donne l'air
sûre de soi et grande fille qui assume, mais dedans, c'est
encore une gamine. »
- « Je
sais… » Kojirô repensait à toutes ces
situations ambiguës où elle s'était transformée
en gamine capricieuse. Au début de leur relation, quand elle
le taquinait, jusqu'à l'histoire du top. Une blague de
gamine. Les T-shirts Pokemon. Son comportement en générale.
- « Non,
tu ne sais pas. » La voix d'Ayame cingla comme une
gifle. « Tu n'as jamais fait l'effort d'aller lui
parler, tu ne sais rien d'elle. »
- « Hé
oh, pour qui est-ce que tu te prends pour --- ? »
s'emporta encore une fois Kojirô. Mais Ayame le foudroyait du
regard.
- « Est-ce
qu'elle t'a parlé de sa mère ? ou de son
grand-père ? Ou de pourquoi elle bosse à
Impulse alors que son père peux lui payer n'importe
quoi ? Non, n'est-ce pas ? Donc ne viens pas prendre
des grands airs ! »
-
« Mais ! »
- « Non !
Je pensais t'avoir dit de prendre soin d'elle… »
-
« Sakamoto ! »
- « Et
ça commence par apprendre à la connaître,
Monsieur le Bellâtre… »
Ils
étaient tous les deux debout à se faire face,
essoufflés par leur colère ou leur tirade.
- « Elle
n'arrête pas de pleurer. » finit par dire Kojirô.
Il se sentait un peu coupable. Oui, il avait remarqué que
Neeve avait changé d'attitude. Elle le agaçait,
l'aguichait, mais d'un ton plus doux, fraternel presque.
Plusieurs fois, elle avait tenté d'engager un dialogue, de
discuter de tout et de rien, mais Kojirô avait raté
l'occasion. Encore hier, elle avait essayé de se confier, de
lui dire un truc, mais elle avait fini en larmes sur son lit.
- « Je
sais. » souffla Ayame. « Entre Shun et le
lycée… elle en a beaucoup sur le cœur. »
- « Mais
qu'est-ce que je suis censé faire quand elle pleure ? »
riposta le buteur d'un ton irrité.
-
« Rien. »
-
« Comment ça, rien ? »
- « Tu
as essayé un câlin ? »
-
« Sakamoto ? tu m'as bien regardé ? »
- « Ooooh
oui. Je suis même certaine que tu es très moelleux… »
fit-elle malicieusement.
-
« SAKAMOTO ! »
- « Quoi ?
Que veux-tu que je te dise ? Une fille, ça a besoin
d'affection. Et si tu n'es pas doué avec les mots, et bien
tu la prends dans tes bras et tu la laisses pleurer jusqu'à
ce qu'elle se calme. » Ils étaient de nouveau
essoufflés. « Tu es trop grand, » lâcha
soudain Ayame, « ce n'est pas drôle de s'engueuler
avec toi. Assis ! »
Bizarrement,
il obéit. Il se laissa tomber sur le banc et elle vint se
planter devant lui, les poings sur les hanches.
- « Shun
ne t'aime pas. Il essaye de monter Neeve contre toi. Donc n'essaye
pas de faire la même chose, parce qu'elle se sentira obligée
de choisir et elle prendra le parti de Shun. Laisse-moi faire le
travail de sapage. Toi, tu récoltes les morceaux. En
dou-ceur… »
- « Hn. »
-
« Puisque nous somme d'accord, je te laisse. Et encore
une fois, évite de provoquer Shun. »
- « Hn. »
Ayame s'éloignait déjà. « Sakamoto ! »
appela-t-il sans la regarder. Soudain le lierre devant lui était
terriblement intéressant.
-
« Quoi ? »
- « Tu
es une gentille fille. Ne l'oublie jamais. »
-
« Hyûga-san…euh… »
- « Toi
aussi, tu te donnes l'air d'une jeune fille indépendante,
mais au fond, tu es une gentille fille. Si tu te perds en jouant les
mauvaises filles, tu le regretteras. » Kojirô
pensait à Hikari. Il ne voulait pas que Ayame devienne comme
elle.
- « Merci
Hyûga-san. C'était très gentil de ta part. Tu
vois que tu sais parler aux filles. »
- « Hn. »
- « On
fera de toi quelqu'un de bien, si les petits cochons ne te mangent
pas avant. » Elle revint sur ses pas et lui planta une
grosse bise sur la joue. Kojirô eut un sursaut. Encore ?
Mais c'est qu'il allait y prendre goût… « On
se voit bientôt. »
- «
Comment ça ? »
- « Hé
bien… c'est un secret. »
-o-o-o-o-o-
Hahaha… C'est tout…. Hahaha…(juste pour la route)
