GENRE : Angst - full of angst, sérieux - ; Hm... Hurt - Comfort ; Romance ; Action, etc...

PARING : Drarry, Romione, Luna/Blaise ( Laise ? Bluna ? ) et... C'est tout.

RATING : M, pour la douleur, les grossièretées, etc.

BÊTA : M. a corrigé ce chapitre, merci beaucoup !

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, je ne suis pas anglaise et je ne suis pas blonde, je ne suis pas JK. Mais tout le reste est à moi, les personnages originaux, l'histoire avec Merlin et Morgana... Enfin, vous verrez bien.

Bonne lecture ~ !


- NOUVEAU CYCLE – PARTIE 7 -

Ainsi, l'Ordre du Phoenix quitta la maison pour trouver rapidement le voleur, il ne resta que les plus jeunes dans la cuisine, avec la Belette femelle toujours engluée sur sa chaise. Un des jumeaux regardait sa jeune sœur en soupirant, tandis que l'autre se servait un verre de jus de citrouille, l'air grave et gêné de la voir se comporter ainsi.

Draco observa la jeune femme qui n'avait cessé de gesticuler sur sa chaise, le visage toujours déformé par la rage.

Sa réaction était vraiment disproportionnée... Il se tourna alors vers Harry.

- Alors ? Qu'est-ce qui s'est passé avec elle en deuxième année ? Tu as parlé du journal de Jedusor... Qu'est-ce que tu entendais par là ?

Harry se lécha les lèvres et se frotta la tête en fixant la jeune femme.

- C'est elle qui a ouvert la chambre des secrets, expliqua-t-il enfin.

Draco plissa des yeux, surpris.

- Je croyais qu'elle avait seulement été enlevée...

Harry dodelina de la tête.

- En quelque sorte, oui. Ginny avait le journal depuis le début de l'année, elle écrivait dedans et Jedusor, la jeune partie de son âme, a commencé à drainer son énergie vitale, jusqu'à ce que je coupe le lien en détruisant le journal. Alors oui, d'une certaine manière, elle a été enlevée.

Draco observa la Weasley qui bougeait toujours sur sa chaise, le fusillant du regard. Il plissa des yeux.

- Hm...

- Quoi ? À quoi tu penses ? S'enquit Harry.

L'Éternel hocha la tête, de plus en plus sûr de sa théorie.

- L'Horcruxe a pris possession d'elle alors que son esprit était malléable. Elle a combattu l'intrusion bien sûr, et ça... Ça a sûrement dû la rendre...

- Elle est folle ?! S'inquiéta un des jumeaux, Fred sûrement.

Draco secoua la tête.

- Non, non. Ne t'inquiète pas. Elle n'a pas eu l'horcruxe en sa possession assez longtemps pour qu'il fasse des dommages irréversibles. Mais, même si je me doute de la réponse : Elle n'a jamais vu de medicomages spécialisé dans la magie de l'esprit ?

Les jumeaux et Ron se regardèrent et secouèrent la tête.

- On n'a pas les moyens... marmonna Ron en se frottant la nuque.

Draco hocha la tête, mais ne dit rien.

- Alors c'est sûrement ça. Elle n'a plus de limites, ses émotions sont exacerbées, elle donne plus de crédit à certaines choses, comme les relations... Je pense que le peu de temps que Jedusor a été dans sa tête, il a mis la pagaille. Ajouté à ça l'adolescence et les hormones...

Il tendit la main vers la Belette femelle qui tentait de lui cracher dessus, le regard toujours sombre et l'air possédé, à se dandiner sur sa chaise.

- Et on se retrouve avec une furie hystérique sur les bras.

Les sorciers se regardèrent et Georges s'accroupit devant sa petite sœur, l'air soucieux.

- Qu'est-ce qu'on peut faire ?

Draco dodelina de la tête.

- Je ne suis pas spécialiste, je ne peux pas lui remettre tout dans le bon sen. Mais je peux lancer quelques sorts qui permettront à son esprit de se guérir seul, par contre... Il faudra du temps suivant les dommages causés, et elle sera relativement amorphe durant tout le processus. Mais si un Medicomage de l'esprit passe après moi, il sera tout à fait capable de briser mon sort et de faire sa propre magie. Ce sera une Weasley toute neuve. Ou plutôt, la Weasley qu'elle aurait dû être, expliqua-t-il.

Les Weasley se regardèrent.

- Ils faut qu'on en parle aux parents...

- Bien entendu, acquiesça Draco. Je vais aller les chercher.

Il quitta la cuisine, Harry sur les talons. L'Éternel se tourna vers lui et sourit doucement.

- Tu as peur que je me perde ?

- On est jamais trop prudent, surenchérit Harry avec un sourire malicieux.

Draco roula des yeux.

- Je sais me défendre seul, merci.

- Oh crois-moi, je le sais mieux que personne, s'amusa Harry.

Le Serpentard se lécha les lèvres et alors qu'ils arrivaient dans un couloir, il se glissa rapidement à côté de Harry pour le pousser contre le mur, appuyant son corps contre le siens. Le Gryffondor hoqueta et Draco, à quelques centimètres de son visage, vit clairement ses pupilles se dilater. Il sourit d'un air de prédateur.

- Potty, Potty, Potty, souffla l'Éternel contre les lèvres de l'autre jeune homme. Tu ne sais rien de ce que je peux faire~

- Est-ce que... Est-ce que c'est une menace ? S'enquit Harry en s'humidifiant les lèvres, la respiration courte.

Draco sourit un peu plus.

- Plutôt une promesse d'un champs d'action assez... varié, répondit-il avec une voix ronronnante.

Harry déglutit avec difficulté et Draco s'humidifia les lèvres, frôlant au passage celles du Gryffondor, qui gémit piteusement.

- Est-ce que ça marche ? Murmura-t-il d'un air complice.

- Un peu trop, même, haleta Harry sur le même ton, ses mains ayant trouvé refuge dans le dos sur Serpentard, agrippant le tissus.

Draco rit doucement et se détacha rapidement, continuant sa route comme si de rien n'était.

- AH NON ! T'as pas le droit de me laisser comme ça, Draco ! Reviens-ici !

L'Éternel ne lui offrit qu'un clin d'œil par dessus son épaule alors qu'Harry gémissait de désespoir et maugréait contre " Ce Serpent un peu trop Sexy ", Draco riait doucement, le cœur léger.

.*.

Draco se réveilla tout doucement et bailla lentement en se frottant les yeux. Il avait passé une nuit complète très reposante et.. Oh. Derrière lui, un corps chaud était enroulé autour de son dos, un nez dans ses cheveux et des lèvres caressaient doucement la peau de sa nuque. L'Éternel frissonna et esquissa un sourire en bougeant.

- Hm... Il est trop tôt pour se lever, arrête de bouger... murmura une voix tout contre son oreille.

Le Serpentard ne l'écouta pas et continua de bouger, se retournant en ouvrant les yeux. Harry faisait une moue ennuyée, le visage froissé de sommeil et le regard encore brumeux. La main de Draco caressa lentement la hanche du Gryffondor qui frissonna à son touché - et l'Éternel se rapprocha pour passer sa main au milieu de son dos. Le Gryffondor sourit doucement et passa une main dans ses cheveux avant de caresser sa nuque de son pouce.

- Bonjour, chuchota-t-il.

Draco se rapprocha et se glissa contre le jeune homme, enterrant son visage dans son torse.

- 'lut...

Harry rit doucement et enferma Draco dans une étreinte chaude où l'Éternel soupira de plaisir.

- Qui aurait cru que le Prince des Glaces de Serpentard serait aussi câlin au réveil, s'amusa le jeune brun.

Draco grogna un peu.

- C'est le pire surnom que j'ai eu jusque là, marmonna-t-il contre sa peau.

La jambe du Gryffondor se glissa entre les siennes et Draco frissonna.

- Tu d'vrais pas faire ça... Souffla-t-il d'une voix rauque.

Harry ne l'écouta pas et continua de faire voler sa main dans son dos, caressant du bout des doigts le creux de ses reins - et sa cuisse pressa le membre de Draco qui s'était un peu gonflé au réveil. L'Éternel gémit et tenta de rester immobile, mais il sentait le sourire de Harry dans ses cheveux.

- Connard, gronda-t-il en bougeant des hanches, essayant de s'écarter.

Mais le Gryffondor resserra sa prise contre lui et embrassa son front.

- Harry... Murmura l'Éternel. C'est une mauvaise idée... souffla-t-il en déglutissant difficilement.

Le brun embrassa sa tempe et glissa sa main sur ses fesses.

- Pourquoi ? Tu n'as pas envie de moi ? S'enquit le jeune homme dans un murmure.

Draco se mordilla la lèvre et secoua doucement la tête alors que ses hanches se balançaient en avant, se frottant contre la cuisse du Gryffondor.

- C'est toi qui t'inquiétait d'aller trop vite je crois, non ?

Harry cessa ses mouvements, sûrement pour réfléchir.

La veille, Blaise ne s'était pas couché dans leur chambre, Luna l'avait convaincu de faire... Comment avait-elle dit déjà ? Ah oui, faire une pyjama party pour trier les sorts que Draco avait traduit... Hm. Harry avait traîné des pieds pour aller se coucher et avait jeté un regard entendu à Draco, qui avait soupiré en hochant la tête.

Alors le Gryffondor s'était glissé dans son lit. Ils avaient discuté à voix basse, s'embrassant et se découvrant du bout des doigts, sans jamais aller plus loin que des caresses par dessus un boxer. Ils s'étaient endormis dans les bras l'un de l'autre, le cœur apaisé et battant en rythme.

- Je n'ai pas envie de regretter quelque chose, déclara enfin Harry, la voix brisée.

Draco fronça les sourcils et s'écarta pour jeter un coup d'œil au Gryffondor.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? S'enquit-il.

Mais Harry évita son regard, fixant le plafond. Draco haussa les sourcils en voyant le regard brillant du jeune homme, comme s'il était à deux doigts d'éclater en sanglots. Inquiet, Draco se redressa dans le lit, faisant glisser le drap sur le torse du jeune homme, et attrapa doucement le menton de Harry pour tourner son visage vers lui, le forçant à le regarder.

- Hey... Qu'est-ce qu'il y a ? S'inquiéta-t-il.

Harry renifla puis se racla la gorge, secouant la tête.

- Rien, c'est juste...

Il se tut.

- Harry... murmura Draco en se penchant sur lui.

L'Éternel caressa doucement sa joue de son pouce.

- Tu peux tout me dire, tu sais...

Le Gryffondor s'humidifia les lèvres en faisant courir son regard sur le visage de son désormais petit-ami. Doucement, il passa sa main sur son torse et remonta dans son cou pour attirer l'Éternel jusqu'à lui, se redressant sur son coude pour l'embrasser.

C'était tendre et doux, faisant gonfler une bulle de chaleur dans le torse de Draco. Se dernier se pencha et s'allongea à moitié sur le jeune homme, qui le serra contre lui, ses grandes mains chaudes dans son dos, voyageant contre sa peau, laissant des traînées de feu agréable sur son épiderme.

- Ne détourne pas mon attention comme ça, souffla Draco tout contre ses lèvres.

Harry souffla un rire et mordilla doucement sa lèvre inférieure - avant de passer sa main dans ses cheveux en lâchant un soupire.

- Je m'inquiète, avoua-t-il enfin à mi-mot.

Draco se redressa et haussa un sourcil.

- Comment ça ?

Harry haussa les épaules, l'air gêné et abattu.

- La guerre. Je...

Il soupira.

- Maintenant qu'on est plus à Poudlard, c'est inévitable - ce n'était déjà pas la joie avant, mais maintenant...

Il ferma les yeux et se frotta le visage. Draco soupira à son tour et se rallongea, posant ses mains sur le torse du Gryffondor et son menton par dessus, ne quittant pas son visage du regard.

Harry rouvrit un œil et haussa un sourcil. Sa main quitta son visage pour caresser les cheveux de Draco, puis il la posa entre ses omoplates.

- C'est très idiot, hein ? Je veux dire, depuis que j'ai un an, il essaye de me tuer. Tous les ans, à Poudlard, je risque ma vie. Et c'est seulement maintenant que je m'inquiète...

- C'est normal... Souffla Draco en bougeant un peu ses doigts sur le torse de Harry.

Le Gryffondor esquissa un sourire.

- J'ai juste envie de... de profiter le plus possible de mon temps avec toi, déclara-t-il enfin à mi-voix.

Draco observa avec une certaine tendresse les pommettes du jeune homme se teinter de rose tendre. Harry était adorable ainsi, même si cela se voyait qu'il avait peur. Et Draco ne pouvait que comprendre son sentiment, parce que lui-même avait la gorge serrée en pensant à l'affrontement avec Voldemort qui arrivait.

Harry méritait une vie calme, posée et agréable ; pas de devoir commettre son premier meurtre à dix sept ans. C'était de la légitime défense, certes, mais tout de même. Pour quelqu'un comme Harry, une vie restait une vie, aussi noire et odieuse soit elle. Alors Draco étira son cou et l'embrassa à pleine bouche, faisant glisser la pulpe de ses doigts le long de sa peau, lui arrachant un souffle un peu haletant ainsi qu'un frisson.

- Rien ne m'arrivera, je te le promets, murmura-t-il en faisant glisser ses lèvres dans son cou.

Harry attrapa quelques mèches de ses cheveux pour tirer dessus, soufflant un gémissement quand Draco mordilla sa peau.

- Je te fais confiance, souffla-t-il, bougeant des hanches pour les faire se frotter à celles du Serpentard. Ce sont tous les autres qui m'inquiètent, avoua-t-il enfin.

Draco ferma les yeux et soupira.

- Il ne faut pas me dire des choses comme ça, gémit-il.

Harry souffla un rire en passant une main dans ses cheveux.

- Désolé si ça te dérange, mais c'est la vérité. Je ne vais pas mentir sur ce que je ressens pour toi.

Draco s'enterra dans le torse du Gryffondor en maudissant son existence.

- Si, tu vas le faire, parce que ça me fait sentir tout mou à l'intérieur, une vrai guimauve au feu de bois, toute dégoulinante de trop d'émotions et j'ai juste envie de t'enfermer dans une tour avec des barrières anti-transplanage et que tu restes bien à l'abri et je déteste ça, gronda-t-il d'une traite.

Harry se figea et Draco n'eut même pas le temps de soupirer face à sa bêtise d'avoir été trop rapide ou peut-être trop sincère, l'émotion bloquant sa gorge ; Le Gryffondor le serra contre lui, si fort, comme s'il voulait se glisser dans sa peau, et inversa leur position, pesant lourd sur le Serpentard, l'épinglant au matelas.

Le baiser qu'il lui offrit n'avait plus rien à voir avec leur quelques touches innocentes qu'ils s'étaient offertes jusque là - c'était si puissant, si grand, comme l'explosion d'une étoile, la création d'une vie, la mort d'un trou noir. Draco laissa Harry faire tout ce qu'il voulait de lui, se gorgeant de sa présence, de son touché, de sa peau et de son odeur comme l'homme perdu dans le désert face à un minuscule point d'eau qui sera sa perte.

Le monde aurait pu s'écrouler autour d'eux qu'ils n'en auraient eu que faire, si perdu dans les limbes du plaisir qu'ils étaient. Ils en voulaient toujours plus, n'en auraient jamais assez ; ne seraient jamais rassasié de l'autre, ils n'avaient pas eu le temps de l'être et le Temps leur avaient tant prit.

.

Les membres douloureux, Draco cherchait à retrouver son souffle. L'euphorie parcourait toujours toutes les cellules de son corps, ses muscles tremblaient agréablement et s'il frissonna de froid un instant, Harry le serra un peu plus contre lui, mêlant de nouveau leur chaleur. Le drap rêche collait à la sueur de leurs corps enlacés, et sentir la peau nue du Gryffondor contre la sienne valait tout les Gallions d'or du monde était le Monde pour Draco. Les lèvres d'Harry trouvèrent sa tempe alors que ses doigts caressaient sa peau encore malmenée quelques instants plus tôt. Le Serpentard se blottis un peu plus contre son désormais amant et ferma les yeux en soupirant d'aise.

- Je suis amoureux de toi depuis des années, murmura Harry.

Sa voix était si basse que si ses lèvres du Gryffondor n'avaient pas été si près de son oreille, Draco n'aurait rien entendu. Il rouvrit les yeux, fixant le vide et n'osant bouger, la respiration bloquée dans la gorge. Harry bougea contre lui, pressant ses lèvres sur son front en passant un bras autour de son cou, sa main dans ses cheveux - appuyant sa tête contre son pectoral en passant son nez dans ses cheveux. Draco se laissa faire, balançant son bras droit autour du torse d'Harry, s'allongeant à moitié sur lui. La main gauche du Gryffondor trouva la sienne et il la serra doucement, caressant sa peau de son pouce.

- Merlin seul sait quand ça s'est passé, rigola le brun dans un souffle, mais je l'ai réalisé l'année dernière... Ça m'est tombé dessus comme une chute de pierre.

Draco, pas sûr de sa voix et pas sûr de ce qui ce passait réellement à cet instant - par la Sainte-mère, était-il en train de rêver ? - il n'osa bouger ou même respirer.

- Je venais de perdre mon parrain et... la seule chose à laquelle je pensais, c'était que tu allais devenir un mangemort, comme ton père. Et... Je sais pas, dans ma tête, c'était comme si tu me trahissais et...

Il prit une petite inspiration.

- J'ai flippé. Ça m'avait semblé si... Si soudain, que j'ai flippé. J'étais sûr que tu m'avais ensorcelé, j'ai passé toute l'année à te pister, pour trouver une preuve...

- Je sais...

La voix brisée de Draco était plus basse encore que celle d'Harry, et le Gryffondor caressa doucement sa nuque.

- Ah oui ? Chuchota-t-il.

- Ce n'est pas comme si tu étais très discret, tu sais, rit-il doucement.

Il ferma les yeux et prit une inspiration tremblante. Le Serpentard pressa la peau qu'il y avait sous ses doigts, s'agrippant à Harry comme s'il allait disparaître dans l'instant. Son amant dû sentir son trouble - ou peut-être ses tremblements - car il roula sur son côté droit pour l'attirer contre lui, embrassant ses paupières clauses.

- Désolé, je suis désolé, lui murmura-t-il comme une litanie. Je n'aurais pas dû te le dire, je suis désolé...

Mais Draco secoua la tête et l'embrassa plutôt pour le faire taire. Il n'avait jamais espéré pouvoir entendre ces quelques mots dans la bouche d'Harry – pas en tant que Draco Malfoy, dans cette vie, c'était... C'était inespéré. Terrence le lui avait murmuré, ou plutôt l'avait-il murmuré à l'oreille d'un Lucian alanguit sous les draps, où ils riaient comme des enfants pour s'aimer comme des adultes - Mais Harry ? Dieu qu'il aimait Harry. Durant toutes ses vies jusqu'à aujourd'hui, il avait espéré retrouver le Terrence dans les mimiques, dans les paroles et dans le regard de ceux qu'avaient été son ancien amant ; mais aujourd'hui était bien la première fois qu'il aimait réellement la réincarnation de Terrence. Ils étaient la même personne, oui ... ou presque. Et c'était ce presque qui l'avait fait tomber amoureux aussi profondément que la première fois.

- Tu es la seule chose qui me semble vrai aujourd'hui, lui murmura le Gryffondor contre ses lèvres.

Draco frissonna et l'embrassa de nouveau, plus légèrement, un sourire se dessinant sur ses traits sans qu'il ne puisse le combattre. Mais Harry n'en avait pas fini.

- Je m'en suis voulu, de ressentir tout ça pour toi alors que je sortais avec Ginny ; après tout ce que tu nous avais fait vivre durant toutes ces années, je n'arrivais pas à comprendre pourquoi je t'aimais - c'était insensé...

Harry soupira d'aise et Draco rouvrit les yeux pour observer son visage un instant. Le Gryffondor le regardait avec une telle tendresse que c'en était presque douloureux... Il sourit un peu timidement, le cœur battant.

- Et au final, tu es là... murmura de nouveau le jeune homme. Avec plus de secret que toute l'Angleterre réunie, et plus j'en découvre sur toi, plus je tombe amoureux de toi, encore et encore, et encore...

Draco rit doucement alors qu'Harry l'embrasait à chaque mot. Le Serpentard passa ses bras dans son dos pour l'attirer au dessus de lui, qu'il pèse lourd sur sa personne, qu'il l'enferme dans une étreinte éternelle où plus rien n'existerait si ce n'était qu'eux. Contre ses lèvres, il sentit Harry ouvrir la bouche pour parler de nouveau, son corps glissé contre le sien, mais Draco posa doucement ses doigts sur sa bouche.

Le jeune homme n'avait pas besoin de se justifier. Ils étaient tous les deux enfermés dans leur petite bulle de douceur et de tendresse, où ils pouvaient être les amant passionnés et amoureux qu'ils étaient - et qu'importe s'ils allaient trop loin, et qu'importe s'ils allaient trop vite et que personne ne cautionne ce qui les liait ; Draco était bien au dessus de tout cela et Harry... Harry était Harry.

- Je veux juste...

- Chuuuut, lui intima l'Éternel en fronçant doucement les sourcils.

Harry lui sourit et se coula contre lui.

- Tu ne m'en veux pas ? S'enquit-il d'une petite voix, comme un enfant timide prit en faute.

Draco, qui passait et repassait sa main dans ses cheveux, sourit doucement et embrassa sa cicatrice, cette même cicatrice qu'il avait en horreur mais qui faisait partie intégrante du Gryffondor.

- Pour quoi, pour faire ressortir tout ce qu'il y a de plus Poufsouffle en moi ?

Harry renifla un rire, faisant vibrer tout son corps contre l'Éternel.

- Je crois que je pourrais survivre, souffla Draco à travers son rire, le nez dans ses cheveux.

Il sentit le Gryffondor bouger contre lui, enfouissant son nez dans son cou en soupirant d'aise.

- Je suis un grand romantique, ronronna-t-il contre sa peau.

Draco ferma les yeux et secoua doucement la tête, amusé.

- J'avais cru comprendre, oui.

- J'ai juste besoin de toi pour ne pas me perdre...

.

" Ils ont quinze ans, ils viennent de se rencontrer. Ils sont dans une forêt quelque part, Merlin leur avait dit de faire équipe pour s'en sortir. Mais Terrence veut partir seul, et Lucian n'a pas l'habitude des forêts.

- J'ai juste besoin de toi pour ne pas me perdre !

- Mais mets-toi un sort de localisation, Perezo !

Lucian fusille Terrence du regard, sous le regard exaspéré de Vanieta alors que Marie soupire bruyamment. Ce n'est pas comme ça qu'ils vont se sortir de cette forêt, c'est sûr. "

.

" Ils ont dix-huit ans. Merlin est partit avec Vanieta et Marie, laissant Terrence et Lucian seuls. Ils se découvrent du bout des doigts dans la pénombre, l'alcool glissant dans leur gosier comme de l'eau - ils redécouvrent le plaisir de la chaire sous la main de l'autre, et la nuit les emporte.

- Je vois rien, c'est une horreur !

- Tu as trop bu, surtout.

- J'ai juste besoin de toi pour ne pas me perdre !

- ... Mets-toi un sort de localisation, idiot ! Éclate Lucian de rire.

Terrence lui frappe l'épaule puis l'embrasse, les lèvres ayant le coup de l'hydromel. "

.

" Ils ont vingt-ans, et Terrence est en train de mourir dans les bras de Lucian. Un reste de l'armée de Morgana les a attiré dans un guet-apens, et si Lucian avait été un peu plus concentré, Terrence ne se serait pas interposé pour prendre la lame qui lui était destinée.

- Hey, hey, ne t'endors pas, d'accord ?

- Lu, j'ai froid... rit Terrence, le regard trouble.

Lucian secoue la tête, une main appuyant sur la plaie sanglante, l'autre posé sur la joue de Terrence. Il se penche sur lui, tente de capter son regard.

- Terry, reste avec moi, lui murmure-t-il, la voix pleine de sanglots.

Terrence cligne des yeux.

- Tu pleures, s'étonne-t-il d'une voix lointaine.

Ses couleurs quittent son visage au rythme du sang qui quitte son corps. Lucian secoue un peu plus la tête, le visage déformé.

- Tu n'as pas le droit, tu... J'ai juste besoin de toi pour ne pas me perdre ! Tu t'en souviens, hein ?

Terrence rit de nouveau.

- Mets-toi un sort de localisation, murmure-t-il, une lueur espiègle dans les yeux.

La lueur s'éteint et son cœur s'arrête, juste comme ça. "

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Draco ferma les yeux en resserrant sa prise sur le Gryffondor.

- Mets-toi un sort de localisation, idiot, murmura-t-il d'une voix brisée.

Harry fredonna contre lui, retombant dans le sommeil. Et Draco ne pu que le serrer un peu plus contre lui, priant de pouvoir le garder à l'abri, de pouvoir le garder sauf, pas comme avant.

.*.

Draco évita un sort un peu trop vert à son goût et ferma le poing pour tirer son bras en arrière, attirant le sorcier à lui - et d'un geste fluide, planta son poignard dans sa gorge. Il ne prit pas le temps de vérifier s'il était bien mort, laissant son regard dériver sur le champ de bataille, le cœur battant la chamade.

Ils étaient là depuis... Depuis bien trop longtemps. La nuit était sombre, ils avaient fait au plus vite. L'Ordre avait retrouvé Sturgis Podmore deux jours plus tôt et ce dernier avait déclaré sous veritaserum que Voldemort était sûr de pouvoir traduire le journal. Draco se doutait bien qu'il ne le pouvait, qu'il n'avait aucun moyen de réussir à décrypter la langue de Barriard, mais pour éviter tout risque, Dumbledore avait décidé de passer à l'attaque. Ils avaient choisis un soir de nouvelle lune, là où les loups étaient les moins actifs. Ils avaient dû faire face à des sorciers plus ou moins puissant mais au moins, les risques de contaminations avaient été évités.

Ils s'étaient rapprochés des limites de protections de Poudlard, l'Ordre formait une plus grande armée que Draco ne l'aurait pensé aux premiers abords ; puis ils avaient attaqué. Certaines personnes avaient réussi à pénétrer le château pour récupérer et sauver les enfants qui étaient revenus à Poudlard cette année, ceux qui voulaient être sauvé bien sûr. Mais l'affrontement éclata dans le parc, nappant rapidement l'herbe sombre du liquide vital à chaque être.

Draco avait perdu Harry de vue depuis bien trop longtemps pour sa santé mentale mais il faisait face, ses anciens réflexes de combattant refaisant surface et lui ayant sauvé la peau plusieurs fois déjà.

Et il avait depuis quelques temps déjà abandonné l'idée d'utiliser sa baguette. Ce petit bout de bois était très pratique pour certains sorts, augmentant la précision et s'accordant parfaitement avec les sorts de cette génération - mais Draco n'avait pas besoin de faire dans la dentelle, pas aujourd'hui. Il n'avait qu'une seule chose à faire : défendre sa vie, défendre celle des trois autres Âmes éternelles et protéger le plus de monde possible. Certes, cela faisait trois choses, mais cela revenait au même.

Un éclat rouge le percuta et il lâcha un cri de douleur en tombant au sol, le corps parcourut de spasmes douloureux le temps d'un instant avant qu'il ne reprenne le dessus. Ce n'était pas comme si Draco était insensible au doloris, mais il avait eu de nombreuses années - que dires, des siècles même - pour apprendre à compartimenter son corps et son esprit, comme une sorte de méditation consciente. Même s'il n'est pas conscient de la douleur, son corps se crispe sous les spasmes et son visage se tord, mais il va bien. Et tant qu'il sera ainsi, il ira bien.

Sa magie tressauta hors de son corps, l'enveloppant dans une étreinte douce et lumineuse qu'il était le seul à pouvoir percevoir - quoique les trois autres Damnés auraient pu s'ils avaient été présent et s'ils avaient fait attention - ; elle glissa sur lui comme une seconde peau, faisant dévier le sort à quelques mètres de lui. Il s'écroula sur le sol quand sa magie réintégra brutalement son corps. Il haleta, son sang et sa magie battant brutalement à ses oreilles.

Il releva la tête, le cœur battant et la respiration sifflante, pour voir son père se rapprocher de lui, la baguette tendu devant lui, appréciant un peu trop la situation. Le visage déformé par un sourire où transperçait toute sa folie, il ricana en s'arrêtant à quelques mètres de son héritiers.

- Draco, Draco, Draco... Tu as été d'une telle déception depuis ta naissance... Pourtant, je n'aurais jamais du attendre tant venant d'un être aussi insignifiant que toi.

Draco fixa son père et sous son regard ébahis, commença à rire.

- Tu n'as jamais compris, n'est-ce pas ?

Lucius fronça les sourcils en l'observant et Draco ferma les yeux en riant un peu plus fort.

- N'as-tu jamais vu comment les gobelins me regardaient, Lucius ? Ou encore tout le respect que les Elfes bodaghs, les Elfes de maisons comme tu aimes les appeler, m'ont toujours octroyé, a moi et non par peur de toi ? N'as-tu jamais sentit l'étrangeté de ma magie ? N'as-tu jamais compris que je ne t'appartenais pas, et que j'avais fais de toi tout ce que je voulais ? Tu ne sais toujours pas qui je suis! – il rigole d'autant plus- Quelle pitié que d'être né en tant que ton fils, ricana-t-il en redressant le torse. Tu n'es qu'un enfant avec un bout de bois et une petite connexion avec la Sainte-Mère et soudainement, tu te crois tout puissant, cracha-t-il sur le sol avec un sourire ensanglanté. Tu es si petit, si... insignifiant... termina-t-il par susurrer.

- Que racontes-tu donc là ?! Pestiféra Lucius en resserrant sa prise sur sa baguette. Tu es celui qui est pathétique, Draco !

- Et devine ce que tu ne sais pas encore ?

Lucius le fusilla du regard, les pupilles dilatés et les membres tremblant. Draco rit.

- Il ne faut jamais me laisser parler, souffla-t-il en hachant chaque mot avec un sourire machiavélique.

Sa magie calmée et de nouveau opérationnelle crépita dans des doigts et la dose d'énergie qu'il déploya sur son géniteur suffit à faire sauter les maigres protections qu'il avait sur lui, qu'à griller les amulettes qu'il portait, créant un trou de la taille d'un ballon de football dans sa poitrine, un trou fumant et définitif.

Peut-être que Draco appréciaun peu trop retirer la vie à ce ramassis de chaire humaine.

Mais pour sa défense, il ne méritait pas mieux, et Draco n'avait pas vraiment le temps de vérifier que ses compétences en tortures étaient toujours d'actualité.

Il observa donc le corps désormais sans vie de Lucius Malfoy tomber mollement sur le sol, un visage surprit et choqué comme masque mortuaire éternel.

- Je t'ai eu. Connard, souffla Draco.

Avec des gestes calculés et très lents, il se redressa doucement sur ses jambes tremblantes et ferma les yeux le temps d'un cours instant. Sa magie battait à ses oreilles, reprenant sa place originelle. Ce n'était jamais agréable que de la faire sortir de soi, la faire totalement sortir de soi, qu'il n'y ai plus aucune goutte de magie en lui - même si cette démarche, aussi courte fut-elle lui avait sauvé la vie.

Quand il rouvrit les yeux, il sursauta et réagit d'instinct en voyant Hermione à quelques pieds se faire torturer par une Bellatrix Lestrange très en forme. Il la fit reculer avec une impulsion magique, puis accourut après avoir récupérer la baguette de Lucius. Peut-être allait-elle lui servir pour... Pour quelque chose, valait mieux prévenir que guérir, surtout maintenant. D'autant plus que la baguette de son géniteur lui avait toujours parfaitement répondu - peut-être parce que la magie ancestrale qu'il usait était plus malléable que celle trop structurée des sorciers d'aujourd'hui.

Coude à coude, Draco et Ron repoussèrent les assauts des deux Lestrange, Rodulfus et le Weasley ayant tous deux accourus en voyant leur moitié en danger.

Quelque part sur le terrain retentit le rire de Voldemort, suivit par un flash de lumière qui les éblouit tous, quelque soit leur camp. Le temps sembla s'arrêter, puis se détendre avant de se remettre à s'écouler.

Draco reprit contenance un peu plus rapidement que les autres et se débarrassa de Rodulphus en le tuant avec la baguette de Lucius. Ron et Molly Weasley s'acharnèrent sur Bellatrix et l'Éternel leur laissa. Il se mit à courir, balançant des sorts tout autour de lui, désarmant des mangemorts au hasard et balançant des sorts de protections sur les aurors et autre membre de l'Ordre.

Il avait un mauvais pressentiment, cette lumière ne lui disait rien qui vaille alors il cherchait à se rapprocher le plus possible de là où avait percé le rire de Voldemort.

Il les trouva enfin, face à face, encerclés par d'autre combat qui s'organisaient autour d'eux comme pour leur laisser une place monumentale pour se détruire. Et Voldemort riait, riait de voir chaque sorts qu'ils lançaient sur l'autre se rencontrer entre eux pour créer des explosions de couleurs, sans jamais toucher l'autre. Draco avait déjà vu une fois ce phénomène, et il grimaça. L'intense lumière qui les avait tous immobilisé pendant un instant provenait de la rencontre de deux sorts puissants provenant des deux sorciers. Des baguettes sœurs. Et deux baguettes sœurs ne pouvaient aller à l'encontre de l'autre.

Pourquoi Harry/Terrence/Salazar ne faisait jamais comme tout le monde ?!

Un sorcier - qu'importe de quel camp - fut projeté au beau milieu de l'affrontement, et Harry en profita pour reprendre son souffle.

- Harry ! Hurla Draco.

Le Gryffondor était comme lui, c'était une âme éternelle, c'était Terrence. Et dans un combat comme celui là, Harry devait sans doute utiliser la magie ancestrale, celle qui s'accommodait sans soucis aux baguettes que les sorciers utilisaient aujourd'hui, celle qui contournait les points faibles et les contraintes. Alors sans y réfléchir à deux fois, quand Harry l'aperçut, Draco lui lança sa baguette, serrant celle de Lucius dans son autre main. Le Gryffondor l'attrapa et haletant, lui offrir un petit signe de tête en reconnaissance. Puis l'un comme l'autre se détournèrent pour se replonger dans leur combat.

.

Draco assista malheureusement à la mort de Remus Lupin, qu'il ne pu empêcher. Fenrir Greyback, malgré l'absence de pleine lune, avait toujours ses attributs lupins, et quand l'ancien professeur de Défense avait voulu faire payer à ce Loup garou ce qu'il lui avait fait dans sa jeunesse, ce dernier avait prit un malin plaisir à le torturer de ses griffes et de ses crocs avant de lui asséner le coup fatal. Draco était intervenu et avait tué Fenrir mais malheureusement, Remus n'avait pas survécu à ses blessures. L'Eternel était resté à ses côtés et Remus avait réussit à rester conscient jusqu'à ce qu'ils entendent un cri de victoire, leur cris de victoire.

Voldemort était mort, Harry l'avait tué.

Il eu un moment de suspend, où les survivants eurent du mal à réaliser ce qui se passait ; où les mangemorts refusaient d'abandonner et où l'Ordre n'osait y croire. Puis les nouveaux cris de victoires, les pleurs de soulagement, ceux de tristesse en découvrant les blessés et les morts.

Draco se laissa tomber au sol, la terre imbibée de sang trempant son pantalon.

Il était lessivé, son noyau magique presque drainé. Draco ferma les yeux et soupira de soulagement. C'était enfin terminé.

Il entendit les gens acclamer Harry, alors l'éternel se redressa, les membres tremblants, pour voir son amant. Ce dernier était entouré d'un tas de personne qui cherchait à toucher Celui-qui-venait-de-vaincre, souriant d'un air un peu gêné. Il cherchait quelqu'un du regard et Draco frissonna en espérant que ce soit lui peut-être.

Leur regard se croisèrent et Harry lâcha un visible soupire de soulagement, les yeux pleins d'espoir. Sans le quitter du regard, il se défit de la prise des vaincues de ce qui sera appeler plus tard La Chute, et commença à avancer vers lui. Draco le laissa venir, tremblant. Harry ne s'arrêta même pas quand Hermione l'apostropha, traversant le parc à grandes enjambées. Il parcourut les derniers mètres qui les séparaient en courant et le percuta pour l'enlacer. L'air quitta les poumons de Draco qui fronça les sourcils en refermant ses bras autour de lui, soucieux mais souriant. Harry l'embrassa alors, encore et encore, ses lèvres, ses joues, se gorgeant de l'odeur de sueur de son cou en tremblant.

- Tu es là... Tu es là, tu es bien là, marmonnait-il en le serrant fort contre lui.

Draco ferma les yeux et soupira d'aise en le tenant tout contre lui.

- Oui, je vais bien, tout va bien, c'est fini ; chut, je suis là... Lui murmura-t-il à l'oreille.

Harry, les bras autour de son cou et une main dans les cheveux, tremblait contre lui.

- Je suis désolé...

Draco rouvrit les yeux, terré contre son épaule, pour froncer les sourcils, perdu.

- Pourquoi ? S'enquit-il à voix basse.

Harry resserra un instant sa prise sur lui, comme un naufragé à son rocher.

- Dumbledore et moi, on vous a menti... Je t'ai menti, je suis désolé...

- Harry, tu me fais peur... Explique moi ce qui se passe !

Le serpent perfide de la terreur commença à faire son chemin en lui et il s'accrocha à Harry pour ne pas défaillir. Ce dernier se recula juste assez pour l'embrasser violemment, lui ouvrant la lèvre au passage.

- L'autre jour... Quand je te disais que j'avais peur de ce qui pourrait se passer... Commença-t-il d'une voix brisée. C'était plus que j'avais peur de ce qui allait indubitablement se passer. Quand je te disais que je voulais passer le plus de temps possible avec toi, je mentais ; je voulais passer mes derniers instants avec toi, souffla-t-il, posant son front contre le siens.

Draco sursauta et attrapa le visage du Gryffondor pour le forcer à le regarder, mais Harry gardait obstinément les yeux fermés.

- Harry... Qu'est ce que tu me racontes... Paniqua-t-il, la voix tremblante.

- Les horcruxes... Voldemort ne s'en est jamais rendu compte, mais il n'y en avait en fait pas sept, mais huit. Son âme était instable et le soir où j'ai survécu, une partie d'elle s'est accroché à la mienne. J'étais son huitième horcruxe... Souffla-t-il.

Draco gémit et commença à faire courir ses mains sur lui, palpant ses membres à la recherche d'une blessure fatale. Mais Harry n'avait rien.

- Comment.. Comment... haleta-t-il, la gorge encombrée d'un énorme nœud.

- Je vais bien, je te le promets, je me suis sacrifié et il a détruit l'horcruxe en voulant me tuer pour de bon, murmura le Gryffondor.

Il l'embrassa de nouveau, plus calmement et tendrement, cajolant sa lèvre malmenée plus tôt.

- Tu le savais depuis le début, que tu aurais à mourir pour détruire définitivement Voldemort, gémit Draco en frappant faiblement son torse, tremblant. Espèce d'enfoiré...

- C'était le seul moyen. Et je te voulais avant, j'ai fait... J'ai été égoïste, pour la première fois j'ai été égoïste, s'amusa Harry.

L'Éternel le frappa de nouveau avant de le prendre contre lui, voulant être parfaitement sûr que c'était bien lui qui était là, qu'il l'enlaçait pour de vrai, que ce n'était pas seulement d'un dernier écho avant qu'il ne se dissout. Mais la chaleur de Harry entre ses bras, son cœur qui battait contre le sien, un écho ne faisait pas ce genre de choses, un écho n'était pas aussi... Vrai. Et la meilleure des illusions ne pouvait recréer la magie de Harry qui caressait la sienne comme elle le faisait en cet instant.

Seulement à ce moment, Draco se permit de souffler de soulagement. Il le serra de nouveau contre lui, enfouissant son visage dans son cou.

- Mais tu vas bien... Tout va bien maintenant, n'est ce pas ?

Il sentit Harry passer son nez dans ses cheveux et sourire contre son crâne.

- Oui, je vais parfaitement bien, Voldemort est définitivement mort, les derniers mangemort sont en train d'être attrapé et j'ai un tout nouveau cycle qui s'offre à moi, murmura-t-il contre sa tempe.

Oui, c'était définitivement terminé et...

Draco se figea.

Quoi ?

- Qu'est-ce... Qu'est-ce que tu as dit ? Haleta-t-il dans un murmure en rouvrant les yeux.

Harry rit contre lui et le serra un peu plus fort.

- L'horcruxe a été détruit et je suis mort.

Il se détacha et prit le visage de Draco dans ses mains pour lui offrir un sourire... CE sourire qui fît battre un peu plus fort le vieux cœur de l'Éternel insatisfait.

- Et je suis revenu, entamant un nouveau cycle.

Harry sourit, cette exact torsion des lèvres, cette même...

- Lu, c'est moi, murmura-t-il, le regard pétillant.

Le cœur de Draco se gonfla et son souffle lui échappa. Toute l'émotion de ces derniers siècles lui tomba dessus et il haleta de douleur ou d'allégresse, les deux sentiments contraires se liant pour le rendre totalement fou. Harry l'embrassa doucement, inquiet, et Draco haleta en lui frappant le torse, les larmes embrumant sa vue.

- Putain Terry ! T'en as mis du temps, gémit-il piteusement.

Harry, sa mémoire toute retrouvée, sourit malicieusement et enlaça son cou.

- Que veux tu, la ponctualité n'a jamais été mon fort, s'amusa-t-il à voix basse. Et puis, j'ai toujours su me faire désirer.

Draco rit entre ses larmes. Les vannes avaient lâché, il était secoué de sanglots douloureux qu'il n'arrivait pas à endigué et Harry le prit simplement contre lui, le berçant doucement en embrassant son front, sa tempe, ses cheveux.

- Je suis là, je ne te lâche plus, je te le promets, lui murmurait-il en caressant son dos et sa nuque.

Au bout de longues minutes à se purger, Draco renifla - quelle élégance, vraiment - et osa enfin embrasser son amant sur la joue, souriant faiblement.

- C'est con...

Harry pencha un peu la tête sur le côté.

- De quoi ? Souffla-t-il, soudainement inquiet.
- Je commençais à en tomber amoureux moi, de Harry Potter, se mit à rire Draco en se passant une main sur son visage pour essuyer ses larmes.

Harry bascula sa tête en arrière et éclata de rire, son corps vibrant puis le serra contre lui.

- Ce que tu peux m'avoir manqué ! Clama-t-il.

Puis il se détacha et l'observa, le regard pétillant et un sourire amusé sur les lèvres.

- Quoi que. Tu t'es déchaîné en tant que Draco Malfoy, s'exclama-t-il.

Draco lui offrit un sourire Serpentard.

- J'ai appris de l'originel, et j'y ai mis tout mon savoir faire.

Son coeur battait si fort dans sa poitrine, son sang battait à ses oreilles, assourdissant, il n'entendait, ne voyait, ne sentait que Harry face à lui, contre lui, son Harry, son Terrence, ce mélange magnifique de ces deux hommes extraordinaires, qui l'embrassa comme s'il n'y avait pas de lendemains. Et pourtant, il y en aurait des dizaines, des centaines, parce que tout était terminé et tout irait bien.

- Harry ?

Les deux Éternels, toujours enlacés, se tournèrent vers Hermione. Ils ne l'avaient pas vu mais elle avait suivit Harry jusqu'à Draco et souriait en les regardant tout deux, heureuse d'être en vie, heureuse d'avoir gagné, heureuse pour eux...

- Qu'est-ce que... Qu'est ce que ça veut dire ? Qu'est ce qui se passe ?

Et elle les avait entendu. Harry sourit en échangeant un regard avec son amant et observa Hermione, une émotion forte dans son regard.

- Ah ça, Hermione, c'est une longue histoire ; Peut être la plus longue de toute.

Oui, tout irait bien.


Et voilà. C'est ainsi que je clos cette histoire :) j'espère qu'elle vous a plus autant que j'ai prit plaisir à l'écrire.

Si vous avez des questions, des zones d'ombres, n'hésitez surtout pas ! Je vous embrasse bien fort, et vous dis à la prochaine :)

Xoxo, 'win.