HISTOIRE CORRIGER ! Certaines parties ont été réécrite !


Lorsque Felicity et Oliver revinrent à la Arrow Cave deux jours après l'hospitalisation de sa belle-sœur, Thea Queen remarqua qu'il y avait quelque chose de changé dans le couple, était-ce son frère qui rayonnait comme un soleil ou plutôt sa belle-sœur qui faisait la gueule jusqu'au sol et qui regardait Ollie toutes les vingt secondes pour le fusiller du regard ? La justicière en cuir rouge n'était pas certaine. Laurel et John avaient remarqué aussi mais comme elle, n'avaient pas osé dire quoi que ce soit. Au début en voyant Ollie, elle avait pensé qu'il avait enfin sortit la question à un million de dollars mais Felicity n'avait pas l'air d'une femme comblée par son futur mariage avec l'amour de sa vie alors elle n'avait rien dit de peur de reproduire sa gaffe de l'autre fois.

- Mon amour... Chantonnait Oliver, son sourire abruti fermement collé sur son visage. Regarde la délicieuse collation que je t'ai fait.

Felicity tourna vers lui son regard que Thea avait surnommé « mitraillette » dans sa tête.

- Va-t'en ! Tu me bloques la lumière, hors de mon chemin.

John, Laurel et elle s'étaient retournés pour regarder la réaction d'Oliver mais rien, son sourire abruti n'avait fait que s'accroître, il semblait encore plus brillant.

- D'accord ma chérie, travail bien, je t'aime !

- Ouais c'est ça.

Il lui embrassa le front tendrement et s'en alla. Ou quand l'équipe apprit qu'Oliver dormait maintenant de manière permanente sur le canapé. C'était Dig qui avait entendu le début de conversation et les avaient appelés discrètement.

- Je ferais ce que tu veux, je le fait déjà...

- Et alors tu te plains peut-être ?!

- Quoi ? Non ! Tu sais bien que j'aime quand je m'occupe de toi, mais j'aimerais pourvoir revenir dans notre chambre Felicity, dans notre lit, on pourra faire des câlins et la cuillère, tu adores faire la cuillère ! Et je te tiendrais chaud...

- Non ! Je m'étais jurée que tu dormirais sur le canapé pour de longs mois ! J'ai voulu être gentille et te laisser revenir, la première chose que tu as fait c'est mettre ta maudite serviette humide sur mon coté du lit ! Alors tu restes où tu es, est-ce que je me suis fait bien comprendre Oliver ?!

Oliver eu l'air déconfit.

- Oui chérie.

Felicity se leva et partit en direction des toilettes, son nouveau refuge ces derniers temps.

- Mais ce n'était pas ma faute. En plus je t'avais fait un super petit déjeuner, j'ai à peine pu manger une omelette.

La blonde s'arrêta net et se retourna en lançant « mitraillette ».

- Tu as dit quoi ?

Le grand et puissant Green Arrow terreur de tous les méchants devient aussi pâle que la mort et se fit plus petit.

- Non... Rien mon amour, balbutia-t-il, ses mais semblaient trembler.

- Mhm-mhm, fut la réponse.

Une fois sa petite amie partie, Oliver poussa un long soupir de soulagement et s'affaissa sur lui-même. John avait éclaté de rire derrière sa main, Laurel avait sourit maladroitement et Thea s'était sentie profondément désolée pour son frère. Le plus répugnant pour elle fut quand Oliver se plaignit à Felicity sur leur manque de vie intime.

- Écoute-moi bien Oliver Jonas Queen, je ne vais pas coucher avec toi, je n'en ai pas envie ! Tonna Felicity, les mains sur ses hanches. Mes seins me font mal, mon ventre aussi et je suis trop fatiguée, de plus tu es interdit dans notre chambre.

- Mais Felicity, j'ai besoin de toi, tu me manques et on a jamais eu besoin d'être sur un lit pour...

- Non tu as deux mains ! Tu n'as qu'à t'en servir !

- Mais ça...

Oliver n'eut jamais le temps de finir sa phrase que Felicity était retournée à ses ordinateurs l'ignorant royalement, son frère eu un soupir à fendre l'âme et à son tour retourna à ses flèches. Thea commençait à avoir de la peine pour Ollie mais elle savait que si sa belle-sœur l'avait puni c'était qu'il devait y avoir une bonne raison. Même si elle ne pouvait s'empêcher de trouver son frère adorable incroyablement changé par rapport au garçon immature de sa jeunesse, entre les collations, les dîners, les gâteaux mais surtout les cadeaux, il était un bon petit-ami malgré tout.

- Regarde ce que j'ai trouvé, rien que pour toi. Chantonna-t-il, un sourire ravi aux lèvres.

Il avait une grosse boite emballée dans du papier satiné dans les mains, Felicity le regarda légèrement suspicieuse et prit le paquet parfaitement emballé, elle l'ouvrit et eut directement le souffle coupé, ses yeux s'agrandirent avant de se fermer hermétiquement pour essayer en vain de retenir ses larmes. Thea vit Oliver commencer à paniquer au vu de la réaction intense de sa petite-amie.

- Je suis désolé... Je pensais vraiment que tu allais les aimer... Je peux les ramener si tu...

- Non ! L'interrompit brusquement la blonde.

Elle posa la boite sur la table et en sortit... Une paire d'escarpins. Thea pensa de suite qu'elles étaient superbes.

- Je les adore Oliver, merci chéri ! Je vais aller les essayer sur le champ !

Felicity embrassa Oliver passionnément pour le remercier avant de le laisser, soupirant comme une adolescente ayant eu son premier baiser. Ou cette fois là, deux semaines après que Oliver et Felicity soient revenue définitivement en ville, il s'était présenté avec un énorme bouquet de fleurs, cent roses rouge entourée de fil de soie tout aussi rouge, un sourire idiot jusque aux oreilles.

Oliver avait caché le bouquet tant bien que mal derrière son dos, même si on entrevoyait encore le bouquet imposant, se mettant juste à coté de Felicity qui était assise dans sa chaise regardant une série de chiffres incompréhensible sur son écran pour Thea mais que la blonde lisait comme si c'était un roman d'amour, chacun ses hobbies après tout.

- Bonjour ma chérie, la salua-t-il, l'excitation clair dans sa voix.

- Bonjour. Répondit distraitement sa petite-amie. Où étais-tu ?

- Devine quel jour on est ?

- Mercredi...

- Oui mais on est le vingt-quatre octobre deux milles quinze et...tu as oubliée... Fit-il, visiblement déçu.

Oh ça commençait à devenir intéressant !

Une secondes... Deux secondes... Trois secondes...

- Bien sur que non mon amour ! Se rattrapa rapidement Felicity, le souffle court. Je voulais te faire la surprise ce soir mais tu m'as devancé, tout est prêt à la maison.

- Et c'est quoi comme surprise ?

Oliver n'était visiblement pas convaincu.

- Si je te le dit ça ne sera plus une surprise ! Mais ça comporte une certaine marque britannique que tu adores...

Felicity fit un étrange geste le long de son corps avec un clin d'œil suggestif qui laissa Thea perplexe. De quoi parlait-elle ? Oliver se mit à ricaner en hochant la tête, les yeux brillant d'excitation.

- Tu as fait une nouvelle commande... Rien que pour moi ?

- Non pour le voisin ! Bien sur que oui idiot rien que pour toi et j'ai choisis l'ensemble sur le mannequin que tu as adoré cet été en Italie, celui avec la dentelle de...

- Chantilly, tulle et satin Ismerelda.

Thea comprit de suite de quoi il s'agissait et son esprit fut perturbé par des images de sa belle-sœur portant de la lingerie fine et sexy... Et son frère qui tentait de lui enlever... Elle secoua la tête tentant d'effacer ces images de son esprit... Elle avait besoin de se changer les idées, maintenant !

-Exactement... Alors content ?

- Très ! Joyeux anniversaire mon amour !

Et il sortit l'énorme bouquet de roses rouges de derrière son dos sous les yeux ravis de Felicity qui avait l'air terriblement émue, elle prit les fleurs tant bien que mal des ses bras et inspira avec tendresse.

- Elles sont splendides Oliver, elles sentent si bon… Et elles sont rouges.

Une émotion indescriptible passa sur le visage d'Oliver.

- Pas aussi splendide que toi... Et j'ai un autre cadeau, je comptais te le donner ce soir avec les autres mais je ne peux pas attendre.

Il sortit un petit paquet de sa poche et lui tendit, elle posa les fleurs sur le bureau à coté d'elle et ouvrit le cadeau, c'était... Un stylo rouge... Ok... Felicity avait l'air encore plus émue que pour les fleurs, elle commença à sangloter en serrant le stylo contre sa poitrine. Oliver s'avança et la prit dans ses bras, il embrassa son front puis posa son menton sur le dessus de sa tête. Thea sentit ses yeux piquer, se rendant compte d'à quel point son frère et sa belle sœur s'aimaient même si elle ne comprenait pas ce qui se passait, entre l'anniversaire et le stylo... Il est heureux, son grand frère qui a tant souffert ces dernière années, heureux et amoureux ! Le couple finit par se séparer, Oliver passa son bras autour de la taille de sa petite amie.

- On va prendre congé ce soir les gars.

- Oh, quelle est l'occasion ? Demanda Laurel, qui venait d'arriver.

- C'est notre anniversaire, dit Felicity, la voix rauque. On va fêter ça dignement.

- Ça fait trois ans qu'on s'est rencontrés aujourd'hui.

- Wow... Bon anniversaire.

- Merci Thea.

- Je ne sais même pas comment vous vous êtes rencontrés.

- Oh ce grand idiot est venu à mon bureau quand je travaillais comme informaticienne...

Oliver se tourna vers elle en souriant.

- Felicity Smoak ? Salut je suis Oliver Queen.

La blonde le regarda en souriant et décida de jouer le jeu pour l'amour du bon vieux temps.

- Bien sur je sais qui vous êtes, vous êtes Monsieur Queen.

- Non Monsieur Queen était mon père.

- Oui mais il est mort, je veux dire il s'est noyé mais pas vous et c'est pour ça que vous avez pu venir dans mon bureau m'entendre babiller, ça va se terminer dans 3,2,1.

Oliver rit ne pouvant plus se retenir avant de reprendre son sérieux.

- J'ai rencontré quelques problèmes avec mon ordinateur, on m'a dit que vous pourriez m'aider, j'étais entrain de surfer sur le net quand j'ai renversé mon café au lait dessus.

- Vraiment ?

- Oui.

- Parce que on dirait des impactes de balles…

- Mon café est dans un mauvais quartier, dit-il un grand sourire aux lèvres.

Felicity pencha la tête sur le coté, une moue légèrement dubitative, ne pouvant plus se retenir Oliver l'attrapa par la taille, faisant cogner leurs hanches l'une contre l'autre et l'embrassa passionnément.

- Tu sais si j'avais pu je t'aurais embrassé juste comme ça il y a trois ans, tu m'as rendu fou avec ce stylo, quand je t'ai vu j'ai eu l'impression de voir le soleil pour la première fois-

Il s'interrompit sous les éclats de rire de sa petite-amie, qui se tortillait dans ses bras.

- Je suis désolée Oliver...

Felicity ne put continuer éclatant de nouveau de rire, Oliver soupira en secouant la tête de dépit.

- Je suis sans doute le seul homme dont la femme rit quand il lui dit des choses romantique !

Felicity se calma et remit son stylo dans sa boite, la mit dans son sac, prit le géant bouquet dans ses bras et caressa la joue de son petit-ami.

- On y va ? Tu pourras me dire des choses romantiques à la maison.

- Oui, la voiture est un peu loin, tu veux que je porte les fleurs ?

- Non merci, elles sont parfaitement bien là où elles sont.

Oliver entoura les épaules de Felicity de son bras et posa un baiser sur son front.

- Faites attention à vous, pas de folie. Intima-t-elle, les menaçant d'un doigt.

- Ne t'inquiète pas tout va bien se passer, profitez de votre soirée les amoureux et encore bon anniversaire.

- Merci.

Oliver la poussa vers la sortie, chuchotant pas si discrètement que ça si elle pouvait mettre une chemise rose ce soir.

- C'est moi ou il l'a appelée sa femme ? Demanda Thea, incrédule. Et ils se rappellent mot pour mot ce qu'ils se sont dit le jour ou ils se sont rencontrer ? Qui… ?

- Heureusement pour Roy, il n'est pas là pour voir ça sinon il se serait évanouit, dire qu'on pensait que l'été dernier était terrible avec le flirte intense et les yeux du sexe.

- Les yeux du sexe ? C'est censé être quoi ça ?

- Roy disait que Felicity et Oliver faisaient l'amour avec leurs yeux, c'est vrai que certaines fois ils passaient bien vingt minutes à se regarder dans le blanc de l'œil... C'était gênant parfois... Tout le temps en fait.

- Peut-être qu'on devrait instaurer des règles, non ?

Seul le silence lui répondit. Thea n'avait même osé demander comment c'était passé la soirée de peur de trop en savoir. Enfin tout ce que Thea allait faire dans l'avenir proche, c'était attendre l'annonce du mariage imminent pour commencer les préparatifs.

Le reste ?

Pas ses affaires !


- Treize semaines -

Lorsque Laurel Lance vit son père entrer dans la Arrow cave ses chaussures pleines de boue, elle eu un instant de panique, Felicity allait utiliser sa voix haute pour les engueuler. Encore.

Il y a exactement une semaine et un jour, Laurel était rentrée ses pieds semblables à ceux de son père à l'instant, elle avait fait plusieurs tâches sur le sol, quand son amie avait vue les tâches, elle était devenue rouge brique puis son regard était tombé sur le sachet de chips et les miettes que Digg avait laissé sur la table ronde, la veste de Thea qui traînait sur une chaise et un bureau remplie de feuilles avec Oliver à coté, Felicity avait littéralement exploser comme un volcan.

Laurel avait été tentée de se défendre, l'avocate en elle s'indignant de ce traitement indélicat, mais la blonde lui avait rappelé sa mère Dinah, alors elle n'avait pas osé, de plus c'était Ollie qui avait le plus morflé, Laurel ne l'enviait pas. Elle courut vers l'armoire, prit un torchon et alla essuyer le sol.

- Essuie vite tes pieds papa !

Elle prononça ces mots affolée parce que les tâches ne voulaient pas partir.

- Dépêche-toi avant qu'elle ne voit ça !

- Quoi, qu'est-ce que tu raconte ?! Vous êtes devenue des maniaques du nettoyage... De qui tu parles ?

- Felicity, crois-moi sur parole j'ai fais l'erreur une fois, mes oreilles ont sonnées durant des heures, elle est pire que maman !

Quentin eut l'air pensif.

- J'ai toujours pensé que Mademoiselle Smoak était un étrange mélange de ta mère et de Moira Queen, un mélange plutôt effrayant si tu veux mon avis.

- Non, tu crois ?!

Son père parlait avec Oliver quand Felicity arriva de fort méchante humeur, son humeur fréquente de ces derniers temps, avec un énorme sachet Big Bully Burger sous le bras, elle s'assit et commença à manger sans proposer si quelqu'un voulait quelque chose. Pas que Laurel désirait en manger mais la simple politesse disait qu'il fallait proposer aux gens autour de soi.

- Donc tu es bien certain de toi ?

- Oui, j'en ai discuté avec Felicity et elle est d'accord, n'est-ce pas chérie ?

Mais la seule réponse qu'il reçut fut un grognement, Felicity avait clairement la bouche trop pleine de frites pour pouvoir répondre.

- Et bien Mademoiselle Smoak vous mangez plus que votre grand gars là.

Quentin sourit en prononçant ces mots, on pourrait croire qu'il n'avait pas eu deux filles et été marié pendant plus de deux décennies pour faire un tel commentaire désobligeant, Laurel retint son souffle en voyant l'informaticienne arrêter de manger. Mais au lieu de se mettre en colère les yeux de Felicity se mirent à se remplir de larmes et son visage se froissa, sa lèvre inférieure se mit à trembler violemment comme si elle se retenait de sangloter. L'avocate vit Oliver mettre ses mains sur son visage, les yeux écarquillés de pure horreur.

- Je suis désolée Capitaine Lance si vous me trouvez trop grosse mais...

- Quoi ? Non je disais juste que pour une jeune femme de nos jours vous avez bon appétit, les autres se contentent à peine de petite salade pour soit disant garder la ligne, c'est tout mais vous...

La blonde renifla bruyamment alors que les larmes coulaient sur ses joues et qu'un sanglot ne sorte de sa gorge, elle tourna les talons et s'enfuie vers les toilettes en claquant fortement la porte.

Ok d'accord qu'est-ce qui venait de se passer ?

- Pourquoi ? Pourquoi ?

Oliver se lamentait en faisant les cents pas... Ayant du mal à croire ce qu'il venait de se passer.

- Vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire ?! Vous avez détruit ma vie !

Détruit sa vie ? Bon son père avait clairement manqué de tact mais là c'était exagéré, quel dramatique.

- Juste ce matin, j'ai réussi à lui faire changer d'avis, que non ce n'était pas parce que sa robe préféré ne lui allait plus qu'elle était grosse... C'est tout à fait normal que ses hanches... Elle n'est pas grosse ! Elle est parfaite et magnifique et j'ai envie de lui faire l'amour tout le temps...

Oliver passa sa main sur son visage et jeta un coup d'œil à Lance.

- Vous n'aviez pas besoin de savoir ça !

Thea eut l'air dégoûtée et fit semblant de vomir.

Quant-à son père, il avait l'air choqué, la bouche grande ouverte comme s'il venait de se rendre compte... De sa bêtise peut-être ?

- Je suis désolé... Je ne pouvait pas savoir... Je vais aller lui parler et m'excuser.

- Non surtout pas ! Vous allez faire encore plus de dégâts, déjà que je dors sur le canapé, non merci.

Sur ses mots plein de sagesse, Oliver partit vers les toilettes en pestant contre le monde entier.

- Ah, j'ai presque pitié pour ce pauvre gars... Il va en baver... C'est presque bien fait.. C'est pour avoir coucher avec mes deux filles... C'est le karma, il va lui arriver la même chose...

Et il partit à son tour, continuant à marmonner sur le karma et les filles innocentes et naïves. Théa se tourna vers Laurel et John en haussant les sourcils, la pauvre ne comprenait pas ce qu'il se passait et se disait qu'elle donnerait tout pour connaître toute la vérité.

- Je suis la seule à penser que j'ai raté un épisode ?

- C'est juste là et pourtant ça fait des jours que je me démène pour trouver quoi exactement, renchérit John, les sourcils froncés. Lyla se moque de moi, je crois qu'elle sait quelque chose mais elle refuse de parler, ça me rend dingue.

- Peut-être que ça ne marche plus trop dans leur couple.

Laurel se hasarda à prononcer ces mots, mais son ventre était noué tant elle craignait d'avoir raison.

- Il dort sur le canapé et elle a beaucoup de sautes d'humeurs, il est toujours plié en quatre pour elle comme pour se faire pardonner de quelque chose et elle est bouleversée sur son..physique alors peut-être que...

Laurel ne finit pas sa phrase, les yeux rivés sur le sol, une partie infime d'elle ressentait un petit quelque chose qu'elle arrivait à peine à identifier, à l'idée que le couple puisse avoir des problèmes voir de se séparer. Elle savait que tout ce qui pouvait avoir eu lieu entre elle et Oliver était fini depuis très longtemps surtout pour lui mais... C'était plus fort qu'elle, après tout Laurel n'était qu'humaine, avec ses défauts certains plus contraignant que d'autres malheureusement.

- Hey ne sous-entent pas ce genre de choses d'accord ? S'insurgea Thea en croisant ses bras fermement sur sa poitrine. Mon frère aime sa petite-amie de tout son être, il ne l'a trompe pas ! Il n'est plus comme ça ! Je ne l'ai pas vu poser son regard sur femme autre que Felicity depuis des années !

- Je ne voulais pas insinuer quoi ce soit de ce genre.

Laurel voulut se défendre mais elle savait que rien de ce qu'elle dirait ne calmera Théa. John s'interposa et haussa le ton.

- D'accord on se calme. Quoi qu'il se passe entre Felicity et Oliver ce ne sont pas nos affaires même si on est curieux moi le premier, d'ailleurs je pense ce que ce doit être d'ordre privé, sans doute qu'Oliver à dû dire ce qu'il ne faut jamais dire à une femme.

John décroisa croisa les bras sur sa poitrine et se rapprocha des filles.

- Je suis marié et j'ai un enfant et pourtant des fois je commets des erreurs, j'ai aussi dormi sur le canapé quand Lyla était...

Il s'arrêta net semblant comprendre toute la situation.

- Oh merde ! Comment ai-je pu ne pas voir que... C'était juste devant mes yeux... Je dois partir... Je dois acheter les compotes de Sara au supermarché des bébés.

John était en train de mettre sa veste quand Oliver sortit précipitamment des toilettes et prit le sachet géant de Big Belly.

- Personne ne l'a touché chérie. Cria l'archer vert. Tout est là !

- Ramène-le ! Hurla Felicity des toilettes.

Et il repartit en courant, sachet en main.

- Comment ai-je pu ne pas m'en rendre compte avant ? C'est flagrant !

John sortit son téléphone et appela sa femme afin de la prévenir qu'il rentrait. Sa voix fini par disparaître dans le couloir vers la sortie.

Restée seule avec Thea et le silence gênant et maladroit, Laurel croisa les bras et mit son poids sur sa jambe gauche, la nervosité allait la manger vivante plus les minutes avançaient.

- Écoute Laurel, je suis désolée de m'être enflammée de cette manière mais...

- Non non tu n'a pas besoin de t'expliquer, je comprend, j'ai été déplacée.

- Je peux imaginer que ça ne doit pas être facile pour toi de les voir ensemble et heureux tout le temps, les petit surnoms, le fait qu'ils affichent leur amour au grand jour à qui veut bien le voir, je ne suis pas bête Laurel on est colocataire et on est de très bonne amies je te connais depuis longtemps, je sais que... Si il y avait une possibilité que...

- J'aime Felicity ! Elle est mon amie Thea ! Je ne ferais jamais rien qui pourrait... Et même si je voulais je n'arriverais pas à grand chose...

- Laurel...

- Non tu ne sais pas ! Elle m'a soutenu quand je suis devenue Black Canary, elle m'a dit que je n'avais pas besoin d'être Sara pour l'honorer, elle m'a consolée quand ma sœur me manquait, même si on est pas très proche au quotidien elle est mon amie et c'est elle le grand amour d'Oliver, ça toujours été elle.

Elle respira profondément et passa sa main sur son visage, lasse.

- Peu importe mes sentiments et tout ce qui est dans ce qui s'en rapproche, je ne veux en parler avec personne, ça n'a aucune importance.

- Si c'est que tu veux, je ne peux que respecter ton choix car je suis ton amie mais sache que si...

- Je sais Thea, ne t'en fais pas.

La discussion se finit avec légèreté.

...

- Bien je vais y aller moi aussi, je dois voir Alex on a du travail à faire, cette campagne n'est pas gagné d'avance, se lamenta la jeune femme en prenant sa veste de la chaise de bureau, maintenant qu'elle y pensait heureusement que Felicity ne l'avait pas vue sinon elle en aurait eu pour ses fesses.

La porte des toilettes claqua sans cérémonie contre le mur faisant sursauter les deux justicières violemment alors qu'elles s'apprêtaient à s'en allées, clairement réconcilier le couple s'avançait vers le milieu de la grande pièce, en direction de la table de ronde, Felicity était enroulé autour d'Oliver et ils s'embrassaient sans relâche et avec urgence alors qu'ils s'entre déshabillaient.

- Hey bande de lapins ! Cria Thea, dégoûtée et incrédule pendant que la chemise de son frère touchait le sol. On est toujours là ! Vous pourriez attendre de rentrer chez vous, il y a des yeux innocent ici, je vais devoir encore avoir besoin d'eau de javel.

- Pauvre Laurel alors, lui répondit Felicity, un énorme sourire sur son visage rouge malgré un léger mécontentement de les voir toujours présentes dans le bunker.

- Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ça ?

- Tu oublies que Roy a été mon ami durant une longue période, il adorait parler de sa vie intime surtout lorsqu'il était malheureux et nostalgique et qui devait l'écouté ? Moi bien sur ! Mais ça n'allait pas dans les deux sens !

Oliver supplia sa petite amie du regard en grimaçant mais voyant que ça ne suffisait pas il dû mettre des mots sur ce qu'il pensait.

- Felicity je t'en pris. Ne parle pas de ça...

- C'est bon j'ai compris c'est ta sœur et c'est répugnant de parlé de ce qu'elle et son ex petit-ami faisaient au lit mais c'est injuste je n'ai personne à qui parler de ma vie intime moi.

- Tu peux m'en parler à moi, je t'écouterai avec la plus grande des attention.

- Ce n'est pas pareil, je ne peux pas te parler de ce que j'aime beaucoup trop ou alors pas du tout mais que tu adores ou de mes ex...

- Quoi !? Qu'est-ce que tu n'aime pas ? Et pourquoi tu devrais parler de tes ex ?

- J'aime tout avec toi mon amour même ce que je n'aime pas.

- Est-ce que tu viens de me citer Grey's Anatomy à ta sauce ?

- C'est pour ça que vous êtes toujours en retard le jeudi, murmura Thea, médusée.

- Je sais que tu adore cette série alors je fais de mon mieux.

La blonde se frotta langoureusement contre son petit-ami.

- Et bien j'ai une petite idée...

- Hey on est encore là bordel.

Thea mis ses mains sur sa bouche comme un porte voix.

- Laurel et Thea sont encore dans la pièce avec vous, elles vous voient avec de grand yeux horrifiés !

Oliver gémit bruyamment d'irritation.

- Bye, au revoir, adiós, arrivederci, auf wiedersehen, Sayonara ! Personne ne vous retiens à demain.

- John à dit pas de sexe dans l'antre ! S'écria Thea, offensée.

- Oui mais John n'est pas là !

Felicity sourit à Oliver avant de l'embrasser tendrement.

- John sait qui est le boss ici.

- Chérie tout le monde sait que c'est toi.

- C'est vrai. Thea, Laurel, on se voit demain. Bonne nuit !

- Ouais c'est ça bande de cochons.

- A demain, dit l'avocate, gênée.

Les deux justicières partirent laissant le couple enfin seul, Felicity regarda Oliver et vit ses cernes, ses épaules légèrement tendues, elle se sentit terriblement coupable, c'était à cause d'elle. Son Oliver est malheureux à cause d'elle. Une profonde tristesse l'envahit et ses yeux s'embuèrent de larmes, elle se pencha et posa sa joue contre celle piquante de son petit-ami, sa main droite allant masser son cuir chevelu avec tendresse.

- Je suis désolée Oliver j'ai été horrible et méchante avec toi, je ne sais pas ce qui me prend, un moment je suis sereine et puis boom je suis furieuse...

-Mon amour ce n'est pas grave, tu as été fort stressée ces dernières semaines. Et c'est moi son père... Je suis là pour ça. La résonna Oliver en embrassant la commissure de ses lèvres.

- Quand même, je n'ai pas arrêtée de te crier dessus, tout ce que tu fais m'énerve à un point pas croyable et je ne sais pas pourquoi.

- Je ne suis pas un génie comme toi mais je pense que ce sont les hormones de grossesse. Je vais m'habituer, commenta-t-il avec humour et parcimonie. Elle laissa échappée un petit rire.

- Je t'aime même quand je suis furieuse contre toi... Tu le sais non ?

- Je te trouve tout particulièrement sexy quand tu es furieuse...

Elle lui donna un coup pied sur la cuisse le faisant japper de douleur.

- Je t'aime aussi quand tu es violente Felicity.

- Je me sens un peu coupable, susurra-t-elle chaudement contre son oreille.

- Vous pouvez vous rattraper Mademoiselle Smoak et très rapidement.

- Ah oui Monsieur Queen et comment ?

- Je vous laisse deviner.

Felicity sauta sur ses pieds et posa sa main sur le devant du pantalon de son étourdissant petit-ami et appuya avec un regard provocateur, un petit grognement sortie de sa bouche qui alla droit entre ses cuisses .

- Comme ça c'est bon Monsieur ?

Il va s'en dire que la table ronde fut baptiser même si en toute sincérité elle l'avait déjà été il y a longtemps.


Lorsque John Diggle arriva chez lui, il prit le temps d'embrasser sa femme et puis sa fille qui dormait dans son petit lit. Il la trouvait parfaite, son petit ange endormi.

- Bientôt tu aura un petit cousin ou une petite cousine avec qui jouer ma princesse.

Il lui donna un dernier baiser sur le front et sortit en fermant délicatement la porte, John gloussa, un bébé, ses plus proches amis allaient avoir un bébé, il arrivait à peine à y croire. Dire qu'il avait vu les prémices de cette relation, les premiers regards intenses, les premières disputes. Il se souvenait de la première fois qu'il avait vu Felicity, cette petite blonde à lunette adorable qui avait Oliver, le grand méchant à capuche verte qui tuait toutes les dix minutes, enroulé autour de son très petit doigt coloré en violet.

John avait su dans ses tripes que ces deux là finirait ensemble et maintenant ils allaient avoir un bébé, John sentit son cœur se gonfler de bonheur pour son frère et sa sœur, restait plus qu'un beau mariage et la boucle était bouclée. Un bébé ! John se mit à rire aux éclats, un nouveau membre dans la grande famille de la Team Arrow, il rejoignit Lyla dans leur chambre, se coucha dans son lit et la serra dans ses bras, lui posant un baiser au coin des lèvres.

- Comment t'as su ?

Sa femme se retourna pour le regarder avec confusion.

- Comment j'ai su quoi ?

- Que Felicity est enceinte...

Lyla rit de son rire qui lui donnait des papillons dans tout le corps.

- Je suis une femme Johnny, je sais ces choses !

Le dit Johnny haussa les sourcils, pas dupe.

- D'accord, soupira sa femme en roulant des yeux. Quand j'ai été déjeuner avec Felicity, elle a fait tomber sa fourchette et quand elle s'est penchée pour la ramasser, son chemisier s'est relevé et j'ai vu son petit ventre tout rond, je n'ai rien dit mais je me suis vraiment retenue de toutes mes forces.

- Et pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Je voulais te faire trimer.

John lui embrassa la gorge en représailles, Lyla gloussa et tourna la tête pour l'embrasser.

- Avoue, tu es heureux comme si c'était ton propre bébé, pas vrai ?

- Je ne peux pas m'en empêcher, mon frère et ma sœur vont être parents, je vais être oncle encore une fois, j'ai hâte de voir ce nouveau bébé, le capitaine Lance espère que c'est une fille et moi aussi.

- Il sait ?

- Oui, il a découvert en faisant l'énorme catastrophe de dire à une femme enceinte qu'elle mange plus que son petit-ami et sous-entendre qu'elle est grosse.

Lyla grimaça.

- Elle a pleurée et s'est enfermée dans les toilettes.

- La pauvre ! C'est terrible quand tu es enceinte et que tu te sens comme une vache et qu'en plus on te dit que tu es grosse mais je me demande quand ils vont nous l'annoncer ?

- Aucune idée, je sais pas ce qu'ils attendent en tout cas ils ont intérêt à nous le dire avant la fin de la semaine sinon...

- On les grille !

Les Diggle rirent à l'unisson.


Plus tard alors qu'ils étaient dans leur lit, Oliver ayant reçut la permission d'y revenir de manière semi-permanente, Felicity sur le torse de son partenaire regardait par la fenêtre, le ciel était remplit d'étoile cette nuit, elle soupira de contentement, ça faisait un moment qu'elle ne s'était pas sentit aussi en paix. Entre les hormones, ses insécurités et la peur perpétuelle qui lui mangeait l'estomac, rester calme était incroyablement difficile, un véritable défi. La main d'Oliver s'égara vers son ventre légèrement arrondi, plus les jours passaient plus ça se voyait dans une semaines ou deux elle ne serait plus en mesure de le cacher sauf en mettant des vêtements amples et Felicity avait tout sauf ça à l'intérieur de ses placards.

Oliver adorait son ventre, il avait toujours une ou deux mains dessus, où il mettait sa tête sur ses genoux et parlait au bébé, Felicity avait beau lui dire que il ou elle ne l'entendait pas encore, il était têtu comme une mule racontant à leur bébé des histoires sur son enfance avec Tommy puis Thea. Mais l'histoire qu'il préférait rencontrer, était celle du jour de leur rencontre à lui et Felicity.

Il prenait des centaines de photos d'elle, Oliver disait vouloir faire une vidéo avec une photo d'elle de profil par jour, il était plein d'idée, voulant des souvenirs de chaque instant de cette grossesse. La blonde trouvait cela adorable même quand elle était de mauvaise humeur, Felicity n'avait pas le cœur à le lui refuser, Oliver était si heureux de sa paternité imminente.

N'allez pas croire que Felicity n'était pas heureuse d'être mère non elle l'était, elle aimait déjà énormément son bébé mais elle avait tellement peur que certaine fois sa joie s'en retrouvait paralysée.

Elle avait des scrupules de ne pas en parler à Oliver, même s'il s'en doutait, Felicity ne voulait pas ternir son bonheur en lui parlant de ses craintes, surtout qu'elle savait qu'il en avait autant qu'elle. En parler à sa mère n'était qu'en partie possible, la blonde se voyait mal dire à sa mère que sa pire crainte était qu'un ennemi de son équipe de justiciers la trouve et qu'elle n'ait aucun moyen de se défendre elle et et pire... De défendre son enfant. Au début elle avait pensée à Lyla qui était mère elle aussi et qui y arrivait mais... Parce que il y avait toujours un mais la femme de John était un soldat et un agent de l'ARGUS, Felicity n'était qu'une informaticienne et hacker redoutable, elle ne savait pas utiliser une arme à feu ou un couteau.

Bon d'accord Felicity avait quelques base d'auto-défense mais c'était juste des bases... Les paroles de sa grand-mère lui revinrent lentement, toujours restée forte peu importe quoi, les femmes Smoak sont capable de tout. Alors ces maudite insécurités pouvaient aller se faire voir, elle était une dure à cuir, elle avait tiré sur un méta-humain avec une mitraillette et frappé un membre de la ligue avec une barre de fer.

Felicity Smoak savait se défendre et elle fera face aux menaces sur elle et son bébé comme une lionne, elle en avait marre que sa grossesse soit ternie par ses maudite craintes, elle voulait en profiter à chaque instant comme une femme normale, elle donna un baiser à son petit-ami qui finit par s'éterniser, Felicity le repoussa doucement contre l'oreiller.

- Endors-toi mon amour je sais que tu es fatigué, demain une longue journée nous attend, je le sens.

Oliver lui souffla un baiser qu'elle fit semblant d'attraper et le posa sur son cœur. Le couple s'endormit dans les bras de l'autre, serein quant-à l'avenir, le chemin semblait plutôt simple... Presque simple !

Peut-être trop...


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