Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Bêta : Marionnette0116


Le Hasard Fait Bien Les Choses partie 4

Alors que je me demande ce que Sirius, qui est supposé se trouver quelque part en Afrique ou en France pour affaires, fait ici, une pensée parasite me travers l'esprit. Pas que je me sente complexé, hein ! Enfin, juste un peu. Mais cela peut très bien se comprend dans la situation actuelle. Enfin, tout cela pour vous dire, que je trouve absolument et terriblement injuste que tous les machins des messieurs nus, présents dans cette chambre, soient anormalement démesurés. Bon, je reconnais que penser à un truc aussi bête dans ma position n'est pas la chose à faire. Mais qu'y puis-je, si ces primates viennent me balancer leurs zigounettes en pleine figure sans me demander mon avis et sans aucune trace de pudeur !

Mais je crois que je me perds un peu là. En tous cas, je suis vraiment étonné par la présence de Sirius dans ce manoir d'agents secrets nudistes. Pourquoi agents secrets ? Dans la mesure où tout ce petit monde, Sirius et les femmes incluses, sont tous bâtis comme des sportives de haut niveau et qu'ils sont tous exagérément trop grands pour mon bien ; la première pensée logique, enfin de mon point de vue, est que les habitants de ce manoir appartiennent tous à un organisme gouvernemental qui les emploie à des fins non catholiques. Mais comme je l'ai souligné, ce n'est que mon humble avis, hein ! Oh là là là ! Qu'est-ce qu'il fou lui ? Merde ! Je ne le crois pas ! C'est… c'est… j'en perds mes mots.

Vous devez certainement vous demander qu'elle est la cause de mon ahurissement. Alors, comment dire cela de façon à ce que vous ne me preniez pas pour un désaxé shooté aux amphètes … Eh ben, pour faire court, mon taré de parrain est actuellement en train de lécher, j'aie bien dit lécher, genre, avec la langue et tous et tous, l'épaule ensanglantée de James Bond. Je n'avais même pas remarqué qu'il s'était blessé celui-là ! Mais ce n'est pas ce qui est le plus choquant dans l'histoire ! Ce qui me choque (même si voir mon parrain dans cette position est vraiment perturbant), ce sont les actions des nouveaux arrivants.

Ces derniers, après que Sirius ait commencé à lécher la blessure de James Bond, se sont tous mis à quatre pattes avant de commencer à faire cercle autour de Sirius et James Bond. Jusque-là il n'y a rien de vraiment perturbant même si un tel comportement n'est pas très ''humain'' dirais-je. Ce qui me perturbe moi, c'est le son étrange qui commence à s'échapper de leurs gorges. C'est un son qui se situe entre le grognement animal et le bruit d'un moteur de voiture. Mais attention, ça ne s'arrête pas là ! La suite va vous faire penser à une plaisanterie, mais cela n'en est pas une, croyez-moi ! Bon ? Je me lance… Je vous jure que c'est la pure vérité, hein ! Devant mes yeux hallucinés, la peau des hommes et des femmes, qui font un cercle autour de James Bond et de mon parrain, est en train de se couvrir, lentement, mais inexorablement de fourrure.

Je veux dire, du genre, la fourrure qui recouvre les animaux. Et pour être plus précis, la fourrure d'un chien ou même d'un loup. J'ai l'horrible impression que ces malades anormaux vont se transformer en loup-garou. C'est dingue, non ?! Je dois certainement me faire des idées ! Cependant, je ne sais pas vous, mais moi, j'ai l'impression de me trouver devant l'écran de mon ordi en train de mater une série ou un film sur les loups garous. Mais pas le genre ''Teen Wolf'', non, ce qui est en train de se dérouler devant mes yeux rentre bien plus dans la catégorie des loups-garous des films ''Underworld'' que de la série pour ados que j'adore regarder. Vous voyez, des loups-garous super féroces, gigantesques et avec une myriade de dents super aiguisées et qui ne demandent qu'à venir croquer un petit bout de la cuisse famélique de Harry Potter.

Vous devez vous douter que je flippe comme jamais en cet instant. Et encore plus quand je m'aperçois que ces monstrueux loups qui viennent de prendre la place des hommes et femmes qui se trouvaient devant moi il y a seulement quelques secondes, braquent leurs immenses et effrayants yeux jaunes dans ma direction. Je ne sais pas pourquoi ils font ça, mais je ne vais certainement pas attendre pour le découvrir. Voilà pourquoi, chers amis, je prends mes jambes à mon cou et rapide comme l'éclair, je sprinte vers la porte en priant tous les dieux de l'univers pour qu'aucune de ces créatures démoniques n'ait l'idée de me bloquer le passage.

Et pour une fois la chance est de mon côté, car je parviens à les dépasser et à franchir la porte sans rencontrer d'obstacle. Je ne perds pas de temps et je prends la direction des escaliers qui se dresse devant moi. Je me précipite vers elles et les descends quatre à quatre. Sans faire de pause, je me dirige vers la porte, l'ouvre avec précipitation et plonge dehors sans un regard en arrière. Il fait nuit noire, mais je ne me laisse pas impressionner pour autant. Je prends une direction au hasard et m'emploie à mettre autant de distance qu'il met possible, entre le manoir et moi-même. Alors que je m'enfonce dans les bois, je me dis que ce n'est peut-être pas une si bonne idée que cela après tout. Qui sait ce qui m'attend dans ces bois ? Mais connaissant ce qui m'attend de l'autre côté, je décide de tenter ma chance tout de même. Pendant ma course à l'aveuglette, j'entends plusieurs hurlements venant du manoir. Sans hésitation, j'allonge mon pas.

J'ouvre les yeux dans une chambre inconnue. Ce n'est ni la mienne ni celle de James Bond, alors à qui appartient-elle ? Mais plus important, qu'est-ce que je fais ici ? Et puis, c'est où ici déjà et comment est-ce que j'ai atterri là ? La dernière chose dont je me souviens, c'est de ma course frénétique dans les bois au milieu de la nuit. Après ça, c'est le trou noir. Sachant que ce n'est pas en restant dans ce lit et en posant des questions que je vais obtenir des réponses, je me lève et pars à la découverte de mon nouvel environnement. Pendant que je fouille la chambre, je fais tout mon possible pour oublier que je viens de voir des hommes et des femmes se changer en loups-garous. Je tente aussi de me convaincre que tout cela n'a été que le fruit de mon imagination un peu trop débordant.

Je ne veux même pas penser à l'histoire abracadabrante de James Bonde sur l'existence des loups-garous et des meutes. Je suis bien trop perturbé pour ça. Tout en farfouillant la pièce, je m'aperçois d'un truc. Je vous vois venir avec vos : « mais il est bête ou quoi ! Ce n'est que maintenant qu'il s'aperçoit de ça ! ». Je sais, je sais, mais je tiens à signaler que je n'ai pas les idées très claires en ce moment. Et puis, j'aimerais bien vous voir vous à ma place ! Je suis certain que vous ferez moins les malins après ça ! Enfin, passons et revenons nos moutons. Comme je disais, je viens de me rendre compte d'une chose. Un petit détail de rien du tout dirais-je. Il se trouve qu'un petit malin m'a pris pour une poupée humaine, car cet imbécile à profiter de mon inconscience pour me foutre une putain de robe de nuit.

Je veux dire, une robe de nuit du genre de celle que portait ma grand-mère pour dormir. Vous voyez, le type de robes longues, larges, habituellement blanches et à froufrous. Et vous savez ce qui est le plus enrageant dans tout ça ? C'est que cette horreur est d'un rose tellement rose, que j'en ai mal aux yeux. De deux choses l'une, ou bien le propriétaire de cette chambre est un excentrique qui m'est venu en aide en me trouvant évanoui dans les bois, où j'ai dû être pris d'un malaise après ma longue course ; ou bien je suis tombé sur un psychopathe aux goûts étranges et dérangeants. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai la forte impression que c'est ma deuxième hypothèse la bonne. Et comme je ne tiens pas faire la rencontre d'un tel personnage, j'ai tout intérêt à me bouger les fesses et à filer d'ici.

On dirait bien que pour une fois, depuis le début de toute cette histoire, la chance a décidé de me faire une petite visite amicale, car je finis par trouver une fenêtre ouverte près du lit. Ne perdant pas de temps, je l'ouvre en grand et jette un regard dehors. Je constate alors que le soleil commence à se coucher et que je me trouve peut-être au trois ou au quatrième étage d'une maison se trouvant au milieu des bois. Un peu comme chez James Bond. Si je veux passer par là pour me sauver, j'ai intérêt à trouver une corde. Mais où ? Je refais donc le tour de la chambre et réunis tous les draps et rideaux de la pièce. Ensuite, je m'emploie à bricoler une corde en déchirant puis en tressant les morceaux de draps et de rideaux. Je tiens à la vie, donc je ne vais pas prendre le risque de voir les draps se détacher pendant ma descente, c'est pourquoi je préfère prendre mon temps pour bien faire les choses au risque de me faire surprendre.

Trente minutes plus tard environ, j'ai ma corde. Elle est un peu courte et je vais devoir sauter les derniers mètres, mais c'est mieux que rien. Avant de prendre la poudre d'escampette, je me dirige vers l'armoire et tente de me trouver de quoi m'habiller correctement. Mine de rien, je ne tiens pas à me retrouver dehors déguisé en grand-maman Potter. Manque de chance, tout ce qui se trouve dans le meuble est surdimensionné. Donc, j'ai le choix entre ressembler à ma grand-mère en robe de nuit où à un petit garçon de quatre ans jouant avec les vêtements de son père. Quel choix épineux ! Prendre le risque de me faire passer pour un pervers dans ma tenue actuelle si je rencontre quelqu'un en chemin, ou bien risquer de me casser la gueule en portant l'un des vêtements surhumains qui se trouve dans ce placard.

Après une sérieuse réflexion, je vote pour la robe de chambre immonde que je porte en me disant qu'il vaut mieux passer pour un détraqué que de manquer de me tuer en trébuchant quelque part. Ma décision prise, je me rends à la salle de bain pour me désaltérer parce que j'ai terriblement soif, avant d'aller attacher ma corde sur le montant du lit qui est aussi solide que celui de la chambre de James Bond. Étrange tout cela. Si je n'avais pas si peur de passer pour un parano, je dirais que la personne qui m'a pris pour mémé Potter est soit James Bond lui-même, soit un de ses amis. Et dans les deux cas, cela n'a rien de rassurant. Surtout avec cette histoire de Lupiniard. Je m'assure que la corde est bien attachée avant de la lancer par la fenêtre.

Afin de me donner du courage, je prends plusieurs inspirations avant d'enjamber la fenêtre. Essayant de ne pas regarder vers le bas, je commence une lente descente vers le sol. Je ne sais pas combien de temps cela me prend, mais bientôt, je me trouve en bout de corde. Je suis à trois bons mètres du sol et si je veux me tirer de cet endroit, je dois sauter. Tremblant un peu de peur, je tente de me donner du courage avant de me lancer. Eh ho ! Même si j'ai la mauvaise habitude de me foutre dans des situations à risques, je suis d'un naturel très peureux. Ce qui, entre nous, est très contradictoire. Mais je n'ai pas le temps de philosopher dessus parce que je crois entendre du bruit venant de la chambre.

La peur de me faire prendre prenant le dessus sur ma peur de me casser une jambe en sautant prend le dessus sur moi. Je lâche donc la corde et saute. Je tombe sur mes deux jambes. Celles-ci tremblent de douleur, mais je n'ai pas le temps de m'attarder dessus. Péniblement, les jambes tremblantes, je me dirige vers l'orée du bois. Pendant que je m'enfonce dans le bois, je crois entendre un rugissement de colère. Croyez-moi, je n'ai aucune intention de me retourner ou d'attendre pour connaitre l'origine de ce cri. Je ne sais pas depuis combien de temps je marche entre ces arbres et dans le noir. La fatigue et la douleur me gagnent peu à peu. Je suis épuisé et mes jambes me font un mal de chien.

Je décide donc à faire une petite pause avant de reprendre ma route pour je ne sais où. Et pour ne rien arranger, la faim et la soif commencent elles aussi à se mettre à la fête. Ce n'est pas étonnant cela dit, mon dernier repas remonte à je ne sais plus quand. Je m'arrête près d'un grand arbre et m'assois sur une de ses énormes racines. Je crois que j'ai fini par m'assoupir, car je me réveil brusquement, la peur au ventre. Je sens que je ne suis pas seul. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais je sais que quelqu'un se trouve près de moi. Il se cache de moi. Je crois qu'il veut me faire peur et cela marche très bien. Je me lève lentement en tournant la tête dans toutes les directions avec affolement. Et malgré la noirceur de la nuit, comme quelques heures plus tôt dans la chambre de James Bond, je peux voir clairement dans l'obscurité. Et cela, au lieu de me soulager, me fait encore plus peur que la présence d'un prédateur autour de moi.

En parcourant les environs de mon regard, celui-ci se pose sur une paire de deux yeux d'un rouge animal et écarlate. Mais la chose la plus surprenante de cette découverte, c'est que les yeux n'appartiennent pas un animal, mais à ce qui me semble être un homme. Un homme gigantesque, mais un homme tout de même. Il est de la même carrure que James Bond, mais je sais, je sens que ce n'est pas lui ou l'un des hommes qui étaient présents dans la chambre de celui-ci et qui se sont changés en loup géant. Alors, si ce n'est pas l'un d'eux, qui est-il ?

_ Bonsoir, ma petite Lupiniard, me dit-il en s'avançant vers moi. J'étais vraiment impatient de faire ta rencontre. Nous allons former un couple des plus parfaits. T'avoir à mes côtés va sans nul doute m'assurer le titre d'Aleph.

C'est quoi encore cette merde !