Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.
Bêta : Marionnette0116
Le Hasard Fait Bien Les Choses partie 2
Je tourne en rond dans la chambre tel un félin en cage. Je suis dans une rage folle et je le fais bien sentir en réduisant le mobilier en morceaux… Enfin, c'est ce que j'aurais aimé faire mais ces stupides meubles sont tellement lourds que j'ai manqué de me briser le dos en essayant de soulever une chaise pour la lancer contre le mur. La honte pour un homme tout de même, mais à ma décharge je vous avais déjà prévenu que j'étais une crevette naine ! Énervé par mon incapacité à souler cette fichue chaise, je fais le tour de la pièce à la rechercher de quoi soulager ma colère. Mon regard se pose sur un vase, qui, à premier vu, me semble valoir une fortune.
Voilà qui devrait faire l'affaire, me dis-je en m'approche de lui. Arrivé à sa hauteur, je le saisis des deux mains et le soulève avec l'intention de le jeter au pied du gigantesque lit triple qui se dresse fièrement au milieu de la chambre. Pour être certain de ne pas rater mon lancer, je prends une grande inspiration et me positionne tel un lanceur de balles de baseball. Enfin prêt, je lève le vase au-dessus de ma tête. Mais au moment de l'envoyer, je sens une résistance qui m'empêche de jeter le vase. C'est comme s'il était coincé entre deux murs invisibles. Ne cherchant pas à comprendre d'où peut venir cette résistance invraisemblable, je me contente de tirer de toutes mes forces le vase vers l'avant. Mais il m'est impossible de le faire bouger. Merde ! C'est quoi encore cette connerie ! Pesté-je dans ma barbe inexistante.
-Lâche ce vase avant de te faire mal, retentit soudainement une voix dans mon dos et à seulement quelques centimètres de mon dos pour être plus précis.
James Bond, alias mon kidnappeur !
Bordel de dieu ! Comment a-t-il fait pour se glisser jusqu'à ma hauteur sans que je ne l'aie entendu venir ?! Je m'interroge tout en lâchant le vase afin de pouvoir faire face au nouvel arrivant. Alors là, je ne suis absolument pas surpris de découvrir que c'était lui les putains de murs invisibles qui bloquaient ce fichu vase de mes deux ! Si, si, si ! Il n'y a aucune ironie dans ma remarque. Je ne suis aucunement surpris par cette réalisation. Et de toute façon, tout le monde sait que James Bonde est en réalité Harry Houdini et qu'il est de ce fait capable de réaliser des prodiges extraordinaires en plus des kidnappings de jeunes hommes innocents et sans histoire pour les amener dans des manoirs somptueux, cachés au milieu d'une forêt super flippante ! Si, si ! C'est la stricte vérité, croyez-moi.
Ah ! Mais j'y pense, je ne vous ai pas raconté ce qui s'est passé après mon enlèvement devant chez moi ! À ce souvenir, je lance mon regard le plus menaçant et assassin sur James Bond, cela n'a pas l'air de beaucoup l'impressionner, mais moi, ça me soulage et c'est ce qui compte ici. Bref, quand j'ai réalisé qu'on était en train de m'enlever, la voiture s'était déjà engagée sur l'autoroute. Bien entendu, après ce constat, je me suis débattu comme un beau diable pour me dégager des bras de James Bond qui me tenait fermement dans ses bras avec l'intention de de m'échapper. Cependant, j'avais beau lutter en me tortillant dans tous les sens, il m'a été impossible de le faire lâcher prise. Voilà pourquoi j'ai dû recourir à une méthode peu honorable pour un homme afin de l'obliger à me lâcher. Je sais que ce que j'ai fait n'est pas très viril, mais comme on dit : aux grands maux, les grands remèdes. C'est pourquoi, en désespoir de cause, j'ai mordu de toutes mes forces le bras de James Bond.
Et cela n'a pas manqué de faire son effet car il m'a relâché immédiatement. Pas complètement malheureusement, mais suffisamment pour que je puisse me dégager de lui. Et là, j'ai fait l'une des choses les plus stupides de toute ma vie… Je me suis penché en travers des jambes de James Bond et j'ai ouvert la portière de la voiture, qui, je dois vous rappeler, était en marche. Je ne vous dis pas la pétoche que j'ai eue quand j'ai failli tomber du véhicule qui roulait à près de 110 km/h sur l'autoroute. Et à mon grand regret, si j'ai pu éviter une mort certaine après mon geste plus que stupide, c'est grâce à la rapidité d'intervention et à la force phénoménale de mon kidnappeur. Je ne sais pas comment il s'y est pris, mais il est arrivé à non seulement, me faire rentrer dans la voiture avant que je ne touche le sol bétonné, mais il est aussi parvenu à refermer la portière par la même occasion.
Je dois dire que même s'il venait de me sauver les miches, j'avais et j'ai encore la haine contre lui. Et puis, entre nous, s'il ne m'avait pas enlevé, je n'aurais pas eu à tenter de sauter de la voiture. Donc, si j'ai failli aller rejoindre mes ancêtres avant l'heure, c'est entièrement de sa faute, pas de la mienne ! Mais bref, revenons à ce qui s'est passé ensuite. Après m'avoir tiré dans la voiture, enfin, dans ses bras pour être plus exact, James Bond ne m'a plus lâché. Ce malade m'a serré tellement fort dans ses bras que j'ai cru ma dernière heure arrivée une fois de plus. Non, mais qui a idée de faire un truc pareil et avec un mec en plus ! Et pendant qu'on était en train de m'étouffer, le véhicule dans lequel j'étais maintenu prisonnier s'était enfoncé dans les bois. Je ne vous dis pas la frousse que j'ai eue quand je me suis aperçu de ça. Vous savez ce qui m'est passé en tête à cet instant-là ? Non !
Alors, vous connaissez les films Massacre à la tronçonneuse, Détour mortel ou des films du même genre ? Si c'est le cas, dites-vous que je me voyais déjà à la place des pauvres types qui par malheur croisaient la route de ces familles complètement barges. En conséquence, plus la voiture s'enfonçait dans les bois, plus je me faisais des films de plus en plus affreux sur ce qui m'attendait au bout du chemin. Et lorsque cette putain de bagnole s'est enfin arrêtée devant le plus grand et plus beau manoir qu'il ne m'a jamais été donné de voir, j'avais complètement oublié la présence de James Bond et le fait que je me trouvais enfermé dans ses bras comme un enfant de bas âge.
La peur au ventre, je me suis laissé manipuler par mon kidnappeur sans lui opposer la moindre résistance. Je sais que c'était une attitude complètement stupide de ma part dans la mesure où je croyais qu'on me conduisait dans un abattoir humain. Mais mettez-vous un peu à ma place ! C'était super flippant ! En fin de compte, je n'ai pas été conduit dans un abattoir, mais dans la chambre où je me trouve actuellement. Quand on a quitté la bagnole, James Bond est entré dans le manoir en me portant dans ses bras telle une putain de mariée et a monté une longue volée de marches sans dire un seul mot aux gens qui se trouvaient éparpillés un peu partout dans le manoir. Ensuite, il m'a enfermé dans cette chambre où après avoir essayé de trouver une porte de sortie en vain, je me suis attelé à refaire la décoration infructueusement là aussi.
Tout en fusillant James Bond du regard, je tente de trouver un objet à lui jeter à la figure, mais la manœuvre est bien trop compliquée pour que je puisse y parvenir. Bon, tant pis, je vais faire avec les moyens du bord. Et au lieu de poser des questions sur le pourquoi de ma présence dans cet endroit et ce qui était attendu de moi, je me propulse comme un boulet de canon sur mon ravisseur. Comme vous devez vous en douter, mon attaque super puissante n'a eu aucun effet sur l'Hercule qui se tient devant moi. Pour être honnête, il n'a même pas bougé d'un millimètre. L'enfoiré a seulement tendu une main devant lui avec un « je-m'en-foutisme » à vous dresser les cheveux sur la tête. C'est comme dans ces scènes de films où un des acteurs se jetait en plein milieu d'une route, les jambes écartées, une main sur la hanche et l'autre tendue devant lui pour faire ''STOP ! '' à la voiture qui lui fonce dessus.
Et moi comme un pauvre con, je me précipite sur lui et plante le sommet de mon crâne dans la paume de sa main. Pour mieux visualiser la chose, imaginez que votre petite sœur ou votre petit frère de cinq ans vous fonce dessus la tête la première. Vous êtes de mon avis que la plupart du temps, vous avez tendance à poser la main sur sa tête, ce qui le/la stoppe directement, mais étrangement, le petit ou la petite démon(e) continu d'essayer d'avancer alors même que cela leur est parfaitement impossible. Eh bien, si vous voyez de quoi je parle, remplacez vos sœurs et frères par moi et vous aurez une petite idée de la scène. Je vous ai déjà dit que je suis très persévérant et têtu comme une mule ? …
En fait, plus têtu qu'une mule a l'habitude de me dire ma mère. Non ! Alors, voilà chose faite. Et c'est pour cette raison qu'au lieu d'abandonner, je donne un coup de pied dans le tibia de l'enfoiré… Bon, rectification, j'ai voulu donner un coup de pied à son tibia, mais… euh… comment dire… mon pied est trop court. Oh là ! Je vous vois venir ! Et je vous interdis de rire ! Et de tout façon, ce n'est pas une tare d'être petit ! Et d'ailleurs, ne dit-on pas que ce qui est petit est mignon ! Euh… oubliez ça. Je pense que ce n'est pas très réconfortant pour un homme d'être qualifié de mignon. Mais je vous interdis de rire tout de même ou je viens vous foutre mon poing dans la gueule !
-Petit, je ne sais ce que tu essaies de faire, mais si j'étais toi, j'arrêterais tout de suite, s'élève soudainement la voix de James Bond.
-Tu ne vois pas que je suis occupé à te botter les fesses ! Alors tais-toi et laisse-moi faire, je lui dis avec hargne en balançant une fois de plus mon pied en direction de son tibia.
Rien qu'un petit centimètre et j'y suis. Très impliqué dans ma tentative, je ne fais plus attention à lui. De ce fait, je suis complètement pris de surprise lorsque je me retrouve enfermé dans les bras de mon ravisseur pour la énième fois de la journée. Mais bordel ! C'est quoi cette manie déjà ?! Bien entendu, la surprise passée, je me mets à me débattre comme un beau diable. Et comme il fallait s'y attendre, il n'a aucun mal à me maîtriser.
_ Écoute, Harry…
_ Comme tu connais mon nom d'abord ? Je lui coupe la parole. T'es un genre de psychopathe qui suit les gens à leur insu avant de les enlever, je l'accuse en tentant de lui faire face parce qu'il me tient dos à lui.
_ Non, je ne suis pas un psychopathe. Et si tu voulais bien m'écouter une minute, je pourrais tout t'expliquer.
_ Tu ne m'as pas dit comment tu as appris mon prénom, je lui dis d'une voix où perce la méfiance. Et j'ai des réserves sur le ''psychopathe''.
_ Après notre rencontre de l'autre fois sur le toit, j'ai mené une petite enquête sur toi et ta sœur. Et c'est comme ça que j'ai découvert ton identité.
_ Pourquoi t'étais à ma recherche ?
_ En fait, je croyais être à la recherche de ta sœur, mais en fin de compte, c'était après toi que je cherchais.
_ Ça ne répond pas à ma question ça.
_ Pour répondre à ta question, il faut que je te parle un peu de moi et de ma race, me dit-il en me relâchant.
J'en profite pour mettre autant de distance possible entre lui et moi.
_ Mon nom est Remus Lupin et je suis un Aleph loup. Un Aleph de sang. Et toi Harry Potter, tu es mon compagnon… ma Lupiniard. Tu es celui qui va me permettre de réclamer le Sceptre de lune et ainsi reprendre la place qui est mienne.
Hein ! C'est quoi encore ces conneries ?!
