Candy n'avait pas trouvé madame Smith chez elle. Elle remonta dans sa vieille voiture pour repartir à La Porte mais en passant près du parc où elle avait retrouvé Albert quatre ans plus tôt, quand il avait quitté l'hôpital Ste Johanna pour n'ennuyer personne lors de son amnésie, elle ralentit puis se gara.. Flanny lui avait dit la veille qu'il y avait un parterre de rosiers blancs, celles d'Anthony lui étaient interdites, ce serait l'endroit idéal pour se promener au milieu de ses fantômes et songer à l'avenir.
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Terry réfléchissait encore à tout ce que lui avait dit madame Svensson en marchant aussi jusqu'au parc le plus proche et crut vraiment que sa chance était bien en lui désormais en se retrouvant là-bas nez à nez avec Candy. Elle n'eut pas le temps de cacher son émoi, elle l'avait reconnu malgré sa casquette cette fois et elle resta stupéfaite, la bouche entrouverte alors qu'il lui sourit avec tendresse.
- Bonjour Taches de son !
- Te…Terry ! Bredouilla-t-elle. Que fais-tu ici ?
- Je me promène, et toi ?
- Moi ? Mais… moi aussi mais moi j'habite pas très loin de Chicago, pas toi. Tu es venu à Chicago voir Flanny ?
- Oui, entre autre.
- Ah ! Je comprends mieux maintenant !
- Quoi donc Candy ?
- Heu… Rien, je me comprends. Bon et bien, je vais te laisser alors, au revoir Terry !
- Tu es si pressée que ça Candy ? Tu ne veux pas m'offrir quelques minutes de plus, je voudrais te dire des trucs ?
- Des trucs ? Sur Flanny ?
- Non, sur toi. Flanny et moi, nous parlons sans besoin d'intermédiaire, c'est quelqu'un qui sait écouter et je crois savoir aussi l'écouter !
- Je n'en doute pas Terry, je sais ce qu'elle vaut, je suis contente que ce soit toi finalement son ami secret, en fait, je m'en doutais un peu et je vous souhaite tout le bonheur du monde.
- Merci mais nous n'allons pas nous marier pour autant, nous sommes amis seulement.
Toi peut-être mais elle est prête à plus si tu lui permets de l'imaginer. Penses-y Terry, ce ne serait pas si mal, tu pourrais fonder une famille avec elle, elle en a tant manqué aussi, elle le mérite et ainsi tu resteras proche de moi aussi.
Terry retint alors sa colère, jamais il n'aurait cru possible qu'elle le pousse ainsi dans les bras de son amie. Il fut encore déçu, elle ne l'aimait donc vraiment plus du tout pour oser dire cela. Il laissa une seconde au silence pour percer ses yeux verts si froids puis décida de lui donner de quoi se sentir minable.
- Si tu imagines que je pourrais épouser Flanny pour être un peu près de toi encore, c'est que tu me connais vraiment très mal Candy ! Si je l'épousais, ce serait uniquement par amour et je pourrais facilement l'aimer c'est vrai si j'étais libre dans mon cœur car elle est merveilleuse elle aussi. Mais rien n'est changé pour moi, tu resteras dans mon cœur quoi que tu fasses, dises ou te moques Candy, je ne suis pas mort moi !
- Ne dis pas ça Terry ! C'est… cruel ! Oh !
Enfin !
Elle avait les larmes aux yeux, elle s'était enfin trahie, elle était tremblante, il soupira et la prit vite dans ses bras pour la rassurer.
- Je ne mourrai pas Candy, je te le jure. Fais-moi à nouveau confiance, je t'en prie, je suis armé et plus fort que tout maintenant, le destin ne peut plus rien contre moi. Je vais te rendre ta voie, ton destin, ton bonheur, si tu me fais l'honneur de me refaire confiance, je t'en supplie, je t'aime tant !
Elle tenta de le repousser fortement mais il le refusa, la retint dans ses bras. Il ne voulait pas la lâcher, quoi qu'elle lui crie dessus et se débatte, il l'empêchera de remettre son armure et s'enfuir encore. Elle devint alors presque hystérique mais ses mots qui sortaient d'elle au milieu de ses larmes, disaient enfin ses craintes enfouies.
- Non ! Je t'interdis de m'aimer ! Je porte malheur Terry, je ne peux pas t'aimer, ça te tuera, souviens-toi, c'est déjà arrivé, c'est Suzanna qui t'a sauvé la vie ! Moi je suis maudite, je dois rester seule à jamais !
- Tu n'es pas maudite Candy ! Sans toi, Anthony, Alistair et Albert seraient mort quand même hélas !Tu n'as rien à voir avec leur mort et moi rien ne dit que je serais mort même si j'avais reçu le projecteur. Suzanna est vivante et surtout grâce à toi. Et même si tu étais maudite Candy, je préfère une vie courte mais heureuse à une longue vie plate et sans amour ! Je n'ai pas le choix ma Candy, je n'aime que toi pour toujours, je t'en prie, donne-moi une chance encore, je ne faillirai plus jamais, je te le jure sur tout mon amour.
Elle pleura, elle pleura tant, elle n'avait pas pleuré depuis si longtemps, elle pleura maintenant en silence dans le manteau de Terry qui la berça et lui répéta sans fin son amour. Puis, les larmes se tarirent, elle releva le nez, regarda Terry, il était si beau, si sûr de lui, si vivant, si attirant.
- Terry, je ne sais plus quoi te dire, je sais juste que je devrais fuir à toutes jambes tant j'ai peur, je me sens moche, cassée, glacée et morte ! Tu mérites tellement mieux, je ne peux pas te donner grand chose !
- Oh si ! Tu me donneras tout si tu me fais juste confiance à nouveau, je serai enfin heureux !
- Heureux ? Avec moi ? Mais je ne me sens vraiment plus capable de fonder une famille Terry, même avec toi, même si je surmontais ma peur !
- Je t'ai déjà dit que je n'aurai pas d'enfants non plus avec quelqu'un que je n'aimerais pas, qu'une famille c'est d'abord un couple, ce serait déjà bien. Il ne faut plus se projeter loin dans le futur Candy, de toutes façons nous ne pourrons jamais avoir tout ce que nous voudrions, si nous arrivons déjà à exaucer le plus cher, c'est merveilleux. Tu connais mon rêve, tu es la seule à pouvoir me le donner Candy. Moi je ne prétends plus exaucer le tien mais au moins, si tu trouvais un peu de paix avec moi, ça suffirait à conjuguer nos deux vies en un mieux.
- Terry, tu es vraiment un cœur pur, tu mérites tellement mieux que moi, je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t'acharnes à me vouloir moi ?
- Parce que c'est toi que j'aime, je ne peux pas t'enlever de mon cœur, de ma mémoire, c'est ainsi.
- Et si tu pouvais ne plus m'aimer, tu aimerais faire amnésie de moi ?
- Surtout pas, sinon je ne serai plus celui que je suis devenu essentiellement grâce à toi. C'est simple Candy, si ce n'est toi, ce sera personne, je vivrai aussi seul toujours, pas désespéré mais pas heureux vraiment car en manque.
- Tu es trop têtu Terry, tu as ruiné toutes mes résolutions, pourquoi suis-je passée dans ce parc au lieu de rentrer comme j'aurai du ?
- C'est le destin qui l'a voulu Candy, suivons-le !
- Maintenant ?
- Si tu as besoin de temps, j'accepte de te laisser encore repartir si tu me dis que tu ne t'enfuiras pas plus loin pour toujours !
- Pour aller où ? J'ai songé vraiment à quitter ce monde mais je ne voulais pas faire plus de peine encore à ceux qui m'aiment, toi surtout. Je te promets de ne pas quitter ce monde ni m'enfuir Terry mais pas de te suivre à New York encore, ni de pouvoir te dire ce que tu voudrais entendre, même si je pouvais encore le ressentir bientôt.
- Je n'aimerais entendre qu'une chose Candy, que tu te sentes mieux, que tu finisses par trouver un peu de bonheur, de plaisir au moins, avec ou sans moi, n'importe comment.
- D'accord Terry, j'accepte ton aide, ton envie, ton amour mais… ne me demande pas de t'épouser s'il te plaît, au moins tu resteras libre de fuir dès que tu réaliseras ton erreur ou quand tu seras lassé.
Il rit, elle finit par rire aussi et elle accepta qu'il lui prenne la main et le suivit dans les allées du parc. Il s'arrêta à nouveau près d'une fontaine et lui avoua :
- Candy, je dois aussi te dire pourquoi je suis venu à Chicago, la première raison, qui te concerne essentiellement. Il se peut qu'ensuite, tu sois encore dans le doute ou la déception mais je dois être sincère encore.
- Je t'écoute Terry.
- Je suis venu pour te rendre justice, découvrir la vérité sur l'héritage d'Albert et punir ceux qui t'ont spolié et nui.
- Quoi ? Quelle vérité ?
- Albert t'a couchée sur son testament Candy, les Legrand ont caché le vrai testament d'Albert et t'ont volé ton héritage, Lakewood.
- Comment sais-tu ça ?
- J'ai engagé un détective, j'ai retrouvé le testament, tout te sera rendu bientôt, à toi et à Archibald et les Legrand vont être chassés de Lakewood et vont payer pour tous leurs forfaits, la mère et sa progéniture, ils vont tout perdre !
Candy pâlit, le regard de Terry était si noir, si dur et son sourire si menaçant. Pourtant, découvrir comme il pouvait être encore méchant pour elle lui procura plus de plaisir que de crainte, elle serra sa main et attendit tous les détails. En la voyant attentive et sans dégoût, il reprit et lui raconta tout, sans oublier son rôle de séducteur, sa manipulation pour détruire Sarah Legrand. Candy resta longtemps sans voix, il attendit son verdict.
- Tu as été jusque là Terry ? Tu as fait ça ? Sans penser que c'était dangereux et mesquin comme méthode ?
- Seul le résultat m'importait, avec ces gens mesquins on doit utiliser des moyens mesquins, on ne peut pas obtenir justice en demandant poliment et gentiment avec de telles saloperies !
- C'est vrai, j'ai subi beaucoup parce que je n'ai pas su me faire respecter, par charité, bonté ou pitié, ça ne m'a menée à rien, sauf à souffrir.
- Alors tu ne m'en veux pas de m'être mêlé de tes affaires Candy ?
- Non Terry, si ça rend justice et réhabilite la volonté d'Albert, c'est bien. Pour Archie aussi et pour Annie. Quant aux Legrand… qu'ils n'aient que ce qu'ils méritent, il y a longtemps que je n'ai plus de pitié pour eux, ils n'existent pas pour moi. Mais je n'aurais pas aimé que tu ailles encore plus loin avec Sarah tout de même !
- Je n'aurais pas pu, elle est trop répugnante, ça a été pénible quand même mais ça en valait le coup. Tu vas revoir tes roses Candy, ta maison. Ca ne remplacera pas les deux princes qui te les ont offerts hélas, ça je ne peux te les rendre mais c'est mieux que rien.
Elle pensa au coffret enterré dans la roseraie d'Anthony, il contenait tout son passé, celui qu'elle avait préservé de la mort et de la malédiction. Elle regarda Terry avec un mélange de tendresse et d'admiration, il était ce passé et sans le savoir, il avait lui-même résolu la seule façon de retrouver ce cœur qu'il voulait, par son amour si désintéressé et fidèle. Elle le regarda alors mieux, sans plus chercher à se cacher derrière un bouclier, sans masque ni méfiance. Elle vit ses yeux s'éclairer, sourire puis briller et rire, elle lui sourit alors puis se mit sur la pointe de ses pieds et l'embrassa sur les lèvres. Il ne s'y attendait pas du tout, il resta d'abord stupide puis rit et la serra dans ses bras. Elle posa alors sa tête sur son cœur et lui dit d'une voix faible :
- Emmène-moi là où tu habites et montre-moi comme tu m'aimes, quoi que je sois encore !
- Tu es sûre ?
- Oui, sinon je ne serai pas certaine, quoi que tu croies dur comme fer, tu n'as pas tout vu !
Il hésita, Flanny devait revenir ce soir, il n'avait pas envisagé, surtout si tôt, ce programme, pourtant l'idée maintenant en lui le fit trembler d'émoi et de joie. Elle sentit son cœur accélérer, elle se sentit désireuse enfin et insista donc en le regardant à nouveau dans les yeux :
- J'ai envie que ce soit toi Terry, seulement toi !
Il lui sourit encore puis lui reprit la main et l'entraîna vers la sortie du parc. Elle le suivit sans parler, serrant fort sa main et imitant son pas rapide. Ils marchèrent une demi-heure en silence puis elle le vit entrer dans une maison blanche dans ce quartier bourgeois de Chicago. Elle grimpa les marches, personne ne vint ouvrir la porte, il le fit lui-même avec une clef. Elle regarda vite l'entrée, rien de passionnant mais le salon qu'ils traversèrent était accueillant bien que simple. Il stoppa devant le canapé et lui proposa quelque chose à boire, elle accepta.
- Si tu as quelque chose de fort, d'accord.
- Juste du champagne car je ne bois plus d'alcool maintenant.
- Alors va pour du champagne Terry. Après tout, du champagne c'est idéal pour nous, quand je t'ai rencontré j'en avais bu, pour fêter le nouvel an, ça m'a porté chance.
Il sourit et lui dit de s'asseoir, il allait chercher une bouteille dans la cuisine. Quand il revint, elle avait enlevé son manteau, elle portait une robe noire toute simple mais avait décacheté son corsage et lui dit, en retrouvant un peu de dureté dans le ton :
- Terry, je préférerais que tu me dises avant que ça ne te dégoûte pas, sinon je ne t'en voudrais pas du tout !
- Comment peux-tu imaginer que je pourrais trouver ta blessure dégoûtante ? Candy !
Elle haussa les épaules et déboutonna encore plus son corsage sans lâcher son regard. Il posa sa bouteille et ses coupes et vint vers elle. Il emprisonna ses mains, baisa ses paumes puis ses poignets avant de se diriger vers son cou mais sans le toucher, en l'effleurant à peine des doigts puis glissa jusqu'au creux de ses seins encore cachés par un simple bustier de coton noir. De ses mains il dégagea ses deux seins blancs, une cicatrice zébrait le gauche, il était un peu moins rond que son frère, un peu déformé c'est vrai. Mais il n'en ressentit aucun dégoût, il restait beau et doux sous ses lèvres s'y penchant et l'embrassant, et le merveilleux son de son cœur s'accélérant le rendit plus amoureux encore.
- Oh Terry !
Il redressa la tête, vit ses yeux embués de larmes mais elle rit ensuite.
- C'est de joie et de soulagement cette fois, je me sens… heureuse Terry, merci.
Puis elle noua ses bras autour de son cou et lui tendit ses lèvres. Il les prit en douceur mais elle s'offrit sans conditions et leur long baiser l'emporta dans un monde jamais rencontré encore. Il lui enleva ensuite entièrement son bustier et retourna s'abreuver de ses seins en la couchant sur le canapé. Elle le laissa ensuite enlever aussi sa jupe, sa culotte et ses bas de coton. Nue et heureuse, elle ne sentait plus aucune peur, honte ou culpabilité, elle vivait enfin, vibrait et aimait. Elle réussit à lui enlever aussi sa chemise et son pantalon, le trouva magnifique et le caressa aussi facilement. Quand il se coucha sur elle et la fit sienne, elle se sentit plus vivante encore, cette petite douleur était si libératrice et le plaisir qui suivit si guérisseur. Elle laissa s'exprimer ce plaisir, il se sentit aussi enfin à sa place et complet dans ses bras. Puis elle le repoussa gentiment et se releva pour chercher la bouteille de champagne qu'elle lui donna.
- Fais sauter le bouchon mon Terry et trinquons à notre présent !
Il obéit et attendit qu'elle donne les coupes mais elle préféra boire directement à la bouteille et lui tendit pour qu'il fasse pareil. Il rit et avala une gorgée de champagne, elle en reprit puis en aspergea un peu sur lui et lécha les gouttes sur sa poitrine. Il rit encore et l'embrassa à nouveau fougueusement.
- Je t'aime ! lui dit-il en caressant ses cheveux d'or. Elle sourit mais resta silencieuse, il ne lui en voulut pas de ne pouvoir dire pareil.
Mais elle avait envie de lui dire quand même plus que cela, elle allait le faire mais la sonnerie de la porte l'arrêta.
- Zut ! Ce doit être Flanny qui revient ! Rhabille-toi Candy !
En le voyant si nerveux, elle sentit son bonheur faiblir, ça l'agaça et elle eut envie de ne pas se presser tandis qu'il enfilait rapidement son pantalon et sa chemise. Il lui lança alors un regard suppliant, elle se sentit trahie et lâcha cruellement :
- Donc tu en es déjà à avoir honte ! Très bien, ça m'apprendra à te faire confiance, tu n'as pas changé, tu joues toujours sur deux tableaux à la fois !
- Quoi ? Tu te trompes Candy, c'est uniquement de l'amitié avec Flanny, je suis juste poli et respectueux mais si tu préfères qu'elle sache et constate par elle-même, d'accord, je vais lui ouvrir, tu lui diras la vérité et tu verras que tu te trompes !
- Ce n'est pas la peine Terry, de toute façon je me fiche de ta fidélité, tu es libre et si tu la veux aussi, tu as toujours ma bénédiction !
- Pour qui me prends-tu ? Je ne suis pas celui que tu voudrais que je sois pour te donner une bonne raison de fuir encore Candy ! Je vais lui ouvrir et je lui dirai moi le vrai, ensuite tu feras ce que tu voudras !
Elle n'osa plus répliquer, elle l'avait vraiment blessé, il avait son regard noir et son ton dur. Elle attendit en se rajustant. Mais elle comprit que ce n'était pas Flanny en entendant Terry claquer la porte en disant fort que ça ne l'intéressait pas puis revenir et se précipiter vers un tiroir et allumer une cigarette.
- Je te demande pardon Terry, j'ai été ridicule c'est vrai et c'est aussi vrai que c'est pour me donner une raison de revenir en arrière.
- Alors pas la peine d'en chercher d'autres Candy, tu es libre, pars si tu veux sans plus rien dire et ne t'oblige pas à me revoir.
- Je ne regrette pas d'être ici Terry, tu m'as redonné le goût de vivre, tu m'as fait ressentir des choses que je ne connaissais pas, n'imaginais pas.
- Alors que veux-tu faire maintenant ? dit-il en se retournant et retrouvant son regard doux et sa voix calme.
- Je veux rentrer chez moi et te laisser attendre Flanny, te laisser profiter de cette soirée avec elle en toute amitié puis terminer ta mission ici où tu n'avais pas prévu de me voir. Je me trompe ?
- Non mais c'est ce qui m'est arrivé de mieux.
- Je te crois Terry, pardonne-moi encore, j'ai été stupidement jalouse.
- Je te pardonne Candy.
- Alors je vais vite partir avant que Flanny n'arrive, on lui dira plus tard les choses, laisse -lui aussi profiter de sa soirée tranquillement. Moi je vais aller récupérer ma voiture et rentrer m'occuper de mon chenil. Tu restes encore quelques jours de toutes façons ?
- Un ou deux. Je comptais laisser Flanny te raconter tout, le détective le fera de façon officielle puis Archibald se chargera bien du reste. Il ne me reste qu'à aller annoncer à Sarah Legrand son échec en fait, ensuite je rentre à New York et tu peux faire si tu le veux, comme si nous ne nous sommes jamais rencontrés.
- Et si je te demande de rester encore un peu ? Au moins le temps que je revoie Lakewood car je ne me sens pas capable d'y aller seule, j'ai besoin de toi à mes côtés.
- Alors je reste et je t'y accompagnerai Candy.
- Merci Terry.
Il sourit, elle le rejoint près de la fenêtre et lui embrassa la joue. Puis elle repartit comme elle était venue, ne se retourna pas sur le chemin de cailloux blanc avant de disparaître de sa vue.
Il soupira, il était partagé entre un espoir certain après ce moment inimaginable une heure avant et merveilleux puis une évidence que dès qu'elle aurait retrouvé sa maison, ses souvenirs les plus chers, son amour inscrit dans les murs de Lakewood, lui n'aurait plus aucune utilité pour elle. Il chassa une larme, il n'avait pas fait ça pour lui mais pour elle, son but était qu'elle aille mieux, rien de plus.
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