C'est vrai que le dernier chapitre était court et pas terrible, la suite, encore plus de suspens!

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Chapitre 5 : Venin au clair de lune

Juba, l'espagnol et Hagen enchaînaient les combats dans l'arène.

L'espagnol se glorifié particulièrement. Il était sollicité par la foule, tous les paris étaient misés sur lui, les femmes soupiraient de le voir combattre,… Tant de victoire ne le rendait pas plus arrogant.

Cela lui attira bien des ennuis.

Le principal concurrent de Proximo dans ce bled, était Siphus. Il fournissait les gladiateurs qui devaient combattre contre ceux de Proximo. Il avait eu son heure de gloire en entraînant de jeunes athlètes à Rome. Quand Marcorèle avait interdit les jeux, il s'était expatrié là où l'on voulait bien de lui. Depuis que Proximo avait l'espagnol, il avait gagné tout les combats et amassé beaucoup plus d'argent que Siphus.

Un soir, alors que Méhyt luttait contre des cauchemars, elle se réveilla en sursaut. La chambre était baignée de la lumière de la lune. Toutes les autres filles dormaient à poing fermé. Elle se leva pour boire une gorgée d'eau dans le récipient qui se situé près de la fenêtre. En jetant un coup d'œil, elle vit la cours éclairée par la lumière blanchâtre de la lune. Tout était calme, comme si le temps c'était arrêté.

Soudain, un léger bruissement se fit entendre sur sa gauche. Cela venait de l'ombre de quelques arbres. Elle écouta quelques secondes. Comme rien ne se passait, elle fit mine de partir. C'est alors qu'elle vit clairement une ombre avancer sous les arbres.

Qui était ce ?

Son instinct lui cria de suivre l'ombre. Habillé seulement d'un pagne, la couleur de sa peau était le meilleur camouflage, elle se faufila par la fenêtre et atterrit sans bruit dans la cours.

Plus rien ne bougeait. Elle s'avança d'un pas léger dans l'ombre du mur. Au détour du mur, elle aperçus quelqu'un qui passait par la fenêtre du bâtiment des gladiateurs. Cela aurait pu être une fille pour l'un des gladiateurs, mais, un pressentiment lui dictait de vérifier. Comme elle était fine, elle se glissa entre les barreaux de la porte.

Il faisait totalement noir, et l'endroit résonnait de ronflement.

Méhyt sentit une présence éveillée sur sa droite. Un halo de lumière montrait une silhouette, penché sur une couche. C'était celle de l'espagnol. La silhouette sortit quelque chose de sa poche. C'était long et fin. Lentement, la chose se mit à bouger. Au moment où il allait le lâcher, Méhyt se jeta dans les jambes de l'homme. La chose qu'il tenait entre ses mains était un serpent. Celui ci fut projeté à l'autre bout de la pièce. La silhouette sortit un long poignard recourbé. Méhyt esquiva le coup qu'il lui portait au visage. La capuche qui cachait son visage laissa apparaître un vieil homme. Il tenta de lui trancher la gorge. Résistant tant bien que mal, elle voyait la lame qui se rapprochait dangereusement. Elle envoya un coup de genoux dans le bas ventre du vieil homme. Autour d'eux, les gladiateurs se réveillèrent. Méhyt entendit quelqu'un l'appelés. L'homme en profita pour se jeter sur elle et lui taillader le dos.

Elle tomba et se trouva nez à nez avec le serpent. Ignorant la douleur et le plus vite qu'elle pus, elle saisit la queue du serpent et le jeta sur le vieil homme. Il n'eut pas le temps d'éviter le projectile, et un cri de douleur retentit. En quelques secondes, ses yeux se révulsèrent, son teint devint bleu, et de la bave sortit de sa bouche.

Il finit par tomber, raide mort.

Tous les gladiateurs étaient debout à présent et avaient assisté à la scène. Juba attrapa le serpent par la queue lui aussi et lui fracassa le crâne contre le mûr. L'espagnol regarda la blessure. Elle était impressionnante, mais que superficiel. A présent, le bruit faisait bourdonnait ses oreilles. Elle sentit une cape se poser sur ses épaules. C'était Hagen. Elle lui murmura : « vérifie la lame,… elle… empoisonné… ». La tête commençait à lui tourner. Elle sentait le sang couler le long de son dos. Proximo arriva. Les yeux lançant des éclaires, il contempla le visage du mort, puis son regard se tourna vers Hagen qui tenait Méhyt inconsciente. Puis ce fut le trou noir.

La fièvre la rongea une semaine entière. Elle délirait, vomissait ce qu'elle avalait,… Mais elle s'accrocha. Nuby lui faisait boire des potions pour contrer le poison qu'elle avait dans le sang. Puis, à la fin de la semaine, la fièvre tomba. Trois jours plus tard, elle pouvait de nouveau marcher. La semaine suivante, elle avait totalement récupéré. Pendant sa courte convalescence, l'espagnol et Juba lui firent beaucoup de visites. L'espagnol savait pertinemment que si il était encore en vie, c'était grâce à elle.

Proximo aussi était venu. Elle reprenait des forces, mais il lui demanda que quand elle serait rétablie, elle allait suivre l'entraînement de combat.

Elle lui appartenait, elle était donc obliger d'assurer cette tâche.

Si je ne fais pas attention, je vais finir dans un Colisée avec un glaive dans la main.

Un jour, alors que Nuby lui apportait son déjeuner, Méhyt aperçus une cicatrice sur son flanc gauche. Elle ne dit rien, essayant de se convaincre que ce n'était qu'un hasard. Pendant qu'elle lui tendait un bol de lentille, Méhyt regarda la nourriture… Et si elle était empoisonnée ?

- « Que ce passe t-il ? tu ne te sens pas bien ? » demanda Nuby d'une voix inquiète.

-« Si, laisse le, je vais le manger. Merci ». Elle sortit discrètement de la pièce, la laissant seul. Méhyt ne savait que penser. Elle n'était pas morte jusque là. Elle dédaigna donc les lentilles mais mangea la galette.

On était en début d'après midi, et la chaleur était accablante. La plupart des domestiques s'activaient à de petites tâches dans l'ombre fraîche des palmiers. Les gladiateurs se reposaient. Aussi, personne ne fit attention à elle lorsqu'elle passa la porte du bâtiment. Dans la petite pièce, elle remarqua qu'une tâche de sang maculé toujours le mur. En la voyant, Juba se releva :

- « Tu devrais te reposer ! » remarqua t-il inquiet.

- "Je sais, mais j'ai besoin d'un avis. Voit –tu qui est Nuby ? oui, et bien lorsqu'elle me servait manger, j'ai remarqué une cicatrice sur son flanc gauche. Je crois que c'est elle qui m'a attaqué ".

- Pourquoi t'en voudrais t-elle ?

- Je n'en ai aucune idée, je la croyais mon amie.

- Méfie toi d'elle, à part cette cicatrice, tu n'as pas de preuves. Il se peut même que tu aies rêvé.

Méhyt partit, troublé.
Elle ressentait comme une sensation d'étouffement. Elle avait presque toujours mené une vie nomade, l'inactivité qu'elle avait subits ces derniers temps lui opprimait le cœur. Elle monta sur le toit de la demeure. Le soleil couchant inondé la pleine d'une lumière orangeâtre. L'espagnol était là. Le regard tourné vers le soleil. Elle s'installa à côté de lui, en silence. Après quelques minutes de contemplation, il dit :

Je te remercie pour l'autre jour. Même si j'ai perdu ma volonté de vivre, ton courage est louable.

Pourquoi ne tient tu plus à la vie ?

J'ai,… Ma femme et mon fils ont été assassinés.

Par qui ? Méhyt ne savait pas si il allait répondre. Après un court instant, il murmura

- "Commode"

Méhyt avait vaguement entendue ce nom ces derniers temps. Quand enfin elle comprit elle s'exclama :

-" L'Empereur ! "

L'espagnol ne répondit pas. Sa tête s'emplissait des images de la mort de sa femme et son fils.

Ils continuèrent leur contemplation jusqu'à ce que Nuby viennent la chercher.

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MWAHAHAAHAHHAHAA!!! Est ce qu'elle perd la boule??? Siphus vas t-il contre - attaquer?
Vous le découvrirez dans le prochain chapitre!!!