Petit mot de l'auteure : il fait super beau aujourd'hui !
Poésie
pas de contexte précis
Matthias avait toujours aimé lire. Tout petit, ses parents lui racontaient des histoires qu'il avait ensuite parcourut seul plus âgé. Il avait toujours gardé cette habitude chez les Druskelles. Le soir, là où d'autres filaient à la taverne, lui se réfugiait dans des grands ouvrages littéraires.
Là, toutefois, Matthias avait le plus grand mal du monde à lire.
La raison de cette difficulté était toute simple : l'ouvrage qu'il essayait de déchiffrer était en ravkan.
Avec le temps, il avait apprit à comprendre cette langue lorsqu'il l'entendait. Grâce à Nina, il était même capable de soutenir une discussion plutôt simple, notamment si elle portait sur la nourriture – il pouvait ainsi décrire une gaufre avec une bonne dizaine d'adjectifs différents.
Pourtant, la lecture demeurait une tâche toujours un peu compliquée pour lui. Il tâchait de ne pas se montrer trop dur envers lui-même ; Nina elle-même disait toujours que pour apprendre une langue, il fallait d'abord l'entendre puis la parler. La compréhension écrite venait ensuite. Si Matthias admettait qu'elle avait raison, cet état le frustrait. Parfois, il avait presque envie d'envoyer valdinguer ce fichu bouquin à l'autre bout de la pièce.
Pourtant, il continuait toujours d'essayer.
Car ce fichu bouquin, il y avait le poème préféré de Nina.
Un poème qui commençait par une déclaration d'amour et se terminait par une autre.
Toi et moi pour toujours dans le ciel étoilé
C'est une image qui me plaît
Toi et moi pour toujours dans la vie mouvementée
Qu'est-ce que tu en dirais ?
Ces mots, Matthias comptait bien arriver à les prononcer sans se tromper.
Alors malgré la frustration, malgré ses difficultés, il continuerait de déchiffrer cet obscur ouvrage.
Nina valait bien quelques nuits de dur labeur.
