Bonjour tout le monde ! J'espère que vous allez bien. Moi... Je remonte la pente. Je stresse à cause de mes notes, et j'ai déjà fait deux crises de larmes :( Je vais mieux maintenant, il y a des personnes qui me soutiennent :) Par contre, l'écriture des chapitres a pris un peu de retard, j'espère terminer à temps le chapitre 7 qui fait, environ, 4 pages ? Désolé si je posterais en retard D:

Enfin bref, nos demoiselles viennent de quitter les Ruines, et la prochaine personne qu'elles vont rencontrer est Sans, je suppose que vous le savez. Mais comment va t-il réagir, étant donné qu'il se souvient des timelines, devant l'humain inconnu ?


Un enfer sauvé par un ange blanc

Un paradis dévasté par un ange noir

Et un entre-deux qui se demandait

Quel serait la couleur de son ange

O*O*O*O*O

FELL

Ses jambes ne le portaient plus.

Il s'était affaissé, à genoux dans la neige, à la merci des quatre monstres qui se tenaient devant lui. Pourquoi n'arrivait-il pas à se battre ? Pourquoi ne se relevait-il pas ? La disparition de l'enfant l'avait-il à ce point dégoûté et rendu apathique ?

Il ne savait plus en quoi croire. Tout avait recommencé. L'enfant n'était-il pas heureux ? Tous ses efforts pour se lier d'amitié avec tout le monde, pour les libérer et vivre heureux à la surface en mourant un nombre incalculable de fois, pourquoi, pourquoi les avait-il réduits à néant ? Pourquoi, après sept ans de leur libération, il avait réinitialisé ?

À moins… À moins que tout ça n'était qu'un mensonge ? Qu'il n'était, au final, pas si différent des Frisk des autres dimensions, qu'il était prêt à tout effacer dès qu'il s'ennuyait ?

Toutes ces questions le fatiguaient. Depuis plusieurs jours elles tournaient dans son crâne au point de le rendre dingue, il ne savait pas comment en finir. Le fait que tout pouvait être détruit dans un claquement de doigts, qu'il suffisait d'un geste pour tout recommencer, il le connaissait depuis longtemps, mais ça le foutait parfois dans un tel état de rage que, si le gamin avait été là, il l'aurait taillé en pièces. Mais la plupart du temps, il se contentait d'abandonner, et d'attendre, attendre que quelque chose se passe, comme avant l'arrivée de l'enfant, où sa vie n'était qu'un ennui perpétuel.

Et même proche de la mort, il ne se débattait plus. À quoi bon, si Frisk effaçait tout à la fin de l'histoire ?

Il n'entendait plus le souffle rauque des monstres, il ne sentait plus la neige qui s'accumulait sur ses épaules, plus rien, s'endormir et attendre la fin.

Ce fut un cri qui le réveilla. Un cri surgi des entrailles et hurlé au point d'ébranler la forêt, un cri qui n'était ni humain ni monstre, un cri de bête.

Des pas précipités, un éclair blanc et de la poussière qui s'envole.

Deux monstres. Un seul coup de couteau. L'arme est pointée vers les derniers survivants.

Si les regards pouvaient tuer, ils seraient morts depuis longtemps.

Un grognement résonna dans le silence, suffisamment menaçant pour faire fuir les deux monstres. Puis elle se tourna vers lui. Il put voir un instant une lueur rouge s'évanouir dans les yeux de l'humaine. Qui était d'ailleurs une parfaite inconnue. Où était passé Frisk ?

- Ça va ?

Il ne prit pas la main tendue et se releva seul, malgré ses os douloureux.

- J'avais pas besoin d'aide.

- J'avais plus l'impression que vous ne vouliez pas vous battre.

Il lui lança un regard noir – enfin, façon de parler vu que ses orbites étaient complètement vides ; mais son visage restait tout de même très expressif pour un squelette – et en profita pour détailler un peu cette inconnue. Un premier point qui l'énerva, c'est qu'elle était plus grande que lui ; presque une tête, franchement c'était humiliant, le gosse était plus petit que lui non mais ! Il remarqua Flowey, sous le bras de l'humaine, et le questionna du regard. Celui-ci secoua la tête : réponse qui ne plut pas au squelette.

- J'ai à parler deux secondes avec la mauvaise herbe, tu permets ?

La fleur rassura l'humaine, qui posa son compagnon sur la neige, avant de s'éloigner de quelques pas.

- Où. Est. Frisk ?

- Sans, s'il te plaît ne t'énerve pas, je sais que pour toi c'est horrible les RESET mais je ne sais pas ce qui s'est passé, je te jure ! Frisk n'avait aucune raison de réinitialiser, il était heureux avec vous ! Je crois que c'est autre chose qui a tout fait recommencer… Mais j'ignore pourquoi cette humaine est tombée à la place de Frisk.

- Super, grommela t-il. Une remplaçante. Et donc elle devra jouer à la place de Frisk ?

- Elle… Elle est toujours dans un jeu vidéo, mais elle n'est plus là pour jouer. (Je vous laisse deviner la référence).

- Pourquoi tu dis ça ?

- Je crois… Je crois qu'elle ne peut pas RESET. Le bouton est comme… cassé. Je lui en ai parlé une fois, elle m'a dit qu'elle ne connaissait pas du tout ce paramètre.

- Euh… Elle fait quoi, là ?

Flowey se retourna, et le choc en voyant la scène le laissa bouche bée. De la pointe de son couteau, Soru traçait, sur son avant-bras, deux petites lignes. Il n'y avait aucune expression qui se dégageait de son visage tandis que les plaies se teintaient de rouges, si ce n'est la lueur dans ses yeux qui disait qu'elle était obligée de le faire. Remarquant enfin le silence qui s'était installé, elle releva la tête, pour voir le regard horrifié de Flowey et le visage sans expression du squelette.

- Je t'expliquerai une autre fois, Flowey. Peut-on y aller ?

- Woh, calmos gamine, dit Sans avec son sourire qui ne bougeait pas, t'as le feu aux chausses ou quoi ?

- On peut dire ça, soupira t-elle.

Sans leva un sourcil inexistant, ce qui suscita l'étonnement de Soru. Les os n'étaient pas pliables à ce qu'elle sache. Lui continua de la regarder d'un air interrogateur, les mains dans les poches, jusqu'à ce que ses pupilles magiques tombent sur la brûlure qui lui marquait le cou. Un petit souvenir de Toriel apparemment. Il sortit une main de sa poche et la tendit vers l'humaine.

- Tu sais pas comment on salue un nouvel ami ?

Nouvel ami ? Vraiment ? La considérait-il ainsi parce qu'elle l'avait sauvé ? Elle allait prendre les doigts squelettiques quand une lueur d'effroi passa dans ses yeux. Elle retira rapidement sa main et se força à sourire.

- Le coup de la poignée électrique est un peu trop connu, vous savez.

Le squelette fut secoué par un… ricanement ? Tandis que Flowey lui faisait les gros yeux. Il n'avait rien écouté ou quoi ? Un bruit de neige écrasée lourdement fit sursauter les deux voyageurs.

- Hey, v'là mon frère. Il doit se demander pourquoi je suis pas à mon poste de sentinelle. Je te conseille pas de le croiser, gamine, Papyrus n'est pas un fan de la pitié… Wow, un vrai écureuil, celle-là.

Sans réfléchir, Soru avait rapidement escaladé le premier arbre venu, le plus haut possible. Elle se collait au tronc et régulait sa respiration. Puis un souvenir lui glaça le sang ; elle avait oublié d'effacer ses traces. Elle tenta de calmer son cœur affolé et pria pour que le grand squelette qui approchait ne lève pas les yeux. Si son frère avait tranquillement électrocuté un gosse jusqu'à ce qu'il grille, elle ne donnait pas cher de sa peau. Oh bon sang.

O*O*O*O*O

SWAP

« Heureusement que j'ai mon pull » songea Nilac en resserrant ledit vêtement autour de son corps. C'était un vieux pull, couleur indigo délavé rayé de rose pâle, tout déformé mais qui se révélait bien pratique à cet instant. Le froid était désagréable, mais pas trop mordant, heureusement. Était-il possible qu'il neige sous une montagne ? Après tout, la magie était omniprésente ici. Elle respira doucement l'air glacé qui réveilla ses poumons ; elle se secoua pour enlever la neige qui tombait sur ses épaules. S'il y avait eu du soleil ici, l'endroit aurait sans doute été magnifique. Pour rire, elle tira la langue et tenta d'attraper les flocons qui fondaient avant même d'atteindre sa bouche.

De ses sœurs, elle était la seule qui n'haïssait pas la neige. Elle aurait aimé, comme les autres enfants, s'y rouler, lancer des boules à qui mieux mieux, construire des bonhommes informes et hilarants. Mais elle ne l'avait jamais fait, par respect pour ses sœurs.

Quoi de plus normal après tout ? Il lui arrivait de voir, entre deux battements de paupières, le manteau blanc couvert de taches roses. Quand on savait qu'elle était celle qui contrôlait le mieux ses souvenirs, il y avait de quoi s'inquiéter pour le reste de la fratrie.

Elle ne sut pas pourquoi, mais une chanson remonta de sa mémoire pour se loger dans sa gorge. Après tout, fredonner pouvait chasser ses mauvaises pensées.

I'm a new soul

I came to this strange world

Hoping i could learn a bit about how to give and take.

But since i came here

I felt the joy and the fear

Finding myself making every possible mistake

Lalala-la lalalalala-la lalalala lalala lalala~~

Au fil du chant, au fil des pas, elle s'enfonçait dans les bois clairs et accueillants, comme pour montrer que ce monde ne lui voulait pas de mal. Elle chantonna encore un peu, puis elle se souvint de ses sœurs. Elle les appela doucement, mais elle n'eut pas de réponse. Elle appela une seconde fois, avant d'apercevoir Soru en haut d'un arbre, l'air… terrifié ? Comme elle ne réagissait pas à ses appels, elle tenta de grimper pour la rejoindre. Mais de l'escalade avec un pull trop grand… ce n'est pas vraiment conseillé. Elle rata plusieurs branches, se rattrapa de justesse, recommença la montée ; elle appelait encore sa sœur, mais celle-ci ne lui parlait toujours pas.

Brusquement, la branche sous ses pieds céda dans un craquement, et elle resta suspendue quelques secondes, avant que ses manches ne glissent. La chute dura quelques secondes, et l'atterrissage fut rude.

Dans les bras d'un squelette.

Le grand bonhomme portait un hoodie orange, serrait une cigarette entre ses dents et regardait l'humaine d'un air amusé.

- Wow, je savais que j'étais un dragueur, mais pas au point de faire littéralement tomber les filles dans mes bras.

Nilac étouffa un rire, ce qui n'échappa pas au monstre.

- Nyeh, j'allais rendre visite au vieux, et une fille réceptive à l'humour me tombe dessus… Allez, j'te repose parce que t'es quand même lourde.

Une fois à terre, l'humaine remercia le squelette. Celui-ci, en réponse, tendit ses phalanges.

- Vu que je t'ai évité quelques os brisés… Ça vaut une poignée de main amicale, non ?

Nilac opina et attrapa la main du monstre.

Le bruit très élégant d'un pet emplit la forêt, suivi du rire d'une humaine presque pliée en deux.

- Pas mal, le coup du coussin péteur ! dit-elle en se redressant. Je suis Nilac, et vous ?

- Papyrus. Papyrus le squelette.

- Vous êtes sûr que vous êtes un Papyrus ?

- Euh… Ouais, pourquoi ?

- Parce que vous pourriez être un Papy finlandais, ou un Papy suédois.

Ce fut au tour du squelette de rire. Puis il se calma, tira lentement une bouffée tout en détaillant l'humaine du regard, qui faisait à peu près sa taille.

- Bon, où c'est que tu vas ?

- Secret de famille.

- PAPYRUS ! OÙ ES-TU ?!

Nilac faillit avoir une attaque. Avec un petit gloussement, Papyrus lui expliqua rapidement qu'il était censé surveiller le coin pour trouver des humains, et que son frère Sans avait sûrement dû remarquer qu'il avait quitté son poste de sentinelle. Il la cacha derrière une plante qui avait étrangement la même forme qu'elle, juste avant que Sans débarque.

Pendant que les deux monstres discutaient, Nilac étudia un peu le petit squelette, qui tapait du pied au fil des blagues que son frère lui lançait. Outre le fait qu'il était irrité parce que son flemmard de frère ne faisait pas son boulot, il y avait autre chose en lui qui intriguait l'humaine, une lueur dans ses yeux, un mélange d'innocence, de foi et de candeur, et cet étrange sourire figé sur son visage, comme s'il ne pouvait pas faire d'autre expression. Ou peut-être était-ce dû au fait qu'il n'avait pas de lèvres pour couvrir ses dents.

Elle se rappela de ces étranges rêves qui l'avaient visitée depuis qu'elle était tombée, toujours un peu flous et difficilement compréhensibles, mais elle avait déjà vu ce sourire, cette voix un peu enfantine, cette longue écharpe bleue qui flottait dans son dos.

Elle comprit immédiatement qu'elle avait envie de mieux connaître ce squelette. C'était un instinct, une intuition.

« Sans » murmura t-elle pour mieux retenir son nom.

O*O*O*O*O

TALE

Pour lui le temps ne signifiait rien. Pourquoi y accorder de l'attention, puisqu'il y avait ce risque de voir tout disparaître ? Autant faire le flemmard comme il l'avait toujours fait, ça lui évitait de tomber de trop haut quand les choses tournaient mal.

Alors pourquoi fixait-il la porte pendant plusieurs heures ? Pourquoi comptait-il les jours qui passaient, tous plus répétitifs les uns que les autres ?

Il voulait des réponses. Que s'était-il passé, dans le Hall du Jugement ? Lorsqu'il somnolait, il pouvait voir un visage danser derrière ses paupières squelettiques, son visage, le visage de quelqu'un qui voulait mourir.

Qu'est-ce que tu as fait, Frisk ? Je revois encore ce sang gicler, je te revois agoniser tandis que le noir t'aspirait, je revois encore tes yeux remplis de larmes qui ne voulaient plus croiser les miens.

Où es-tu, Frisk ?

Et ces questions qui le poursuivaient jusqu'au plus profond de son sommeil, il ne les exprimait jamais à voix haute, il ne partageait avec personne ses doutes. Car qui se souvenait de Frisk ? Qui, à part lui, était condamné à se rappeler des vies précédentes, qui, à part lui, était conscient que tout n'était qu'un jeu ?

Il voulait juste savoir. Juste une réponse à la dernière action de Frisk. Et il laisserait le jeu se dérouler comme d'habitude.

Lorsque la porte s'ouvrit enfin et que les battements de son âme s'accélérèrent, il se rendit que sept ans, sept ans avaient passé. Mais pourquoi cette silhouette encapuchonnée avait l'air si… inconnue ?

Et quand l'humain dévoila son visage, son cœur s'arrêta brutalement.

Qui ? Qui était cette fille ? Alors qu'un millier, qu'un million de points d'interrogation dansaient au-dessus de sa tête, il refoula profondément ses émotions comme il savait si bien le faire, et suivit la jeune fille, comme il l'avait fait plusieurs fois avec l'enfant.

Arrivés devant le pont, il lui parla, et ce fut un hurlement qui lui répondit.

- Mais bon sang n'effrayez pas les gens comme ça ! cria t-elle en faisant volte-face.

Il y eut un silence nerveux.

- Heh, dit-il au bout d'un moment, c'est ce qu'on appelle jeter un froid !

Elle fronça les sourcils.

- C'était… sensé être une blague ?

- Heu, ouais ?

- D'accord… Je crois que je vais vous laisser. Et désolé d'avoir crié ! ajouta t-elle en s'éloignant.

Sans se rendit compte qu'il n'avait jamais trottiné aussi vite derrière quelqu'un. Mais pourquoi elle était aussi pressée ? Si elle ne s'arrêtait pas rapidement, elle risquait de…

Elle buta contre quelqu'un et tomba en arrière, les fesses dans la neige.

- OH MON DIEU SANS, C'EST… UN HUMAIN ?!

Elle se sentit soulevée du sol. Un autre squelette, plus grand que le second, la tenait à bout de bras, les yeux brillants comme s'il était tombé sur un cadeau du ciel. Il serra la jeune fille contre lui, dans une étreinte de squelette extrêmement inconfortable.

- J'AI RÉUSSI, SANS ! J'AI FINALEMENT CAPTURÉ UN HUMAIN ! JE VAIS L'AMENER CHEZ UNDYNE ET JE VAIS ENFIN FAIRE PARTIE DE LA GARDE ROYALE !

- Ouais… Super, frangin…

- ET MOI, LE GRAND PAPYRUS, JE RECEVRAI ENFIN TOUT L'HONNEUR QUE JE MÉRITE ! JE ME LAVERAI AVEC UNE DOUCHE DE BISOUS TOUS LES JOURS ! JE–

- Cette douche de bisous viendra si vous me reposez par terre, merci.

Le squelette remarqua enfin que le visage de l'humaine commençait à devenir bleu . Il la déposa sur la neige, et, la prenant par la main, ils commencèrent à marcher, suivi de son flemmard de frère qui avait pour une fois décidé de se bouger le sacrum. L'humain était vraiment gentil de le suivre sans tenter de s'échapper ! Il était sûrement trop impressioné par l'aura du grand et intimidant Papyrus ! Il papota de tout et de rien, discutant de ses rêves qui devenaient réalité et d'Undyne qui serait fière de lui, et l'humain devait être très poli, puisqu'il ne l'interrompit pas une fois.

En réalité, Mheetacce se taisait et évaluait la situation. D'un côté c'était assez douloureux d'avoir le bras tiraillé par un squelette surexcité, mais de l'autre, l'avantage était qu'aucun monstre ne les attaquait. Elle devait tirer parti de la situation et attendre le bon moment.

Ils arrivèrent finalement à une grande plaque de glace. Quand Papyrus précisa que c'était un puzzle, Mheetacce lui demanda si elle pouvait essayer de le résoudre, ce que le grand squelette accepta avec joie. Même s'il l'avait déjà capturée, rien ne les empêchait de s'amuser un peu ! Ils s'amusèrent tant et si bien qu'à la fin de la journée (métaphoriquement parlant, il n'y a ni jour ni nuit sous terre) ils avaient résolu quasiment tous les puzzles de Snowdin. Enjoué par cette rencontre avec quelqu'un qui partageait la même passion que lui, Papyrus l'appelait déjà l'humain son ami, peut-être que s'il aimait les puzzles il aimerait aussi sa cuisine !

Sous l'œil toujours inquiet mais également curieux de Sans, la cuisine se transforma en véritable champ de bataille. La méthode peu orthodoxe qui consistait à exploser les légumes au lieu de les couper avait un peu choqué l'humaine, habituée au calme et à la lenteur de Toriel ; mais elle s'était prise au jeu, malgré sa maladresse évidente pour cuisiner quelque chose d'aussi simple que des spaghettis – qui furent d'ailleurs délicieux ! (Pour la première fois). Durant le repas, Papyrus ne cessa de discutailler encore et encore, tandis que Mheetacce écoutait poliment, hochant la tête de temps en temps. Que c'était dur de ne pas rire devant les bêtises que le squelette lâchait parfois innocemment ! Elle qui s'était préparée au pire en sortant des Ruines… Elle ne pouvait s'empêcher d'être soulagée ; elle n'aurait pas à utiliser une quelconque stratégie ou méthode pour faire de ce squelette son allié, et il n'y avait aucun risque qu'il devienne son ennemi.

Mais toutes ces pensées, elle les laissa de côté pour un soir. Elle qui aimait le silence, elle ne refusait pourtant pas cette conversation.

Or, la marche (un peu forcée) dans Snowdin, les puzzles à résoudre, les leçons de cuisine énergétiques, la longue discussion, tout cela l'avait fatiguée au point qu'elle se retrouva bientôt allongée sur le canapé, une couverture sur les épaules, dormant profondément. Papyrus décida qu'il était temps pour lui aussi d'aller se coucher, et souhaita bonne nuit à son frère.

Oh non, pensa le petit squelette, la nuit allait longue. Et pas bonne tant qu'il n'aurait pas obtenu les réponses dont il avait besoin. Peut-être que lui pourrait les lui donner. Rassemblant toute sa magie, une aura bleue ardente l'entoura, et il disparut du salon.


Aaah, qui n'a jamais rêvé de tomber dans les bras d'Honey ? Bon, d'accord, ce serait peut-être un peu inconfortable, mais on a le droit de fantasmer un peu, non ?

La blague du Papy suédois, c'est ma petite soeur qui me l'a proposée XD Enfin bref, j'espère que ça vous a plu ! Dites-moi s'il y a des erreurs de syntaxe, ça m'aide à progresser :)

Une review :3 ? Bye bye !