J'ai l'impression d'avoir trouvé un bon rythme de traduction et de publication, un chapitre tous les 3 jours, je peux difficilement faire plus court !
Merci merci merci pour vos reviews, que vous veniez juste de découvrir la fic' ou que vous la suiviez depuis le début! C'est un peu mon carburant x)
Sans plus tarder, voici donc le nouveau chapitre... Les intrigues politiques sont un peu mises de côté, pour pouvoir laisser la place à un bon gros chapitre de dramione pur. :3
- Es-tu sûre de toi ? C'est le sacrifice de toute une vie, demanda Hermione à Astoria.
Elle jeta un regard vers Greg, qui se tenait légèrement en retrait derrière la magnifique jeune femme. Il avait la tête baissée et fixait ses pieds.
- Et tu seras jugée pour ça. Les gens te verront comme une dévergondée, une briseuse de couple.
Astoria redressa le menton, mâchoires serrées.
- Je suis décidée. Je suis avec vous, ma Dame. Vous ramènerez la lumière sur notre monde. L'espoir à notre peuple. Ne me refusez pas cela.
- Et toi, Greg ? C'est sans conteste un geste des plus romantiques, mais tu devras vivre le reste de ta vie avec les retombées qu'il entraînera.
Sans relever la tête, il déglutit difficilement, puis dit :
- Je ne suis pas un homme brillant, ma Dame. Je ne suis ni lucide, ni intelligent, ni sage. Vous ne pouvez pas m'utiliser pour contrôler une branche du Ministère pour vous : je ne sais pas mettre au point de stratégie, et je ne sais même pas lire. Je veux vous aider à éliminer cet Ordre pro-sang de bourbe, je le veux sincèrement, et je sais que je ne suis pas très... Mais ça, je peux le faire.
- Est ce que tu l'aimes ? Demanda-t-elle à nouveau d'un ton doux. Je ne peux pas te laisser être son salut dans ce qui va se passer si tu ne l'aimes pas. Peu importe ta loyauté envers moi.
- Oui, murmura-t-il.
- Astoria, es-tu certaine de pouvoir le faire ? Il faut qu'il s'en rappelle, et la grossesse doit être effective.
- J'en suis sûre, dit-elle en souriant.
- C'est parfait, dans ce cas.
Hermione s'avança et posa sa main sur la joue d'Astoria.
- Tu es une fidèle serviteuse. Saches que tu as gagné ma satisfaction et ma gratitude. Quand nous aurons gagné notre combat, tu en seras récompensée. Greg.
L'homme leva les yeux vers elle, une lueur fanatique dans le regard.
- Toi également. Ta loyauté et ta fidélité m'ont bien servie.
Elle se recula de quelques pas.
- Vous pouvez disposer, tous les deux. J'attends avec impatience d'avoir des nouvelles de vos succès.
Ils quittèrent l'appartement, non seulement sous le regard d'Hermione mais également sous celui d'une paire d'yeux gris et froids.
- Tu l'as transformée en pute, et lui en cocu, et ils te remercient pour cette faveur.
Il se tourna vers Hermione après quelques instants.
- Tu es rude avec tes favoris.
Elle se laissa retomber dans le fauteuil, la tête en arrière. Son regard se durcit. Sans lui jeter un seul regard, elle commença à défaire ses cheveux remontés en une couronne de tresses serrée. Petit à petit, elle retira ce qu'il appelait « son costume de Dame des Ténèbres ». Il la suspectait de regretter ses pulls miteux et ses baskets. Bientôt, ses cheveux seraient totalement détachés, ses chaussures retirées, et elle allait dire à son presque fiancé de partir.
- Je t'utilise plus durement qu'eux.
Son ton était moqueur, quoique empreint d'un certain dégoût d'elle même.
- Fiancé à une sale petite sang de bourbe. Comment supportes-tu d'être devenu un ami des sang de bourbe ? Qu'est ce que ça te fait de te souiller à mon contact ? Tu ne t'es jamais demandé si le résultat valait la peine de t'infliger ça ?
- C'est injuste, dit-il en la regardant. Je n'ai jamais, pas une seule fois, mentionné ton statut de sang depuis qu'on a commencé tout ça. Et tu sais pourquoi ? Parce que je m'en fous. Peut-être que c'était le cas quand j'avais douze ans, mais les choses ont changé. Je suis un adulte qui a connu l'enfer et qui est capable de savoir apprécier tes talents, putain. Ne t'es tu jamais rendu compte que...
- Oh, bravo, bravo Malfoy. Tu réussis à mettre de côté mon sang souillé quand ça sert tes intérêts. Que c'est noble de ta part.
Elle l'avait coupé et commençait à lui jeter ces mots à la figure. Il lâcha:
- Tu commences à te soucier des outils qu'on a choisis ? Ou est-ce parce que tu n'aimes pas te salir les mains toi-même que tu te déchaînes sur moi ? Ce n'est pas juste.
La bouche de Draco s'était réduite à une mince fente.
- Et on en est aux prénoms, tu te souviens ? C'est ton objectif de m'insulter à tous les niveaux possibles aujourd'hui ?
- C'est votre façon de penser, à vous tous. Je te connais depuis mes onze ans, Draco. Je ne suis pas vraiment ignorante de tes préjugés.
- Quand je pense à quel point tu peux être bouchée quand tu le veux et tellement plus stupide que le commun des mortels, je... Je te jure, Hermione en ce moment je me dis, que je survive ou non à te gifler, et même si je n'y survis pas, ça en vaudrait la peine. Oui, dit-il en passant sa main dans ses cheveux, tu n'es pas ce que ma famille aurait voulu pour moi, et tu le sais. Et même si tu l'ignorais, ma mère te l'a fait comprendre clairement quand vous vous êtes rencontrées. Et oui, j'ai considéré que tu étais d'une naissance inférieure à la mienne pendant des années mais tu pourrais -pourrais- me faire le plaisir d'envisager le fait que mes opinions puissent changer. Tu n'as vraiment pas remarqué que je te trouve brillante et magnifique, et dangereuse, et fascinante ? Sérieusement ? Tu n'as pas remarqué que je te suis totalement dévoué? A quel moment as-tu arrêté de faire attention à …
- J'ai bien remarqué ce que vous pensiez tous de moi. Que je suis inférieure à vous tous, et sale...
- Je... Si tu n'arrête pas tout de suite de parler de toi comme ça, je te jure, je vais...
- Tu vas quoi ? Le nier, encore ? C'est pourtant ce que vous pensez tous.
Elle pleurait presque à présent, toute la tension due aux questions de la pureté du sang qu'il avaient exploitée menaçant d'exploser.
- Nous l'avons fait délibérément, siffla-t-il en se mettant devant elle. Toi et moi avons mis en place notre plan avec l'intention d'utiliser leurs préjugés et ça a fonctionné, je suis désolé que certains de tes plus proches partisans soient des idiots ignares, et je suis désolé que chaque insulte qu'ils ont prononcé sans même y réfléchir t'aient blessée. Je le suis sincèrement. Mais ne n'avises même pas de croire que je suis le même genre de fanatique irréfléchi que Greg.
Il attrapa son menton, la forçant à le regarder.
- Tu as fouillé l'esprit de chacun des membres de la Compagnie à part le mien. Tu veux savoir ce que je pense de toi ? Tu veux vraiment le savoir ? Alors arrête de dire que je te méprise et vérifie vraiment. Pourquoi te retenir ?
Il continua à chercher ton regard en serrant son menton plus fort.
- Tu sais très bien comment piocher dans mon cerveau comme dans un sac de bonbons. Alors fais-le.
- Tu me fais mal.
- Bien. Fais-le.
- Qu'est ce qui te fais croire que je m'en soucie assez pour vouloir le savoir ?
- Je n'aurais jamais cru que tu puisses être une telle lâche, dit-il d'un ton railleur pour la provoquer. As-tu peur de découvrir que j'étais sincère quand j'ai dit que je t'adorais ? Ou de te rendre compte que tu es juste un outil pour moi ?
Et soudain, elle était là. Il pouvait la sentir forcer furieusement l'entrée de son esprit. Il reconnaissait cette douleur de raclage. Elle forçait le passage d'une émotion à une autre, d'une pensée à la suivante. Elle triait, éliminait, cherchait des preuves d'un manque d'estime pour elle. Il se dit soudain que la provoquer de cette façon, même s'il était très en colère à ce moment là, même si elle l'avait rendu furieux, avait été une très mauvaise idée. Il commençait à se demander s'il allait sortir de cette intrusion intact. Il n'avait jamais vu un de ses partisans avoir plus qu'un tressaillement quand elle pénétrait leur esprit, mais lui, elle le mettait en pièces, en toutes petites pièces qui s'envolaient dans le vent. Je m'envole, pensa-t-il, comme un papillon. Comme une graine de pissenlit. Léger. Tout était si beau et lumineux. Il n'avait jamais remarqué à quel point le sol était moelleux. Bien. C'était une bonne chose d'avoir un sol moelleux. Il remarqua soudain que son front était pressé sur ce sol et que non, ça n'était pas moelleux. En fait, c'était même plutôt dur, et sa tête le lançait horriblement. D'un autre côté, il était en un seul morceau à nouveau, et ses pensées étaient de nouveau à lui. Elles ne flottaient plus dans le vent.
- Tu m'avais dit, souffla-t-il malgré la douleur, pendant notre premier rendez-vous, que je t'appartenais. J'aurais aimé que tu t'écoutes. Que tu m'épargnes ça. La sorcière la plus brillante de sa génération, tu vois ?
- Je suis tellement désolée, murmura Hermione.
- Ne le sois pas.
Il se mit avec difficulté en position assise, puis changea d'avis et se laissa glisser au sol. Cette fois, il se mit de côté de façon à ce que sa joue s'appuie sur le plancher et non son front.
- C..va. Je suis tout à toi. Mais cela dit je préférerais que tu ne me refasses plus ça, souffla-t-il en frémissant. Je t'en prie.
Les choses étaient vraiment intéressantes vues sous cet angle, songea-t-il. Il y avait plus de poussière sous le fauteuil qu'il ne l'aurait cru, et une chaussette. Pourquoi les chaussettes semblaient toujours se séparer l'une de l'autre, se demanda-t-il. Pourquoi une chaussette voudrait-elle se cacher sous un fauteuil, au fait ? Il avait toujours pensé que c'était un bon fauteuil. Et le fait qu'il n'y en ait qu'un seul dans la pièce sous entendait le nom de « trône ». Mais il devrait rouspéter un peu pour qu'elle nettoie toute cette poussière. Les reines des ténèbres n'étaient pas supposées vivre dans des appartements poussiéreux avec des chaussettes égarées sous les meubles. Ça n'allait pas avec l'image. Il essaya de relever la tête une nouvelle fois, ce qui était une très mauvaise idée, sauf que cette fois, quand il la reposa, des genoux s'étaient glissées sous sa nuque et les doigts d'Hermione caressaient doucement son front. C'était en fait tout à fait charmant. Il espérait vraiment qu'elle l'appréciait pour autre chose que ses ruses. Ce serait agréable d'être estimé, au delà du statut de sang, au delà de toute duplicité.
- Relève un peu la tête, murmura-t-elle en l'aidant et en portant un verre à ses lèvres. Bois.
Il s'exécuta aussitôt, car quand une Dame des Ténèbres vous tendait un verre et vous ordonnait de boire, vous le faisiez. Dès qu'il eut avalé la dernière gorgée, le brouillard qui enveloppait ses pensées s'évanouit en emportant une grande partie de la douleur avec lui.
Avec sa clarté d'esprit vint la prise de conscience que oui, il était vraiment allongé sur le sol, sa tête sur les cuisses d'Hermione.
- Putain, marmonna-t-il, ça fait vraiment mal.
- Ne bouge pas, ou ça sera pire.
Elle reposa le verre par terre et ses doigts recommencèrent à caresser doucement le front de Draco.
- Je suis désolée.
- Pour quoi ? Pour avoir été tellement discourtoise que tu m'as pratiquement torturé pour savoir si j'étais honnête ? Tu n'aurais pas pu, je ne sais, juste faire ce que tu fais d'habitude avec les autres au lieu de me broyer l'esprit ? Merlin, je suis en pièces sur ton parquet.
Il fit une pause.
- Et il y a une chaussette sous ton fauteuil.
Il y eut un blanc, puis il ajouta de mauvaise grâce :
- Merci pour le remède contre la douleur.
- Je n'avais pas l'intention de te blesser. Je ne sais pas... Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Je ne sais pas pourquoi c'était différent cette fois-ci. Tu n'aurais pas dû ressentir quoi que ce soit, je n'essayais pas de te faire mal.
- Je présume que je suis réellement ton favori, alors. Quelle chance.
- Mais tu l'es.
Elle jouait toujours avec ses cheveux. Il songea qu'il devrait lui dire d'arrêter, qu'elle ne pouvait pas faire disparaître ce qu'elle avait fait en le câlinant, mais comme cela aurait impliqué d'enlever sa tête de ses genoux, il resta muet. Il se concentra sur sa main qui se perdait lentement dans ses cheveux et caressait son front.
- Je... C'est vraiment horrible de les entendre parler, dit-elle en cherchant ses mots. "Tu ne l'aurais jamais touchée si elle n'était vraiment qu'une sale petite sang de bourbe".
- C'est ce que nous escomptions, marmonna-t-il dans sa jambe.
- Je sais bien.
Elle retira sa main, et il tenta de se redresser pour se mettre en position assise.
- Mais c'est dur d'entendre ça encore et encore et de ne pas se dire : "C'est ce qu'ils pensent tous, c'est ce qu'il pense lui, il ravale juste son dégoût pour parvenir à ses fins". Je ne voulais pas m'attacher à quelqu'un qui me... qui me déteste, dont la peau frémit à la simple idée de me toucher.
Draco se rapprocha d'elle et baissa la tête avec précaution vers ses boucles, inhalant son parfum.
- Je t'assure, j'apprécie chaque instant passé avec toi. Enfin, presque chaque instant, se corrigea-t-il, je n'ai pas particulièrement adoré les quinze dernières minutes.
- Je...
Elle se tordait nerveusement les mains sur les genoux et il les entoura de sa propre main pour la faire cesser.
- Je suis tellement désolée. Je... Ce... Est-ce que tu me pardonnes ?
- Promets-moi juste que tu ne me referas jamais ça.
Il l'attira sur ses genoux et elle s'effondra contre lui, pleine de remords. Il enroula ses bras autour d'elle.
- Hé, tout va bien. Je vais bien. Juste... Ne le refais plus. Plus jamais.
- Je te le jure, murmura-t-elle.
- T'appartenir m'est égal la plupart du temps.
Il ferma les yeux inspira, savourant le fait de ne pas souffrir et la sensation de son corps contre sa poitrine. Enfin, il ajouta :
- Juste... Essaye de prendre plus soin de tes jouets.
- Tu n'es pas mon jouet.
- Ton outil, alors, tellement utile pour planifier les complots politiques.
Il détestait cette amertume qui transparaissait dans sa voix.
- Ton favori.
- Draco...
- Dis moi, demanda-il, est-ce que mon esprit a encore des secrets pour toi ?
- J'en suis sûre.
- Des secrets concernant l'opinion que j'ai de toi, je veux dire.
- Je ne sais pas. Peut-être.
- Et ?
- Je ne sais pas, Draco.
- Ce n'est pas la même chose pour toi, hein ?
Il prononça ces mots d'une voix rigoureusement contrôlée, cette fois.
- Je ne sais pas ce qu'il en est pour moi. Je... Tu me haïssais. Ce n'est pas quelque chose qui peut disparaître d'un coup de baguette magique. Et... et je t'ai blessé. Comment peux-tu encore...
Il la coupa.
- Je le ressens c'est tout. C'est un sentiment que je ne contrôle pas, je t'assure. Mon admiration pour toi, à tous les niveaux, aurait pu être acceptée à contrecœur, mais après ce qu'il vient de se passer tu devrais me croire quand je te dis que c'est sincère.
- Tu pourrais essayer de réprimer tes sentiments, dit-elle d'une voix faible.
- J'ai essayé.
- Essaye plus fort, alors.
- Peux pas.
- Alors qu'est ce qu'on fait maintenant?
- On va se marier, Hermione. Est ce à ce point horrible pour toi d'avoir un mari qui... Sa voix se brisa. … Qui pense du bien de toi? Je sais... Je sais qu'après tout ce que tes amis t'ont fait subir, tu es convaincue que tu es celle que tout le monde abandonne, que personne ne va soutenir. Mais ça n'arrivera pas avec moi. La loyauté est une de mes rares qualités, tu sais. Ne t'es-tu pas rendu compte en farfouillant dans ma tête que le monde pourrait bien partir en morceaux que je ne te quitterais pas ?
- Si, souffla-t-elle, c'était limpide. J'ai juste...
Il saisit son menton et tourna son visage vers lui.
- Ne vais-je donc rien recevoir pour me récompenser de vous avoir de bonne grâce laissé piétiner mon esprit, ma Dame ?
- Je... Qu'est ce que tu veux ?
Il rapprocha sa bouche de la sienne et murmura :
- Toi. Je te veux seulement toi.
Elle se raidit, pétrifiée, et il s'écarta rapidement en la fixant.
- Attends une seconde.
Il fit un pas côté en ouvrant sa veste, et en sortit la petite boite qu'il avait emmenée partout avec lui depuis qu'il l'avait achetée.
- Hermione, dit-il en s'accroupissant devant elle, regarde-moi.
- C'était supposé être public. Orchestré, murmura-t-elle. La preuve ultime que je suis une horrible sang pure... Ou que l'amour est plus fort que tout, selon le point du vue.
- Je veux que quelque chose au moins, dans tout ça, soit vraiment à moi. Je veux que ça reste privé. Juste entre nous.
Sa respiration se bloqua. Il était tellement nerveux qu'il en tremblait presque.
- Épouse moi, Hermione. Et pas seulement pour que nous puissions conquérir le monde, bien que j'attende avec impatience de le voir à tes pieds. Épouse moi parce que tu me veux dans ta vie et à tes côtés. Parce que tu m'apprécies pour plus que ma ruse.
Il chercha son regard.
- Et si tu ne m'apprécies pas et que tu ne me veux pas, alors nous trouverons un autre moyen de continuer le plan. Ne réduis pas ça à une manigance de plus. Sois assez gentille, je t'en prie, pour me laisser avoir ne serait-ce qu'une chose honnête dans ma vie.
Elle le regarda un moment, pendant si longtemps que ses jambes commencèrent à le faire souffrir dans cette position. Tellement longtemps qu'il n'entendait plus que le battement de son propre cœur et sa respiration beaucoup trop bruyante.
Enfin, elle lui tendit sa main.
- Tu en es sûre ?, murmura-t-il. Laisse moi l'entendre de ta bouche.
- Oui. J'en suis sûre.
Il ferma les yeux et se laissa tomber sur les genoux. Hermione amena sa main tendue sur sa joue et la frotta pour enlever les gouttes d'eau salées qui y avaient coulé. Draco tourna légèrement la tête pour embrasser sa main, et la maintient sur sa bouche.
- Dis le encore.
- Oui.
- Dis moi que tu me veux, murmura-t-il.
- Je te veux.
- Dis moi... Il marqua une pose. Dis moi que tu m'aimes bien.
Elle répondit en buttant sur les mots.
- Je... Je me suis rendue compte que je n'arrive pas à être heureuse sans toi. Tu es... Je suis consciente de tes défauts. Tu es arrogant, condescendant mais... quand je vois quelque chose, je veux le partager avec toi, pour attirer ton regard et te voir me sourire et... Tu es juste... tu es devenu une part essentielle dans ma vie. Je ne... je ne voulais pas … Je pensais que tu me méprisais toujours, et que si je te touchais... Je pensais «je ne peux pas l'avoir », et c'était comme un couteau et... oui. Oui, je t'aime bien.
Il appuya son front contre le sien et ils restèrent là, à respirer, les yeux clos. Et enfin, il glissa la bague sur son doigt.
Draco est tellement adorable dans ce chapitre. Et on sent bien toutes les blessures d'Hermione sous ses grands atours de Dame des Ténèbres.
N'hésitez pas à laisser une review si vous avez une réaction/question/commentaire, que ce soit à propos de ma traduction ou de l'intrigue en elle-même.
