Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.
Bêta : Marionnette0116
Le Hasard Fait Bien Les Choses partie 3
Je suis d'une humeur massacrante ! Je ne sais même pas pourquoi je suis encore ici après les révélations aberrantes que James Bond vient de me faire. Rectification, ce n'est pas James Bond, mais plutôt Don Quichotte au vu des divagations qu'il balance à tout va. Non mais ! Pour qui il m'a pris l'autre ? Des hommes capables de se changer en loup ! Et puis quoi encore ?! Merlin l'enchanteur est réel et moi je suis le roi Arthur ! N'importe quoi ! Et puis c'est quoi cette histoire à dormir de debout qu'il m'a raconté sur moi ?! Comme quoi, je suis le détenteur du pouvoir de la meute ! Si j'étais en possession d'un quelconque pouvoir, je l'aurai su tout de même.
Croyez-moi ! Si cela avait été le cas, je ne m'en serais pas privé et m'en serais servi pour botter quelques culs de merdeux un peu trop arrogants et qui pètent plus haut que leurs derrières bouseux, du genre de cette pourriture trop gâtée de Malfoy ! Mais là, je crois que je vais un peu trop vite en besogne. Je vais donc revenir un peu en arrière pour que vous puissiez comprendre les raisons de mon état actuel. Après que mon ravisseur m'ait donné son nom que je n'ai absolument pas retenu parce que cela ne m'intéresse absolument pas ; il s'est lancé dans le récit d'une histoire complètement tirée par les cheveux. D'après lui, il serait le fils d'un grand roi ou un truc qui y ressemble. Mais attention ! D'après cet aliéné, parce qu'entre nous, seul un aliéné irait vendre ce genre de débilités, son père était un roi loup. En fait, il aurait été le roi des rois loups.
Et, toujours selon lui, son père aurait été assassiné par un dénommé Fenrir Greyback qui a ensuite pris la place de son paternel avant de massacrer toute sa famille. Et pour montrer sa grande clémence, le nouveau Roi ou comme me l'a appris James Bond, le nouvel Aleph, a laissé la vie sauve au dernier né de la famille et en a fait son héritier. Cependant, Greyback a pris une compagne entre temps et a eu un fils qui a autant d'ambition que son père. Ce qui fait que depuis plusieurs, tenez-vous bien, centaine d'années, le fils de l'actuel roi cherche par tous les moyens à se débarrasser de James Bond. Selon cet aliéné qui vient de m'enlever, les hommes en noirs avec qui il se bagarrait le soir de notre première rencontre étaient des envoyés du fils du roi.
Et ce n'est pas fini ! Déjà que cette histoire est complètement absurde, le mec à surenchérit avec son récit ridicule de Lupiniard. Tenez-vous bien, parce que la suite est tout simplement invraisemblable, absurde même. Je vous ai appris qu'il m'a dit que j'étais le détenteur de la puissance de la meute. Mais ce que vous ne savez pas c'est la signification de ce mot dans la meute. D'après ce que j'ai compris, le détenteur de la puissance de la meute est la Lupiniard, la compagne de l'Aleph. Avez-vous remarqué que je viens d'employer le mot ''compagne'' ? Ce qui nous indique, à vous et moi, que cette place est normalement occupée par une femme. Et si vous avez été attentifs à mon récit, vous avez forcément remarqué que je suis un homme et non une femme.
Donc, à moins que je ne me sois trompé durant toutes ses années sur ma nature, je vois mal comment je pourrais être cette Lupiniard dont il n'a pas arrêté de faire des éloges. Ah ! Oui, j'ai oublié de vous informer que j'ai finalement appris les raisons de mon enlèvement. Tout ça, c'est parce que ce con de James Bonde croit que je lui suis destiné. Vous vous rendez compte de son délire ! Moi, destiné à lui ? Les dieux ne me haïssent pas autant… enfin, je l'espère. Et vous savez ce qu'il m'a rétorqué quand je lui ai demandé ce qui lui a fait croire une idiotie pareille ? Cet imbécile m'a répondu que mon odeur en était la preuve, tout comme elle me désignait comme la Lupiniard de la meute.
Mon odeur ! Vous imaginez le truc ? Cet abruti de première m'a kidnappé parce que ''MON ODEUR'' lui a parlé ! Mon odeur, bordel de merde ! Il s'est pris pour un putain de chien ou quoi ! Vous voyez que j'ai eu raison de me méfier de lui et que je n'avais pas imaginé son reniflement. Il m'a réellement flairé cette fois-là. Et croyez-moi, ça a vraiment de quoi vous filer les jetons tout ça. Je crois que c'est même plus flippant que ce que j'imaginais dans la voiture. Enfin, bref ! Suite à ses déclarations loufoques, je lui ai ordonné de se barrer de la chambre avant de lui claquer la porte au nez. Bon, sur le moment, je n'ai pas vraiment réfléchi à mes actions, mais après coup, je me suis rendu compte que le type aurait pu me démolir la tronche au lieu de vider les lieux comme je venais de lui ordonner d'une manière si pompeuse.
Résultat des courses, me voici revenu à mon point de départ, tournant rageusement en rond dans cette maudite chambre. Après plusieurs allées et retours pour m'assurer de ne pas avoir manqué une porte de sortie, je me dirige vers le lit et me laisse tomber dessus en songeant à ma famille dont j'ai peur de ne jamais revoir. Je ne sais comment je suis parvenu à réaliser un tel exploit dans ma situation, mais je me suis endormi à un moment. Quand je me suis réveillé, j'ai pu constater que la chambre était plongée dans le noir. Et si seulement ça pouvait être tout ce que je relève. Mais non, cela ne pouvait pas être aussi simple ! Devinez qui s'est invité dans ''MON LIT'' sans mon autorisation ! Gagné ! C'est bien ce connard de James Bond de mes deux !
Bon, je sais que techniquement ce n'est pas mon lit et certainement plutôt le sien. Mais dans la mesure où il m'a installé sans mon consentement dans cette dernière et que j'y dormais déjà avant son arrivée, je pense… non je suis convaincu que ce putain de lit de 100 mètres de long et de large EST A MOI ! Si, il est à moi et à moi seul ! Enfin, jusqu'à ce que je trouve un moyen de me casser de cette baraque. OK, je sais ! Je pourrais faire un effort en prenant en compte l'immensité de ce lit (d'ailleurs qui a besoin d'un truc de cette taille, hein ?!), le fait que celui-ci soit à lui à l'origine et que même si j'ai été amené ici contre ma volonté, je reste un invité. Mais le hic chers amis… je peux vous appeler amis, hein ?! Et puis non, je n'ai pas besoin de votre consentement et je vais me contenter de le faire. Et si cela ne vous plait pas, tant pis pour vous !
Alors où en étais-je déjà ? Ah oui ! Donc, je disais que le hic dans cette histoire de partage de lit imposé, c'est que ce primate m'a pris pour un bordel d'ours en peluche ! Eh oui ! Je suis actuellement en train de me faire étouffer par cet abruti de première ! Comme si ce machin titanesque n'a pas suffisamment de place pour qu'il se sente obliger de venir me coller comme ça ! Pff ! Vous savez, je commence sérieusement à redouter pour ma survie. À force de me faire écraser dans les bras de ce type à tout bout de champ, je fais finir par y laisser quelques os à mon avis. Enfin, ce n'est pas le plus important à cet instant précis. Pourquoi est-ce que je pense que finir avec les os réduits en purée n'est pas important ? Eh bien ! Je ne suis pas Albert Einstein, mais je peux vous affirmer que la chose qui se colle si durement à mes pauvres petites fesses n'est pas une fleur.
Je ne vous l'ai pas encore dit, mais je n'ai pas encore eu l'occasion de conclure avec ma copine. Eh oui ! J'ai une copine malgré mon physique de Steve Urkel. Alors vous comprenez pourquoi je ne tiens pas à passer à la casserole avec non seulement un homme, mais aussi un aliéné. Voilà pourquoi, après avoir tenté la manière douce pour me dégager du koala géant qui me prend pour une planche à gratter pour son machin de la taille de King Kong, je me décide à recourir à la manière forte. Avant que vous ne me jugiez pour ce que je m'apprête à faire, je vous invite à vous mettre pendant une seconde à ma place ; ensuite vous pourrez parler. Ceci étant dit, revenons à nos moutons ou plus simplement, à nos pervers de kidnappeur.
Je prends une grande inspiration et glisse lentement et délicatement ma main entre nos deux corps. À tâtons, je pars à la recherche du petit King Kong. Arrivé à destination, je prends une seconde inspiration avant de fermer brusquement et vicieusement, de toutes mes forces, mes doigts autour de petit King Kong. Je ne suis pas très musclé, mais ma stratégie marche impeccablement. Un peu trop même si vous voulez mon avis. Cet abrutit lâche un mugissement qui tient plus du grognement animal que de l'humain avant de m'éjecter du lit d'une poussée à la Superman qui me fait atterrir trois mètres plus loin. Merde, je crois que je viens de me casser le poignet ! Je laisse échapper de petites plaintes de douleurs en essayant de me tenir debout tout en tenant mon pauvre poignet douloureux. Parvenant à me mettre à la verticale difficilement, je lance mon regard le plus meurtrier sur l'idiot qui vient de me jeter si durement au sol.
Putain de bordel de merde ! Je ne l'avais pas remarqué, mais cet imbécile est complètement nu. Nu, du genre vraiment nu ! Du genre : Je ne porte aucun vêtement sur moi ! Du genre à poil ! Comment est-ce que je peux voir tout ça dans le noir ? Je n'en sais foutrement rien, mais pourtant, je peux distinguer parfaitement le torse monstrueux, les bras surdimensionnés, les jambes de bucheron et, surtout, le petit King Kong qui se tient étonnamment bien doit et dirigé vers moi. Et vous savez quoi ? Quand mes yeux se sont posés sur petit King Kong, une pensée vraiment, mais alors vraiment, ridicule m'est passée en tête : « Le monde est vraiment mal fait et injuste ! ». Alors que je me désole de l'injustice du monde et que je trouve enfin la réponse à la question : « Quand on est grand, est ce que c'est de partout ? », James Bond saute du lit et fonce sur moi comme un taureau devant un drapeau rouge.
Je crois que je suis sur le point de me faire pipi dessus tellement j'ai la pétoche. Pas très courageux tout ça, me diriez-vous. Mais je m'en fou. Ce type est vraiment impressionnant… et nu. Alors, mon courage, il peut aller se faire ailleurs ! Pendant que le nudiste se dirige dans ma direction avec une expression qui n'envisage rien de bon pour moi, je me mets à chercher une échappatoire avec affolement, à la manière d'une souris devant chat, mais je n'en trouve aucune. La pression commence alors à monter inexorablement en moi, tandis que la panique me submerge complètement. Il n'est plus qu'à deux pas de moi. Je ferme alors les yeux en priant pour une aide divine ou bien du diable, qu'importe, je suis prêt à accepter n'importe laquelle.
Je le sens. Il est là en face de moi, son souffle a seulement quelques millimètres de mon visage. Les yeux toujours fermés, je perçois, sans trop savoir comment, son bras qui se lève avec lenteur. La peur prend le contrôle de mon corps. Je tremble comme une feuille. Son bras part en arrière avant de s'élancer vers moi. Il va me cogner. Je me prépare à l'impact, mais il ne vient pas. Alors que je commence à me poser des questions, un bruit fracassant d'un objet qui rentre en collision avec un meuble se fait entendre. La curiosité prend le pas sur ma peur et j'ouvre les yeux pour chercher la cause du bruit. Eh ben, merde alors ! L'objet qui vient de rentrer en collision avec un meuble n'est autre que James Bond.
Comment ? Qui ? Pourquoi ? Je n'ai pas le temps de me poser ces questions que la porte s'ouvre violemment et qu'une dizaine d'hommes et de femmes en petits tenues pour les uns, ou en tenues d'Adam pour les autres, font irruption dans la chambre. Bon, c'est clair, je pense que je vais me faire trucider. Alors, je vous dis adieux pendant que j'en ai encore la possibilité.
_ Remus, tu vas bien ? demande l'un des nouveaux arrivants.
_ Oui Sirius, tout va bien. Je suis juste un peu trop sonné par la violence du choc.
Hein ! Il vient de dire Sirius ! Sirius comme dans Sirius Black, mon parrain ? Mais non, je dois certainement me tromper, il doit certainement exister des centaines de Sirius sur Terre.
_ Je t'ai pourtant prévenu de ne pas l'énerver. Mon filleul est sacré numéro !
Faut croire que j'ai raison, c'est bien mon idiot de parrain. Mais dans ce cas, que fait-il là ?
