I'm back baby ! Désolé d'avoir mis du temps à poster ce chapitre (qui en plus est très court). Je me suis pris une sacrée taule aux bacs blancs des épreuves scientifiques. Et après on se demande ce que je fabrique en classe scientifique haha *rire désespéré* Au moins je me rattrape dans les langues et en philo.

Bonne lecture !


This is the end

Hold your breath and count to ten

Feel the earth move and then

Hear my heart burst again

For this is the end

I've drowned and dreamt this moment

So overdue, I owe them

Swept away, I'm stolen

O*O*O*O*O

FELL

Soru caressa doucement les pétales de Flowey. Son ami gardait la tête baissée, incapable de prononcer le moindre mot, la moindre parole d'au revoir. Chacun dans la pièce demeurait silencieux, alimentant cette ambiance pesante.

Papyrus, Alphys et Undyne n'essayaient pas d'envisager le futur. Car un seul scénario se présentait à leur esprit, et il n'y avait rien d'autre à part la triste réalité.

Quand l'humaine reviendrait avec l'une de ses sœurs, elle devrait mourir.

Qui en aurait le courage ? Qui serait prêt à arracher son âme ? Personne n'osait dire tout haut ce que chacun pensait tout bas. Ils ne le voulaient pas. Ils ne pouvaient pas. N'importe quel autre humain, n'importe quel agneau, tout, mais pas elle. Mais avaient-ils d'autre choix ?

Flowey et Sans, eux, savaient que tout s'arrêtait ici. Que tous les combats de Soru, tous ses efforts pour avoir ne serait-ce qu'une petite place dans ce monde, tout cela n'existerait plus. Ils n'auraient plus que leurs souvenirs. Et étrangement, Sans n'avait pas envie de les oublier.

You gain some L.O.V.E, but above all love.

Le fait que son âme soit couverte de poussière avait rongé l'esprit de Soru, sans le laisser paraître. Elle ne pourrait jamais se pardonner d'avoir agi ainsi, mais le passé inscrit dans sa chair ne pouvait plus s'effacer. Le jugement de Sans lui avait tout de même enlevé un poids. Peut-être parce que le squelette ne la méprisait plus ? Il avait écouté, caché dans un coin, les trois contes qu'elle avait dévoilé il y a quelques nuits, par simple curiosité.

Il ne la haïssait plus, il ne l'aimait pas non plus.

Elle était simplement une connaissance. Une autre humaine. Un autre exemple d'humanité.

Il posa doucement ses phalanges sur son épaule. Il était temps d'y aller. Elle aurait voulu dire adieu, mais personne n'aurait compris pourquoi.

Ils s'engouffrèrent dans la machine. La magie enveloppa les deux personnes, l'univers disparut et laissa place à un tunnel sombre, dans lequel ils tombèrent profond, toujours plus profond.

Un hurlement retentit, un cri que Soru aurait reconnu entre mille.

Mheetacce.

Il n'y eut plus que du blanc dans son champ de vision.

O*O*O*O*O

SWAP

Undyne se pencha sur son écran, sur lequel était apparu des points lumineux.

- Ils sont en route, Nilac ! Ils devraient arriver d'ici peu de temps.

La jeune humaine sourit, puis son regard s'assombrit. Chacun se tenait prêt à accueillir les deux sœurs et ceux qui les accompagnaient ; il ne fallait en aucun cas laisser passer le Sans du monde de Soru, il en allait de la vie de sa sœur.

Mais tout était fini, à présent. La famille serait bientôt de nouveau réunie. Elle ne serait plus seule, ses sœurs allaient bientôt pouvoir partager la vie de ce monde, le bonheur qu'il avait à offrir.

Nilac avait tant attendue. Elle était si impatiente, si heureuse de revoir à nouveau ses soeurs, qu'elle ne remarqua pas tout de suite le voyant rouge sur l'écran qui s'était allumé.

- Que se passe t-il ?

Undyne remonta nerveusement ses lunettes, tout en pianotant rapidement sur son clavier.

- J'ai… J'ai perdu le signal d'une des filles…

Elle remarqua l'humaine se diriger vers la machine.

- N'y touche pas ! Elle est en surchauffe, le moindre apport d'énergie risque de l'endommager !

Chaque personne dans la pièce sursauta. Chacun avait entendu un hurlement qui semblait venir de loin, de très loin, et devenait de plus en plus fort au fil des secondes qui s'égrenaient.

- Mheetacce ! s'écria Nilac en se précipitant vers la machine. MHEETACCE ! lâcha sa gorge, effrayée par ce qu'elle venait d'entendre.

Sans agrippa son bras et tenta de la tirer en arrière. Mais il se fit emporter par la vitesse brutale de l'humaine, qui entra en contact avec la machine.

Papyrus vit avec horreur son frère et Nilac disparaître dans un éclair aveuglant.

O*O*O*O*O

TALE

- Je ne sais pas si tu regrettes vraiment d'avoir tué des monstres ou si tu as juste dit ça sous le coup de l'alcool. À vrai dire, je m'en fiche. Ça ne change rien au fait que tu es un assassin. Tu pensais que tuer te permettrait de survivre, en soi ce n'est pas faux, puisque l'EXP te faisait gagner des HP. Je dois te juger avant que tu partes, et franchement, je dois avouer que tu peux parfois être une ordure ; égoïste, te souciant uniquement de retrouver ta famille. Souffrir il y a longtemps ne t'a pas vraiment appris la valeur d'une vie. Tu es quelqu'un d'assez duel, tu sais ? D'un côté tu es couverte de cendres, de l'autre tu as rendu des monstres heureux.

« Mais pour être franc, je pense que la pire des personnes puisse changer. Que chacun peut être une bonne personne, s'il commence déjà par essayer. Je voudrais que ce soit possible pour Frisk, et toi, gamine, on peut dire que tu l'as tenté vers la fin de ton voyage. Tes meurtres te poursuivront toute ta vie, ne l'oublie pas.

Le juge se tut. Le verdict était rendu. Mheetacce se contenta d'hocher la tête. Elle quittait derrière elle un monde, et elle emportait avec elle ses souvenirs, ses histoires et sa poussière. Nul ne saurait dire si au fond d'elle-même, elle regardait encore ses meurtres avec froid, ou si les regrets la rongeaient ; c'était à elle de prendre en considération ce jugement, et de décider quoi en faire.

Pour le moment, il était temps de terminer son voyage. Ils revinrent vers la machine dimensionnelle, Alphys les attendant sur le côté. Elle donna à Sans les dernières instructions :

- Il-Il faudra que tu charges le maximum de magie pour bondir entre les mondes, la machine t'apportera la magie nécessaire. Je viens de… de repérer le signal de la machine dimensionnelle d'arrivée. J'ai tout vérifié, il ne devrait y avoir au-aucun problème.

Elle se tordait les mains de nervosité. L'espace-temps interdimensionnel étant instable, une simple surcharge de l'appareil pouvait le faire exploser. Si cela arrivait alors qu'ils n'étaient pas encore arrivés à destination, ils se retrouveraient coincés dans l'Anti-Voïd.

Sans posa ses phalanges sur l'épaule de la lézarde. Il n'y avait pas de quoi stresser. Si jamais il tombait dans cet intermonde, tant que la machine fonctionnait, il pourrait toujours revenir. Et c'était ce qu'il voulait. Sauter, ramener Frisk et envoyer Mheetacce dans l'autre dimension.

Même s'il avait peur de ce qui pourrait se passer au retour de l'enfant, il était trop tard pour faire marche arrière.

En avant.

Il prit Mheetacce par le bras, l'entraîna à l'intérieur de la machine. Il sentait la magie pulser, l'univers environnant commençant à se tordre.

Ce raccourci sera un peu plus long que les autres.

Une aura bleutée entoura les deux personnes, et ils bondirent dans ce qui semblait être un tunnel sombre.

Alphys entendit un cri qui mourut aussitôt.

Mheetacce avait agrippé son visage de ses mains, continuant de hurler. Le futur, le futur avait jailli et il n'y avait rien, rien mis à part le néant.

- SANS ! NE SAUTE PAS ! TU VAS TOUS NOUS TUER !

Il ne comprit pas, mais il sentit bien la douleur autour de son âme, un étau de fils bleus qui avait enserré son cœur.

Il fit un simple pas. Un simple pas de côté, une toute petite inattention, et le sombre laissa la place à un blanc maladif. Il entendit des cris, des membres qui s'agitaient, il se vit lui, mais différent.

Il vit le personnage qui souriait de ce sourire jaune, fils bleus autour de ses doigts, et sa toile venait de se refermer sur les trois filles et les trois squelettes. Tout s'était passé comme il l'avait planifié.

- #% SøyĚz lEsenveÑůS *$&)°

* ERROR is standing in front of you

* You felt your fears crawling on your back


Nooon, rien de rien, nooon, je ne regrette rien...

*rire de sadique* Poireautez bien jusqu'au prochain chapitre !