Cette histoire parodie Pinocchio, de Carlo Collodi


Dracocchio

écrit par la fée

-Pourquoi l'avoir tué? demanda Lucius à son sinistre patron.

-Parce que! répliqua Voldy qui n'avait apparemment pas envie de causer.

-Mais c'est mon fils, tout de même!

-C'était, plutôt! Bon...si tu veux vraiment savoir, je suis dans mon quart d'heure de bonté alors je vais te le dire: parce que ton horrible rejeton avait éprouvé...

Il s'arrêta pour prendre une expression d'écœurement extrême, comme si ce dont Draco s'était rendu coupable était la chose la plus abominable de l'univers.

-Il a éprouvé...des sentiments! Quelle horreur que les sentiments! C'est la pire des faiblesses! Jamais un Mangemort en formation n'avait osé me faire cet affront! Alors je l'ai puni! Avada Kedavra et hop! Parti Draco! Bon débarras!

-Et où est-il, Maître, je veux dire, sa dépouille?

-Je me suis un instant amusé à en faire un inferius, et puis, il ne m'intéressait plus alors je l'ai donné à manger à Bigmonstre...

-Vous parlez de votre nouveau basilic, Maître?

-Ben bien sûr, pauvre idiot, allez maintenant, sors d'ici, mon quart d'heure de bonté se termine dans dix secondes...1...2...3...

Lucius fila en vitesse.

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Une fois rentré chez lui, l'idée de ne plus avoir d'héritier l'énervait au plus haut, comme il se sentait frustré!

-Allez Narcissa, ce soir pour une fois, on ne fais pas chambre à part, il nous faut un nouveau gosse!

-Ben pourquoi? demanda celle-ci.

-Draco est mort! Le Dark Lord l'a tué.

Et Narcissa se mit à sangloter à grand bruit.

-Mon bébééééééééééééééééééééééééé é!

-Je sais , dit Lucius, c'est chiant, il va falloir tout recommencer à zero...rhaaa quand je pense qu'il était presqu'un homme: il était quasiment accompli!Il sortait de l'adolescence et n'avait pas encore compris que je lui lavais le cerveau depuis sa naissance, c'était idéal...

-Oh mon petit Dracooooooooo!

-T'inquiète, je vais t'en faire un autre!

-Non, j'en veux pas!

Et elle partit s'enfermer dans sa chambre, qu'elle verrouilla avec un sort, pour être sûre que son mari ne vienne pas l'y chercher.

xxxx

Le lendemain, après une journée de travail mangemoresque, Lucius essaya de remettre ça, mais Narcissa était partie. Un domestique lui indiqua qu'elle avait pris un rendez-vous express à Sainte-Mangouste. Quand elle rentra, il lui en demanda la raison:

-Je me suis fait ligaturer les trompes! Tu n'as qu'à aller voire dans une maison close si personne ne veut porter ton bâtard! répondit-elle fièrement avant d'aller s'enfermer à nouveau dans sa chambre.

Lucius resta seul à ruminer ses mauvaises pensées, quand soudain, une idée lui vint à l'esprit: il allait se fabriquer un fils!Mais comment?

Il faisait les cent pas quand le plancher se mit à gémir sous ses pieds...le plancher...en bois...du bois...Mais oui,c'est cela!

Le soir même, il fit capturer un charpentier et un sculpteur sur bois, leur donna des photos de Draco de face, de profile et de dos et leur dit:

-Vous êtes les meilleurs du pays! Je veux que vous me fassiez un pantin qui soit la réplique parfaite de cette personne !En échange, je ne vous tuerai pas! Allez, au boulot, bande de Moldus!

Et c'est ainsi que Lucius se fit faire un fils en bois. Et les deux artisans moldus avaient beaucoup de talent: c'était le portrait craché de Draco! Après avoir tué ses deux infortunés employés (vous n'avez quand même pas cru qu'il tiendrait parole?) Lucius passa des heures à jouer avec son pantin, pas qu'il aimait le pouponner ou jouer à la dinette avec lui, mais qu'il le contrôlait!
Ah, ça, il aimait manier les ficelles pour ordonner à son fils de faire tel ou tel mouvement...ah qu'il aimait avoir les pleins pouvoirs sur lui...c'était comme avec son premier enfant: il décidait tout pour lui!

xxxx

Bien entendu, un jour il s'en lassa, c'était le jouet idéal pour le père manipulateur qu'il était, mais c'était tout de même un objet inanimé.

-Qu'est-ce que je vais faire? se dit Lucius.

Tout à coup une grande lumière se fit, et apparut une splendide jeune femme avait de longs cheveux blonds, une robe bleue scintillante, des radis oranges fluos en guise de boucles d'oreilles, un collier en bouchons de Bièreaubeurre et des ailes de papillon dans le dos.

-Bonjour,je suis la Fée Blonde! dit-elle, je suis la protectrice de toutes les blondes et de tous les blonds de la planète, tu es blond et tu m'a l'air accablé...je ne pouvais pas rester de bois!

-C'est que c'est lui qui est de bois, gémit Lucius.

-Trouble de l'érection?

-Mais non! ragea Lucius en voyant qu'elle regardait au mauvaise endroit, je vous parle de lui! ajouta-t-il en désignant le remplaçant de Draco.

-Je vois, il n'a pas l'air très causant...

-J'aimerais tant qu'il vive!

-Je peux exaucer ton souhait...

-C'est vrai? dit-il en sautant de joie.

-Oui, mais en échange, je veux que tu m'emmènes dans un resto japonais!

Lucius se pris le pied dans le tapis et s'affala par terre.

La Fée commanda le plat le plus cher et se resservit quatre fois, mais cela valait le coup, car le charme qu'elle jeta sur le pantin fonctionna.

-Bonjour! dit-il, d'une voix qui imitait à la perfection celle de Draco.

-Ça marche! s'écria Lucius.

-Alors, merci qui?

-Vous avez eu vos sushis, alors vous pouvez partir!

-Très sympa!déclara la Fée avant de s'en aller, vexée.

Lucius s'adressa au pantin:

-C'est génial, tu vis!

-Euh...oui...je m'appelle comment déjà?

-Euh...Draco 2!Non, Draco bis...ben en fait Draco tout court c'est mieux, on ne va pas compliquer...

-Dracotoucour?

xxxx

Il fallut un certain temps avant que le pantin ne s' adapte. Lucius était enchanté. Narcissa, d'abord folle de rage contre cette idée, après avoir déclaré à plusieurs reprises: "Il y a des vielles folles qui font empailler leurs animaux de compagnie morts, et toi, c'est pire, tu remplaces ton fils par une poupée!", elle finit par changer d'avis quand le pantin se montra attentionné avec elle et fit preuve de compréhension humaine.

-Je sais que je ne remplacerai jamais votre vrai fils, et cela me chagrine, car vous êtes triste qu'il ne soit plus là, et vous êtes si douce et si gentille.

-Tu es quelqu'un de très bien, toi aussi...

-Et je vous apporte votre petit déjeuner au lit...

-Oh, oui, tu es très bien!

-Cela m'aurait plus d'être votre fils pour de vrai...

-Vraiment...tu aurais voulu être un vrai Malfoy?

-OUI!

Et là, un étrange phénomène se produisit: le nez du pantin s'allongea.

-Hein? C'est pas normal!dit celui-ci, cela ne m'arrive que quand je mens, normalement, et là j'étais sincère, j'aimerais vraiment être votre fils...

-Je crois que c'est un problème de formulation alors...vois-tu, je ne suis pas une Malfoy...je suis une Black!

Mais alors, c'est que tu refuses d'être le fils de Lucius?

-Ben...

-N'aie pas peur! Si tu me dis qu'il est méchant avec toi, je te croirais...avec ou sans détecteur de mensonge! Je sais très bien de quoi il est capable!Il faisait souffrir feu-Draco en tentant de contrôler sa vie, et là, ça ne m'étonnerais pas qu'il fasse la même chose avec toi...allez, dis-moi tout!

-Ben par exemple...là je crois que s'il me voyait, il me punirait...je suis en train de vous témoigner de l'affection!

Narcissa n'hésita plus, il n'était pas question qu'elle laisse Lucius continuer ses manigances. Il lui parut évident que le pantin serait plus heureux s'il se trouvait n'importe où sauf au manoir. Profitant que Lucius dormait en rêvant qu'il détrônait Voldemort ("Je veux être Dark Lord à la place du Dark Lord!" criait-il dans son sommeil), elle aida la marionnette à s'échapper.

"J'espère qu'il trouvera quelqu'un qui prendra soin de lui..."pensa-t-elle.

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Et c'est ainsi que Draco, le pantin, parcourut les chemins, dans la rosée du matin, en marchant de bon train...(c'est bon,j'arrête la poésie à deux balles!). En fait, le voyage fut pénible: l'air de rien, être en bois, c'est tout sauf pratique, surtout quand on parvient à rencontrer des termites géantes et des troupes de scouts cherchant de quoi alimenter leurs feux de camps...

Enfin, un jour qu'il comptait passer la nuit dans une auberge miteuse, un gros homme vint le trouver:

-J'ai jamais vu quelqu'un comme toi! C'est que c'est rare de voir un mec tout en bois, comme ça...

-Bonjour, dit Draco, se voulant poli.

-Je m'appelle Horace Slughorn...je dirige un cabaret...ça te dirait de travailler pour moi...tu m'a l'air fauché...

-Pourquoi pas...je vous remercie, vous êtes bien aimable!

-Marché conclu!

Draco élut donc domicile chez Slughorn, qui commença par lui montrer sa chambre...et celui qui allait la partager avec lui.

-Eh, Weasley, regarde ce que je te rapporte:un petit copain de chambre!

-Pffff...fit Ron, une marionnette qui ressemble à un horrible petit connard de ma connaissance, c'est pas un cadeau!

-Eh oh, le travelo, soit gentil avec ton nouvel ami! Allez, au revoir, je vous laisse, ma petite pupuce m'attend pour faire un câlin!

Et le gros bonhomme les laissa seuls.

-Sale gros lard, maugréa le rouquin, déjà qu'il ne s'intéresse à moi que parce que j'ai fait mon coming-out, ça me donne des envies d'homicides, mais en plus, s'il croit que j'aime jouer à la poupée...

-C'est que je ne suis pas un pantin ordinaire, l'interrompit Draco.

-Quoi? Tu parles? Alors tu es vraiment Draco Malfoy? On t'a jeté un sort? Oh, et merde, j'ai avoué devant toi que j'étais gay, vas-y, fous toi de ma gueule comme le crétin intolérant que tu es!

-Non, non, je ne suis pas Draco Malfoy, même si je lui ressemble et que je m'appelle pareil, et puis, je ne sais même pas ce que signifie "gay"!

Ron le dévisagea avec des yeux ronds.

-Tu peux t'expliquer?

-Et bien, le vrai Draco est mort...

-Enfin une bonne nouvelle...

-Et son père m'a fabriqué pour le remplacer, et c'est une fée qui m'a donné vie!

-Et pourquoi je te croirais?

Ils furent interrompus par l'arrivée d'une jeune fille.

-Ginny?

-Ron, je n'en peux plus d'être ici, Slughorn veut faire des cochonneries avec moi!

Elle remarqua le pantin et Draco du recommencer son explication.

-Nos parents et nos grands frères ont disparu après un combat de l'Ordre contre des Mangemorts, raconta Ginny.

-Slughorn nous a recueillis, poursuivit Ron, mais en échange du gîte et du couvert, on est obligés de travailler pour lui.

-Et en quoi ça consiste? demanda Draco.

-Et bien il faut donner des spectacles dans le cabaret, dit Ron, il adore collectionner des gens bizarres pour les montrer en publique.

-C'est surtout un spectacle de monstres, s'indigna Ginny, des gens difformes ou des Elfes de Maison qui exécutent des tours...

-Et moi, dit Ron, je suis son travelo: je me déguise en Mylène Farmer et je chante en play-back, et je fais aussi du strip-tease...toi je crois que tu vas faire...un théâtre de marionnettes...

-Moi, par contre, je ne fais pas de scène, dit sa sœur, je fais le ménage et Slughorn veut me mettre dans son lit...il m'oblige aussi à l'appeler "mon roudoudou en sucre"!

Ron fit semblant de vomir.

-C'est épouvantable! dit Draco, attendez, je sais, on va tous s'enfuir d'ici! On retournera chez moi, Lucius n'est pas très commode mais Narcissa vous cachera volontiers...

-Mmmh...,fit Ron, tu es plus gentil que le vrai Draco...et tu as aussi des cheveux plus doux, ajouta-t-il en les lui caressant.

-Ron, qu'est-ce que tu fais, s'étonna Ginny, et puis tu n'as jamais touché les cheveux du vrai Malfoy!

-Si! Mais je tentais de les lui arracher à ce moment-là...

-Quand j'entends parler de feu-Draco, dit le pantin, c'est souvent en mal, il était si terrible que ça?

-Si je l'avais devant moi, je lui tordrais le coup en prenant plaisir à sentir ses cartilages craquer sous mes doigts, répondit Ron avec un sourire.

-Ah...bon...ben...si on s'en allait maintenant ?

-Attends, s'écria Ginny, qui nous dit qu'on peut te faire confiance? Si ça se trouve, tu mens!

-Mentir? Mais non, quand je mens, mon nez s'allonge, regardez: par exemple, si je dit "Ginny Weasley est amoureuse du gros Slughorn!"

Et à ces mots, son nez s'allongea.

-Vous voyez, ce que je vous ai raconté jusqu'ici était donc la vérité.

-D'accords, fit Ginny, je te suis!

-C'est cool, dit Ron, ...et il y a d'autres trucs qui s'allongent comme ça chez toi?

Ginny se vit obligée d'assommer son frère . Attendre qu'il reprenne ses esprits prit un peu de temps, et puis ils s'échappèrent du cabaret de Slughorn en catimini.

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Quand ils arrivèrent au manoir Malfoy, ils eurent beau crier le nom de Narcissa, celle-ci ne répondit finit par trouver un papier sur une table, sur lequel il était écrit:

"Tu m'as déçu tout comme celui que tu remplaces, je te le ferai payé amèrement. En attendant, le Dark Lord voulait un sacrifice humain, je sais qu'elle t'a aidé à fuir, et je n'ai donc pas hésité..

"Lucius Abraxas Malfoy"

-Ron, Ginny! Il l'a emmenée près de Voldemort!

-Quoi?

Il leur tendit le parchemin et ils le lurent.

-Aidez-moi à la sauver, je vous en prie, elle ne mérite pas ça!

-Je ferais n'importe quoi pour tes beaux yeux, dit Ron, mais où pense-tu qu'elle soit?

Après avoir jeté un regard étonné à son frère, Ginny prit la parole:

-Voyons voir...où ce cher Voldenouille a-t-il l'habitude de séquestrer les femmes? Hum...je pense l'avoir noté quelque part...peut-être bien dans mon...journal intime!

-Tu crois qu'elle est dans la chambre des secrets? demanda Ron.

-C'est une hypothèse, on n'a qu'à la vérifier...

-On a pas d'autres pistes de toutes façons, alors allons-y, conclut Draco.

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Arrivés dans les toilettes de Mimi, Ginny demanda à Draco d'ouvrir l'entrée de la chambre.

-Mais je ne peux pas, répliqua celui-ci.

-C'est vrai,dit Ginny en se tapant le front de la main, pourquoi est-ce que je pense que tous les Serpentards parlent fourchelang...tu n'as pas une langue fourchue, mais une langue de bois...

-Ah ben comme ça, une carrière t'attend dans la politique!dit Ron.

-Bon, c'est pas grave, j'ai une idée, dit Ginny.

Elle brandit sa baguette, prononça "serpensortia" et un serpent en jaillit.

-Moi aussi, je peux faire sortir un serpent! murmura Ron à l'oreille de Draco avec un air coquin.

-Mais t'es vraiment un obsédé! grogna Ginny qui avait parfaitement entendu.

Elle pointa sa baguette sur le serpent qu'elle venait de créer.

-"Impero"

Le serpent fut aussitôt sous son contrôle.

-Ce n'est pas interdit sur les animaux, se justifia-t-elle.

-J'avoue que je n'aime pas les processus qui visent à contrôler quelqu'un ou quelque chose, bouda Draco.

-T'inquiète, je vais juste lui ordonner de nous ouvrir le passage.

Ils marchaient depuis quelques minutes dans le couloir qui menait à la chambre quand ils entendirent le bruit d'un corps gigantesque se frottant contre le sol.

-Ron..., dit Ginny d'une voix blanche,...tu crois qu'il y a un autre basilic?

-C'est possible, répondit celui-ci, c'est effectivement la faune locale...

-On dirait que ça vient vers nous! souffla Draco.

-Tout le monde ferme les yeux et ne les ouvre sous aucun prétexte!cria Ginny avant qu'un grand fracas ne se fasse entendre non loin d'eux.

Des craquements sinistres se faisaient de plus en plus proches.

-Continuons à marcher!dit Ginny, il faut trouver Narcissa! Même si on a peur!

Ils reprirent la marche, toujours à l'aveuglette.

-Vous ne trouvez pas que le sol est tout à coup mou? dit Draco.

-Ouais..., fit Ron, et ça ne sent pas la rose...

Le sol se mit à bouger et ils furent projeter en avant. Ginny ne put s'empêcher d'ouvrir les yeux et eut juste le temps d'apercevoir la glotte du basilic avant de rouler cul par-dessus tête dans le tunnel de son œsophage, suivie de près par les deux garçons et une boule de salive reptilienne.

Et plouf!

-Ah, mais qu'est-ce que ça pue! s'écria Ron.

-Aaaah, les sucs gastriques ont dissout la couche de verni sur mes jambes! se plaignit Draco.

-Ça piiiique! hurla Ginny.

Et tous deux se mirent à se cramponner à Ron pour se mettre hors d'atteinte de l'acide.

-C'est sympa de m'escalader comme ça! Et moi, je n'ai qu'à me faire digérer ? râla celui-ci dont les chevilles étaient toujours immergées.

-Chut! coupa Ginny, j'ai entendu une voix!

-C'est Jonas!

-Rhooo t'es con! "Lumos!"

La baguette de Ginny éclaira une étrange créature: elle avait un forme humaine, mais semblait en état de décomposition avancée.

-Ça fait un bon bout de temps qu'il est ici celui-là, commenta Ron, il est à moitié digéré!

La chose bougea et poussa un grognement.

-Si c'est le cas, il ne devrait plus être en vie, dit Draco...c'est curieux, vous ne trouvez pas qu'il me ressemble?

-Ouais, il a des cheveux blonds...

-Et mais alors, c'est...

-Vous croyez que c'est...l'autre...le vrai "moi"?

-Il n'est pas censé être mort?

-Un inferius! souffla Ginny,d'ailleurs, on dirait qu'il va nous attaquer!

-Il faut qu'on trouve un moyen de sortir d'ici!dit Ron.

-Oui, avant que feu-Draco ne nous mette en pièce, dit le pantin.

-"Feu"? s'écria Ginny, mais oui, c'est ça,on va faire du feu, la fumée va faire suffoquer le basilic et il nous recrachera...mais il va nous falloir du bois...où pourrais-je en trouver?

-N'y pense même pas! dit Draco qui n'avait pas envie de finir sa carrière en bûcher.

-De toutes façons, j'ai un meilleur plan pour l'utilisation du feu!dit Ron.

-Ben grouille, parce que entre les sucs digestifs et l'autre macchabée, on est cuits!

-C'est le basilic qui va être cuit, voir carbonisé!

Il brandit sa baguette et dit:

-Rennie soulage les brûlures d'estomac et Ronnie en donne! "INCENDIO MAXIME!"

Le basilic se mit à brûler de l'intérieur, puis aussi de l'extérieur! Bientôt ,ce ne fut plus qu'un tas de charbon!

-Tu l'as réduit en miettes!dit Draco, tu l'as tué...et tu nous as aussi débarrassé du zombi...

-Et tu as mis le feu à mes cheveux! hurla Ginny avant de plonger sa tête dans une flaque d'eau des alentours.

-Moi je n'ai pas reçu la moindre étincelle, dit Draco, je m'était accroché à ton dos!

-J'aime quand tu es comme ça, derrière moi...

Ginny sortit sa tête rousse roussie de l'eau pour signaler que Ron était vraiment le roi des obsédé, ils regardèrent autour d'eux et constatèrent que le basilic s'était déplacé après les avoir avalés, car ils étaient à présent à l'intérieur de la Chambre des Secrets. Narcissa était enchaînée à la statue de Salazar et Lucius regardait la scène, furieux.

-Tu fréquentes les Weasley, maintenant? hurla-t-il vers Draco, et en plus, vous avez tué Bigmonstre, le Dark Lord va être hors de lui!

-Il est toujours hors de lui pour quelque chose, de toutes façons, dit Narcissa.

-Où est-il justement ? s'enquit Draco.

-Il n'est pas encore arrivé, mais attend un peu qu'il soit là!

Alors qu'il parlait quelqu'un entra dans la chambre, mais ce n'était as Voldemort, c'était le reste de la famille Weasley.

-Ah, la cavalerie!

Le père et les fils aînés se jetèrent sur Lucius pou l'immobiliser, Molly, elle, immobilisa ses deux benjamins en les serrant dans ses bras à en les étouffer. Draco alla délivrer Narcissa.

-Oh, je suis contente de te revoir! dit celle-ci, tu es un chou...j'aimerais que tu sois un vrai garçon!

Une grande lumière se fit.

-Une blonde a fait un vœu? dit la Fée, je vais l'exaucer!

-Luna? s'écrièrent Ron et Ginny, c'est toi la Fée Blonde?

-Ouais, c'est mon job d'étudiante!

Elle se tourna vers Narcissa:

-Je veux bien lui donner une apparence humaine, mais en échange, j'aimerais un bol de nouilles!

-Quoi? dit Lucius, rien qu'un bol? Moi, tu m'as presque ruiné dans ton bar à sushis!

-Je fais des réductions pour les filles, na! Allez, Draco, deviens un vrai mec! Abrakadabra!

Et il prit donc l'apparence du vrai Draco.

-Ouaaaaais! s'écria Ron avant de lui sauter au coup pour l'embrasser à pleine bouche.

Sa famille les regardait, sidérée.

-Si on m'avait qu'un jour je verrais ça..., murmura Arthur.

-Il est beaucoup plus gentil que le vrai, dit Ron, c'est pour ça que je l'aime!

-En fait, dit Luna, c'est le vrai: quand je lui donné vie, il fallait que je lui donne l'âme d'un défunt, et ce fut celle du vrai Draco, logique, non? Et maintenant, il a aussi son vrai corps, il s'est réincarné en lui-même quoi, y'a juste que sa mémoire à été effacée...

-C'est compliqué, mais il est mieux comme ça...

Terminons maintenant cette fic sur un jeu de mots un peu bête (très en fait):

-Dis,Luna...

-Oui,Ginny?

-Si il y a une Fée Blonde, il y a une Fée Rousse?

-Non, mais vous avez un ange gardien, il s'appelle Oliver.
-

Ah bon?

-Ouais: L'ange Oliver protège les roux! (l'enjoliveur protège les roues)

Je sais ,c'est nul...