Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.

Bêta : Marionnette0116


Le Hasard Fait Bien Les Choses partie 8

_ C'est une blague, n'est-ce pas ? Je lui demande quelques secondes après.

_ Non, aucunement. L'Aleph est persuadé que tu es destiné à son fils.

_ Je croyais que seuls les enfants issus de l'union d'une Lupiniard et d'un Aleph peuvent être liés à une Lupiniard.

_ Et tu as parfaitement raison, me dit James Bond.

_ Alors pourquoi ce Grey-machin veut m'enchaîner à son taré de fils ? Je lui demande avec colère.

_ Parce que Greyback est persuadé d'être un vrai Aleph. De ce fait, il est tout à fait logique pour lui que Tom et toi soyez destinés.

_ Mais c'est du n'importe quoi ! Je refuse. Et puis, ce n'est pas parce qu'il a tué ton père pour lui voler sa place que cela fait de lui un Aleph. C'est comme si tu me disais qu'un Européen pouvait devenir un Chinois en tuant celui-ci pour prendre sa place. C'est complètement ridicule !

_ Je n'ai pas besoin que tu viennes me dire ça. Je suis déjà aux faits de toutes ces choses, me réplique James tout aussi énervé que moi.

_ Qu'est-ce que je dois faire pour éviter cette merde ?

_ Nous devons prouver au Greyback que c'est nous qui sommes destinés l'un à l'autre et non toi et Tom.

_ C'est que je ne veux pas non plus me lier à toi ! Je boude en croisant les bras sur la poitrine.

_ Tu vas grandir un peu et cessez tes enfantillages ! S'exaspère James Bonde. Le temps nous est compté. Les Loufiats vont bientôt venir te chercher.

_ Les Loufiats ? C'est quoi ce truc ?

_ C'est plutôt ''qui'' que tu devrais demander ? Rectifie James Bonde.

_ Qui sont-ils ?

_ C'est la garde personnelle de l'Aleph. Ils s'occupent de sa sécurité et d'autres choses aussi.

_ D'autres choses ? De quels genres ?

_ Faire le ménage en s'assurant que le secret des loups ne soit pas découvert par les humains. Ils font aussi office de police.

_ Que veux-tu dire par ''faire le ménage'' ? Je l'interroge en ayant un mauvais pressentiment.

_ Lorsqu'un humain vient à découvrir notre monde ou bien quand l'un des nôtres dévoile notre existence, les Loufiats se chargent d'eux.

_ Comment ?

_ Tu veux un dessin ? Me demande-t-il avec l'air de me dire : t'es bête ou quoi ?

_ Tu veux dire qu'ils les tuent ! Je m'exclame avec incrédulité.

_ La sécurité de la meute est plus importante que celle d'un loup ou d'un humain.

Il me dit ça avec un sérieux qui me fait froid au dos. Comment pouvait-on avoir si peu de considération pour la vie d'autrui. Je veux bien comprendre l'importance de garder le secret sur leur race, mais de là à tuer pour ça… je ne sais même pas quoi dire. Et il veut que je rejoigne ce monde. Sans dire un mot, je quitte la pièce en ignorant ses appels. Ce qu'il vient de me dire est un peu trop pour moi. Plus j'en apprends sur ces loups-garous, plus j'ai peur de me trouver coincé avec eux pour le restant de mes jours.

J'ai la furieuse envie de me barrer de cet endroit. Et s'il n'y avait pas tout ce monde autour de moi, je crois que c'est exactement ce que je ferais. Où suis-je, vous vous demandez ? Alors, j'ai la chance et l'immense honneur d'avoir été convié (je tiens toutefois à préciser que tout cela est contre mon gré) dans la demeure de l'Aleph de la meute de James Bond. Vous vous doutez que je me serais bien abstenu de venir mais on ne m'a pas laissé le choix. Cela s'est passé juste après que James bond m'est parlé de la nécessité de nous rendre auprès de l'Aleph. Une escouade de soldats à la G.I Joe a défoncé la porte du manoir sans prévenir et nous a encerclés.

Je n'ai rien compris. Et je crois pendant un instant m'être transporté dans un épisode de « NCIS » ou « d'esprits criminel » lorsque les équipes débarquent armes dehors pour embarquer les méchants. Le hic était : que c'était moi le ''méchant''. Moi ! Vous imaginez le truc ! Un Tom Pouce maigrichon comme moi dans le rôle du méchant !? Non ! Ce n'est vraiment pas crédible. Enfin, tout ça pour vous dire que j'ai été amené de force par des brutes sans aucune manière, rendre une petite visite au Roi des rois des loups. Ma seule consolation, si cela en une, est que James Bond est avec moi.

Ah ! Vous ai-je dit que le Type super-méga flippant aux yeux écarlates et accessoirement le fils de l'Aleph est là aussi ? Non ! Eh bien, voilà chose faite ! Je dois dire que sa présence me file un peu… bon, beaucoup, les chocottes. Nous nous trouvons dans ce qui ressemble étrangement à une grotte. Bon, en fait, nous sommes littéralement dans une grotte. Certes, une grotte qui pourrait rivaliser avec le plus luxueux des palaces mais qui reste une grotte tout de même. Nous sommes dans une immense pièce avec un haut plafond où je peux voir des stalactites d'ici et de là. Je me demande s'ils ne risquent pas de nous tomber dessus sans crier garde.

Bref, passons. Mis à part les stalactites qui rappellent que la Tanière est une grotte, rien ne le laisse deviner car comme je l'ai dit avant, cet endroit peut rivaliser avec n'importe palace. Le sol est recouvert de carrelage et brille d'une propreté que j'ai rarement vue. Chapeau à l'équipe de nettoyage ! Les murs sont couverts d'une tapisserie vert et argent, de tableaux et d'armes blanches de toutes sortes. Au bout d'un long tapis rouge de satin se trouve un imposant trône de pierre haut de près de 2 mètres et assis sur ce dernier, un homme massif aux longs membres, avec des cheveux et des favoris gris en bataille. Il se dégage de lui une aura sauvage, dangereuse et fascinante.

La chose la plus marquante chez lui, ce sont ses yeux. Ils sont d'un bleu électrique magnétique, brillant comme ceux des animaux dans l'obscurité et ses pupilles sont fendues tels ceux des chats. Lorsqu'il ouvre la bouche, on s'aperçoit que ses dents sont pointues d'une façon anormale. L'homme qui se tient devant moi n'a rien d'humain et tout de l'animal. Avec lui, je n'ai pas à me demander si les loups-garous sont bien réels. Un seul regard à Greyback et je suis convaincu. L'homme est d'une prestance royale, cela on ne peut lui retirer.

En plus des personnes citées et moi-même, une trentaine d'hommes et de femmes sont dispersés un peu partout dans la pièce. Il s'agit majoritairement de gardes. Les fameux Loufiats qui sont venus nous escorter jusqu'ici. Le reste est composé des anciens et des proches de l'Aleph. Tous ont les yeux posés sur moi. Et si vous voulez savoir, je me sens comme ce pauvre lapin devant les phares d'une voiture. J'espère cependant ne pas finir comme lui : c'est-à-dire écrasé comme une connerie de crêpe. Depuis notre arrivée, le roi n'a pas dit un seul mot.

Il se contente de me fixer silencieusement comme si j'étais un martien venu de la planète des Minimoys. Après près de dix minutes de silence, ma patience qui n'est déjà pas très grande prend la poudre d'escampette. Je me redresse autant que ma petite taille me le permet, prends l'air le plus buté que j'ai dans ma réserve (eh oui ! J'ai bien une réserve d'air buté) et lance mon regard le plus insolent vers le roi de mes deux qui se tient devant moi.

_ Vous voulez ma photo, peut-être ?

Ma question déclenche un vent d'indignation parmi les personnes présentes. Même James Bond s'indigne.

_ Ben quoi ! Ce type me fixe bizarrement depuis près de dix minutes sans dire un mot. Donc, soit il veut ma photo, soit c'est un pervers. Quoi que les deux se vaillent, je rajoute après réflexion.

Un nouveau vent d'indignation se lève, seulement, il est un peu plus fort que le précédent. Je fais comme si je ne l'avais pas remarqué et regarde mes ongles avec une attention particulière. Je crois que l'un d'eux est mal coupé, je devrais peut-être le recouper histoire de le mettre au même niveau que les autres. Pendant que je médite sur ce sujet, oh combien épineux, James Bond s'approche de moi en lançant des regards méfiants un peu partout.

Si j'étais parano (ce que je ne suis absolument pas, même après tout ce que je subis en ce moment), je viendrais à croire qu'il a peur que on nous attaque. Mais comme je viens de le préciser, je ne suis pas parano ! Et puis, pourquoi voudront s'en prendre à nous ? On n'a rien fait de mal que je sache. Si quelqu'un doit s'en prendre à quelqu'un, c'est moi et personne d'autre ! Que je sache, c'est moi qui ai été enlevé devant chez moi par un homme qui n'en est pas un vraiment et amené dans un manoir caché au milieu des bois loin de ma famille et de mes amis. Donc, je suis celui qui doit se mettre en pétard et casser la gueule à qui de droit ! Et non, je ne suis pas enfantin !

_ Il est aussi insolent que fût ta mère Remus, s'élève une voix qui tient plus de l'aboiement que d'un son humain. Et tout comme elle, il a de magnifiques yeux. J'ai hâte de les voir lorsqu'il se transformera à la pleine lune.

La voix appartient à l'Aleph. Je ne m'étonne même pas du son produit, car tout de sa personne reflète l'animal qui sommeille en lui et qui n'attend que l'occasion de pouvoir sortir. À la remarque du roi, James Bond se tend comme un arc prêt à servir. Il serre les poings avec tant de force, que je crois percevoir du sang perler de sa main. Un muscle nerveux se trouvant le long de son cou se met à gonfler anormalement et un bruit inquiétant sort de sa gorge. Il est très bas, presque inaudible. Comme il a la tête baissée, je ne peux pas voir son visage. Sans me demander mon avis, ma traitresse de main se saisit de celle de James Bond et la caresse tendrement comme si c'était un putain de clébard.

Je ne sais pas ce que cette conne croit faire, mais elle a tout intérêt à arrêter ses niaiseries avant que je ne lui fasse sa fête ! Eh non ! Je ne plaisante pas ! Oui ! Je suis très sérieux ! Vraiment ! Je sens James Bond se détend sous les douces caresses. Bientôt toutes traces de sa nervosité s'évaporent comme de l'eau sur un sol brulant. Je sais, il y a de bien meilleures métaphores mais je m'en tamponne ! Je me dépêche de remettre ma main à '' sa place'' en la retirant brusquement de celle de James Bond. Ensuite, pour être certain qu'elle ne va pas me refaire le coup, je croise les bras sur ma poitrine en prenant une attitude butée et défiante. Je sais, parfois je peux être con.

_ Il semblerait que ce jeune homme ait une certaine influence sur toi, fait remarquer le roi avec curiosité. C'est bien la première fois que tu parviens à regagner ton calme aussi vite suite à la mention de ta défunte mère.

_ Comme vous le savez mon seigneur, les Lupiniards ont un certain pouvoir sur l'humeur de la personne qui leur est destiné. Et comme je vous l'ai dit plus tôt, je suis cette personne, dit James Bond avec une pointe de provocation les yeux rivés dans ceux de son Aleph.

Waouh ! Il en a dans le pantalon celui-là. Et en plus de ça, il sait se saisir d'une occasion lorsqu'elle se présente à lui. Suite à la déclaration de James Bond, Greyback reste silencieux, méditatif. Ses doigts aux longs ongles, ressemblant étrangement à des griffes, battent la mesure sur les accoudoirs de son trône. Son mutisme semble rendre nerveux l'assistance. Je me demande bien pourquoi car même James Bond me parait moins sûr de lui et sur ses gardes. C'est comme s'il craignait une attaque imminente. Merde ! C'est quoi cette ambiance de ouf ! On dirait que tout le monde a peur qu'une bête sauvage leur tombe dessus.

_ C'est vrai que ta mère pouvait calmer les colères de ton père en lui touchant simplement le bras. J'ai toujours été fasciné par le pouvoir qu'elle exerçait sur Léonard, dit Greyback d'une voix basse, calme. Cependant, cela ne prouve en rien que vous êtes bien destiné l'un à l'autre. Il est arrivé dans le passé qu'une Lupiniard se trompe de compagnon.

_ Cela n'est arrivé qu'une seule fois et seulement parce qu'elle a confondu le frère jumeau de son lié avec lui. Et vous savez tout comme moi qu'il est presque impossible de différencier des loups jumeaux, surtout lorsqu'ils proviennent du même œuf.

_ Certes, mais il y a toujours un risque qu'il se trompe sur vous deux. De plus, si mes sources sont bonnes, il ne t'a pas vraiment choisi. C'est toi qui lui as dit que vous étiez liés et non le contraire, conclu l'Aleph de sa voix calme.

_ Vous comme n'importe quel loup savez très bien que tout comme la Lupiniard, son destiné peut lui aussi la reconnaître. Et je vous certifie que je suis bien lié à lui, contredit James Bond avec assurance.

_ Mon fils atteste lui aussi être le compagnon de ce jeune homme, dit le roi des loups. Lequel de vous deux devrais-je croire ? demande-t-il posément.

_ Moi bien entendu ! s'exclama James Bond avec fougue en oubliant toute prudence.

_ Pourquoi ? Le ton employé est d'une froideur polaire.

Personnellement, je ne me risquerais pas à lui répondre.

_ Vous savez parfaitement pourquoi, lui dit James Bond avec une haine qu'il ne prend même pas la peine de dissimuler. Ce n'est pas parce que vous vous êtes approprié le siège de mon père par la force et la traitrise et avez forcé ma mère à s'accoupler avec vous que vous êtes un vrai Aleph, poursuit-il sans s'inquiéter des traits tordus de Greyback.

J'aurais cru qu'il se serait arrêté là, mais non !

_ Et jusqu'à preuve du contraire, seul un loup qui nait d'une Lupiniard et d'un ''vrai' Aleph peut prétendre être le compagnon d'une Lupiniard. Et à ce que je sache, ce n'est pas le cas de votre fils, la rage a complètement envahi le corps et les traits de James Bond.

J'ai l'impression qu'il a peur de me perdre… Oui, j'ai bien dit « me perdre ». Donc, la peur qu'il a de me perdre lui a fait oublier toute prudence. Je me demande ce que je dois en penser. Je n'ai pas le temps d'y réfléchir plus car tout d'un coup Greyback complètement hors de lui se lève et aboie vers les gardes :

_ Saisissez-vous de ce traître ! Je le veux mort ou vif !