Salut tout le monde ! Si vous lisez ceci, c'est que le prologue vous a plu et que vous êtes assez curieux pour découvrir la suite ! (Saute de joie) Cela faisait tellement longtemps que j'avais envie de poster cette histoire, et nous y voilà ! Il y a plein de gens que j'aimerais remercier pour tout et n'importe quoi, pour leurs histoires, leurs reviews, leurs PM, et plein d'autres trucs encore ! Mais comme ça fait beaucoup de gens, je vais juste en dire quelques-uns, désolé pour les autres :/
D'abord, un grand merci à Hauyne ! C'est grâce à tes suggestions que cette histoire a pu avancer. J'ai le droit de te faire un câlin ? :3
Et je veux remercier en même temps Simakai, Chysako, xYuakime, Tori Aoshiro, Gwenaelle Nina, Aiko the Tsundere et plein d'autres ! J'adore ce que vous faites ! Continuez vos magnifiques fics, aussi bien sur Undertale que sur d'autres fandoms ! Continuez à faire rêver des centaines de lecteurs !
Rain Igami Production, je veux te noyer sous les câlins et les bisous pour ton soutien et ton enthousiasme pour mon histoire. Merci de m'avoir fait découvrir Undertale et son univers magique ! J'espère que cette histoire vous plaira, à Ka-Al et toi :)
Bon, j'arrête de vous embêter avec tout ça, et je vous laisse découvrir...
THREETALES
PRESS ENTER
Les pas cognaient sur les pierres et la mousse. Trois paires de pieds supportaient une lourde charge, les lanières des sacs se balançant à un rythme régulier, tandis que trois bouches respiraient profondément l'air de la forêt.
Le silence des bois fut brutalement brisé par un bruit de chute et une petite plainte.
- Est-ce que ça va ? demanda une voix flutée.
- Je-J'ai glissé, mon pied me fait mal, répondit une voix un peu cassée.
- Mimi, c'est la troisième fois aujourd'hui.
- Oh, désolé si je ne suis pas douée pour la randonnée, sœurette !
La jeune fille poussa un soupir et aida sa sœur à s'asseoir contre un arbre. La troisième sortit une pommade de son sac et la tendit avec un sourire.
- Peut-être est-il temps de faire une pause, non ? demanda t-elle avec des yeux suppliants, tandis qu'elle se massait la cheville.
- Nous en avons fait une il y a trente minutes, Mheetacce.
- Mais tout le monde n'a pas ton endurance, Soru ! Pas vrai, Nilac ?
La fille en question ne répondit pas. Elle ne souhaitait pas séparer encore une fois ses sœurs dans une énième querelle puérile. Elle se contenta de passer une bouteille de jus de pomme. Mheetacce oubliait toujours d'en prendre alors que c'était sa boisson favorite.
Soru s'étira puis regarda le sentier. En fait il n'y en avait pas, mais elle savait qu'une ligne invisible les guidait vers leur destination.
Le Mont Ebott. Depuis le temps que les trois filles rêvaient de le grimper et découvrir ce qu'il cachait de si mystérieux. Les légendes racontaient que nul ne revenait de cette ascension. Vraiment ?
Et puis, il y avait autre chose qui attirait Soru. Quoi, elle ne le savait pas, elle était comme du fer qui s'approchait d'un aimant. Tant pis si elles ne trouveraient rien, au moins elles se seraient bien amusées. Après tout, les vagabondes étaient la seule chose qu'elles pouvaient faire...
Au bout de quelques minutes, elles reprirent leur marche d'un pas régulier. Elles s'arrêtaient de temps en temps pour cueillir des plantes que Mheetacce fourrait dans son sac. Nilac aimait beaucoup le parfum de certaines fleurs, mais dans les sous-bois elles étaient assez peu nombreuses.
Finalement les troncs s'écartèrent, pour laisser place à un espace dégagé. Quelques fleurs tapissaient le sol, comme une longue traîne dorée vers la grotte qui attendait, la bouche grande ouverte, ces nouveaux visiteurs.
O*O*O*O*O
Si un spectateur étranger aurait jeté un coup d'œil à la scène, il aurait vu trois jeunes filles qui se tenaient droites devant cette ouverture, un rayon de soleil les éclairant afin de mieux voir à quoi elles ressemblaient.
Deux d'entre elles faisaient la même taille, la troisième les dépassait d'une tête. La plus grande, Nilac, se pencha et cueillit une fleur.
- Ce sont des boutons d'or, répondit Mheetacce au regard interrogateur de Nilac.
Elle fut un peu étonnée quand sa sœur glissa la tige de la fleur dans sa tresse, puis lui rendit son sourire.
Mheetacce s'attachait toujours les cheveux. Elle disait souvent à Nilac de se mettre au moins une barrette, une longue mèche brune lui cachait la moitié du visage et elle lui répétait que ça augmentait les risques d'acné, ce à quoi Nilac répondait toujours par un sourire.
- En gardant ma mèche, personne ne verra mes boutons, non ?
Et Soru riait en voyant que Mimi faisait la moue, incapable de faire changer d'avis sa têtue de sœur. Pour elle ce n'était pas un problème, ses cheveux bruns broussailleux étaient coupés très courts, mais elle devait faire attention aux coups de soleil, d'après Mheetacce.
La jeune fille remit ses tresses brunes en place, une de chaque côté, puis jeta un coup d'œil à ses provisions. Les deux autres firent de même.
Leurs yeux n'étaient pas de la même couleur. Ceux de Mheetacce étaient d'un bleu gris presque froid, Soru les avaient brun foncé tandis que ceux de Nilac étaient d'un joli vert clair. L'autre différence que l'on pouvait noter entre les filles était la forme de leur visage : celui de Nilac était rond comme celui d'un enfant, presque d'un poupin avec ses joues rosées. La mâchoire carrée de Mheetacce lui donnait un petit air masculin, à l'inverse de Soru qui était plus féminine avec son visage ovale.
- Il ne semble pas y avoir de problèmes. Nous continuons ? demanda Soru.
Les deux autres opinèrent, et elles s'enfoncèrent dans la grotte.
Il faisait sombre, et elles allumèrent rapidement leurs lampes frontales. Leurs chaussures de marches évitaient soigneusement les nombreuses racines qui recouvraient le sol, parfois même jusqu'au plafond.
Il n'y avait à nouveau que du silence.
Mais celui-ci était différent de celui de la forêt. Il était plus… lourd, plus tendu, comme lorsque la musique d'un film s'arrête avant un événement important.
Nilac repéra le trou en premier, et tira juste à temps ses sœurs en arrière.
- Bon, que faisons-nous ? demanda Soru. La crevasse a l'air profonde.
Nilac haussa les épaules. Et Mimi… frissonnait ? Soru lui demanda ce qui n'allait pas.
- Non, ça va, c'est juste que je ne suis pas assez couverte. Il fait plutôt froid ici.
Mheetacce était douée pour mentir, mais Soru avait appris à démêler le vrai du faux au fil du temps. Dans ces moments-là il valait mieux laisser couler.
- Ce n'est pas grave. De toute façon, je ne pense pas que nous allons descendre, nous n'avons ni corde ni cas… Nilac, est-ce que tu es une voyante ?
La géante se contenta de sourire tandis qu'elle leur tendait le matériel d'escalade. Il était usé et abîmé, mais la corde semblait solide. Soru préféra ne pas demander où sa sœur l'avait trouvé. Mheetacce rechigna un peu à enfiler le baudrier, mais Soru la rassura.
- Dès qu'il y a un problème, nous remontons, d'accord ?
Nilac l'entoura de ses bras et la câlina affectueusement. Elle lui rendit son étreinte et Soru fit de même. Finalement, Mheetacce poussa un soupir :
- Bon, allons-y.
- Ne t'inquiète, Checkmate, je veillerai sur toi.
Soru se retint de rire. Nilac avait prononcé « Checkmate » avec un accent français à couper au couteau, ce qui avait pour but et résultat d'agacer Mheetacce, elle qui dévorait les livres en anglais dès qu'elle en trouvait un, et s'entraînait du mieux qu'elle le pouvait à bien parler « English ».
- Sérieusement, tu te dis mature et tu continues avec ce surnom horrible ?
Elle se contenta de lui tirer la langue d'un air moqueur – ce n'est pas parce qu'elle est mature qu'elle ne doit pas rigoler un peu quand même ! – avant de saisir la corde et de l'attacher solidement à une racine. Mheetacce resta immobile devant le trou.
- C'est comme du rappel, il n'y a rien à craindre. J'y vais en premier si tu veux.
- Tes mitaines ne vont-elles pas te gêner pour descendre ?
Elle avait changé de sujet, en sachant pertinemment que Soru n'enlèverait jamais ses gants, même si les gants qui couvraient ses poignets et la moitié de ses doigts n'étaient évidemment pas très pratiques pour de l'escalade. Mheetacce ne voulait pas que sa sœur voie qu'elle avait peur. Ce n'était pas vraiment la descente qui l'effrayait. C'était… autre chose, comme un mauvais pressentiment. Mais quoi, elle ne saurait le dire. Instinctivement, elle secaressa la gorge, sa manière de se rassurer.
Le rappel commença. Suspendue à la corde, Soru faisait le moins de mouvements possible pour éviter que Mimi ne soit trop secouée. Puis ce fut au tour de Nilac de plonger dans le vide.
Elles descendaient doucement, s'accrochant parfois à la paroi pour ralentir, les seules sources de lumière étaient leurs lampes frontales.
Brusquement, une rafale les plaqua violemment contre la roche. On aurait dit une plainte, comme si le vent pleurait avec rage.
Puis quand revint le calme, il faisait quasiment noir.
Nilac vit avec horreur que sa lampe avait cogné la paroi et s'était cassée, de même pour celle de Mheetacce.
- Soru ! cria Mheetacce. Je ne vois plus la roche !
- Mimi, du calme, j'ai encore ma lampe ! Nilac, est-ce qu'il y a une autre torche dans ton sac ?
La géante se trémoussa pour fouiller dans ses affaires, mais elle n'y voyait pas grand-chose. Le temps passait, et son corps pesait de plus en plus lourd dans le baudrier. Dépêche-toi, dépêche-toi bon sang…
Et soudain, un craquement retentit.
- L-La racine !
La corde se détendit brutalement et elles chutèrent de quelques mètres. Puis elles furent à nouveau suspendues, se balançant dans le vide.
- Nilac, essaie d'attraper la paroi !
Elle opina tandis que Mheetacce retenait ses larmes. Ne pas penser, ne pas regarder en bas, pitié pas encore, ne pas penser, pas une nouvelle fois, pas ça, je ne veux pas…
Je ne veux pas mourir
Le vent revint une seconde fois, cette fois plus fort, comme s'il voulait chasser les intrus. L'épaule de Nilac cogna la paroi et elle poussa un juron.
- Surveille ton langage ! la gronda Mheetacce.
- Tu… Ha ha… Même dans ces moments tu y penses ?
Un rire nerveux lui secoua le ventre. Comment ne pas craquer ? Comment ne pas avoir peur, quand on risquait de mourir pour la seconde fois ?
Il y eut un autre bruit sinistre.
Et cette fois rien ne put ralentir la chute.
O*O*O*O*O
Combien de temps le vide les aspira, elles ne sauraient le dire, tout juste essayèrent-elles de tendre les mains vers leurs sœurs, toutes les trois pleuraient et elles voulaient s'étreindre une dernière fois.
Puis l'air se mit à vibrer, se tordre et se pixéliser, comme un jeu vidéo qui se dérègle.
%^£/ Vøus n'Êŧeś pās đIgnEš D'ęxişTeŗ /§#$
Il y eut un flash aveuglant, et chacune put voir les deux autres disparaître.
Tandis qu'elles hurlaient, espérant que les autres puissent les entendre, une triste mélodie jouée au piano se fit entendre, sortie de nulle part.
I didn't know what i got into
Somehow i can't back even if i really wanted to
So what more can i do ?
Here at the end, it's just me and you…
Je préfère vous prévenir tout de suite, il y a mention de suicide et scarification. Je mettrais un avertissement lors de certains passages si ça choque certains, dites-le moi tout de suite si c'est le cas.
Bref, j'espère que ça vous a plu ! A la prochaine !
