Hiya tout le monde ! Petite annonce avant de commencer : mon bac est dans deux mois (yay désespéré), donc je suis en pleine période de révisions (re-yay désespéré) donc, euh, les chapitres mettront plus de temps à sortir tandis que je devrai me concentrer sur ces matières scientifiques que je déteste tant (yaaaaay). Mais tout le monde en est passé par là, alors serrons les dents et ne lâchons rien (et évitons de refaire une crise de panique).
Voooooiiiilà, fin de l'annonce déprimante. J'ai beaucoup aimé écrire ce chapitre, alors j'espère qu'il vous plaira :) Pour éviter la confusion : Classic/Sans = UT! Sans, Red = UF! Sans et Blue = US! Sans. Ah oui et avant que vous ne commenciez à descendre plus bas, je vous ordonne d'écouter Stronger than you de Amella Remix (on Youtube) pendant la lecture, parce que je trouve que cette musique colle parfaitement au chapitre ;)
Bonne lecture !
Les trois squelettes étaient suspendus par les fils bleus, dans ce blanc infini qui, à force d'être fixé, leur donnait la nausée. Mais ce qui les révulsait le plus, c'était ce squelette qui leur ressemblait, entièrement noir, semblant éternellement pleurer, aux yeux rouges et démesurés, dont les doigts ocres et jaunes recueillaient les larmes qui coulaient sur les joues de Mheetacce.
- Là, là, il ne faut pas pleurer, murmura-il d'une voix hachée et crachotante comme une radio qui fonctionnait mal. Ce sera bientôt terminé, tu n'auras plus mal… À moins que ce ne soit ma magie qui te fasse souffrir ?
Tel un marionnettiste, les fils autour de ses doigts vibrèrent, et les liens qui entouraient la jeune humaine se resserrèrent, lui arrachant un gémissement de douleur.
- Ah oui, ça a l'air assez douloureux… Je pensais que tu étais en proie à un malaise existentiel, quoi de plus normal pour une anomalie ?
- Lâche-la !
Sans avait presque crié cette phrase. L'autre secoua la tête.
- Tss, tss, Classic Sans, tu ne devrais pas t'époumoner pour cette erreur. D'ailleurs, je croyais que tu ne l'aimais pas. Cette humaine arrogante et hautaine, qui considérait les monstres comme des moins que rien.
Il s'approcha du squelette. S'il n'était pas suspendu comme un pantin, Sans aurait aimé faire un pas en arrière. Ce type avait une vraie tête de psychopathe.
- C'est Frisk qui doit parcourir ton monde, qui doit avoir le choix de le détruire ou de le sauver. Pas cette pâle copie de joueur qui ne mérite même pas de vivre. D'ailleurs le simple fait qu'il y en ait TROIS me donne envie de vomir.
- Sûr, t'as l'air d'un grand malade, mon pote.
Il fut violemment plaqué sur un sol inexistant. Un tout petit peu plus fort et il aurait perdu son unique HP.
- Je te conseille de ne pas m'énerver. Ce serait stupide que tu meures maintenant, il reste encore beaucoup de choses à voir.
- Qu'est-ce que tu as fait de Nilac ? demanda Blue d'une toute petite voix.
- Ooh, une erreur qui s'inquiète pour une erreur, quoi de plus solidaire ? dit-il en reprenant une voix plus calme. Ne t'inquiète pas, Blue, elle et sa sœur ont juste… pris un peu de hauteur.
Il désigna le « plafond », où Nilac et Soru étaient engluées dans une gigantesque toile d'araignée bleue. Des fils recouvraient leur bouche au point de les rendre quasiment invisibles, serrant si fort que quelques gouttes de sang perlaient entre les interstices.
- J'ai dû les bâillonner parce qu'elles criaient un peu trop fort. Je suis habitué au calme, moi.
Il s'éleva et s'approcha de Soru. Elle lui lança un regard haineux tandis qu'il lui forçait à écarter le cou, dévoilant sa cicatrice.
- Joli brûlure. Faut pas jouer avec le feu, tu sais ? Mais en y regardant de plus près, en supposant un peu, ça pourrait faire penser à une blessure dû à un laser. Cela brûle très facilement.
Puis il se tourna vers Nilac. Elle eut beau gigoter et détourner la tête, elle ne put l'empêcher de soulever sa mèche et dévoiler le trou béant qui remplaçait son œil. Il lui manquait une partie de l'arcade sourcilière, la moitié de la joue avait disparu. La chair autour du trou avait mal cicatrisée, laissant une marque blanche qui accentuait le noir de cette cavité.
- Pas beau à voir, hein ? Mais qu'est-ce qui pourrait faire une chose pareille ? Quelque chose de long, cylindrique et pointu, projeté avec beaucoup de force… Vous ne sentez pas qu'il y a un os ?
Il ne reçut que trois regards incompréhensifs. Poussant un soupir agacé, Error se dirigea vers Mheetacce, et caressa doucement la cicatrice qui lui barrait la gorge. Puis il s'avança vers Sans, lui murmura près de son canal auditif quelques mots à peine, mais suffisant pour faire frissonner son prisonnier. Comment est-ce que ce fou pouvait imaginer des trucs pareils ?
- Cesse de faire ton théâtral, Error.
Le squelette se tourna vers Mheetacce. Les yeux de l'humaine étaient vides, vides de toute lueur.
- Tu es puissant, Error, crois-tu que je ne l'ai pas remarqué ? Pourquoi n'es-tu pas tout simplement venu nous chercher dès le début ? Tu devais être bien fainéant, pour nous faire venir par nous-mêmes. Tu nous as manipulé en visitant nos rêves, mais décidément tu as fait une erreur.
L'occuper. L'occuper et bluffer, le temps de se libérer.
- C'est vous, les erreurs, dit-il en s'approchant de l'humaine, une lueur malsaine dans les orbites. Il n'y a aucune erreur dans mon plan, et je n'ai aucune envie de perdre mon temps à te l'expliquer. Mais les Sans de tes sœurs peuvent vous remercier ; avec votre aide, il sera plus facile de détruire leur mon…
Il évita de justesse le coup de lame. Ses liens tranchés, Mheetacce retomba au sol avec l'agilité d'un chat. Elle sortit un pistolet de son inventaire, visa le squelette noir ; la balle déchira l'air, ne rencontra que du vide, puis frappa la corde qui retenait l'une des mains de Soru ; la jeune femme n'attendit pas et, d'un coup de couteau, se libéra et fit de même pour Nilac. Au moment où cette dernière sauta pour rejoindre le bas, un fil attrapa sa jambe et elle se retrouva suspendue la tête en bas.
- Où crois-tu aller ?
L'attention d'Error fut distraire par le coup de lame envoyé par Soru. Poussant un rire haché et crissant, il matérialisa un os rouge couvert de glitchs qui frappa la tempe de l'humaine. À peine chancela t-elle, et elle répliqua en envoyant une autre dizaine de coups de couteau, soutenue par les balles que tirait Mheetacce.
Occupé par les deux filles, Error ne vit pas Nilac imprimer un mouvement de balancier au fil qui la retenait, et réussit à atteindre Blue. Elle détacha le petit squelette qui matérialisa un escalier d'os pour descendre. Il libéra Nilac, et fit de même pour ses doubles.
- ÇA SUFFIT !
Des os rouges sortirent du sol et formèrent une cage autour des trois squelettes. Ils changèrent de couleur et devinrent bleus, interdisant tout mouvement vers l'extérieur. Red retint un haut-le-cœur en constatant qu'Error avait planté des os dans les poignets et les pieds de Soru, l'empalant au sol. Nilac poussa un cri et se précipita vers sa sœur ; elle fut stoppée dans son élan par des fils qui la ligotèrent en quelques secondes, et elle tomba brutalement en avant. Les deux soeurs neutralisées, Error se tourna vers Mheetacce, appuyant doucement la pointe d'un os sur sa gorge, empêchant tout mouvement brusque.
- Même si cela me plairait de jouer un peu, je n'ai pas envie de perdre mon temps. Je dois conserver mon énergie pour me rendre dans les deux mondes falsifiés ; sais-tu à quel point c'est difficile de sauter entre les dimensions ? Mais je suis prêt à me fatiguer un peu ; ces mondes ne sont rien à part de maudits défauts dans le multivers, une erreur qui doit être corrigée. Il ne peut y avoir qu'un seul univers ; il ne peut y avoir qu'un seul joueur. Et vous ne l'êtes pas. Vous n'êtes pas dignes d'exister, vous n'êtes que de sales anomalies qui ont corrompu le jeu. Mais je vais bientôt réparer tout ça.
- Arrête ! s'écria Sans, constatant que les fils bleus enserraient de plus en plus fort l'âme métallique de Mheetacce.
- Allons, Classic, tiens toi tranquille, je ne fais que t'aider. Ne souhaitais-tu pas retrouver ton joueur, retrouver Frisk ?
- Frisk est ici, dans cet espace entre les mondes ! Tu n'as pas besoin de faire du mal à ces filles !
- Oh… Oui, je t'ai peut-être confus en voulant t'attirer ici.
Error bougea un doigt, et du plafond tomba un corps, tel une masse inerte. Les trois squelettes jetèrent brièvement un coup d'œil à sa provenance ; une immense toile de fils bleus s'étendait, tel un dôme sombre, dans lequel étaient englués des âmes entières ou en morceaux, des marionnettes représentant différents personnages, ainsi que des corps, humains ou squelettiques, des membres sans vie, comme celui tombé à terre. Le teint cadavérique, les yeux vides et révulsés, la mort collant à ce petit être ; ce Frisk, probablement d'un univers détruit, n'était plus qu'un pathétique pantin désarticulé.
Error s'était joué de lui depuis le début.
Sans entendit un choc sourd. Vit Mheetacce s'effondrer à genoux, face contre terre.
Sans âme.
Il resta un instant immobile. Comme s'il avait du mal à comprendre ce qui se passait. Comme s'il ne savait pas qu'elle venait de perdre la représentation de son être. Il sentit le Sans rouge s'agiter à côté de lui.
Soru avait tourné la tête vers Red.
Elle ne ressentait pas les os plantés dans ses membres. Elle ne ressentait pas la douleur.
Elle sentait la mort approcher à grands pas.
Aide-moi, suppliait son regard.
Puis ses yeux perdirent leur lueur et son crâne roula sur le côté, comme la tête arrachée d'une poupée.
Nilac criait. Elle criait à l'aide. Elle criait au point de se casser la gorge, un cri qui devint éraillé, puis mourut brutalement, au moment où son âme fut arrachée de son corps.
- Nilac ! hurla Blue en frappant les barreaux de sa cage, ignorant le risque de perdre ses HP. NILAC !
Un os immense se matérialisa et brisa ceux qui enfermaient les trois squelettes. Loin d'être fatigué pour avoir créé une magie aussi puissante, le petit squelette se précipita vers la grande humaine, s'agenouilla et prit le corps inerte dans ses bras.
- Je t'en prie… Je t'en supplie… Reviens, Nilac, ne me laisse pas tout seul…
But nobody came.
Il releva ses orbites vers son double noir, les larmes coulant sur ses zygomatiques.
- Pourquoi ?! Pourquoi tu as fait ça ?!
Il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas pardonner. La douleur occultait tout autre sentiment et l'empêchait de se calmer.
Même un innocent pouvait ressentir une tristesse aveuglante.
Error recula légèrement. Blue n'avait pas l'air de savoir ce qu'il faisait ; mais sa douleur, son désespoir, sa colère nourrissait sa magie, qui invoqua un Gaster Blaster, bien plus imposant, bien plus dangereux que tous ceux que les autres squelettes avaient pu invoqué. Le crâne de dragon, cornu et rempli de fureur, s'emplit de magie, chargeant une quantité astronomique de pouvoir.
Il tira.
L'explosion rendit Sans et Red complètement sourds pour un instant. Lorsqu'ils retrouvèrent leurs sens, ils ne virent d'abord que de la fumée, occultant leur vision.
Un rire fou résonna dans le silence.
- Très impressionnant, je dois l'avouer !
Des os jaillirent de toutes parts, manquant d'empaler les deux squelettes. La fumée se dissipa, dévoilant Blue toujours agrippé au corps de l'humaine. Error, quant à lui, ne semblait pas trop endommagé, malgré quelques brûlures sur ses vêtements.
- Tu pourrais le refaire ? Ça m'amuserait !
Pas de réponse.
- Oh… Dommage, continua Error. Tant pis, puisque tu aimes tant cette chose, je vais te faire une faveur.
Il invoqua un Gaster Blaster.
- Rejoins-la donc où elle se trouve. Je t'épargnerai ainsi la vision de la destruction de ton monde.
Blue ne réagit à la lumière qui fonçait vers lui.
Un silence.
Rapidement brisé par trois hoquets de surprise.
Le petit squelette releva son crâne. Quelqu'un se tenait dos à lui, les bras en croix.
Il reconnut l'humaine à la veste rafistolée. Elle s'était dressée entre lui et le Blaster, prenant le coup à sa place et lui évitant la mort.
Il sentit un mouvement au creux de ses bras. Retint sa respiration, effrayé par ce qu'il vit.
* The Lost Souls appeared.
O*O*O*O*O
Pendant un temps qui sembla durer une éternité, il n'y eut que l'immense fracas de la bataille. Os, Blasters, couteaux, balles et poings s'entrechoquèrent dans un vacarme assourdissant. Nul ne pouvait dire quel pouvait être l'expression des trois humaines, leur visage caché par cet écran blanc inexpressif. Mais les trois squelettes étaient sûrs d'une chose.
* The Lost Souls want their SOULS back.
Sous le tumulte du combat, les âmes perdues fredonnaient une chanson qui sonnait comme une horloge, un chant triste et macabre, mais où pointait un étrange sentiment qui renforçait la détermination des trois Sans. Ils luttèrent, encore et encore, ignorant la fatigue qui grignotait lentement leurs os, se focalisant sur le combat, aidés par les âmes perdues qui tantôt faisaient office de bouclier contre les coups, tantôt lançaient des attaques qui se fracassaient contre leur ennemi.
Error était un adversaire coriace. Sous ses doigts pendouillaient les trois âmes ; la rose était craquelée sur l'oreillette gauche, la brune sur celle de droite, la métallique des deux côtés. Ces fissures étaient inscrites depuis longtemps déjà, bien avant la chute dans ce monde, mais elles s'agrandissaient, gagnaient du terrain tandis que les âmes s'affaiblissaient.
Une détermination farouche pour sauver des amies, face à la folie d'un desctructeur de monde.
Une explosion plus forte que les autres retentit, projetant les six personnes à terre. La sueur ruisselait sur le crâne d'Error, en même temps que son regard devenait de plus en plus irrité.
- Tu ne comprends donc pas, Classic ? J'essaie simplement de t'aider.
Ses fils attirèrent le squelette en question vers lui.
- Ces anomalies sont un obstacle au bon fonctionnement de ton monde. Elles doivent disparaître. Tu comprendras quand tu sauras qui elles sont réellement.
« Leur vrai nom est #&8$%£°§(ù
Sans haussa un sourcil. Un glitch avait couvert la voix d'Error. Celui-ci s'énerva en constatant qu'il était impossible de prononcer le dernier mot.
- Leur vrai nom est é0)-€+%ç§ ! Leur vrai nom est /à#°)8è( !
- T'as des problèmes pour prononcer, mec ?
Error le repoussa, excédé.
- Ça suffit ! J'ai assez perdu de temps comme ça !
Il étudia un instant les trois âmes. Avant d'arracher violemment des morceaux de cœurs.
Les âmes perdues poussèrent un glapissement d'horreur, tandis qu'Error força les derniers bouts restants à entrer en contact.
À peine les morceaux d'âmes s'effleurèrent-ils qu'une onde de choc se produisit, repoussant brutalement Error, suffisamment pour l'assommer. La violence de l'onde percuta de plein fouet les six personnes, manquant de les mettre hors service également.
O*O*O*O*O
Une aura noire pulsait autour des trois morceaux d'âmes. À chaque battement des cœurs meurtris, un nouveau séisme se propageait, puis laissait quelques secondes de calme avant qu'une autre vague frappe avec plus de violence.
Avec plus de cris.
L'espace s'était empli de pleurs, de sifflements désespérés, de hurlements, lamentations, hoquets, gémissements, plaintes. Ils s'entrechoquaient avec violence, se brouillaient pour rendre les rares paroles inintelligibles, envahissant le silence et crissant dans un vacarme insupportable, et chacun aurait souhaité être sourd à ce moment là.
Les trois jeunes femmes s'étaient figées, trois statues transpercées de part en part par les hurlements de plus puissants. Les cris étaient noirs, crachant la tristesse, s'agglutinant pour former une masse sombre de sons, un corps sonore recroquevillé, ce qui semblait être sa tête entre ses mains.
Je ne veux pas.
Je ne veux pas ! Assez !
Tout est de MA faute !
Arrête !
Je ne cause que souffrance, je ne veux plus faire du mal !
Le seul monstre ici, c'est moi !
Je ne veux pas !
Je ne mérite pas le pardon, je ne mérite pas d'exister !
Je ne veux pas, je ne veux pas !
Je t'en supplie laisse-moi disparaître, je t'en supplie laisse-moi mourir !
Chaque phrase jaillissait non pas de la bouche inexistante de la créature, mais de deux grandes lèvres sanglantes situées sur sa gorge, se déchirant un peu plus à chaque mot.
Laisse-moi mourir !
Laisse-moi mourir !
Laisse-moi mourir !
Laisse-moi mourir !
Laisse-moi mourir !
Laisse-moi mourir !
Laisse-moi mou –
La dernière syllabe s'éteignit en même temps que la tête s'était arrachée du tronc, dans un son de déchirure macabre. L'ombre disparut dans une explosion en même temps que la réalité se déchira, comme une feuille de papier. Le fond blanc se brisa, laissant voir entre ses fissures le code qui s'emballait.
Tout s'effondrait.
Red fut le premier à reprendre ses esprits. Il s'entreprit de secouer les deux autres squelettes, sentant le danger imminent.
- Hé ! Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais il faut se barrer d'ici !
Quelque chose rebondit sur le haut de son crâne. Une petite âme, verte de gentillesse, s'était détachée du plafond. Sans réfléchir, il la fourra dans sa veste. Puis il se tourna vers Soru.
Pendant une seconde, et une seule, il pensa la laisser ici, et partir sans se retourner.
Non. Il n'avait pas le droit. Il n'avait pas le droit de la laisser mourir. Son dernier regard était imprimé en lui.
Comme les deux autres, il récupéra le morceau d'âme de l'humaine, et chacun constata avec frayeur que les âmes se dégradaient, partant lentement, mais sûrement, en poussière. Ils chargèrent les femmes sur leur dos, corps glacés comme la mort. Intérieurement, Sans priait que tout cela ne fût qu'un cauchemar.
Il était loin d'être terminé.
Au moment où ils rejoignaient leur monde, l'Anti-Voïd s'affaissa dans un craquement sinistre.
O*O*O*O*O
- Sans ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ?!
- Aidez-moi ! Elle est en train de mourir !
Peu importait le monde, tous, en même temps, ils se devaient de sauver l'humaine. Un défibrillateur chargea, cherchant à faire repartir le cœur immobile.
Mais pour réveiller le corps, il faut d'abord réveiller l'esprit.
Et les leurs s'enfonçaient profond, toujours plus profond dans les ténèbres poisseuses. Elles avaient beau se débattre, le noir envahissait les pores de leur peau, bouchant leurs orifices et les étouffant rapidement, tandis que leurs forces fuyaient.
Elles auraient abandonné, elles auraient cessé de se battre, si un signe, un simple mot, n'était pas parvenu jusqu'à elle.
« Reviens ! »
Une lueur brilla faiblement, un mince fil d'araignée, à portée de leurs mains.
« Reviens ! »
D'autres fils apparurent, et elles s'y accrochèrent, souhaitant désespérément vivre.
Qu'importe que la vérité les brise, sitôt réveillées.
À peine étaient-elles retournées à la réalité qu'elles sentirent quelque chose remonter dans leur gorge. Elles vomirent des ténèbres, masse gluante et négative les empêchant de reprendre leur souffle, une douleur atroce dans leur ventre.
Elles savaient. Elles savaient et cela eut bien plus que l'effet d'une gifle.
Leur vrai nom est
F.R.I.S.K.
Et elles hurlèrent.
*Pointe le bout de son nez hors de son abri anti-séisme* Tout va bien, tout le monde ? Oh la vache ça faisait tellement longtemps que je voulais faire cette révélation, j'espère que je n'ai pas fait fuir tous mes lecteurs ! XD
Pour ceux qui se le demandent, Error est toujours vivant. Mais notre destructeur a rempli son rôle, donc vous pouvez lui dire adieu (non ne m'étranglez pas !). Error ne m'appartient pas, il est propriété exclusive de loverofpiggies (dresse un autel à l'attention de cette amazing dessinatrice).
Dites-moi dans les reviews ce que vous en avez pensé !
À bientôt
Cao
