Lizianna: Tu ne me mets pas du tout la pression, au contraire. Eh oui, le monde sorcier peut trembler si Hermione met toute son intelligence au service de sa cause...
Merci pour votre enthousiasme, ça me motive à traduire ! :D Comme j'avais une après midi de libre et que ce chapitre était légèrement plus court que le précédent, j'ai fait ça d'un bloc!
J'ai des choses à dire sur ce chapitre, mais no spoil, donc j'ai mis ça à la toute fin :p
Bonne lecture 3
Elle lui avait demandé de l'accompagner. J'ai besoin de ton regard, avait-elle expliqué. Je ne suis jamais complètement certaine des normes dans le monde sorcier, de ce qui est considéré comme acceptable ou non.
Il regarda autour de lui et se dit en son for intérieur que peu importe ce qui était considéré comme acceptable, ceci ne l'était pas.
L'orphelinat était un lieu complètement triste et institutionnel. Quelqu'un avait collé au murs des pages arrachées d'un livre d'enfant et d'une certaine façon les petits canetons jaunes et les cochons souriants rendaient l'endroit encore plus triste. Une photo de cheval était fixée de travers au mur, et il dût lutter contre l'envie d'aller la remettre droite.
- Combien d'enfants vivent ici ?, demanda-t-il à Hermione après quelques minutes, veillant à conserver une voix neutre.
- Vingt-trois.
- Tu leur fait la lecture ?
Il ne savait pas comment cela aurait pu être possible : la pièce n'avait ni bibliothèque, ni livres. Le sol était en béton et il compta quinze chaises autour de quelques tables. Une caisse de jeux était posée dans un coin. Et il était prêt à parier que tous les jouets n'étaient que de misérables déchets. Il se rappelait de sa propre chambre d'enfant : on aurait dit qu'un magasin entier y avait été vidé, conséquence du budget illimité d'une mère un peu trop complaisante.
- Oui, et j'aide aussi pour certaines tâches administratives. Draco, dit-elle soudain en se tournant vers lui avec des yeux sombres et troublés, est-ce aussi grave que je le pense ?
- Je ne sais pas à quel point tu penses que c'est grave.
Il laissa dériver son regard par la fenêtre qui donnait sur une cour clôturée. Des enfants jouaient au ballon dans la boue, et une fille plus âgée avait rassemblé des bambins dans un coin pour les surveiller. Ils lui paraissaient tous très maigres, et il était certain que sa mère aurait jeté tous les vêtements qu'ils portaient.
- Je veux ton opinion, dit Hermione, sans que tu sois influencé par la mienne.
- C'est... C'est inacceptable. Des enfants de sorciers ne devraient pas vivre ainsi. Je ne suis même pas certain que des enfants moldus mériteraient de vivre comme ça. Je croyais pourtant que cet orphelinat recevait des aides financières.
Il se dirigea vers le coffre à jouets et en sortit un ours en peluche usé et moite. Il ne pensait pas qu'un ours en peluche pouvait devenir aussi poisseux.
- C'est répugnant.
- Pourrais-tu faire venir ici ton ami photographe du Prophète, et lui faire prendre quelques photos discrètement ?, demanda Hermione. Et les conserver dans un endroit sûr jusqu'à ce que je lui dise de les utiliser ?
- Ce n'est pas mon ami, dit Draco d'un ton absent en regardant les enfants qui jouaient dans la boue, mais oui, je peux.
S'il le fallait, il utiliserait l'Impero, mais elle aurait ses images.
Plus tard, au déjeuner, il ne put se contenir et sa colère explosa.
- Pourquoi est ce que la situation là-bas est toujours aussi pitoyable alors que tu y vas plusieurs fois par semaine ? Qu'est ce qu'il se passe, au juste ? Qu'est ce que vous avez appris, Theo et toi ?
- L'orphelinat reçoit beaucoup d'argent, dit-elle en rendant le menu au serveur avec un sourire poli. Il est extrêmement bien financé.
- Conneries.
- Mais c'est vrai. L'argent entre, Draco. En fait, je peux même dire qu'il y a de l'argent qui y rentre en plus des les aides du Ministère. J'essaie de découvrir où cet argent atterrit.
- Du blanchissage d'argent, lâcha-t-il sèchement. Dis-moi que c'est une blague.
- Je ne me moque pas de toi. J'ai trouvé les documents qui recensent tous les fonds perçus, mais leur provenance n'est pas claire. Je n'arrive pas à trouver les débiteurs. J'ai fait des copies de ce que j'ai déjà déniché, mais...
- Putain. Putain de merde. Sois prudente. Promets-moi que tu fais attention.
Il se pencha par dessus la table et saisit ses deux mains, entrelaçant leurs doigts.
- Je suis sérieux, Hermione. Va plus doucement. Si tu te fais attraper... ce serait très mauvais.
Elle secoua la tête.
- Tout se passera très bien, ne t'inquiète pas pour moi.
- Mais je m'inquiète. Ne sois pas stupide. Évidemment que je m'inquiète.
Il la regarda, désireux qu'elle l'écoute.
- Tu as un passé de stupide bravoure derrière toi et tu as déjà été blessée. Si tu étais de nouveau blessée je ne sais pas ce que... Juste... Fais juste plaisir à mon égoïsme, et promets-moi que tu feras attention.
- Mais pourquoi donc, Draco ? Je ne savais pas que tu te faisais du souci pour moi, dit-elle en battant des cils.
Il lâcha ses mains, dégoûté.
- Le nombre de choses que tu ignores te surprendraient, espèce d'idiote, siffla-t-il en lui lançant un regard noir.
Elle commença à tousser et prit une gorgée d'eau.
- J'attends toujours, pour cette promesse.
- Je serais prudente.
Elle leva les yeux vers lui et il haussa les sourcils, tapotant ses doigts contre la table.
- D'accord, d'accord. Je promets.
- Bien.
- Draco, dit-elle d'une voix soudain hésitante. Je dois te parler d'autre chose. Je suis... soulagée que cet endroit ne soit pas considéré comme... hum... acceptable... dans le monde sorcier. Et il y a cette chose, ça a un rapport, en quelque sorte, que je veux que tu recherches pour moi. J'ai eu cette idée après la discussion avec ta mère.
Il leva un sourcil tout en prenant un bout de pain dans la corbeille.
- Quoi ?
- Les changelins.
- Les changelins ? Explique-moi.
- C'est une tradition folklorique. Les fées qui volent des bébés et qui laissent derrière elles, eh bien, quelque chose de différent. Généralement un fetch (1) voué à tomber malade et à mourir.
Elle fit un mouvement vers son sac, sans doute pour en sortir un livre, mais il la stoppa.
- Je sais ce qu'ils sont, Hermione. Je veux juste connaître ton objectif, ce que tu souhaites que je recherche.
- Comment, demanda-t-elle en prenant à son tour un morceau de pain qu'elle commença à beurrer, pourrions-nous créer un fetch similaire ?
Il se mordit l'intérieur d'une joue et la regarda. Eh bien. Ça, c'était intéressant.
- Combien de temps faudra-t-il qu'il survive, à partir de quoi je le forme, qu'est ce qu'il devra être capable de faire ? Quels sont tes critères ? Tu parles ici d'une forme de magie très difficile. De la magie noire, certainement, quand on aura résolu toutes ces conditions.
- C'est pourquoi je te le demande, à toi.
- Je suis flatté. Je suppose. Dans tous les cas, j'ai besoin de plus de détails.
- Il devra être indifférentiable de l'original. Pas seulement assez similaire pour résister à un sortilège d'inspection, mais tellement identique que même la technologie moldue ne pourra faire la différence. Il pourra mourir rapidement et devra pouvoir être retrouvé mort. Mais l'illusion devra perdurer jusqu'à ce qu'il soit enterré. Ou brûlé, je suppose, dit-elle, haussant les épaules.
- De la magie du sang, murmura-t-il.
- Quoi ?
- Je réfléchissais juste à voix haute. Le meilleur moyen de personnaliser le fetch est d'utiliser le sang de la personne que tu remplaces, même si c'est seulement quelques gouttes. Puis-je baser mes recherches sur le fait que le sang peut-être utilisé ? Que tu pourras obtenir un échantillon sanguin de la victime ?
- Pas une « victime », dit-elle avec un grand sourire. Mais oui, tu peux utiliser un échantillon sanguin.
Il la regarda avec insistance mais elle n'avait clairement pas l'intention de lui en dire plus. Alors, il demanda seulement :
- Pourrais-tu me passer le beurre ?
...
Astoria fut la première des deux nouvelles recrues à arriver. Elle regarda autour d'elle, sourit à Blaise qui lui envoya un baiser et s'assit prêt de Greg, qui s'était décalé pour lui laisser l'espace de s'appuyer sur le mur.
- Je pense que vous connaissez tous Astoria.
Hermione était assise les jambes croisées sur la chaise, Draco sur l'accoudoir. Il balançait une de ses jambes et avait passé un bras derrière elle.
- Où est l'autre ?, demanda Théo.
- Daphne et moi n'avons pas encore eu le temps pour notre petite discussion. Ou bien parles-tu de Miss Lovegood ?
Hermione l'observa. Il laissait transparaître son mécontentement de devoir faire confiance à une intruse de manière plus que visible.
- Sois gentil, Theo.
Luna arriva enfin dans l'appartement. Elle avait les bras chargés de roses rouges et portait ce qui semblait être trois robes d'été enfilées les unes sur les autres.
- Je vous ai apporté ceci.
Elle en donna une à Theo, qui s'était approchée d'elle et la regardait. Il referma sa main sur la tige et entreprit de faire une révérence élaborée, et jura lorsqu'il sentit une épine s'enfoncer dans son doigt.
- Putain !
Il lança un regard furieux à la jeune femme blonde qui haussa les épaules et dit simplement :
- Les jolies choses ont des épines. Tu devrais faire plus attention.
Blaise, lorsqu'il eut reçu sa rose, enleva une à une les épines et les tendit à Luna, qui lui sourit en rougissant. Pansy roula des yeux et mis la rose dans son sac. Astoria la remercia simplement. Enfin, Greg murmura quelque chose puis tendit sa rose à Astoria.
- Mon amour est une rose rouge, rouge. (2)
Luna donna le reste à Hermione, qui rit et répliqua :
- Sont-elles fraîchement écloses du printemps?(3) Ou espérais-tu juste faire saigner Theo?
- Je ne pense pas que le sang soit un problème désormais, du moins pas ici.
Luna s'installa au centre de leur cercle.
- Pourtant si, murmura Theo en suçant son doigt.
- Donc... Luna, commença Pansy en plissant les yeux, pourquoi donc voudrais-tu te joindre à nous ? Ce n'est pas le club de jardinage. Nous planifions, je ne sais pas, un coup d'état et le déchaînement dans les couloirs du pouvoir. Pas tout à fait ton genre.
- Ouais, je croyais que tu étais un membre de l'Ordre, marmonna Greg.
- Pas vraiment, dit Luna en lui souriant. Les gens me trouvent étrange. Ils n'ont pas tendance à vouloir de moi dans leurs rangs.
- Allez savoir pourquoi.
- Theo, l'avertit Hermione.
- Ma Dame, dit Theo d'un ton acerbe avant de se retourner vers Luna.
- Pourquoi veux-tu être ici ? Nous ne sommes vraiment pas ton type.
- Je n'ai pas de type, répondit-elle en penchant la tête d'un côté. C'est à cause des vampires. Le contrôle de l'Ordre a été presque totalement pris par les vampires.
Pansy s'étrangla de rire et Greg lança un regard vers Astoria qui secoua la tête. Blaise était soudainement fasciné par les lacets de ses chaussures.
- Je... quoi ?
Theo la regarda, puis Draco, et lâcha finalement:
- C'est une blague ?
- Donc, reprit Luna en souriant à Blaise, allons-nous devenir des martyrs ? Nous jeter dans les prairies sanglantes et réveiller le peuple pour renverser le tyran ?
- J'espérais pouvoir accomplir tout cela sans martyrs, dit Hermione, haussant les sourcils.
- Tu ne le feras pas, pourtant.
- Quoi qu'il en soit, coupa court Hermione, réclamant ainsi l'attention de tout le monde, Luna va travailler sur un projet à long terme avec Theo. Ce soir, cependant, est une chance pour vous d'apprendre à la connaître, elle et Astoria, et de les accueillir dans notre joyeuse bande. Elles n'assisteront sans doute pas à la plupart des réunions à venir, donc profitez de ce moment. Mais, comme le dit le proverbe, ne vous attachez pas. Le vin est dans la cuisine.
...
Ils étaient en train de faire la vaisselle et Hermione avait ses mains plongées dans l'eau quand Theo lâcha :
- Je ne lui fais pas confiance.
- Astoria ?
- Non, l'autre. Elle est trop folle pour être fiable.
Il s'adossa au plan de travail et d'un coup de baguette, il finit la vaisselle.
- Vas-tu arrêter cette tâche absurde et m'écouter ?
- Ça me détend.
Hermione se tourna vers lui, les mains trempées. Elle les essuya avec un torchon.
- Laisse le soin de te détendre à Draco. Tu ne devrais pas faire la plonge comme le dernier des moldus.
Theo secoua la tête.
- Elle est instable. A-t-elle vraiment réussi l'examination avec succès ?
Hermione hésita.
- Elle... Son esprit est difficile à lire. Il vagabonde.
- Ça ne me surprend pas. Ne laisse pas tes sentiments t'affaiblir, Hermione. Tu veux qu'un de tes anciens amis te rejoigne. Tu veux un lien avec le passé. Ça n'arrivera pas. Si tu es la Dame des Ténèbres, d'anciens combattants pour la lumière ne vont pas te rejoindre. Ils ne peuvent pas.
- Tu as des préjugés contre elle.
- Ma Dame.
Theo tomba à genoux sur le sol de la cuisine.
- Tiens donc, te voilà à nouveau formel.
Ennuyée, elle se dit qu'il s'agissait là d'un inconvénient du titre vaguement féodal qu'elle s'était donné. D'intelligents vassaux en puissance pouvaient exploiter leur relation implicite, et Theo était tout sauf idiot.
- Si je dois me prosterner et embrasser vos pieds pour que vous m'écoutiez, c'est ce que je ferais. Donc, oui, je suis formel. Elle représente un risque trop grand. Je vous en conjure, ma Dame, débarrassez-vous d'elle, ou du moins limitez son accès à notre organisation. Ne lui faites pas confiance. Utilisez la si vous le devez, mais ne la laissez pas connaître vos plans.
- Personne ne connaît mon projet dans son ensemble, excepté peut-être toi et Draco. Et je doute que même toi n'en voie toutes les ficelles.
Elle secoua la tête.
- Relève toi, Theo. Le sol est dégoûtant après notre réunion de ce soir et je ne tire aucun plaisir à me faire embrasser les pieds.
Il ne bougea pas, et resta obstinément à genoux.
- Debout.
- Pas avant que je ne sois sûr que tu m'écoute vraiment.
- Tu n'arrives pas à te faire à la subordination, à ce que je vois.
- Étrange chose à dire à un homme à genoux.
Il releva la tête et plongea son regard dans le sien.
- Si tu voulais parler à un sous-fifre sans cervelle, tu aurais du demander à Greg de rester. Pas moi. En privé, je te donne mes opinions réelles, pas de la flatterie. Elle est dangereuse. Elle est perdue dans ses délires – des vampires, mon cul – et ses gestes poétiques étranges. Elle...
- C'est une femme qui a accès à des imprimeries privées. Elle a le savoir faire et la possibilité de produire assez de tracts pour en envoyer un à chaque potentiel traditionaliste d'Angleterre. Quand le temps viendra pour notre projet de sortir de l'ombre, nous aurons besoin d'un moyen plus fiable pour faire parvenir les informations à tous que les articles de Pansy ou le Daily Prophet.
Elle baissa à nouveau les yeux vers lui.
- Maintenant relève-toi.
- Laisse moi étudier d'autres options. Je t'en prie.
Elle ferma les yeux et prit un grande bouffée d'air avant de soupirer et de le regarder avec résignation.
- Très bien. Va et étudie nos autres options d'impression. Lève-toi, tout de suite.
- Merci, ma Dame.
Il lui retira des mains le torchon qu'elle tenait toujours et, en se relevant, fit la petite révérence dont il avait le secret, son regard dans le sien.
- Je vis pour servir.
- Crois-moi, tu vis plutôt pour être un tourment perpétuel, murmura-t-elle.
- Je vis pour voir tes projets, nos projets, se concrétiser. Et cette... détraquée... est une erreur.
- Il n'a pas tort.
Draco était resté silencieux jusqu'à présent et se tenait dans l'encadrement de la porte :
- Elle est tarée, elle l'a toujours été. Nous avons décidé dès le début – tu l'as décidé – que le cercle restreint devrait être totalement digne de confiance. Et elle ne l'est pas. Greg est peut-être idiot, mais il donnerait sa vie pour notre projet. Elle, non.
- N'insulte pas Greg. Il a peut-être un marteau comparé à ton scalpel subtil mais je t'interdis d'insulter un membre de notre groupe. Je te le défends. Et je n'aurais cette discussion à côté d'un évier.
Hermione se dirigea vers le salon et se laisser tomber sur le fauteuil.
- En fait, je ne veux pas avoir cette discussion.
- Parce que nous avons raison, dit Draco qui l'avait suivie, et tu es trop intelligente pour te disputer avec deux personnes qui ont toutes les deux raison.
- Je vais – Passe-moi ce livre – accéder à la requête de Theo et la garder isolée du groupe. Et si vous trouvez une autre option d'impression, je toute disposée à l'entendre. Mais...
Theo lui passa le livre en y jetant un coup d'oeil.
- « Les principes de comptabilité » ? Brillant.
- Tu ne peux pas les récupérer, Hermione.
Par moments, Draco trouvait le manque de chaises dans la pièce vraiment irritant, et c'était l'un de ces moments. Il pouvait soit se tenir debout devant elle, comme un plaignant devant sa reine, ou s'asseoir à ses pieds, mais il ne pouvait pas juste pousser une chaise en face d'elle et essayer d'interagir comme un égal.
- Le trio, votre petit groupe de résistance, c'est du passé. Tu n'es plus une gentille petite écolière, à présent. Ce n'est pas une simple bataille manichéenne contre un grand méchant. C'est la révolution, et tu vas t'y salir les mains. Aucun de ces gens, aucun de ces grandes et bonnes personnes que tu aimais lorsque tu avais douze ans ne voient en nuance de gris. Ils ne vont pas jouer à ce jeu, et si tu essayais juste d'ouvrir les yeux, tu le saurais. Qui d'autre vas-tu essayer d'enrôler ? Neville ?
- Trop attaché à la noblesse d'esprit, renifla-t-elle.
- Exactement. Potter ?, persista-t-il.
- Harry n'était pas intéressé.
- Tu as demandé à Harry Potter de t'aider à renverser le Ministère ? Theo commença à rire. C'était une idée... intéressante, si par intéressante tu veux dire folle. Et qu'est-ce qu'il a répondu ?
- Je suppose que « transi d'horreur» sonne peu dramatique mais c'est probablement la meilleure description de sa réponse. Je lui ai jeté un oubliettes, évidemment, ajouta-t-elle en fronçant les sourcils, mais je me demande si un fragment de mémoire de cet événement ne lui aurait pas soufflé l'envie de se présenter aux élections. J'aurais aimé qu'il ne le fasse pas, il me force la main.
- Hermione, ma Dame, dit Draco en s'asseyant devant elle, tu ne peux pas les récupérer, pas dans le cercle restreint. Ils vont peut-être te soutenir – n'importe qui verrait cet orphelinat devrait condamner l'Ordre, et pas seulement parce qu'il est rempli de parasites buveurs de sang...
- Cela dit pour les vampires, c'est métaphoriquement le cas, intervient Theo. Puis, regardant les roses laissées par Luna qui reposaient toujours sur le sol, il murmura : Mon amour est une rose rouge, rouge. - L'enculé!
- Pas ce soir, j'ai une migraine, railla Draco.
Theo renifla et désigna les roses.
- Elle n'est pas aussi folle que je le pensais.
- Qu'est ce que tu raconte ?
- C'était une putain de métaphore. Elle était juste alambiquée, pas folle, la salope. Et Blaise lui a rendu les épines de sa rose, et ils sont partis ensemble et...
- En quoi cela te dérange ?, demanda Hermione en levant les yeux de son livre. Greg et Astoria sont probablement en train de faire la même chose en ce moment. Du moins je l'espère. J'aimerais encourager la petite faiblesse de Greg.
- Pourquoi ? Draco la regarda et secoua finalement la tête. Oublie, je préfère sans doute ne pas savoir.
Il soupira et appuya son épaule contre la chaise.
- Métaphore ou pas, je ne lui fais tout de même pas confiance. Je pense que tu es aveuglée par votre histoire commune, de la même façon qu'avec Potter.
- Je m'occupe du cas de Harry.
Elle laissa pendre une de ses mains et il l'attrapa, entremêlant leurs doigts.
- J'aurais aimé que tu me laisses le tuer. Ou au moins le blesser. Vois ça comme un cadeau pour moi, dit-il d'un air enjôleur.
- Cultive la patience, Draco. C'est une vertu.
Elle regarda en direction de Théo.
- Tu es encore là ?
- Avez vous pris en compte mon conseil, ma Dame ?
- Je l'ai fait.
- Alors, avec votre gracieuse permission, je vous laisse.
Et il partit sur ces mots.
(1) Selon le folklore irlandais, un fetch est un double supernaturel d'une personne vivante. Le voir est un présage de mort.
(2) (3) Les personnages citent les premiers vers du poème A Red Red Rose de Robert Burns
"My love is like a red, red rose / That's newly sprung in June"
« Mon amour est une rose rouge, rouge / Au printemps fraîchement éclose. »
...
J'ai trouvé la façon dont ils parlent de magie noire tout en étalant du beurre sur leurs tranches de pain TERRIFIANTE.
Même si j'avoue que j'ai rigolé quand Draco fait : "Tu peux me passer le beurre" XD Il n'y a pas beaucoup de comique dans cette fic, mais quand il y en a, c'est du lourd XD
Qu'est ce que vous pensez de Luna? Si on relit ses phrases, on se rend compte que tout ce qu'elle dit est à double sens... Pas si folle que ça :)
Comme d'habitude, si vous avez un commentaire pour moi ou pour l'auteur, une question... N'hésitez pas à laisser une review !
