Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Bêta : Marionnette0116


Le Hasard Fait Bien Les Choses partie 7

Je marche dans le jardin qui se trouve derrière le manoir de James Bond. Je dois dire que je ne suis pas de très bonne humeur en ce moment. Cela va faire maintenant deux semaines que je me trouve ici. Et je commence à sérieusement en avoir marre. J'ai tenté à plusieurs reprises de m'échapper, cependant je me suis toujours fait prendre. Bon, pour être honnête, ce n'est pas que je me suis fait prendre, mais inexplicablement à chaque fois que je tente de m'enfuir de ''ma prison'', mes pas me ramènent fatalement devant les portes de ce foutu de bordel de mes deux de manoir ! Je ne sais pas pourquoi je suis incapable de foutre le camp d'ici et ça commence à me taper sur les nerfs.

Et comme si cela ne suffisait pas, j'ai le sentiment d'être isolé de tout. En fait, j'ai l'impression que tout le monde m'évite, même mon idiot de parrain ! Je crois que tous les occupants de ce manoir se sont donnés pour mission de jouer à cache-cache avec moi. Cette bande de connards m'évitent comme si j'avais une maladie contagieuse et extrêmement mortelle. Eh non ! Je ne suis en aucun cas parano ! Ils semblent bien m'éviter. Pour cela, il suffit simplement de voir leur comportement lorsque, par hasard, je croise l'un d'eux au détour d'un couloir. Dès qu'il se rend compte de ma présence, il fait un arrêt tel un lapin devant les phares d'une voiture. Ensuite, il m'observe comme si j'étais E.T. en personne avant de faire demi tour et de disparaître aussi sec.

Sérieux ! Ils me donnent l'impression d'être un lépreux. Et croyez-moi, ce n'est pas un sentiment très agréable. J'aurais très bien pu me faire à l'idée en me disant que de toute façon ce ne sont que des saloperies de kidnappeurs. Seulement, je n'y arrive pas. Leur étrange comportement face à moi me fait étonnamment très mal. Je pourrais justifier cette douleur en vous disant qu'elle est due à la conduite de mon soi-disant parrain qui joue à l'homme invisible avec moi, mais cela serait mentir. Pour tout dire et contre toute attente, dans toute cette histoire c'est l'attitude de James Bond qui me touche le plus. Si les autres m'évitent comme la peste, ce salopard brille par son absence. Ça fait des jours que je ne l'ai pas vu.

Cela a commencé après son départ dramatique de la salle à manger. Et depuis cet instant, je n'ai plus eu l'occasion de le croiser. Même de dos. En deux semaines, je n'ai pas vu l'ombre de sa silhouette. J'aurais pu demander aux autres les raisons de cette disparition, mais comme je vous l'ai dit, ils m'évitent tous comme si j'étais un fléau porteur d'une maladie infectieuse. Je me trouve donc livré à moi-même dans un manoir perdu au milieu des bois et dans l'incapacité de m'échapper. Hmmm ! Je suis désespéré ! Mais au moins, j'ai de quoi manger. Soupirant de dégoût face à l'injustice de ma situation, je me laisse tomber sur l'un des bancs qui se trouvent dans le jardin.

Je m'allonge dessus et ferme les yeux. Profitant de la douce chaleur des rayons du soleil, je pense à ma famille. Est-ce qu'ils sont inquiets pour moi ? Ont-ils appelé la police pour les lancer à ma recherche ? Ma mère arrive-t-elle à dormir en ne sachant pas où je me trouve et si je suis toujours de ce monde ? Mon père s'en veut-il de ne pas avoir été là pour moi ? Ma sœur est-elle contente que je ne sois plus là pour l'embêter ? Elle qui n'arrête pas de me dire qu'elle aurait aimé être fille unique, elle doit être contente maintenant ! Bon, sur ce coup, je suis injuste sur ce point. Je sais que malgré ses piques, Jess m'aime autant que je l'aime moi. Elle doit être dans un sale état à cet instant, tout comme moi je l'aurais été si la situation avait été inversée.

Vous savez, j'ai tenté de joindre ma famille pour les rassurer, malheureusement je ne suis pas parvenu à mettre la main sur un téléphone ou un ordinateur. Soit ces gens sont complètement coupés de la civilisation, soit ils se sont arrangés pour mettre tous les moyens de communication hors de ma portée. Et vous savez quoi ?! Je crois que c'est la deuxième réponse qui est la bonne. Pourquoi je dis ça ? Eh bien ! Dans la mesure où le manoir est pourvu d'électricité et qu'il y a une télé dans le grand salon où tout le monde semble se réunir tous les soirs et dont l'accès m'est interdit, je pencherais pour la deuxième solution.

Je pousse un autre soupir en essayant de ne plus penser à mes parents et à Jess. Je me tourne sur le côté les yeux toujours fermés. La tête posée sur mon bras plié, je me mets à la recherche d'un autre sujet sur lequel me plaindre. Sans surprise, l'image James Bond s'impose à moi. Tout est de sa faute ! S'il ne m'avait pas arraché à ma famille, je ne serais pas en train de me poser toutes ces questions ! Si seulement il était là, je pourrais lui exploser la tête à l'aide de ma magie et lui reprocher ensuite ma situation. Je sais que le contraire serait bien plus pratique, mais je suis tellement frustré, que c'est bien dans cet ordre que je prévois de faire les choses lorsque je lui mettrais la main dessus. Contrarié de ne pas l'avoir immédiatement entre mes mains pour soulager ma haine, je soulève les pieds et les balance dans le vide…euh, un vide pas si vide que ça.

-Même allongé, tu trouves le moyen de me rentrer dedans.

J'ouvre instantanément les yeux au son de cette voix. Je ne le crois pas ! Il semblerait que Dieu vient enfin de répondre à mes prières ! Devinez qui se tient devant moi. Je vous le donne dans le mille : James putain de Bond ! Je saute sur mes deux pieds afin de me mettre à sa hauteur… Rectification, pas à sa hauteur, mais au niveau de son torse. Je maudis une fois de plus ma petite taille, fais trois pas en arrière, lève la tête, braque mes yeux dans les siennes et le défi du regard. Je pense que l'effet aurait été bien plus saisissant si j'avais fait quelques centimètres de plus et que ma tête n'était pas penchée en arrière telle celle d'un enfant devant un adulte.

Jugeant que je ne peux rien y faire, je soulève le pied avec l'intention de lui mettre un coup dans les parties. Pourquoi les parties ? C'est parce que mes pauvres orteils se souviennent encore de la douleur qu'ils ont ressentie au contact du tibia de ce robot. Je ne sais pas, s'il a deviné mon intention, mais avant que je ne mette mon plan à exécution, il me dit avec un sourire charmeur et moqueur à la fois :

_ Je te préviens tout de suite. Je rendrais coup pour coup.

N'étant pas complètement idiot, je repose mon pied par terre. Bon, j'avoue que l'image de lui me donnant un coup de pied dans les parties qui s'est formée dans ma tête, suite à son avertissement, y est pour beaucoup. Ne pouvant pas le frapper, je décide de l'inonder d'insultes et de reproches. Et vous savez quoi ?! Cet idiot se contente de m'écouter en silence. Ce qui me frustre à un point, je ne vous dis pas. Pff ! Même pas drôle ! Pourtant, je poursuis mes injures en les rendant plus virulentes. Je ne sais pas à quel moment cela m'a pris, mais les larmes se sont mises à couler toutes seules. D'abord surpris, je me mets à les essuyer rageusement. Je suis en colère contre ces larmes, car ce n'est pas dans mes habitudes de pleurer. Je suis du genre résistant. Très résistant même. Cependant, il semblerait que je craque, que mes nerfs lâchent.

Trop de trucs se sont produits trop rapidement et en trop peu de temps. L'enlèvement, la découverte de l'existence des loups-garous, ma fuite, mon réveil dans une chambre inconnue, ma rencontre avec l'homme aux yeux rouge, la découverte de mes pouvoirs, la révélation de la vraie nature de mon parrain, mais surtout, mon isolement. Je ne suis pas le genre de personne fait pour vivre à l'écart des autres. J'aime avoir du monde autour de moi. Je suis sociable et me fais des amis très vite. Alors, me trouver ainsi isolé de tous, en plus de tout ce qui m'est arrivé est un peu trop pour moi. Comme si cette pensée tenait lieu de feu vert, le flot de mes larmes augmente de plusieurs pressions. Et comme une stupide madeleine, je me jette dans les bras de James Bond et inonde son t-shirt.

Honnêtement, je ne sais pas combien de temps je reste accroché à lui comme ça. En vérité, je crois que j'ai fini par m'endormir ainsi, car lorsque j'ouvre les yeux, je suis allongé dans un lit qui se trouve dans une chambre inconnue. Je commence vraiment à penser que cela va bientôt devenir une habitue pour moi les réveils dans des lits et des chambres inconnues. Je me redresse et quitte le lit. Sans chercher à savoir comment, ni qui m'a apporté dans cette chambre, je me dirige vers la sortie. Cependant, avant que je n'atteigne cette dernière, une voix m'interpelle.

_ Nous devons parler, me dit James Bond.

Il est installé sur une chaise qui fait face au lit.

_ De quoi ? Je lui demande sur la défensive et d'une voix agressive.

_ De la meute et de ta place en son sein. De nous deux.

_ Je ne veux pas intégrer de meute ! Je ne veux rien avoir à faire avec vous ! Je veux rentrer chez moi ! Je veux revoir mes parents ! Et pour finir, il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de nous deux !

Je dis ces mots avec rage et détermination. La colère parcourt le moindre atome de mon organisme. Mon sang bout dans mes veines alors que je sens cette nouvelle puissance qui s'éveille lentement en moi prête à passer l'attaque. J'ai envie de lui faire mal. Lui faire très mal. De lui faire éprouver et payer la solitude que j'ai subie pendant ces deux semaines. Intégrer la meute ? Jamais de la vie ! Le peu de temps que j'ai passé ici ne me donne aucune envie de rester un jour de plus. Alors que je cri ces mots au plus profond de mon être, une sourdre explosion retentit dans la chambre. En fait, l'explosion a lieu à quelques centimètres de l'endroit où s'était tenu James Bond. Le sol vient de se fendre en deux. On aurait dit qu'une bombe, qui avait été cachée sous le plancher, venait d'éclater.

-Nom de dieu ! Peux-tu faire attention avec ça ?! À ce train-là, tu vas finir par avoir ma peau !

La voix de James Bond vient de ma droite. Il est couvert de débris et a des coupures qui lui recouvrent le visage et les bras. Du sang coule des coupures. La vue du liquide écarlate a un effet tranquillisant sur moi. Ma colère tombe tandis que l'incrédulité et la culpabilité la remplacent. Avant que je ne comprenne ce que je suis en train de faire, je suis sur la pointe des pieds tandis que ma main est en train d'essuyer le sang d'une coupure qui se trouve près de l'œil de James Bond. Ma main tremble un peu. Le remords me prend. Et même si je n'ai pas voulu ce qui vient de se passer… Si si, quand bien même j'ai dit vouloir lui faire très mal, je n'ai pas vraiment voulu le blesser. Le voir saigner me fait mal au cœur. Et savoir que c'est moi qui suis l'auteur de sa blessure me fait encore plus mal… Bon Dieu ! Pourquoi je m'inquiète autant pour cet idiot d'ailleurs !?

Mais qu'est-ce qui ne va pas avec moi ?! Il ne faut pas oublier que si j'en suis là aujourd'hui, c'est de la faute de cet abruti ! Alors pourquoi son sort m'intéresse-t-il autant ? Est-ce que cela aurait quelque chose en rapport avec cette histoire Lupiniard ? Et puis, où était passé cet imbécile ces deux dernières semaines ?! La colère revient aux pas de charge et chasse la culpabilité avec négligence. Je retire ma main de la joue de James Bond et lui lance un regard torve. C'est vraiment épuisant ces soudains sauts d'humeur. Et tout cela, c'est de la faute de cet abrutit de première ! Je le fusille du regard, lui tourne le dos et me dirige vers la porte bien décidée à m'éloigner de lui. Avant que je n'atteigne la porte, il m'arrête une nouvelle fois.

-Je suis sérieux Harry, nous devons vraiment parler de ta place dans la meute et de nous deux.

Faisant fi de ce qu'il vient de dire, je reprends ma marche et ouvre la porte avec brusquerie. Je franchis le seuil de cette dernière et prends la direction de ma chambre. J'ai décidé de l'ignorer tout comme il l'a fait avec moi. C'est mesquin et enfantin, je le sais bien. Toutefois, ne dit-on pas : œil pour œil, dent pour dent !? Bon, c'est vrai que c'est un peu fort comme mots, mais c'est exactement ce que je ressens à cet instant précis. Je suis à quelques pas de ma chambre, quand la main de James Bond se pose sur mon épaule et stoppe ma démarche.

-Arrête de jouer à l'enfant ! Nous devons parler et nous n'avons pas beaucoup de temps pour le faire.

Il me dit cela avec agacement. Têtu, je me tourne vers lui afin de lui faire face. Cela fait, je lui lance un autre méga méchant regard de la mort qui tue et te retue encore pour bien faire. Ne faisant aucun cas de mon regard, le taré me soulève et me balance sur épaule tel un homme des cavernes… Rectification ! C'est un homme des cavernes ! Il comble la distance qui nous sépare de ma chambre, ouvre la porte et pénètre dedans avant de claquer cette dernière d'un coup de pied rageur. Ensuite, il se dirige vers le lit et me balance dessus comme un sac à patates. Après quoi, il se met à faire les cent pas en me lançant des regards d'énervement de temps en temps. Je me redresse et m'installe confortablement sur le lit en croissant les bras avec obstination. Après une dizaine d'allers et retours de plus, il s'arrête et se met face à moi.

-Harry…

-Je ne crois pas t'avoir donné la permission de m'appeler par mon prénom, je lui coupe la parole immédiatement.

Je sais, c'est un comportement gamin, mais je m'en fou !

-Potter, se reprend-t-il après un gros soupir d'épuisement.

-Oui, dis-je avec un énorme sourire hypocrite.

-Je suis sérieux. Nous devons discuter, c'est urgent. Et cela en va de ta sécurité et de la mienne.

-Urgent ? Pourquoi ? Et qu'est-ce que ma sécurité à avoir avec cette discussion ?

Je ne lui demande pas pour la sienne parce que je m'en fou… Enfin, j'aimerais que cela soit le cas.

-Sais-tu où est-ce que je me trouvais ces deux dernières semaines ? me demande-t-il.

-Ça, j'aimerais bien le savoir ! Je m'exclame.

-J'ai été convoqué à la Tanière de Poudlard.

-La Tanière de Poudlard ? Qu'est-ce que c'est que ça encore ?

-Le château où réside Fenrir Greyback, me dit James Bond d'une voix où perce la colère, presque de la haine.

-Qui est ce Grey quelque chose ?

Ce nom me dit quelque chose, mais impossible de savoir quoi.

-L'Aleph de notre meute.

Ah ! Je me souviens maintenant ! C'est le type qui a tué le père et la famille de James Bond. Je suis con parfois. Cependant, pour ma défense, j'ai une mémoire de poisson rouge en ce qui concerne les noms.

-Pourquoi tu as été convoqué au juste ?

-Il semblerait que pendant ta petite fuite, ta route a croisé le chemin du fils de l'Aleph.

-Le fils de l'Aleph ? Non, je ne pense pas…

Je ne finis pas ma phrase. L'image d'un géant aux yeux rouges vient de me passer en mémoire. Ne me dites pas que ce monstre est le fils du roi !?

-Celui-ci a prévenu le roi de l'apparition d'une nouvelle Lupiniard et lui a dit qu'il était lié à elle, poursuit James Bond sans s'arrêter. Cette pourriture a aussi dit à l'Aleph que je t'avais enlevé à lui et que je te maintenais prisonnier contre ton gré.

-Ce n'est pas tout à fait faut, je ne peux m'empêcher de lui dire.

-Si j'étais toi, j'éviterais de faire ce type de remarque devant Greyback, me dit James Bond avec irritation.

-Pourquoi ?

-Parce qu'il a pour projet de t'unir à son fils, Tom Elvis Jedusor.

-Quoi ?!