Alors moi qui deteste les chapitres où il n'y a pas de dialogue, qu'est ce que je fais ? Un chapitre sans dialogue. Mais vu l'épisode, je trouve que celà est plutot aproprié. Je vous laisse seul juge. personnelement, j'adore ce que j'ai fais pour une fois. Juste une petite chose, je vous remercie de bien vouloir relire le chapitre précédent, j'ai rajouté une fin... Parce que j'avais raté un passage essentiel du dernier episode, suis-je bete ! Alors relisez d'abord la fin du717 et après revenez par là.
Cette fois, j'ai fais un chapitre un particulier. Je crois qu'il était temps dans l'histoire de faire entrer un nouveau personnage qui va avoir une grande importance pour la suite, et Empty eyes me semblait être l'episode parfait pour celà. J'ai adoré Empty Eyes, pas vous ?
Alors bonne lecture... et ne soyez pas trop surpris par le changement total de rythme entre le chapitre précédent et celui là... ENJOY
718 Empty Eyes
Ce n'était pas la première fois qu'elle les voyait ensemble.
Mais cette fois, le doute n'était plus possible.
Elle l'observait depuis déjà deux mois. Deux mois depuis que son père était mort. Deux mois depuis que l'extraordinaire Gil Grissom avait tué son père. Elle voulait le venger. Elle voulait que son père soit fier d'elle.
Quand elle avait apprit la mort de son père, Nathalie s'était encore plus renfermée sur elle-même. Elle s'était alors lancé corps et âme dans sa nouvelle maquette. Elle l'avait ensuite envoyé à cet homme qu'elle avait vu aux informations. Ce Gil Grissom. Cet homme qui avait été si heureux d'annoncer à la presse qu'un tueur en série n'était plus. Enfin, si elle avait mieux connu Gil, elle aurait su qu'il n'était pas heureux. Que la mort d'une personne, même atroce, ne lui faisait pas plaisir.
Elle avait été complètement anéantie quand elle s'était aperçu qu'il n'était plus à Vegas. Elle ne savait pas où il était, mais il n'était plus chez lui. Oui, elle avait trouvé son adresse et elle restait des heures devant sa maison. Mais personne. Pas âme qui vive. Elle était alors retournée vers le labo et avait entendu des rumeurs sur le départ précipité de ce Gil Grissom. Départ ? Il était parti ? Qui allait s'occuper de sa maquette ?
Elle avait donc attendu. Attendu…. Trois semaines. Il avait mis trois semaines avant de réapparaitre. Elle l'avait alors observé attentivement. Elle avait suivi son enquête sur sa dernière maquette avec une certaine joie. Il était fort, très fort. Mais une femme était morte, par sa faute. Elle allait l'anéantir, comme il avait anéanti sa vie en prenant la vie de son père.
Mais il avait continué de vivre. La mort de cette policière ne semblant pas l'atteindre comme elle l'aurait cru.
Le suivre pendant ses enquêtes n'était pas suffisant, il fallait qu'elle trouve son talon d'Achille. Il fallait qu'elle le fasse souffrir, qu'il souffre autant qu'elle souffrait, elle. Et là, miracle, le talon d'Achille venait d'apparaitre.
Ils étaient seuls, dans un parc désert. Il était tôt, très tôt. Et ils étaient là, tous les deux, serrés l'un contre l'autre à se faire des câlins. Comment pouvait-il être heureux ? Pourquoi avait-il le droit de rire ? Pourquoi ? Ils semblaient former une petite famille modèle. Ils avaient un chien. Peut être avaient ils des enfants ? La femme était jeune par rapport à lui. Elle était assise sur lui, à califourchon, et ils discutaient en se touchant sans arrêt. S'en était écœurant. Pourquoi n'était il pas anéanti ? Il allait bientôt comprendre ce que cela faisait de perdre une personne qu'on aime. Elle allait s'occuper de sa petite amie. Mais il fallait qu'elle la voie de plus près. Elle devait savoir qui était cette mystérieuse femme.
Elle ne l'avait pas lâché une seconde. Ne prenant pratiquement plus le temps de dormir. Elle gribouillait frénétiquement dans son cahier à dessin. Elle représentait chaque scène qui la hantait.
Mais elle n'avait pas compris encore. Non, il lui fallut plus de temps pour comprendre.
Elle continua de suivre Grissom lors de ses enquêtes. Elle se familiarisa avec ses collègues, la blonde, le black, le jeune au sourire ravageur. Il travaillait avec eux tout le temps. Surtout avec cette blonde.
Elle était postée devant sa maison. La lumière était éclairée dans le salon, il devait être là. Sa Mercedes était garée dans l'allée. A côté de la Toyota de la femme. Par la fenêtre allumée, Nathalie les vit serrés encore une fois l'un contre l'autre. Est-ce qu'il y avait un seul moment où ils ne se touchaient pas ? Dès qu'ils étaient ensemble, ils étaient attirés l'un par l'autre comme deux aimants. Nathalie ne les lâcha pas du regard. Ils dansaient. Ils dansaient en riant. Il était heureux. Comment pouvait-il se permettre d'être heureux ? Surtout après tout ce qu'il voyait dans la journée. Il n'avait pas le droit d'être heureux.
Elle vit alors le couple se séparer brusquement et Nathalie s'aperçu que Grissom avait changé. Oui, il n'avait plus de barbe. La femme avait l'air en colère. Grissom chercha quelque chose dans sa poche et disparut de la vue de Nathalie. Il réapparut presque aussitôt sur le pas de la porte, un téléphone à la main. La femme faisait les cents pas dans la maison. Nathalie se cacha complètement dans sa voiture, il ne fallait pas qu'il la voie.
Il raccrocha et soupira en re-rentrant chez lui. Nathalie ne vit pas la suite, mais quand la porte d'entrée s'ouvrit une nouvelle fois, elle vit Grissom serré la femme dans ses bras et l'embrasser quelques secondes. Des secondes qui lui semblèrent durer une éternité.
Elle le suivit sur sa scène de crime, restant à l'écart pour ne pas attirer son attention. Il y avait beaucoup de remue-ménage dans le quartier, des policiers de partout. Et les CSI. Il y avait le black et Grissom, mais ils furent vite rejoins par une brune que Nathalie n'avait jamais vu bien qu'elle lui dise vaguement quelque chose.
Soudain, il y eut des cris et des policiers se mirent à courir dans tous les sens. Nathalie entendit quelqu'un demander une ambulance.
A peine une heure plus tard, le quartier était encore plus bruyant. Des équipes de télévisions avaient envahie les lieux, et une foule de badauds essayaient de comprendre ce qui se passait. Nathalie se joignit à eux. La brune qu'elle avait vue rentré plus tôt dans la nuit sortit de la maison, les bras croisés devant elle. Elle avait une blessure à la joue. Le policier que Nathalie commençait à bien connaitre, vu qu'il était sur toutes les scènes de crime de Gil Grissom, l'attrapa par les épaules et l'accompagna jusqu'à une voiture banalisée. La femme s'appuya contre. Nathalie, qui avait pourtant une très bonne mémoire n'arrivait pas à remettre le visage de cette femme dans un autre contexte. Comment se faisait il qu'elle lui semblait si familière. Grissom apparut sur le pas de la porte et le policier abandonna la femme pour le rejoindre. Ils discutèrent à voix basse un moment et Nathalie vit très nettement Grissom jeter plusieurs coups d'œil furtif à la femme. Qui était-elle ? Mais Grissom re-rentra dans la maison et le policier retourna auprès de la femme.
Nathalie passa le plus de temps possible à observer la scène, mais quand elle s'aperçut que la foule diminuait, elle retourna à sa voiture et repartit.
Les jours passèrent et Nathalie continua à suivre cette enquête qui semblait absorber complètement Grissom. Ce n'était pas la première fois qu'elle le suivait sur une enquête, mais elle commençait à bien le comprendre. Il allait au fond des choses, ne voulant rien rater. Ne voulant pas passer à côté d'un élément important. Gil Grissom allait être un adversaire difficile à abattre.
Ce n'est que quand elle les vit sortir tous les deux du labo, serrés l'un contre l'autre qu'elle comprit. Il ne la touchait pas comme il touchait cette femme chez lui ou dans le parc, non, mais le simple fait qu'il ait sa main posée dans le dos de cette Sara Sidle, que Nathalie avait fini par connaitre un peu mieux en la suivant sur l'enquête, fit que toutes les pièces de ce puzzle se remirent en place. Sara Sidle était la mystérieuse femme qui occupait les pensées de Gil Grissom.
Ils travaillaient ensemble. Gil Grissom, superviseur de l'équipe de nuit, n'était pas parfait. Il avait un immense talon d'Achille et c'était cette femme, cette Sara Sidle. Comment avait elle fait pour rater une énormité pareille ?
