Je trouve les chats extraordinaires, pas vous ? Ce sont des animaux qui se sont laissés domestiqués par les humains, et pourtant, ils n'en sont pas les esclaves. Je me demande même si les chats n'ont pas réussi à faire des humains leurs serviteurs. En effet, ils ont parfaitement compris qu'en échange de quelques câlins et de jeux, ils pouvaient avoir un abri, de la nourriture et de l'affection. Ils dorment où ils veulent, et ne sont pas obligés d'être tenus en laisse pour aller quelque part. En cela, le chat est le roi des animaux domestiques.
Outre ce genre de détail, cet animal est capable de voir la Mort. Si, si, je vous l'assure, tous les chats sont capables de me voir. Pas en permanence, bien sûr, mais quand je viens pour quelqu'un qui se trouve près d'eux, ils peuvent me voir. Ce n'est pas comme les chiens qui ne voient rien, mais me sentent, et aboient et hurlent à la mort. Je n'aime pas quand les chiens hurlent, ça me donne l'impression d'être mauvaise alors que ce n'est pas vrai. Mais pour en revenir aux chats, ces drôles de bêtes me voient, et se fixent là où je me trouve, en attendant que mon prochain protégé meure. Dans l'Antiquité, et plus particulièrement en Egypte, le chat était considéré comme messager de la Mort et gardien des portes de l'Au-delà. Charmants attribues pour une si petite bestiole, non ?
Et puis, il faut bien l'admettre, vous en connaissez beaucoup des êtres qui ont neuf vies et qui sont maître dans l'art de toujours retomber sur leurs pattes ?
En tout cas, je connais un humain qui a eu droit à une seconde vie. Mais maintenant, tout le souci est de savoir si mon bonhomme saura en être content et surtout, s'il saura retomber sur ses pattes. Après tout, il doit changer certains détails pour que cette nouvelle existence soit plus douce et agréable que la précédente. Vous aussi, vous vous posez les mêmes questions que moi à son sujet ?
Mais qu'est-ce donc que ce sourire mi-timide et mi-sadique qui point sur votre jeune minois ? D'accord, je cesse d'être taquine avec vous et je vais continuer à vous narrer les péripéties de mon contractant lunatique.
"- Fais-le descendre !"
L'homme ouvrit les yeux en entendant une voix connue. Il pensait ne jamais pouvoir la réentendre un jour, encore moins depuis que je lui avais affirmé que sa délicieuse propriétaire ne comptait pas le revoir. Oui, Lily Evans était là, non loin de lui, tête à l'envers.
"- Non bêta, c'est vous qui avez la tête en bas", lui fis-je sur un ton enjoué à l'oreille.
Severus Rogue observa alors son corps et se rendit compte qu'effectivement, il était suspendu dans les airs, tête en bas. Il chercha des yeux sa baguette dans l'espoir d'arranger la situation mais hélas, pour son plus grand malheur, elle était bien loin de lui, presque cachée par la pelouse.
"- Mais certainement", répondit une voix que Severus Rogue détestait cordialement.
L'homme, redevenu adolescent, fixa James Potter avec surprise. Non loin de lui, Sirius Black le fixait, moqueur, baguette levée, prêt à lancer un sort au cas où. Severus eut une fâcheuse sensation de déjà vu, mais il ne put y réfléchir plus longuement, car James avait annulé les effets du sort de lévitation. Severus retomba mollement sur le sol, se jeta sur sa baguette par réflexe, mais fut stoppé dans ses actes par un retentissant :
"- Petrificus totalus !"
Grâce aux « excellents » réflexes de Sirius Black, Severus se retrouva nez à terre, aussi raide qu'une planche. Il venait de comprendre ce qui lui arrivait : la pire scène de sa vie était son point de chute. Du haut de mon arbre, assise sur une des branches les plus solides, je fixais la scène avec un intérêt grandissant. Severus ne pouvait pas me voir dans la position où il se trouvait, mais je devinais ce qu'il pensait de mon petit tour. Je sautais de l'arbre pour me rapprocher de lui, et je remarquais qu'il serrait les dents. Je m'accroupis, soupirais et lui lançais :
"-Quoi ? Vous vouliez arranger votre passé, avoir une seconde chance. J'ai juste choisi comme point de chute un moment critique de votre vie : celui où vous vous apprêtez à perdre l'amitié de Lily Evans. Voyez cela comme l'occasion d'éviter que cela arrive à nouveau."
Je lui souris avec un mélange de malice et de bienveillance. D'accord, je n'ai pas été très gentille avec lui, j'aurais dû le prévenir avant que je comptais le laisser à ce moment précis de sa vie. Peut être aussi que j'aurais pu le laisser un peu plus tôt, histoire qu'il puisse réagir convenablement. Seulement, je vous l'ai déjà dit, je suis joueuse. Et mon contractant a une vie riche en évènements de ce genre.
Soudain, Severus Rogue se retrouva libéré du sortilège qui le bloquait. Tandis que je lui parlais, Lily Evans et James avaient continué à se disputer et la belle jeune fille avait obtenu de James qu'il libère Severus.
"- Et voilà", fit James tandis que Rogue se relevait péniblement. "Tu as de la chance qu'Evans ait été là, Servilus."
Le dit « Servilus » fixa James, puis Lily, et restait incertain sur la conduite qu'il devait tenir par la suite. Dire merci à Lily, c'était reconnaître qu'il ne savait pas s'en sortir seul et les autres serpentards se moqueraient de lui en lui lançant des « il a besoin de l'assistance d'une sang-de-bourbe, quel incapable ». Il ne voulait pas de cela, mais en même temps, il ne pouvait pas ignorer son amie, et encore moins l'insulter.
"- J'aurais pu m'en sortir seul", finit-il par lâcher.
"- Tu pourrais la remercier, sans elle, tu serais encore la tête en bas", se moqua James un peu déçu que son grand ennemi n'ai pas eu plus répartie.
Severus lui lança un regard noir, mais que pouvait-il faire de plus ? Il ne tenait pas à risquer son amitié avec Lily.
"- Si toi et Black, vous ne m'aviez pas attaqué, je n'aurais pas besoin d'avoir à la remercier."
"- Exact", soutint Lily en croisant les bras et en fixant James Potter avec courroux.
"- Quoi ?"
James n'en croyait pas ses oreilles. Lily se tenait face à lui, la mine hautaine, et lui tenait fermement tête pour défendre son ami de serpentard. Rogue hésita puis tira Lily pour lui signifier que ce n'était pas grave et que ça ne valait pas la peine d'envenimer la situation. Je reconnaissais dans ce corps d'adolescent pataud, l'adulte expérimenté et plus réfléchi. Il n'avait pas refait son erreur. Je levais un pouce pour lui montrer qu'il avait bien réagit, mais dès qu'il croisa mon regard, il parut à nouveau fâché. Et bien quoi ? N'était-ce pas ce qu'il voulait ? Je disparus pour le laisser savourer sa première victoire. Severus pensa qu'il était seul à présent, que j'étais partie. Grave erreur. J'ai les pouvoirs d'omniscience et d'omniprésence. Je resterais toujours près de lui, sauf que je serais invisible à ses yeux.
"- Tu es quelqu'un de mauvais Potter", siffla Lily sous le coup de la colère.
"- Quoi ? Et lui alors ? Il étudie la magie noire, il lance des sorts avec ses copains serpentards sur les plus faibles. Je suis quand même meilleur que lui."
Lily se mit à ricaner, se moquant ouvertement de James. Severus craignant le pire, il prit le bras de la jeune fille et tenta de l'éloigner. Mais Lily refusait de partir sans avoir réglé ses comptes avec Potter :
"- Meilleur que lui ? Laisse-moi rire Potter ! Tu te mets les cheveux en bataille parce que tu crois que ça fait bien d'avoir toujours l'air de descendre de son balai, tu te pavanes avec ce stupide vif d'or, tu jettes des maléfices à tous ceux que tu n'aimes pas simplement parce que tu sais le faire… ça m'étonne que ton balai arrive encore à décoller avec une tête aussi enflée. Tu me fais VOMIR !"
Severus Rogue eut là aussi une impression de déjà vu. Quoiqu'il fasse, Lily devait dire ce genre de chose. Une idée absurde lui vint en tête, celle que cette phrase était vitale pour que James Potter réagisse enfin et change de comportement. Severus posa une main tremblante sur sa poitrine, cette pensée lui fit mal, et il se rappela alors ce que je lui avais dit un peu plus tôt : James et Lily étaient âmes sœurs, quoiqu'il dise, quoiqu'il fasse, ces deux là finiraient de toute façon ensemble. Cette révélation le percuta de plein fouet et il lui fallu beaucoup de courage pour ne pas s'effondrer en larme.
Lily tourna les talons et s'éloigna à grand pas, Severus la collant, par crainte de subir des représailles de la part du quatuor gryffondorien s'il trainait un peu trop. Lily fulminait, poings serrés, et faisait bien peu attention au serpentard qui la suivait. Mais cette indifférence de la part de la jeune fille ne blessa pas Severus qui ruminait encore l'affreuse idée que Lily ne lui serait jamais destinée. Il ne pouvait faire que quémander son amitié, et cela était une torture pour son cœur. Il regrettait d'avoir accepté le pacte, de revivre encre cette douleur de ne pouvoir posséder la merveilleuse Lily, de la voir s'éloigner encore de lui en se jetant dans les bras de Potter. Mais au fond, avait-il droit d'empêcher la naissance de l'enfant qui devait éliminer Voldemort ? Il comprit qu'il existait des choses pour lesquelles l'être humains ne pouvait interférer, que le destin de certaines personnes était déjà tracé.
Lily s'arrêta à l'entrée de la salle commune des Gryffondors. Severus avait suivit la belle jusque là sans s'en rendre compte, tant il était perdu dans ses pensées. Il fut un peu surpris de se retrouver là, mais au moins, il était suffisamment loin du quatuor pour pouvoir souffler en paix. D'ailleurs, il était seul avec son amie qui ne semblait pas pressée de passer le portrait endormi de la Grosse Dame. Il en profita donc pour la remercier comme il se devait :
"- Merci de m'avoir aidé. Si tu n'étais pas intervenue, j'aurais encore servi de jouet à Potter et ses amis et j'aurais sans doute subi de grandes humiliations."
Il se souvenait de sa première vie, des humiliations qu'il avait vécues alors. Il réalisa qu'il venait d'échapper à ce moment très difficile, et il en fut heureux.
"- De rien", répondit Lily qui s'appuya contre le mur. "C'est à cela que serve les amis, non ?"
"- Oui, et désolé de ne t'avoir remercié plus tôt, mais je ne voulais absolument pas montrer un instant de faiblesse devant Potter et Black. Ils en auraient été que trop heureux."
"- Oui, j'imagine", fit évasivement la jeune fille. "Je t'avoue que cette rivalité que tu entretiens avec Potter et Black m'agace."
"- Ils ont commencés", se défendit Severus.
"- Est-ce une raison pour leur répondre à chaque fois ? Franchement Sev, je te pensais plus mature que ces deux enfants gâtés."
Severus baissa la tête, honteux, confus. Lui, l'adulte enfermé dans ce corps d'adolescent, se faisait de traiter de gamin par la plus ravissante des jeunes filles. Ce n'était pas une attitude digne de lui. Il s'excusa malhabilement mais Lily leva une main pour lui signifier qu'elle ne voulait pas entendre des excuses.
"- Laisse tomber, je sais bien que tu ne changeras jamais. Je crois que c'est trop tard pour cela."
Cette phrase eut pour effet de le glacer d'effroi. C'était comme un couteau dans le cœur. Il était trop tard pour qu'il change ? Mais, il était justement revenu d'entre les morts pour changer ! Alors, devait-il changer si profondément sa personnalité pour arriver à faire dévier le cours de l'Histoire ?
"- On se revoit ce soir ?"
Severus fut pris de court. La revoir le soir même ? C'était un rendez-vous ? Finalement, pouvait-il avoir l'espoir de sortir avec elle ?
"- Quand ce soir ?"
Son cœur battait la chamade. Pouvait-il vraiment songer devenir son petit ami et faire un pied de nez à Potter ? C'était irréel.
"- Après manger, ça t'iras ? De toute manière, je ne te prendrais que cinq minutes maximum de ton temps, j'ai simplement quelque chose à te donner."
"- A… à me donner ?"
C'était trop beau être vrai, évidemment. Elle ne lui donnait pas un rendez-vous amoureux, elle désirait juste lui donner quelque chose. Ou alors, voulait-elle sous entendre qu'elle voulait lui donner un baiser ? Severus avait du mal à ne pas délirer sur ses fantasmes secrets.
"- Oui, à te donner", répéta Lily." De la part d'une amie, mais comme elle ne pourra pas te le remettre en main propre, elle m'a demandé de le faire pour elle."
"- Et c'est qui cette amie ?"
"- Sev ! Cesse donc d'être si suspicieux !"
Lily leva les yeux au ciel quand elle vit son ami faire une moue méfiante. En fait, Severus était déçu, il s'était un peu trop imaginé des choses entre elle et lui. Il haussa les épaules et accepta les faits.
"- C'est qui alors ?"
"- C'est… un secret", se contenta de répondre Lily devant l'insistance de Severus.
Diantre ! Que cela devenait ennuyeux comme conversation à mes yeux. Mais je ne pouvais pas faire grand-chose pour que les choses bougent. Il ne m'était pas possible d'interférer dans la nouvelle vie de Severus Rogue, alors il me fallait montrer un peu de patience.
Lily fit une légère grimace, très incommodée par la situation. Il était évident qu'elle aurait préféré que la dite amie fasse son don elle-même plutôt que de se servir d'un intermédiaire.
"- Et pourquoi ton amie ne veut pas me donner son « quelque chose » elle-même ? Elle a peur de moi ou elle trouve que je ne suis pas assez bien pour qu'elle daigne se présenter devant moi ?"
"- Pas du tout", répondit aussitôt Lily qui s'attendait à cette question embarrassante. "Ce n'est pas pour te froisser qu'elle ne vient pas d'elle-même, elle est juste en retenue ce soir et qu'elle ne pourra rien te donner en main propre du coup. Elle m'a demandé si je pouvais la dépanner, pensant qu'étant donné que toi et moi sommes amis, je te verrais plus facilement qu'elle."
Les yeux de Severus ne devinrent plus que deux minuscules fentes fixant une jeune fille de plus en plus mal à l'aise. Il semblait essayer de scruter son esprit pour percer le mystère de cette amie inconnue, et de savoir ce qui allait lui être donné. Mais Lily ne lui laissa pas le loisir de fouiller dans ses souvenirs, car elle le salua avant de passer le passage menant à la salle commune des gryffondors en sautillant, laissant Severus à sa solitude et à ses questions. L'adolescent resta perplexe, puis décida qu'il valait mieux pour lui de retourner à sa propre salle commune pour réviser ses cours. Demain, il y aurait de nouvelles épreuves pour les BUSE, et il ne tenait pas à rater cet examen important. Certes il avait ses connaissances d'adulte, mais le serpentard aimait parfaire ses connaissances, et un peu de révision ne lui ferait pas de mal.
Poudlard était comme dans ses souvenirs d'enfance, et avait assez peu changé en fin de compte. Les gens n'avaient pas les même noms, ni les même visages, et certains professeurs étaient encore en activité. De plus, Severus n'était plus professeur, mais simple élève. Le jeune homme soupira, et laissa ses pas le mener vers sa salle commune. Il rencontra assez peu de monde et remercia Merlin de ne pas avoir croisé Potter et sa bande. Mais la difficulté réelle se présenta lorsqu'il arriva devant la gargouille à l'aspect menaçant qui gardait l'entrée de la salle commune des vert et argent. Quel était le mot de passe ? Severus avait beau se creuser la cervelle pour s'en rappeler, mais ce fut à chaque fois un échec. Il en avait connu tant, des mots de passe, qu'il était incapable de dire lequel était le bon pour cette période précise de sa vie.
"- Langue de vipère."
Le jeune Severus se retourna d'un coup, à la fois surprit et désespéré et se figea, yeux écarquillés d'horreur, quand il me trouva à un mètre de lui, toute souriante. J'avais envie de jouer encore un peu avec lui.
"- C'est le mot de passe," précisais-je sur un ton enjoué.
La surprise passée, je vis les joues de mon protéger devenir rouge de colère et ses yeux se plisser de rage. Il pointa un doigt menaçant en ma direction et se mit à vociférer :
"- Ah vous ! Je vous retiens ! D'accord que vous décidiez de mon point de chute mais vous auriez pu vous arranger pour m'envoyer à un moment moins critique et difficile de ma vie. Cela a faillit tourner à la catastrophe."
"- Mais non", fis-je en me retenant de m'esclaffer de rire. "Je trouve, personnellement, que vous vous en êtes bien tiré. Rien que pour cela je me dois de vous féliciter. Vous rendez-vous compte qu'à peine dix minutes après votre retour chez les vivants et dans votre passé, vous avez déjà largement changé votre avenir ?"
Severus blanchit. Il ne pouvait guère nier ce petit détail. En effet, il avait réussi à retourner la situation de telle sorte que Lily et lui soient toujours d'excellents amis, alors que normalement, il aurait du la rejeter, et elle, par la suite, le détester. Le serpentard n'osa pas répliquer, de toute façon pour dire quoi ? J'avais comblé ses souhaits, même si cela comportait quelques inconvénients.
"- Il ne reste plus qu'à continuer sur cette lancée et faire quelques efforts supplémentaires. Le bonheur se mérite voyez vous."
Mon protégé ne répondit toujours pas et je trouvais même qu'il manquait de réactivité. J'allais donc le faire réagir :
"- Comptez-vous aller à ce rendez-vous ? Et désirez vous connaître cette « amie » qui a quelque chose à vous donner ?"
"- Je ne sais pas", répondit-il mollement. "Je pense que j'irais, parce que Lily me l'a demandé et que je ne veux pas lui faire de peine. Mais… qui lui a demandé la faveur de me remettre quelque chose ? Vous le savez ?"
"- Euh… et bien non", avouais-je. "Je connais votre passé, mais étant donné que vous venez de le changer… Normalement, après votre dispute avec Lily, cette dernière aura décidé de ne pas vous remettre ce quelque chose."
"- Mais vous connaissez le passé de tout le monde non ? Vous devez savoir qui lui a demandé cette faveur avant que l'on se dispute ?"
Il était bien moins bête qu'il en avait l'air. Oui, d'accord, en vérité je savais qui avait demandé cette faveur, et ce qu'était cette chose que Lily devait donner. Mais comment dire ? Je trouvais que ce serait plus drôle si je ne lui disais rien et que je le laissais ruminer cela toute une journée.
"- Oui, bon, j'ai menti. Je sais, en fait. Mais je ne dirais rien."
"- Devrais-je regretter d'avoir accepter le rendez-vous ?"
"- En théorie, non. Mais cela dépendra aussi de vous et de la manière dont vous allez le prendre."
Je lui fis un clin d'œil et je disparus à travers le mur le plus proche, laissant un Severus mortifié avec ses questions. Il avait essayé de me retenir, mais la Mort, c'est un peu comme de l'air, impossible à attraper et à emprisonner entre ses doigts.
"- Et je fais quoi maintenant ?"
Les lamentations du jeune homme me firent sourire. Que devait-il faire ? Et bien vivre une vie d'adolescent en essayant de ne pas trop faire de bêtises. C'était sa vie après tout. Il pouvait en faire ce qu'il voulait. Mais Severus, malgré cette deuxième vie, n'était pas un chat et n'aurait pas de troisième chance. Il devait bien faire attention à ce qu'il faisait. Mais déjà, n'était-ce pas une bonne chose que ce bête humain ai apprit à retomber sur ses pieds ? Un jour, juste pour rire, je le réincarnerais en chat, pour voir. Je suis certaine qu'il ferait un félin tout à fait acceptable : indépendant, intelligent, et très capricieux. Un chat noir comme je les aime.
