La moindre petite chose a son importance, que ce soit un regard, un sourire, un geste, un objet ou un être vivant. Derrière un regard ou un sourire, il y a un sentiment. Derrière un geste ou une action se cache une pensée. A travers un objet, une histoire attend d'être découverte. Et dans un être vivant, s'entremêlent tout ceci. Et c'est bien ce qui fait la richesse de toute vie : les sentiments, les pensées, le vécu.

Un rien peu vous faire dévier de la route que vous aviez choisi de prendre, il suffit qu'il surgisse et votre vie s'en retrouve à jamais changé. Mais bon, cela vous l'aviez compris en écoutant mon histoire jusqu'ici. Il a suffit que Severus Rogue se montre plus courtois et lucide envers une Lily salvatrice pour que leur amitié ne soit plus remise en cause. Seulement, il ne pensait pas que ce ne serait pas là le revirement de situation le plus notable. Il va découvrir que le plus petit rien va bouleverser ses convictions. Mais quel rien ?

Vous pensez que je vous embrouille l'esprit avec mes mots, qu'il y a bien assez de questions avec l'amie inconnue de Lily et avec cette mystérieuse faveur qu'elle lui a demandé ? Quel est cet objet à remettre ? Et bien, peut être qu'il s'agit juste du rien dont je vous parlais. Mais pour vraiment comprendre, revenons à notre héros malgré lui.

Severus ne parvint pas à réviser correctement le reste de la journée durant. Il s'était torturé l'esprit en se posant encore et encore les mêmes questions que vous. Il avait passé au peigne fin toutes les connaissances de Lily Evans, mais aucune d'entre elles ne semblaient l'avoir apprécié un jour. Son malaise grandissant m'avait bien amusée, car moi je savais de quoi il retournait. Et pour une fois, Severus aurait adoré que je fusse à ses côtés, à tout lui dire. Il aurait même supporté que je montre taquine avec lui. Mais pour son plus grand désespoir, je lui refusais la faveur de l'éclairer de mon immense savoir. Je vous l'avais bien dit : je suis joueuse et Severus Rogue allait bien souvent me maudire. Mais ce n'était qu'un détail, si à chaque fois qu'un mortel devait me maudire je devais me fâcher, je passerais ma vie à faire la grimace et à me venger. De toute manière, les comptes se règlent à votre mort, et là, je peux vous assurer que je m'amuse. Alors prenez garde à ce que vous dites sur moi.

Durant le repas, il avait peu mangé, malgré les gargouillis persistants de son estomac affamé. Il n'avait cessé de fixer intensément Lily, comme si la regarder ainsi allait lui donner toutes les réponses à ses questions. Cette surveillance acharnée provoqua des moqueries de la part de ses amis serpentards qui plaisantaient en sous-entendant que Severus était amoureux d'elle. Il ne répondit rien, et s'efforça même de les ignorer. S'ils savaient qu'ils étaient en plein dans la vérité… Le jeune homme en eut mal au ventre. Il s'était également demandé s'il devait rester ami avec ses acolytes de serpentard, de futurs mangemorts en puissance. Sachant tout de leur avenir, et de SON avenir, il devinait qu'il avait mieux à faire que de se tatouer une tête de mort crachant un serpent sur le bras, et de servir un maître qui de toute façon allait périr.

Quand Lily eut terminé son repas, elle salua ses amis et camarades de gryffondor et sortit de la Grande Salle. Rien en elle ne suggérait alors qu'elle avait rendez-vous avec Severus. Elle paraissait toujours aussi enjouée et naturelle. Par contre, Severus se montra plus nerveux et pressé. Il avait encore du mal à contrôler ses hormones d'adolescent. Il rattrapa son amie au premier étage, dans une salle de classe vide. Il ne comprit pas pourquoi elle l'avait emmené aussi loin, bien à l'écart des autres, surtout s'il ne s'agissait que de lui remettre un simple objet. Son esprit était déjà bien embrouillé, cela l'acheva de le rendre méfiant.

"- Lily, je peux enfin savoir ce qui se passe ?"

La jeune fille lui sourit avant de farfouiller dans ses poches. Elle extirpa bon nombre de choses, comme des sucreries, un crayon ayant déjà bien trop servi, un bout de papier servant d'anti sèche, et enfin, l'objet de convoitise, un petit paquet tenant facilement dans la main et savamment empaqueté dans du papier kraft. Severus haussa un sourcil, très étonné, et se demanda tout naturellement ce que cachait ce si petit paquet. C'était un rien, pas grand-chose. Alors pourquoi tant de discrétion ?

"- Elle a beaucoup insisté pour que je te le remette au plus vite."

"- Tu ne pouvais pas me donner ce truc tout à l'heure ?"

Il pointa dédaigneusement le paquet du doigt, le fixant comme s'il était piégé. Lily soupira et le mit de force dans la main de son ami.

"- Je ne l'avais pas sur moi, je ne pensais pas te le rendre une fois l'examen écrit de Défense contre les Forces du Mal terminé."

"- Me le rendre ?"

Severus comprit de moins en moins la situation. Ce paquet était destiné à lui rendre quelque chose ? Il jeta un coup d'œil plus attentif et bien plus intéressé que tout à l'heure.

"- Oui, te le rendre", répéta Lily qui guettait la porte avec appréhension. "Mon amie a trouvé ça il y a quelque temps et elle est persuadée que cela t'appartiens. Je ne sais pas ce que c'est, mais elle a dit qu'il fallait te le rendre au plus vite. Ne m'en demande pas plus, je ne suis au courant de rien d'autre."

"- Tu sais son nom, et j'aimerais bien le connaître."

"- Je…"

Pendant un instant, Lily hésita, ne voyant pas l'intérêt de garder ce détail secret. De plus, elle avait délaissé la porte pour plonger son regard émeraude dans celui, plus sombre, de Severus.

"- Elle m'a interdit de te le dire", souffla la jeune fille." Une promesse est une promesse. Ne me demande pas de briser un serment."

Elle fixa à nouveau la porte, de plus en plus inquiète. Severus ne comprit pas pourquoi et il trouva cela suspect. Il fixa à son tour la porte, mais ne vit rien d'extraordinaire.

"- Qu'est-ce qu'a donc la porte pour que tu la regarde sans arrêt ?"

Lily sursauta violemment, comme si elle venait d'être prise en train de faire quelque chose de mal. Elle se tordit les doigts dans un réflexe de mal être et essaya de trouver une excuse bidon. Mais devant le regard noir de Severus, elle se résolut à lui dire la vérité, ou du moins, une partie :

"- Je dois voir quelqu'un après toi, et je voudrais bien qu'elle ne me surprenne pas avec toi", admit-elle." Elle risquerait de penser des choses… des choses fausses évidemment."

"-Comme quoi par exemple ? Par Merlin, Lily ! Nous sommes amis et toute l'école est au courant. C'est d'ailleurs pour cela que Potter s'en prend à moi : pour attirer ton regard sur lui."

"- Et voilà, c'est reparti ! Tu ramène toujours la moindre conversation sur Potter. A croire qu'en fait tu en es amoureux et que tu fais passer ta passion pour lui pour de la haine."

"- N'importe quoi", rugit Severus. "Et ne change pas le sujet de la conversation. Qu'est-ce que ton prochain rendez-vous pourrait croire en nous voyant tous les deux ici ?"

"- Rien", mentit Lily." Ou… si. On pourrait croire que l'on sort ensemble. Déjà que certains le murmurent dans les couloirs…"

Elle fit une moue dégoutée, sans savoir qu'entre cela et les mots qu'elle venait de dire, elle avait profondément blessé son ami. Mais il était désormais évident que Lily ne songerait jamais à sortir avec lui. Il en fut choqué, anéantit, mais ne montra rien. Il resta silencieux.

"- Je vois", fit-il d'une faible voix. "Tu as peur que ma présence à tes côtés ne compromette tes petites histoires d'amour. Je te croyais mon amie Lily. Je suis franchement très déçu."

"- Severus, ne fais pas l'enfant. Cela n'a rien à voir avec notre amitié et …"

"- Moi ? Faire l'enfant ?"

Severus ricana amèrement tandis qu'il repoussait gentiment Lily. Sentir le regard de la jeune fille sur lui fut comme une brûlure pour sa peau. Il se détourna d'elle et s'éloigna.

"- Je te signale quand même que c'est toi qui a peur que ma présence gâche ton rendez-vous. Si tu étais cette fille mature et adulte que tu prétends être, tu te ficherais pas mal de ce que pense ton prétendant de notre amitié. Tu sais Lily, pas plus tard qu'au diner, j'avais sérieusement songé à quitter la bande de serpentards que je fréquente régulièrement. Je voulais le faire pour toi, parce que tu es mon amie. Parce que je pensais sincèrement que j'avais plus besoin de toi que d'eux. Mais je constate que toi, tu n'as pas besoin de moi. Alors franchement, tes leçons de morale, tu peux te les garder."

"-Sev… je… je suis désolée."

"-Ne gaspille pas ta salive pour des excuses", rétorqua sombrement le jeune homme. "Préserve la plutôt pour ton petit copain. Tu en auras besoin pour l'embrasser."

Il fondit sur la porte et la referma aussi vite que possible pour ne plus la voir, ni l'entendre. Il ne voulait pas voir ses jolis yeux pleurer, et sa délicieuse bouche rose prononcer des excuses. Après tout, lui aussi avait été puéril. Comment avait-il pu songer qu'elle pouvait le voir comme un petit ami potentiel ? Il était laid, asocial et pouvait se montrer effroyablement abject. Il n'était qu'une ombre malsaine dans un tableau parfait.

Il se mit à courir, et ses pas le menèrent à la tour d'astronomie. Normalement, adolescent, il se cachait plus volontiers dans un des couloirs des cachots, non loin de sa salle commune, au cas où les Maraudeurs pointeraient leur bout de nez. Mais une fois adulte, la tour d'astronomie devint le lieu de rendez vous privilégié entre Dumbledore et lui. Ils y parlaient de ses missions, des ordres donnés du côté de Voldemort, et c'était là qu'il avait tué son vieux professeur. Lily, qui n'était pas au courant de ces faits, ne songerait jamais à le chercher là. Il se cacha, blottit contre un mur, bien caché derrière un instrument particulièrement encombrant. Il pleura longuement, regrettant d'avoir cru en ses fantasmes, de s'être imaginé que ce serait si simple de changer les choses, et surtout de s'être emporté si facilement contre celle qui avait eu un peu de cœur envers lui.

C'est simple de regretter. C'est difficile de tout faire pour ne rien regretter. Seuls les esprits libérés de leurs peurs peuvent faire les choses sans les regretter. Tout simplement parce que ces gens suivent leur cœur et veulent vivre sans avoir à regretter de n'avoir rien fait quand il était encore temps. Severus, trop calculateur et dépendant un peu trop du regard des autres, n'en avait pas conscience. Il lui manquait cette petite voix dans la tête qui lui disait « fonce ».

Tandis qu'il séchait enfin ses larmes, le jeune homme remarquait qu'il avait gardé le paquet bien serré dans sa main. Il en avait oublié la raison de ce rendez-vous désastreux. Se disant que ce que contenait le paquet était susceptible de lui rehausser le moral, il l'ouvrit avec une étonnante délicatesse. Il défit le papier kraft, sans trop le froisser et sans le déchirer. Il découvrit une boite en bois clair verni, simple, mais très beau. Severus laissa ses doigts glisser sur le matériau avant d'en ouvrir la serrure en or. Le clic d'ouverture s'entendit à peine, mais ce fut comme une douce mélodie aux oreilles du jeune homme malheureux, comme si cette simple boite était devenue sa nouvelle amie.

"-Par Merlin, comment ?"

La surprise était de taille, et venait de faire oublier à Severus la douloureuse dispute qu'il avait eut avec Lily. Sous ses yeux stupéfaits, un joli petit pendentif en forme de cœur luisait à la lumière de la lune. Il était en argent, et le cœur pouvait se séparer en deux, un des morceaux pouvant être offert à l'être aimé. Severus se rappela alors qu'il l'avait acheté pour Lily, pour son anniversaire, mais qu'il n'avait jamais pu lui offrir parce qu'il avait perdu le pendentif la veille. Non… sa mémoire lui jouait des tours. Il avait toujours suspecté Mulciber de lui avoir volé le bijou, pour le punir d'apprécier une sang-de-bourbe.

Severus se demanda qui pouvait bien avoir trouvé ce précieux objet, et pourquoi elle avait tenu à lui rendre avec tant de précipitation. Mais il comprit pourquoi ce devait être Lily qui le lui remette. Cette personne avait du penser qu'il aurait ouvert le paquet et que la gryffondor aurait vu son contenu. Là il aurait pu lui expliquer qu'il s'agissait d'un cadeau pour elle, qu'il avait perdu autrefois. Et enfin, il aurait pu le lui offrir.

Son euphorie retomba aussitôt. Le superbe plan de cette personne bien intentionnée était tombé à l'eau au moment même où Lily et lui s'étaient disputés. Il en eut mal au cœur et s'en voulut.

Vous savez quoi ? J'étais prête à lui hurler dessus tant je le trouvais stupide et mollasson. N'êtes vous pas de mon avis qu'il faudrait qu'il se bouge les fesses et aille demander pardon après de son amie ? Qu'il lui donne enfin ce pendentif en guise de calumet de la paix ? Non mais vraiment, les humains sont des créatures si stupides et si compliquées.

"-Severus ?"

Il sursauta. Avec effarement, il trouva Lily à quelques mètres en face de lui, les yeux rougis par les larmes et les cheveux défaits par la course folle qu'elle venait de faire. Il lui avait été difficile de le retrouver et elle avait eu peur qu'il ne fasse des bêtises.

"- Tu as changé de cachette", fit-elle en rougissant de honte." Comme quoi, ça t'arrive encore de me surprendre."

Severus ne savait pas s'il devait prendre cette remarque pour un compliment. Il préféra ne rien répondre, au risque de dire encore quelque chose de regrettable. Lily s'accroupit en face de lui, gênée et mit un moment avant de s'expliquer :

"- Je suis désolée. Je n'aurais jamais du faire passer quelqu'un d'autre avant toi. Ton amitié pour moi est très importante. La personne que j'attendais n'était pas un garçon, mais une fille qui a tendance à déformer la vérité et à tout répéter à tort et à travers."

"- Et pourquoi devais-tu la voir ?"

"- Je voulais… laisse tomber, c'est trop compliqué à expliquer, mais pour faire court, je voulais régler mes comptes avec elle. Elle a dit des choses qui ne m'ont pas plu."

"- Oui, bon ça va, je crois avoir saisi l'idée générale."

Severus essayait de ne pas montrer sa mauvaise humeur. Il était toujours un peu fâché contre elle, mais en même temps, il devinait que s'il n'était pas capable de mettre de côté sa rancune, c'était elle qui ne lui pardonnerait pas.

"- Tu as ouvert la boite ?"

Severus rougit. Il fixa le bel écrin en bois verni et hésita. Vous ne comprenez pas une telle hésitation ? Moi non plus. C'est au-delà de ma logique. Ceci dit, Severus avait finit par mettre ses appréhensions de côtés et osa enfin offrir son cadeau à Lily.

"- C'est bête, mais ce devait être ton cadeau d'anniversaire", avoua Severus en rougissant de plus belle. "Je crois que quelqu'un me l'a volé et que ta mystérieuse amie l'a retrouvé quelques temps plus tard, je ne sais comment. C'est gentil à elle de me le rendre."

"- C'est quoi ce cadeau ?"

Lily s'approcha avec avidité. Elle adorait les cadeaux, encore d'avantages quand ils étaient inattendus. Alors un cadeau en retard, c'était pour elle une joie difficile à contenir. Severus déglutit, trouvant que Lily était désormais trop près de son visage. Alors qu'il aurait pu profiter de la situation, il trouva plus sage de laisser simplement le coffret entre les mains de Lily et de la laisser admirer le présent.

"- Que c'est mignon", glapit Lily en retirant le bijou de son écrin. "Un cœur ! Mais tu sais Sev, c'est un cadeau que les amoureux se font. C'est assez … inapproprié nous concernant."

"- Et pourquoi de simples amis ne pourraient pas s'offrir un cœur ? C'est vrai. Pourquoi cela ne pourrait pas être le symbole notre amitié ?"

Piqué au vif, le jeune homme se retint de bougonner. C'était trop d'émotions pour lui. Lily parut surprise, mais esquissa un sourire, trouvant les paroles de son ami tout à fait adorables. Prise d'une pulsion typiquement féminine, elle sépara les deux parties du cœur d'argent et en offrit un morceau à Severus en lançant un enjoué :

"- Amis pour la vie ?"

Severus hésita, mais prit finalement le morceau de cœur, le rouge n'ayant pas quitté ses joues. Pour Lily, c'était un geste tout à fait innocent, persuadée à présent que ce cadeau ne faisait aucunement allusion à un amour secret que le serpentard lui dédierait. Elle se dépêcha de mettre le pendentif à son cou, puis le fit admirer à Severus qui se battait pour ne pas lui avouer qu'en vérité, il était fou amoureux d'elle. Il fixa sa moitié de cœur avec amertume, avant de la glisser dans une poche.

"- Amis pour la vie", fit Severus presque soulagé par cette réconciliation inattendue.

"- Je te trouverais une chaine pour aller avec ton cœur."

"- Je… ça ira."

"- Non, ça ne va pa"s, rouspéta Lily qui mit ses mains à sa taille. "Tu serais bien capable de garder le pendentif dans ta poche, l'oublier et finalement le perdre. Je vais te trouver aussi vite que possible une chaine. Et pas question que tu refuses."

Severus la laissa dire, de toute manière, elle était si têtue que parlementer avec elle était déjà perdu d'avance. Et puis, comment pouvait-il lui avouer que pour des questions sentimentales, il ne saurait perdre ce bijou qui avait tant de valeur à ses yeux, et que temps qu'elle porterait le sien au cou, il n'envisagerait jamais de quitter celui qu'il gardait ?

C'est mignon, n'est-ce pas ? Peut être avez-vous un peu mal au cœur pour Severus qui n'arrive toujours pas à se dépêtrer de son amour platonique pour Lily ? Vous êtes bien trop brave avec lui. N'oubliez pas qu'il fut un assassin, un mangemort, qu'il a fait des choses abominables. Je vois. Au fond vous ne pouvez vous empêcher de vous sentir proche de lui. Sans doute le coté humain de sa personne reflète une partie insoupçonnée de vous, et vous vous imaginez alors à sa place. Ou tout simplement vous êtes voyeur et vous vous demandez ce qui pourrait bien encore lui arriver.

Patience.

Je peux toutefois déjà vous dire qu'il va au devant de gros ennuis, car dans l'ombre deux personnes, à des cachettes différentes, épiaient les deux amis, chacun en tirait la même conclusion : Il était évident que Severus était amoureux de Lily et qu'il ne comptait pas la laisser à un autre aussi aisément. Chacun des deux espions commença à ressentir une jalousie malsaine, et ferait tout pour éloigner Lily et Severus.

Je vous l'avais bien dit : la moindre petite chose a son importance. Comment imaginer que dans ce simple pendentif, Severus y cachait tant de sentiments envers Lily ? Pouviez-vous imaginer que ce cadeau pouvait renforcer leur amitié ? Et que dire de ce geste qui devait susciter la jalousie de deux autres protagonistes ?

Ne méprisez jamais l'importance des choses, car parfois un rien peut tout changer. J'imagine d'ailleurs qu'il existe quelque chose, un rien de prime abord, qui en fait est votre plus grand trésor.

Ce rien qui est mon trésor ? Ah… oui. Juste quelqu'un. Quoi quelqu'un c'est déjà énorme ? Pour moi qui en ai vu des individus, et qui en verrais encore, un humain en particulier, c'est rien du tout. Et pourtant, il a volé mon cœur. Mais je ne vous dirais rien de plus.