Merci de votre immense patience. Je dédie ce chapitre à ceux qui prennent du temps pour lire cette histoire et à Elfpray qui est celle qui m'a aidé à retrouver mon inspiration, perdue il y a quelques mois. J'espère que ce chapitre est à la hauteur de vos attentes et je vous promets de me mettre à l'écriture de cette fanfiction avec assiduité prochainement. J'ai l'impression d'avoir changé de style d'écriture : comparée aux autres parties de cette œuvre, celle-là est moins soignée, peut-être un peu plus...brouillon. Encore une fois, j'espère que cela vous conviendra.
* Je passe de Hélène à Séverine de façon à ce que, quand Séverine pense, fait une action, je la nomme Séverine. Mais quand un autre personnage la voit faire quelque chose ou fait une remarque à son propos, c'est Hélène. Je souhaite que vous ne vous trompiez pas.
Au passage, je désirais ajouter que les commentaires sont un soutien qui, de mon point de vue, est inestimable. C'est tellement agréable, de pouvoir communiquer avec son lecteur, échanger sur l'œuvre, avoir de bonnes ou mauvaises critiques qui nous permettent à chaque fois de nous améliorer. J'ignore si cette demande est arrogante et je n'aime pas me dire que je mendie des avis. Mais si vous pouviez ne serait-ce que laisser 1 commentaire, je vous en serais extrêmement reconnaissant-e.
Bonne lecture !
Narcissa Black soupira devant son miroir.
Elle prit son peigne sorcier et coiffa ses cheveux soigneusement. Cette marque était réputée pour lisser naturellement les cheveux et les rendre doux et brillants. Brony Parkinson la rejoignit et, de sa petite voix aiguë et insupportable, s'écria : — Mais quelle tête tu as, Narcissa ! On dirait que tu viens de croiser un détraqueur !
Narcissa savait pertinemment que l'héritière Parkinson n'entretenait des relations amicales avec elle que par pur intérêt personnel. Dès qu'elle montrerait la moindre faille, le moindre le signe de faiblesse, la Serpentarde s'empresserait de s'y faufiler pour exposer le reste sans vergogne. Être irréprochable en permanence pour éviter de se faire dévoiler épuisait Narcissa, aussi elle décida de prendre rapidement congé de sa camarade.
— Je n'ai pas beaucoup dormi. Tu m'excuseras mais je vais aller manger.
Elle sortit des toilettes des filles en songeant que Mimi Geignarde avait rarement été aussi silencieuse. D'un pas rapide, elle entra dans la Grande Salle et se dirigea vers la table des Serpentards. D'un côté, Lucius et le groupe qui l'accompagnait — le suivait — continuellement, les filles du même genre que Parkinson, les Première année qui se regroupaient afin de ne pas paraître trop petits face au reste des élèves et...Séverine. Elle touillait ses céréales en les regardant d'un air morne, ses longs cheveux noirs tressés et ses lèvres roses formant une adorable moue ennuyée.
Narcissa eut une dernière pensée pour la renommée qu'elle devait conserver et s'assit devant elle.
Séverine la regarda, surprise, puis lui fit un grand sourire. Narcissa rougit légèrement.
— Ça va ? Demanda-t-elle, mal à l'aise.
— Oui. Et toi ?
— Je vais bien.
Il y eut un silence, puis Séverine reprit : — Tu as fait la rédaction en Métamorphose ? J'ai eu du mal avec le passage des sortilèges informulés.
— Je l'ai faite, mais je crois que j'ai oublié cette partie...
Narcissa, malgré le fait qu'elle allait surement recevoir une mauvaise note pour cette inadvertance, fut heureuse de pouvoir se confier sans avoir à s'inquiéter pour les rumeurs qui circuleraient dans son dos tantôt.
— Si tu veux, je pourrais t'aider — ou te passer ma copie.
— Tu ferais ça ?
Séverine pencha la tête en souriant timidement : — Bien sûr. C'est ce que font les amies.
Narcissa acquiesça, sentant son cœur battre plus vite.
Sirius Black regarda sa cousine s'asseoir aux côtés d'Hélène Prince. Narcissa avait visiblement cessé de se préoccuper des jugements extérieurs pour profiter de ce(ux) à qu(o)i elle tenait.
Le Gryffondor avait tenté d'approcher Hélène, mais cette dernière, volontairement ou non, parvenait à l'éviter. Durant une semaine, il l'avait cherchée sur la carte du Maraudeur des dizaines de fois par jour, pour accourir et ne trouver qu'un couloir vide. Ces déceptions successives, au contraire de l'apitoyer, renforçaient sa détermination.
James lui avait fait remarquer qu'il ressemblait à une groupie, bien que Sirius ait fortement démenti, à l'aide de coups de coussin bien visés (de plus que ce dernier n'était pas mieux avec Lly).
⸻ Patmol, je t'assure que si tu la suis encore, je te frappe. Assura Remus Lupin, principal concerné des agissements de Sirius puisque seul Maraudeur à le restreindre puisque James n'éprouvait pas une once de culpabilité à l'idée de laisser une pauvre fille se faire espionner et que Peter respectait les actes du grand Sirius quoi qu'il arrive, même s'il se décidait à lui couper une jambe.
⸻ Je ne la suis pas, enfin, Lunard...Protesta mollement Sirius.
Remus, dubitatif, but son verre de jus d'orange d'une traite.
⸻ Pourquoi tu ne vas pas lui parler, tout simplement ?
⸻ Mais pourquoi crois-tu que je la suis ? (Remus retint un sourire triomphant à l'aveu de Sirius) Je cherche à lui parler, bien évidemment ! Mais elle est toujours entourée ou hors de portée...
⸻ Entourée ? Releva Remus. Le grand Sirius Black serait timide ?
Sirius rougit et détourna le regard. Ce qu'ignorait Remus était qu' il ne voulait attirer l'attention de Hélène que pour découvrir la raison de la méfiance qu'il ne pouvait s'empêcher d'avoir à son égard. Il l'en aurait empêché en arguant que Hélène était entrée à Poudlard avec l'autorisation du directeur Dumbledore.
⸻ Pas du tout ! C'est juste que je ne veux pas toucher à ces sales serpents qui l'accompagnent.
⸻ De un, permets-moi de te signaler qu'elle est aussi une Serpentarde. Et de deux, mon cher Patmol, je sais que tu l'as remarqué ; elle est amie avec des Poufsouffles, des Serdaigles et même des Gryffondors.
Sirius grommela une excuse dont Remus ne se préoccupa pas. Il n'avait jamais vu son ami ainsi. Habituellement, il abordait une fille dès qu'elle lui avait tapé dans l'œil, sans hésitation. Il fallait croire que Hélène était différente des autres.
⸻ Tu as raison. Je ne peux pas rester sur la touche.
Remus haussa un sourcil et vit que Hélène discutait joyeusement avec un Serpentard assez proche d'elle. Sirius se dirigea vers la table des Serpentards avec une assurance que Remus, grâce à des années d'expérience, savait fausse. Il tendit l'oreille.
⸻ Salut. Commença Sirius.
Séverine ne s'aperçût pas immédiatement de sa présence, mais après que le garçon à ses côtés lui ait tapoté l'épaule, elle releva le regard. Ses yeux noir d'encre plongèrent dans ceux de ce gris indéfinissable ⸻ un mélange d'orage et d'acier ⸻ et Sirius sentit ses entrailles se remuer. D'un coup, il perdit tous ses moyens et ne sut quoi ajouter. Il enfonça ses mains dans ses poches en prenant un air détaché.
Narcissa, sa cousine, haussa un sourcil.
⸻ Qu'est-ce que tu veux ?
Remus, écoutant attentivement la conversation, sur rapidement que Sirius n'avait aucune idée de ce qu'il allait dire. Et ayant déjà fait l'expérience de l'imagination débordante dont faisait preuve Sirius pour se tirer d'affaire, il s'inquiéta.
⸻ Ça te dirait d'aller au bal avec moi ?
Remus, comme toujours, avait eu raison. L'absurdité que son ami avait débité ne parut pas inaperçue puisque le groupe de Serpentardes ⸻ ou les pies vertes ⸻ à droite d'eux s'arrêta brusquement de parler.
⸻ Pardon ?
L'air stupéfait, Séverine ne put que prononcer ce mot, qui reflétait toute l'incongruité de la demande du Gryffondor. Narcissa eut soudain un éclair de génie.
⸻ Bien sûr. D'ailleurs, ça te dit que vous vous voyiez quelques jours avant, histoire d'apprendre à se connaître ? Proposa-t-elle, une lueur dangereuse brillant dans ses yeux.
Séverine la fixa, surprise. Le changement d'attitude de Narcissa ne pouvait avoir qu'une signification : elle avait un plan. Aussi, Hélène adhéra, espérant qu'elle faisait le bon choix.
⸻ Oui...D'accord.
Narcissa lui sourit, heureuse que Hélène ait rapidement compris.
⸻ Ah euh...Balbutia Sirius, ne s'attendant visiblement pas non plus à une réponse positive.
⸻ On se retrouve à...
Elle se tourna vers l'héritière des Malefoy.
⸻ La bibliothèque. Dix-huit heures. Ça te va ?
⸻ Euh... Parfait, ouais.
Sirius, complètement perdu, retourna avec Remus.
⸻ Qu'est-ce que tu prévois de faire ? Exigea immédiatement de savoir Séverine.
Le garçon qui les accompagnait, Vilicent, gênait Narcissa alors elle sourit d'un air satisfait et marmonna : ⸻ Je t'expliquerai plus tard.
Eglee, lorsqu'elle apprit la nouvelle, fut partagée entre la joie de se dire qu'elle n'aurait pas à se mordre les doigts de jalousie en observant Séverine danser avec quiconque ⸻ Sirius Black n'avait aucune chance de conquérir le cœur de sa meilleure amie ⸻ et la déception de ne pas avoir osé lui suggérer de l'accompagner au bal.
Elle fit face à Séverine et observa ses lèvres. Fines, roses et incroyablement tentantes, elle s'en approcha, armée d'un gloss sorcier repulpant. Elle s'était donnée du mal pour lui donner cette capacité et Séverine l'avait gentiment taquinée, plaisantant du fait qu'elle s'y connaissait tant en sorts de maquillage qu'elle pourrait monter une boutique remplie de ces accessoires beauté.
⸻ Donc...Qu'est-ce qu'elle veut faire ?
⸻ Utiliser Black pour apprendre un maximum des secrets des Gryffondors, et plus précisément, des Maraudeurs.
Eglee n'approuva pas le projet de l'amie de Séverine. Elle avait déjà vécu la honte d'être employée pour ses connaissances et ne tenait pas à faire revivre le même choc à ce Black, même si elle le détestait au moins autant que Séverine.
⸻ Tu ne penses pas que c'est un peu...Cruel ?
Séverine secoua la tête : ⸻ Il l'a amplement mérité. Considère cela comme ma vengeance pour des années d'harcèlement.
Effectivement, les Maraudeurs, un groupe composé de James Potter, Sirius Black, Remus Lupin et Peter Pettigrow, avait longtemps prises pour cible Séverine. Ils avaient un certain penchant pour les humiliations publiques et Séverine, la Serpentarde peu appréciée et impopulaire, contre des Gryffondors célèbres et aimés, n'avait aucune chance.
⸻ Oui...Tu as sans doute raison.
